Le columbarium du Père Lachaise : M à Q

dimanche 14 février 2010
par  Philippe Landru

Cet article s’inscrit dans une série de six articles destinés à faire connaître le columbarium du Père Lachaise :
- Le columbarium : présentation générale
- Le columbarium : les personnalités de A à E
- Le columbarium : les personnalités de F à L
- Le columbarium : les personnalités de M à Q
- Le columbarium : les personnalités de R à Z
- Le columbarium : plaques remarquables

- Lucio MAD (Eric Madelin : 1962-2005) : écrivain, metteur en scène, artiste, amoureux de l’Afrique, amateur de cannabis et de rap, il avait fondé dans les années 80, l’Asile culturel, une troupe de théâtre de « Série Z » qui a beaucoup tourné dans les théâtres de la rive droite. Reconverti dans la littérature, il a notamment publié dans les années 90, Les Trafiqueurs, Paradis B et Dakar en barre. Case 20 804.

- Michel MAGNE (1930-1984) : compositeur de musiques de films. Avant- gardiste, il fut connu pour ses recherches sur les sons infrasonores - des ondes qui, si elles semblent cacophoniques, font réagir le corps - et sur les nouvelles musiques électroniques. En 1960, Jean Girault lui proposa d’écrire la partition des Pique-assiette et l’année suivante, Henri Verneuil fit appel à lui pour Un singe en hiver. Roger Vadim lui confia la musique du Repos du guerrier, puis celle de l’ensemble de ses films : (Le vice et la vertu, La ronde, Barbarella, Don Juan). Dans les années 1960, Michel Magne était l’un des compositeurs français les plus productifs. On retrouve sa signature sur des films d’Yves Allégret (Germinal) ou de Bernard Borderie (la série des Angélique). Le compositeur s’attacha les faveurs de Georges Lautner (Les tontons flingueurs, Les barbouzes), de Costa-Gavras (Compartiments tueurs), de Robet Hossein (Les misérables) et de Jean Yanne (Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, Les chinois à Paris). Ses deux dernières partitions, Emmanuelle 4 (1983) de Francis Leroi et Réveillon chez Bob (1984) de Denys Granier-Deferre, illustrent la difficulté de classer ce compositeur français dans un genre donné. Des problèmes juridiques le conduisirent au suicide. Case 1289.

- Le sculpteur Maurice MAIGNAN. Case 4458.

- Rirette MAITREJEAN (Anna Estorges : 1887-1968) : Militante et propagandiste anarchiste individualiste, elle fut mêlée à l’affaire de la bande à Bonnot dont elle fréquenta les membres à Romainville où était le siège du journal de Lorulot, l’anarchie, qu’elle dirigea un temps. Elle fut la compagne de l’anarchiste Victor Serge. Case 2439.

- Nestor MAKHNO (1889-1934) : anarchiste ukrainien issu d’un

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milieu misérable, il s’engagea très jeune dans le combat politique après avoir fait la connaissance de paysans anarchistes, ce qui lui valut de la prison. En 1917, il s’investît largement dans le soviet de sa commune natale qu’il avait créé. En 1918, la situation fut si confuse que les armées austro-allemandes en profitèrent pour pénétrer en Russie et menacer le régime bolchévique. Le 3 mars 1918, par l’accord de Brest-Litovsk, Lénine accepta le démantèlement de l’ex-Empire russe. L’Ukraine, sous protectorat austro-allemand, fut de nouveau confrontée aux exactions commises par le retour des Allemands et des propriétaires terriens. C’est à cette époque que fut créée la Makhnovchtchina, armée d’insurrection centrée autour du personnage charismatique qu’était devenu Makhno, qui combattit aussi bien les Armées blanches (partisans du Tsar) de Dénikine, avec succès, que l’Armée rouge, dirigée par les Bolcheviks, sous la forme d’une guérilla. En août 1920, Makhno fut blessé lors d’un combat contre l’armée bolchévique. Craignant pour sa vie, on décida de lui faire quitter l’Ukraine. D’abord en Roumanie, en Pologne, puis à Paris où il reprit ses activités, mais sous un angle théorique. Mort dans cet exil, il repose dans la case 6685 : la plaque en bronze qui reproduit son profil est de G. Guelfi.

- Le peintre Stevan MALENIK (1938-2010). Case 22 223.

