Crématisé ou inhumé au Père Lachaise ?

vendredi 11 mars 2011
par  Philippe Landru

Dès qu’une personnalité décède et qu’on annonce son arrivée prochaine au Père Lachaise, c’est aussitôt la même litanie qui commence : tous les médias annoncent qu’untel va être « inhumé au Père Lachaise ». Je ne suis pas le premier (ni le dernier) à rappeler qu’étymologiquement, inhumer signifie « mettre en terre » (littéralement : in humus). Ce terme devrait donc être uniquement réservé à ceux qui viennent rejoindre effectivement le sol du cimetière. Hélas il n’en est rien : pour beaucoup, le Père Lachaise n’est qu’une étape transitoire vers des destinations fort variables.

Une bonne raison à cela : le Père Lachaise est le seul lieu intra-muros de Paris disposant d’un crématorium. Comme par hasard, les vedettes y trouvent toujours une place relativement rapidement, là où le simple quidam doit souvent « crématiser » les siens à Villetaneuse, Saint-Ouen l’Aumône ou Nanterre, en raison des plannings chargés. Cependant, les familles récupèrent assez souvent les urnes, et c’est évidemment là que l’épineux problème de la destination des cendres commence pour le taphophile.

La raison en est triple :
-  la première est que contrairement à ce que pensent un très grand nombre de gens, il n’existe au Père lachaise aucun interlocuteur privilégié qui vous donnera cette information. Bien entendu, ça et là, on peut obtenir des bribes de réponses, mais le plus souvent rien de totalement certain. Il existe évidemment des registres dans lesquels sont consignées les crémations, mais ceux-ci ne sont pas publics. Il est de toute manière plus facile d’obtenir une information dans n’importe quel cimetière plutôt qu’au Père Lachaise.
-  La seconde est que régulièrement, ce sont les familles elles-mêmes qui refusent de donner la moindre information. Les obsèques ont lieu dans l’intimité la plus totale (parfois, on ne connaît le décès de la personnalité qu’après les obsèques). Dès lors, il est impossible de connaître le devenir des cendres.
-  La troisième difficulté est liée à la désinformation, démultipliée avec un média comme Internet. Non seulement les journalistes donnent des informations fausses en annonçant une inhumation là où il n’y a qu’une crémation, mais les rumeurs commencent alors à circuler. Faire de la taphophilie, c’est aussi dénouer le vrai du faux, et la plupart du temps, cela ne peux passer que par ses propres recherches.

Car elles deviennent bien quelque chose ces cendres ! Là encore, le public semble ignorer que les urnes sont assez régulièrement enterrées par la suite (c’est d’autant plus vrai depuis la nouvelle législation). Vénérables caveaux de famille en province ? Case discrète d’un columbarium ? Anonymat d’une tombe perdue dans un cimetière parisien ? Tous les cas de figures existent. La dispersion des cendres aussi évidemment, mais elle est finalement moins fréquente qu’on ne le pense. En théorie, ces dispersions nécessitent de nos jours une déclaration. En théorie. Car on ne disperse pas n’importe où, n’importe comment. Des sites sont prévus à cet effet. La loi est contournable évidemment.

Il reste évidemment un dernier cas de figure : la conservation des cendres. C’est essentiellement contre cette pratique que la nouvelle législation voulait lutter. On ne conserve pas toujours les cendres pour de bonnes raisons : incapacité à faire son deuil ? Ignorance ou hésitation sur le lieu de dispersion ? Désaccords familiaux ? Indifférence ? Difficultés financières (et oui : tout à un coût !) ? Quoi qu’il en soit, il est probable que certaines de nos anciennes vedettes trônent sur des cheminées ou dans l’intimité plus feutrée d’un placard !

Evidemment, il y a dans ce domaine incompréhension entre d’un coté des familles qui désirent disposer des restes de leurs proches comme bon leur semblent, ce qui est parfaitement légitime, et de l’autre des fans de ces mêmes personnalités, entretenant des liens parfois anciens avec elles, pour lesquels le deuil est difficile à faire en l’absence de lieu symbolique. Les taphophiles représentent une troisième catégorie : ils sont le trait d’union entre les deux.

J’ai rédigé cet article car le courrier que je reçois témoigne du désarroi des fans qui me demandent, persuadés qu’ils y sont, la localisation de la tombe de Jocelyn Quivrin, ou de Bernard Fresson.

J’aimerai expliquer simplement comment la confusion naît sur le net :
-  Les journalistes indiquent une « inhumation » au Père Lachaise : la nouvelle est largement relayée quand il s’agit d’une personnalité de premier plan.
-  De nombreux sites et blogs reprennent l’info, créant artificiellement un « effet-masse » de l’information (si tant de monde le dis, ça doit bien être vrai…)
-  Les sites anglo-saxons reprennent l’info. Ainsi, sur Findagrave, certains américains guettent les nouvelles venant de France. Immédiatement, les « vedettes » sont ajoutées à la catégorie « Père Lachaise »
-  Tout cela pour en arriver là : en quelques heures, des centaines de liens webs renvoient à une « inhumation au Père Lachaise ». Quelques-uns, par ignorance, indiquent même la localisation : 87ème division ! Cela accroît le sentiment d’exactitude ! En réalité, la 87ème division est tout simplement la division… du crématorium !

Pendant longtemps, Wikipedia a été une tribune à tout et n’importe quoi. Depuis quelques temps, grâce à l’action conjointe de plusieurs personnes, cela va beaucoup mieux. Ainsi, le simple article « Père Lachaise » a été scindé en deux articles « Personnalités inhumées au Père Lachaise » et « personnalités incinérées au Père Lachaise ». De nombreuses erreurs ont été rectifiées. Néanmoins, tout cela doit être pris avec précaution : dès qu’une « inhumation » est annoncée au Père Lachaise, elle est immédiatement indiquée (pour être ensuite rapidement supprimée). D’autre part, l’article « incinéré au PL » ne rend pas toujours compte de l’état des lieux exact [pour donner un exemple récent, Jean Rollin est indiqué « crématisé au Père Lachaise » mais n’est pas indiqué dans la liste de ceux qui y sont, alors que ses cendres se trouvent bien dans la 27ème division].

Cet article va donc tenter de se concentrer sur les dépouilles du Père Lachaise du XXIe siècle. Il a pour but de remettre les pendules à l’heure, sur ceux qui sont bien dans le cimetière, et ceux qui n’y sont pas. Il est évidemment appelé à évoluer. Alors que parution et sites n’hésitent pas à recenser l’intégralité des sous-officiers les plus obscurs de la geste napoléonienne, le XXe (et maintenant le XXIe siècle) sont les parents pauvres de la taphophilie, également parce que cela nécessite des recherches poussées sur le terrain. Ce site a toujours plaidé pour un rééquilibrage vers notre époque de notre connaissance du patrimoine funéraire : cet article s’inscrit dans cette démarche.

Si je suis certain de n’avoir oublier aucune « pointure », je suis en revanche tout aussi certain d’avoir oublier plus d’une personnalités moins médiatique. Il est évident qu’ajouts, corrections, compléments d’info, seront les bienvenus et seront progressivement intégrés à l’article. Moi-même, je le mettrais régulièrement à jour en fonction des nouveaux entrants.