- Les cendres du communard Benoît MALON (1841-1893) reposèrent un temps dans la case 1167 avant d’être transféré dans son actuelle tombe, dans la 76ème division de ce même cimetière.

- Octave MANNONI (1889-1989) : ethnologue, philosophe et psychanalyste français. Professeur de philosophie à Madagascar dans les années 1930, il porta un regard original et décalé sur les rapports entre les colonisés et les colons : ainsi, son ouvrage majeur en ethnopsychanalyse fut Psychologie de la colonisation, qui fit polémique. Dans la même case repose son épouse, Maud MANNONI (1923-1998), psychanalyste française, d’origine néerlandaise, qui fut une des grandes figures parmi les élèves de Jacques Lacan, tout en se référant à l’antipsychiatrie, avec l’étude des facteurs sociaux. Elle se spécialisa dans les maladies mentales des enfants (psychoses, déficits infantiles) et fonda en 1969 l’école de Bonneuil-sur-Marne, lieu de vie et structure expérimentale pour l’accueil d’enfants et d’adolescents autistes, psychotiques ou arriérés. Case 9018.

- Le poète Alcide MARA (Pierre Louot : 1970-2012), qui se donna la mort. Case 21382.

- Le comédien Jean MARCONI (Jean Marcon : 1906-1971), second rôle du cinéma des années 1930 à sa mort. Case 14 060.

- L’homme de lettres Michel MARDORE (Michel Guinamant : 1935-2009), proche du surréalisme, qui se fit surtout connaître pour ses critiques de cinéma. Il dirigea un temps les Cahiers du cinéma. Case 18278.

- La comédienne Madeleine MARION (Madeleine Doriot : 1929-2010) : pensionnaire de la Comédie-Française, pédagogue et metteur en scène ; elle était la fille de Jacques Doriot, l’ancien chef communiste passé à la collaboration. Case 20105.

- Jane MARKEN (1895-1976) : comédienne de théâtre et de cinéma, elle joua souvent des mégères et des femmes de caractère. Elle avait été l’épouse de Jules Berry. Case 17 784, cendres relevées.

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- Jane MARNAC (Jeanne Trévor : 1886-1976) : actrice de théâtres, d’opérettes et de music-hall, elle triompha dans plusieurs revues des années 20. En 1929, elle dirigea un temps la célèbre salle du théâtre de l’Apollo, place de Clichy. Case 17 787.

- Le peintre paysagiste Thomas William MARSHALL (1875-1914) Case 2137.

- Roland MARX

- Max MAXUDIAN (1881-1976) : né d’une famille de juifs arméniens de Smyrne, il mena une carrière en France tant au théâtre qu’au cinéma, où on lui confia, de 1912 à 1950, des rôles caractéristiques des stéréotypes racistes de l’époque de fourbes, en particulier arabes ou juifs.

- Simon MELLER (1875-1949) : directeur des Beaux-Arts, il fut enseignant à l’université de Budapest. Case 4432.

- Les cendres de l’homme politique Pierre MENDES-FRANCE (1907-1980) reposèrent dans la case 1630 avant qu’elles ne soient récupérées par sa famille pour les inhumées dans sa propriété de Louviers.

- Lionel MENUT (1916-1945) : pilote du fameux escadron Normandie- Niemen, il disparut à bord de son avion à proximité de Koenigsberg. Case 24 336.

- L’actrice italienne Edith MÉRA (Edith Zeibert : 1905-1935), qui tourna un assez grand nombre de films de 1930 à 1935 : sa carrière était en train de démarrer lorsqu’elle décéda d’une septicémie provoquée par un abcès de la lèvre mal soigné. Case 2178.

- Marcel MÉRÉTHYS (Henri Davignon : 1885-1973) : « comédien de la Belle époque ». Case 6941.

- Gabriel MERETIK (1939-2000) : journaliste et écrivain, spécialiste des pays de l’Est (en particulier de la Pologne), il entra à l’ORTF en 1969. Correspondant à Moscou de Radio France et de TF1 (1975-1980), il quitta TF1 pour RFO en 1985. Case 441.