Vous trouverez donc dans l’article qui suit quatre catégories bien distinctes :

-  La première recense les célébrités, grandes ou secondaires, décédées au XXIe siècle, et qui se trouvent EFFECTIVEMENT au Père Lachaise, qu’elles y aient été déposées après crémation ou non. J’indique (c) ou (t) selon qu’elles se trouvent dans une case de columbarium ou dans une tombe. Je n’ai pas fait de liens avec mes articles, mais une rapide recherche sur mon site vous permettra de retrouver la plupart.
-  La seconde catégorie recense les cas les plus évidents de défunts crématisés au Père Lachaise mais qui reposent en un autre lieu connu.
-  La troisième catégorie recense les défunts effectivement crématisés au Père Lachaise mais dont la destination des cendres est inconnue (a priori, ils ne reposent pas dans le cimetière). On remarquera dans cette liste un grand nombre de personnalités importantes.
-  La quatrième catégorie recense quelques cas de personnalités qui sont bien passées par le Père Lachaise mais dont je ne sais rien pour l’instant (crématisées ? Inhumées ? Toujours là ? Ailleurs ?). J’ai bon espoir que cette catégorie disparaisse rapidement.

(Cet article est évidemment à relier à d’autres considérations et constats sur les personnalités crématisées au Père Lachaise que l’on trouve sur mon article Le columbarium du Père Lachaise : présentation générale).


Présent(e) au Père Lachaise (après une crémation ou non)

[la division suit entre parenthèses]


2000
- La romancière Fanny DESCHAMPS (t 44)
- Le journaliste Jacques PRIM (t 18)
- Le peintre Jean-Claude BOURGET (t 14)
- Le chef d’orchestre Pierre Michel LE CONTE (t 28)
- Le peintre Georges BALLERAT (t 42)
- Le chanteur kurde Ahmet KAYA (t 71)
- Le journaliste Thierry ROGELIN (c)
- Le plasticien CHEN ZHEN (t 28)
- Le journaliste Gabriel MERETIK (c)
- Le dramaturge Patrick KERMANN (c)
- Le militant communiste Maurice NISARD (c)
- Le comédien Jean GOSSELIN (c)
- L’historien Roland MARX (c)
- L’écrivain Daniel ZIMERMANN (t 14)
- L’écrivain Sérovpé MIKHITARIAN (t 85)
- Le journaliste Xavier PASQUINI (c)

2001

- Le comédien Guy TREJEAN (t 85)
- L’homme de médias Jean-François ACKER (t)
- L’artiste Hélène DEDIEU (c)
- Le comédien Jean-François DELACOUR (c)
- La peintre Hélène de BEAUVOIR (t 86)
- L’écrivaine Nina RUBIA (c)
- La comédienne Monique DRAKE del CASTILLO (c)
- Le chanteur Gilbert BECAUD (t 45)

2002

- La psychanalyste Dana RUDELIC-FERNANDEZ (t 89)
- La psychanalyste Geneviève GRANIER de CASSAGNAC-GRAULOUP (t 29)
- Le sociologue Pierre BOURDIEU (t 28)
- La chanteuse Karin TROW (c)
- Le journaliste Alexandre GINSBURG (t 89)
- L’animateur Lionel CASSAN (c)
- Le sculpteur Bernard MOUGIN (t 10)
- Le compositeur Francis LEMARQUE (t 44)
- L’acteur Bernard FRESSON (Jardin du souvenir)
- Le résistant Léon CENTNER (t 68)
- La disc-jockey SEX-TOY (t 28)

2003

- La chanteuse Edith LEFEL (t 45)
- L’écrivain Vahé KATCHA (c)
- Le marionnettiste Robert DESARTHIS (t 88)
- Le comédien Claude NICOT (t 79)
- Le violoniste Oswald PETRAZZOLI (t 43)
- Le comédien Maurice NASIL (t 96)
- Le journaliste Jean BRASIER (c)
- Le philosophe Michel HAAR (c)
- Le syndicaliste Henri KRASUCKI (t 97)
- L’illusionniste PIERRE-JACQUES (c)
- Le dramaturge Armando LLAMAS (t 11)
- Le producteur Daniel TOSCAN du PLANTIER (t 45)
- L’homme de théâtre Jean-Pierre MIQUEL (c)
- Le politicien Jean SAUVAGNARGUES (t 44)
- Le compositeur Manuel ROSENTHAL (c)
- L’auteur-compositeur Jacques PLANTE (t 44)
- La peintre Suzanne EISENBEIS (c)
- L’actrice Marie TRINTIGNANT (t 45)
- L’écrivaine Monique WITTIG (t 89)
- L’écrivain Raoul BODINIER (t 75)

2004

- L’écrivain Yves BERGER (t 53)
- La comédienne Sophie DAUMIER (t 45)
- La peintre Suzanne HAY (t 19)
- L’écrivain Georges AUCLAIR (t 42)
- Le peintre Howard SILVERMAN (c)
- L’homme de télévision Serge ADDA (c)
- La peintre Dominique DUMONT (c)
- La comédienne Andrée TAINSY (c)
- Le dramaturge Georges de TERVAGNE (c)
- La peintre Christine TROUBLE (t)
- Le politicien chinois Shan Cheng PENG (t 76)
- Le cinéaste Michel TROUPLIN (c)
- L’écrivaine Blanche MAYNADIER (t 97)
- La romancière Florence BOUHIER (t 28)
- Le compositeur Christophe ARTHUYS (t 84)
- L’historien Bruno NEVEU (t 95 )
- L’acteur Ticky HOLGADO (t 45)
- Le pianiste Claude HELFFER (t 53)
- L’homme de télévision Jacques ROUXEL (c)
- L’a militante Samira BELLIL (t 19)
- L’affichiste Michel RABY (c)
- Le linguiste Denis SLATKA (t 11)
- La journaliste Jacqueline LOUVET (c)
- Le réalisateur Aleksandar PETROVIC (t 57)
- L’économiste Gérard DEBREU (c)
- L’actrice Cathy ROSIER (t 84)
- Le politicien Alain RIOU (c)
- L’écrivain Alexandru VONA (t 89)

2005

- L’écrivain Pierre DANINOS (t 44)
- L’historien Yves BENOT (t 36)
- Le sculpteur ARMAN (t 11)
- Le juge Thierry JEAN-PIERRE (t 69)
- Le karatéka Michaël MILON (c)
- Le peintre et graveur Swen WESTERBERG (t 52)
- Le comédien Francis ARNAUD (c)
- Le peintre Alfonso ARANA (t 10)
- Le réalisateur Antonio DROVE (t 10)
- Le producteur et éditeur de musique Franck HAGEGE (t 69)
- Le peintre Walter RONAN (t 11)
- Le peintre Serge BELLONI (t 12)
- Le comédien Henri POIRIER (c)
- L’écrivain Lucio MAD (c)
- Le sculpteur Hervé ROZENTAL (t 24)
- L’architecte Dominique CERVETTI (c)
- Le poète Jacques SIMONOMIS (t 69)

2006

- L’historien Jacques OZOUF (c)
- L’architecte Gilles CARNOY (c)
- Le libraire Pierre SCIAS (t 21)
- Le peintre Karel APPEL (t 22)
- Le comédien Thierry FORTINEAU (t 13)
- Le musicien Olivier CAUDRON (c)
- L’écrivain Czeslaw WALCZAK-PASZKOWSKI (t 14)
- L’écrivain Lucian RAICU (c)
- Charles BRABANT, fondateur de la SCAM (t 52)
- L’historien d’art Edouard JAGUER (t 22)
- Le psychanalyste Jacy ARDITI (t 22)
- Le peintre Pierre MOCAER (c)

2007

- Le comédien Georges AMINEL (c)
- Le comique BEZU (t 90)
- L’historien René REMOND (t 89)
- Le comédien Claude BROSSET (t 32)
- L’écrivain Isidore IZOU (c)
- La soprano Régine CRESPIN (c)
- Le mime Marcel MARCEAU (t 21)
- Le sculpteur Gérard BIGNOLAIS (c)
- La comédienne Mélodie BERENFELD (t 65)
- Le journaliste Serge de BEKETCH (t 39)
- L’écrivaine Mireille ALBRECHT (t 39)
- La sculptrice Joëlle NEVEU (t 39)
- L’acrobate Marin MAGNE (t 39)
- Pierre DESNOS, fondateur d’Europ Assistance (t 28)
- L’écrivain André MIGDAL (t 8)
- Le médecin Jean-Gérard GUILLET (t 10)
- L’artiste Daniel BAUGESTE (c)