- Emile MERWART (1869-1960) : haut fonctionnaire français, il fit toute sa carrière dans le cadre de l’empire colonial français : Il fut gouverneur de la Guyane (1899-1903), époque durant laquelle il créa les armoiries de Cayenne, de la Côte-d’Ivoire (1904-1905), de l’Oubangui-Chari et du Tchad (1906-1909), du Dahomey (1911-1912) et de la Guadeloupe (1913-1917). Il était le frère du peintre Paul Merwart, qui mourut dans l’éruption de la Montagne Pelée de 1902. Case 7028.

- Pierre MÉTAYER (1905-1979) : instituteur socialiste, il mena une carrière politique. Député (1945-1958), sénateur (1958-1967) de Seine-et-Oise puis des Yvelines (1937-1968), maire des Mureaux de 1965 à 1977, il fut à cinq reprises ministre entre 1946 et 1958, chargé des Armées ou de la Fonction publique. Case 12 592.

- L’artiste céramiste André METTHEY (1871-1920), qui demeure l’un des maîtres de la céramique du premier quart du XXe siècle. Sa collaboration avec Matisse, Vlaminck ou encore Derain donna naissance à la céramique fauve. Case 3091.

- Mezz MEZZROW (Milton Mesirow : 1899-1972) : clarinettiste et saxophoniste américain, il éprouva dès son adolescence une passion absolue pour les afro-américains et leur musique. Cette passion fit de lui le « pont » entre les jazzmen noirs et blancs. Familier des musiciens noirs de blues et de New-Orleans, il consacra une part essentielle de son énergie à tenter de maintenir le style original du jazz. Il fut un des tout premiers jazzmen à fonder, dès 1933, un orchestre mixte (musiciens noirs et blancs). Il fut également le premier à assumer, dans son autobiographie, un statut de « mauvais garçon » : emprisonné pour trafic de drogue, il exigea d’être placé dans la section des noirs - et créa un orchestre à l’occasion. Remarquable mélodiste, il fut le compositeur de standards célèbres tels Gone Away Blues, Really The Blues ou Out Of The Gallion. Intense fut enfin son activité pédagogique, dans les deux domaines du rythme et de l’harmonie. Case 14 572.

- Abel MICHEA (1920-1986) : journaliste sportif français, spécialisé dans le cyclisme, c’est dans la presse sportive liée au parti communiste qu’il effectua sa carrière journalistique (il fut chef de la rubrique sportive à l’Humanité jusqu’en 1963, puis grand reporter, jusqu’à sa retraite professionnelle, en 1982. Il suivit de nombreux Tour de France, et fut une des figures des journalistes sportifs « engagés » des années 1950-1980. Case 1199.
- Le peintre abstrait Derek MIDDLETON (1917-1983). Case 14 331.

- Le musicien et compositeur roumain Dumitru MILCOVEANU (1914-1985). Case 5260. Il occupait auparavant la case 5247.

- Ernest MILLARD (Ernest de Frenne : 1888-1957) : marchand de tableaux, il fut le défenseur des œuvres de peintres aussi importants que Soutine, Picasso, Foujita, Braque, Pasquin ... Auteur du Journal d’un homme étonné (1937-1957), il était membre du collège de pataphysique. Case 23 158.

- Michaël MILON (1972-2002) : champion de karaté français. Il fut, en

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kata, trois fois champion du monde, trois fois vainqueur de la coupe du monde, douze fois champion d’Europe, 9 fois champion de France et 9 fois vainqueur de la coupe de France. Il mourut d’une surdose d’une cocaïne. Case 7422.

- Paule MINCK (Paulina Mekarski : 1839-1901) : Journaliste socialiste, militante féministe révolutionnaire et communarde, fille d’un aristocrate polonais exilé en France pour avoir prit part à la révolution de 1830, elle participa à la rédaction de nombreux journaux et créa une organisation féministe révolutionnaire sous la forme mutualiste, la « Société fraternelle de l’ouvrière ». Amie de Louise Michel, elle prit une part active à l’agitation sociale durant la Commune et ouvrit une école gratuite. A plusieurs reprises elle se rendit en province, qu’elle tenta de rallier à la Commune. C’est pendant une de ses tournées qu’eut lieu à Paris la semaine sanglante. Sa crémation au Père-Lachaise donna lieu à une importante manifestation rassemblant socialistes, anarchistes et féministes, et se termina par des affrontements avec la police. Case 1029, cendres relevées.