2008

- Le comédien Philippe KHORSAND (t 23)
- Le chanteur Henri SALVADOR (t 97)
- Le philosophe Pierre FOUGEYROLLAS (c)
- L’avocat Jean-Jacques de FELICE (t 39)
- Le chef d’orchestre Raymond LEFEBVRE (t 8)
- Le peintre Jules PERAHIM (t 7)
- La peintre Christiane BASTIDE (t 39)
- Le musicien Yves CHOUARD (t 90) - caveautin -
- Le musicien Simon TOUSSAINT (t)
- La chanteuse Mireille BORDEAU (t 44)
- La chanteuse Annie GERBEAU (c)
- Le comédien Henri LABUSSIÈRE (t 51)
- Le couturier Ted LAPIDUS (t 53)
- Le producteur Christian FECHNER (t 61)
- L’historien Adam RAYSKI (t 76)

2009

- Le comédien Vania VILERS (t 11)
- L’architecte Jean-Charles BENNER (t 64)
- Le chanteur BASHUNG (t 13)
- Le metteur en scène Roger PLANCHON (t 22)
- L’humoriste Pierre DORIS (t 67)
- La chorégraphe Anne Marie REYNAUD (t 15)
- L’écrivain Henri MESCHONNIC (t 74)
- L’écrivain Marcel SCHNEIDER (t 44)
- Le sculpteur Jack VANARSKY (t 11)
- L’historienne d’art Anne ETHUIN (t 22)
- L’artiste SHI PEÏ PU (t 71)
- Le graveur Mario AVATI (c)
- Le réalisateur Maurice REGAMEY (t 97)

2010

- Le chanteur MANO SOLO (t 10)
- Le philosophe Daniel BENSAÏD (c)
- Le compositeur Aubert LEMELAND (t 22)
- Le graveur de verre Xavier de MIRBECK (t 41)
- Le réalisateur Alain CORNEAU (t 45)
- Le cycliste Laurent FIGNON (c)
- L’historien Claude NICOLET (c)
- Le réalisateur Claude CHABROL (t 10)
- Le guru Swami VIJAYANANDA (t 41)
- Le chanteur Gérard BERLINER (t 44)
- Le réalisateur Jean ROLLIN (t 27)
- Le sociologue Mattei DOGAN (t 48)
- La phycologue Françoise ARDRÉ (c)
- Le peintre Stevan MALENIC (c)

2011

- La comédienne Annie GIRARDOT (t 49)
- Le photo-reporter Lucas DOLEGA (t 44)
- La femme de lettres Patricia CHATEL (t 89)
- Le styliste Elie JACOBSON (t)
- La poète Céline VARENNE (t 63)
- Le styliste Cyrille CHARDON (t 95)
- Le critique cinéma Michel BOUJUT (t 13)
- DJ Mehdi (Mehdi Faveris Essadi) (t 73)
- Le chanteur Franck FERNANDEL (c)
- Le compositeur Christian NABERT (t 9)
- Le décorateur de cinéma Olivier RAOUX (t 84)
- La scripte Suzanne DURRENBERGER (t 73)
- Le libraire George WHITMAN (t 73)
- La comédienne Katerina GOLUBEVA (t 73)

2012

- L’artiste Michel SOUVAIS (c)
- La pianiste France CLIDAT (t 13)
- Le peintre André BEAUREPAIRE (t 18)
- L’humoriste et bruiteur Philippe PUJOLLE (c)
- La sculptrice Simone BOISECQ (t 76)
- L’écrivaine Dominique ROLLIN (t 52)
- Le chanteur Frank ALAMO (t 25)
- Le réalisateur Claude SANTIAGO (c)
- La comédienne Tsilla CHELTON