- L’harmoniciste américain d’origine ukrainienne Borrah MINEVITCH (1902- 1955), qui avec son groupe, les Rascals, connu un très grand succès dans les années 20 et 30. Ils apparurent dans de très nombreux films hollywoodiens au début du parlant. Case 4447, longue épitaphe en anglais.

- Jean-Pierre MIQUEL

- La peintre et sculpteur Nathalie MITRI (1965-1990), dont l’une des œuvres orne la plaque. Case 6952.

- Le peintre Pierre MOCAER (1936-2006), dont l’une des œuvres orne la plaque. Case 22 012.

- Raymond MOLINIER (1904-1994) : communiste français, il fut l’homme de confiance de Trotski en France jusqu’en 1935. Après avoir rompu personnellement avec celui-ci, il participa avec Pierre Frank à la fondation d’un éphémère Parti Communiste Internationaliste qui publia le journal La Commune. En 1945, il participa à la fondation du Parti Communiste Internationaliste sans rapport avec le précédent. Il quitta ensuite la France durant de nombreuses années. Revenu en France à la fin de ses jours, il milita à la Ligue Communiste Révolutionnaire. Case 25 326.

- François MOLNAR (1909-1998) : d’origine hongroise, ce chroniqueur de l’Humanité vouait une véritable passion pour les échecs, dont il remporta le championnat de Paris en 1950, puis de 1962 à 1964. Case 16 994.

- Pierre MONATTE (1881-1960) : ouvrier du livre et syndicaliste français, il fut un des responsables de la CGT au début du siècle, dont il fonda la revue La Vie ouvrière en 1909. Opposé à l’union sacrée, il démissionna en 1915 des instances confédérales. Il ne cachait pas ses sympathies anarchistes, mais s’éloigna de ce courant après le Congrès d’Amsterdam de 1907. Leader de l’opposition interne, il crée en avril 1919 les Comités syndicalistes révolutionnaires au sein de la CGT. Il rejoignit le PCF en 1923, où il fut proche de Boris Souvarine et Alfred Rosmer. Comme ces derniers, il fut exclu fin 1924 au cours d’une purge de la « gauche » du parti. Il fonda alors en janvier 1925 la revue La Révolution prolétarienne, qui devait garder une certaine audience « morale » chez les syndicalistes et militants de gauche entre les deux guerres. Case 3971.

- Le peintre MONDA (1905-1989). Case 16 358.

- Gaston MONTÉHUS

- Le poète Alain MONTEIL (1943-1990). Case 16 391.

- L’académicien français Henry de MONTHERLANT (1895-1972) reposa brièvement dans la case 14 624 avant que ces cendres ne soient déplacées au cimetière de Picpus, dans le tombeau de ses parents, avant une dernière dispersion sur le forum de Rome, en Italie.

- L’éditeur d’art Charles MOREAU (1883-1959). Case 3099.

- Le romancier Michel MORPHY (1863-1928). Après avoir fréquenté les milieux socialistes et anarchistes, écopé de nombreuses condamnations, fondé plusieurs journaux, dont L’Anti-Ferry, Michel Morphy se spécialisa dans le roman-feuilleton et devint partisan du général Boulanger. Il fut l’ami et le collaborateur d’Aristide Bruant, dont il partageait le nationalisme. Sa série des Mignon connut un grand succès. Case 116.

- L’acteur français Charles MOSNIER (1865-1924), comédien de théâtre (il joua en 1909 dans La Tosca aux côtés de Sarah Bernhardt) mais aussi de cinéma au temps du muet. Case 5551.

- Jean MOULIN (1899-1943) occupa la case 3857 avant d’être transféré au Panthéon. A noter que plus rien ne signale son ancienne présence, la case ayant été réattribuée.

- MYSTAG (Robert François : 1919-1988) : prestidigitateur, coiffeur, militant anarchiste, pacifiste et libre-penseur, il fut l’une des grandes figures de l’anarchisme. Il a inspiré un personnage d’un roman de Patrick Pecherot Belleville-Barcelone et d’un film d’Agnès Varda, Daguerréotypes. Il a été l’un des précurseurs de la zététique en dénonçant et démontant le charlatanisme et le spiritisme Case 5464.

- Louis NAVARRE (1853-1921) : médecin parisien, il fut député socialiste de la Seine de 1914 à 1919. Case 21 949.

- Le Compagnon de la Libération Edmond NESSLER

- NGUYEN Dinh Thuan (1923-2013), qui fut secrétaire d’Etat du sud Vietnam. Case 18744.

- Claude NICOLET

- Le danseur et chorégraphe américain Alwin NIKOLAIS (1910-1993), De 1978 à 1981, il dirigea de 1978 à 1981 le nouveau Centre national de danse contemporaine d’Angers et forma toute une génération de chorégraphes français et étrangers, dont Philippe Decouflé et Carolyn Carlson. Il révolutionna la danse moderne en jouant sur les couleurs, les éclairages et les sonorités. Case 6627.

- Maurice NISARD (1914-2000) : militant communiste depuis 1930, ancien secrétaire général du PC tunisien (1939-1956), cet universitaire, agrégé de droit, fut président de l’université Paris-XIII (Villetaneuse). Résistant ; militant anticolonialiste, il passa plus de dix ans en camp de détention. Case 445.

- Le sculpteur et photographe Edouard NONO (1947-2009). Case 21116.

- Line NORO (Aline Noro : 1900-1985) : comédienne de théâtre et de cinéma, elle reste surtout connue par les cinéphiles pour avoir interpréter Inès, dans Pépé le Moko, avec Gabin et Mireille Balin. Elle fit longtemps partie de la Comédie française, bien qu’elle n’en devint jamais sociétaire. Case 18 383, cendres relevées.

- Le photographe de mode polonais Harry O MEERSON (1910-1991). Case 527.

- Le sculpteur Féliks ODZIKOWSKI (1898-1978). Case 7581.

- Max OPHÜLS

- Le journaliste socialiste Léon OSMIN (Léon Commeignes : 1866-1935), qui fut un proche collaborateur de Jules Guesde. Dans la même case se trouve l’urne de sa fille Mireille OSMIN (Mireille Commeignes-Lamarque : 1903- ?), qui fut également une actrice du socialisme français, et qui participa à la création du Parti socialiste autonome Case 1650.

- Le journaliste et correcteur Mustapha OURRAD (1954-2015), assassiné dans l’attentat contre Charlie Hebdo Case 2882.

- Jacques OZOUF

- Camille PABST (1828-1898) : avocat de formation, il se consacra rapidement à la peinture. Son œuvre, par les sujets choisis, les costumes et les compositions, sont un hymne à son Alsace natale. Case 814, ses cendres ont été relevées et reposent désormais dans la 53ème division du caveau de famille de ce même cimetière..

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- Alain PACADIS (1949-1986) : figure incontournable des années glam-punk et de l’effervescence culturelle underground qui secoua Paris du milieu des années 1970 jusqu’aux années 1980, il fut journaliste pour Libération, Façade, Actuel, Gai Pied et Globe. Nightclubber avant tout, Alain Pacadis fut surtout connu pour ses chroniques parues dans Libération entre 1975 et 1986 qui ont immortalisé les grandes heures du Palace de Fabrice Emaer, des Bains-douches et de toutes les soirées mondaines de la capitale où se réunissaient les célébrités des différents mouvements culturels et artistiques. Alain Pacadis était un dandy punk amoureux de la jouissance, de la légèreté et du luxe. Il est le symbole de toute une époque entre « sex, drugs et rock’n’roll ». Case 15 359.

- L’auteur, compositeur et interprète Christiane PARAY (Christiane Parahy : 1928-2002). Case 17 935.

- Le journaliste Xavier PASQUINI (1953-2000), qui collabora à Charlie Hebdo. Case 8078.

- Le journaliste Roland PASSEVANT (1928-2002), spécialisé dans le domaine sportif, puis dans l’investigation politique ; il fut le « Monsieur Sport » du PCF. Il fut codirecteur du service des grands reportages de TF1 jusqu’en 1986 Case 2292.

- Hector PAVEZ (1932-1975) : auteur et chanteur chilien, il se spécialisa dans le répertoire populaire du folklore de son pays, dans la lignée de ses amis Victor Jara et Violetta Parra. Bien évidemment, comme l’ensemble des intellectuels et artistes chiliens de son époque, il s’engagea auprès des démocrates et soutint Allende. Le coup d’Etat de Pinochet le força à s’exiler en France où il mourut. Case 24 924.

- Camille PELLETAN

- Louis PERCEAU (1883-1942) : auteur, bibliophile et collectionneur d’oeuvre érotiques, il publia sous de nombreux pseudonymes (Alexandre Vérineau, Helpey...), tant des vers que de la prose. Méticuleusement, il dressa la bibliographie des oeuvres licencieuses, en particulier, avec Apollinaire, le catalogue de « l’Enfer » de la BN, mais collecta également un grand nombre de contrepèteries dont il fit un ouvrage. Il fut en outre un socialiste révolutionnaire actif. Case 976

- Georges PÉREC

- Georges PETIT (1883-1960) : chanteur d’opéra, concertiste, professeur et compositeur français. Case 1195.

- George de PEYREBRUNE (Mathilde de Peyrebrune : 1841-1917) : installée à Paris après la guerre de 1870, elle contribua à plusieurs revues féminines et publia un grand nombre de romans populaires qui connurent un succès éphémère. Elle fit partie du premier jury du prix Fémina en 1905. Elle mourut dans la pauvreté et l’oubli en 1917. Case 5731.

- Jean PICART-LE-DOUX (1902-1982) : peintre français et peintre- cartonnier du renouveau de la tapisserie contemporaine, il fit ses débuts dans la reliure et l’édition, puis s’orienta vers la publicité et les arts graphiques et publia ses premières œuvres en 1935. Ses premiers cartons de tapisserie datent de 1943. Il rencontra Jean Lurçat qui, avec Marc Saint-Saëns, se rassemblèrent en 1947 autour de lui pour l’Association des peintres-cartonniers de tapisserie. Ce fut un grand maître de la tapisserie d’Aubusson, qui produisit plus de quatre cents tapisseries originales de son vivant. Case 10 753.

- La militante féministe Eugénie PIERRE (1844-1898). Case 755, cendres relevées.

- L’illusionniste d’origine suisse PIERRE JACQUES (Pierre-Daniel Goetz : 1939-2003), qui fit une carrière non seulement de magicien, mais aussi de sculpteur de ballons, et surtout de pickpocket. Il avait débuté dans la magie dans un programme de la télévision suisse, puis avait travaillé régulièrement dans les cabarets, les cirques (souvent le cirque Jean Richard) et à la télévision. Case 3800.
- Le poète Emile PIGNOT (1887-1926). Case 8371.

- Harry PILCER (1885-1961) : danseur américain, il triompha tout d’abord dans les revues avec Gaby Deslys, puis avec Mistinguett. Il ouvrit plusieurs salles de danses, puis sa notoriété faiblit peu à peu. Il tourna également dans quelques films. Case 20 023, ses cendres furent ensuite transférées à Marseille.

- Le poète et auteur espagnol Juan Bautista PINEIRO (1945-1994), mort des suites du SIDA. Case 20 614.

- La peintre franco-polonaise Zofja PIRAMOWICZ (1880-1958). Case 1024.

- Le coiffeur-styliste des stars Bruno PITTINI (1944-1995). Case 2037.

- Marceau PIVERT (1895-1958) : instituteur, syndicaliste, et militant socialiste français, il fut le principal dirigeant du courant révolutionnaire au sein de la SFIO des années 1930. Lors de la victoire du Front populaire, il reprocha à Blum de ne pas avoir rompu avec le capitalisme : la tendance qu’il dirigeait ayant été exclue de la SFIO en juin 1938, il fonda le Parti socialiste ouvrier et paysan (PSOP) ; parti dissout par Pétain en 1940. Pivert passa la guerre au Mexique, où il anima le Front ouvrier international et travailla avec Julian Gorkin et Victor Serge. Le PSOP ne survécut pas à la guerre : une partie de ses militants, via la résistance, rejoignirent le PC à la Libération, tandis que les autres, dont lui, retournèrent à la SFIO, où rapidement redevenu secrétaire de la Fédération de la Seine (jusqu’en 1950), il tenta en vain de pousser le parti sur sa gauche. Case 624.

- Clovys POIRIER (1885-1955) : chanteur anarchiste et pacifiste, il ne cessa, durant près d’un demi-siècle, de consacrer son talent à la propagande par la chanson. Après avoir interprété les morceaux de ses aînés (Pottier, Rictus, Couté), il chanta son propre répertoire qui devint très populaire. Exempté en 1914, il ne fut pas mobilisé, mais tenta malgré la censure de faire vivre à travers ses chansons l’idéal pacifiste. De 1917 à 1926, il dirigea et anima « La Muse Rouge » société chantante composée de poètes et de chansonniers révolutionnaires. Case 17 901, cendres relevées.

- Henri POIRIER (1932-2005) : comédien, il s’illustra à la fois au cinéma (il

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tourna de 1952 à sa mort, et fut l’un des acteurs fétiches de Jean-pierre Mocky), au théâtre (il fonda sa propre compagnie de théâtre, le « Théâtre 12 », en 1972, créa de nombreuses pièces de jean Anouilh et joua au sein de la compagnie de Jean-Louis Barrault), à la radio et à la télévision (il collabora à plusieurs séries télévisées populaires, telles Les Cinq Dernières Minutes, Médecins de nuit, Vidocq ou Les Brigades du Tigre). Il fut en outre un grand comédien de doublage, tant pour des séries (Mère-Grand dans Chapeau melon et bottes de cuir, William Conrad dans Cannon…) que pour des dessins animés (il était la voix d’Abraracourcix dans Astérix, celle du père de Caliméro, celle de Louis XV dans Lady Oscar…). Case 12 930.

- Jean POPEREN (1925-1997) : issu du communisme, il quitta le PCF après l’insurrection de Budapest, puis participa à la création en 1960 du PSU dont il devient l’un des dirigeants jusqu’en 1963, mais dont il fut exclu en 1967 pour avoir contester les orientations prises par ce parti. Il rejoignit ensuite le PS , où il anima une tendance de gauche, Rassembler à gauche. Député du Rhône de 1973 à 1988, maire de Meyzieu de 1977 à sa mort, numéro 2 du PS de 1981 à 1987, il fut de 1988 à 1992 ministre des relations avec le Parlement. Case 3570.
- Le journaliste et photographe Bernard PRIM (dit Moustique : 1946-1997). Case 7160.

- Jo PRIVAT

- Jacques Gabriel PROD’HOMME (1871-1956) : Musicologue français, il fonda en 1902 avec Lionel Dauriac et Jules Écorcheville la section française de la Société internationale de musicologie, dont il fut secrétaire de 1903 à 1913, et créa avec La Laurencie, en 1917, la Société française de musicologie. Il fut aussi bibliothécaire et archiviste de la bibliothèque de l’Opéra, à partir de 1930, et de celle du Conservatoire, à partir de 1934, postes qu’il garda jusqu’en 1940. Il collabora en outre à de nombreuses revues musicales françaises et étrangères, et écrivit plusieurs biographies de musiciens, surtout romantiques. Il s’intéressa particulièrement à Beethoven et à Wagner. Case 18 919.

- Le chanteur, bruiteur et humoriste Philippe PUJOLLE (1958-2012) : habitué des plateaux de télévision dans les années 70-80, il se fit connaître par la très grande variété de ses bruitages, animaux ou humains. Il détint un record pour la durée de son « cri de Tarzan ». Le reste de sa carrière, faite essentiellement de galas, fut plus confidentielle. Il mit fin à ses jours. Case 23069.


Commentaires

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Le columbarium du Père Lachaise : M à Q
jeudi 11 février 2016 à 20h16 - par  cp

A propos du chorégraphe américain Murray Louis (1926-2016) mort à New York le 1er février, chute de la notule du « Monde » de ce soir :
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« Murray Louis avait souhaité que ses cendres soient placées à côté de celles de Alwin Nikolais au cimetière du Père-Lachaise, proches de celles d’Isadora Duncan. »
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« Ensemble à la scène comme à la vie, Murray Louis et Alwin Nikolais ont tressé un parcours commun qui n’a pas toujours valorisé les créations du premier. Ce qui explique les allers-retours artistiques de sa carrière. »

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Le columbarium du Père Lachaise : M à Q
mardi 6 avril 2010 à 23h21 - par  Pierre

Bonsoir,

Sujet très intéressant car pratiquement ignoré de beaucoup de personnes, je crois. Excellente présentation et très bons commentaires On découvre des noms qui remontent à notre vieille mémoire, comme Rirette Maitrejean, en rapport avec la bande à Bonnot, et beaucoup d’autres encore. Félicitations M. Landru.

Brèves

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vendredi 14 février 2014

Pour en savoir un peu plus sur ce site et son auteur :

- Pourquoi s’intéresser aux cimetières ?
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