Le columbarium du Père Lachaise : R à Z

dimanche 28 mars 2010
par  Philippe Landru

Cet article s’inscrit dans une série de six articles destinés à faire connaître le columbarium du Père Lachaise :
- Le columbarium : présentation générale
- Le columbarium : les personnalités de A à E
- Le columbarium : les personnalités de F à L
- Le columbarium : les personnalités de M à Q
- Le columbarium : les personnalités de R à Z
- Le columbarium : plaques remarquables

- Michel RABY (1944-2004) : diplômé de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, il enchaîna dans les années 70 les collaborations alternatives pour le Larzac, les ouvriers de Lip… Partageant son activité artistique entre le design et l’illustration d’une part, la peinture d’autre part, il créa des affiches pour le théâtre, des expositions et des événements culturels. Il dessina pour la presse (Politique Hebdo…) et illustra des ouvrages. Case 18773.

- RADIOLO (Marcel Laporte : 1891-1971) : il fut le premier speaker de la radio française sur la station Radiola (qui lui donna son nom et qui devint par la suite Radio Paris). Sa première intervention historique eut lieu en novembre 1922. Sa voix fut aussi celle de l’Horloge parlante de 1932 à 1965. Case 13 841, cendres relevées.

- Lucian RAICU (Bernard Leibovici : 1934-2006) : écrivain et critique littéraire roumain, il vivait en exil en France depuis 1986. Avec lui reposera à sa mort son épouse, la femme de lettres Sonia LARIAN (Ariane Lewenstein : née en 1931). Case 22 983.

- Le romancier Jules RAVELIN (Jean-Henri Rafin : 1926-1987). Case 8803.

- Le graveur Jean RAYNAUD (1863-1937). Case 4232.

- La chanteuse la RÉGIA (Renée Lejeune : 1901-1981), surnommée « la fantaisiste en smoking », qui connut le succès en son temps mais qui est parfaitement oubliée de nos jours. Case 10 863.

- La femme de lettres belge misandre Céline RENOOZ (1840-1928), qui publia en 1897 Psychologie comparée de l’homme et de la femme. Elle y affirmait la supériorité naturelle et morale de la femme : le principe féminin y était décrit comme spirituel, guidé par des sentiments et des intuitions élevés, alors que le principe masculin, uniquement sensuel, serait esclave de ses pulsions. Dès lors, il appartiendrait aux femmes de diriger l’humanité pour la sauver. Pendant la première guerre mondiale, elle créa l’Action des femmes, association qui accueillit ses disciples, en nombre non négligeable. Leurs revendications politiques étaient marquées par la plus grande méfiance à l’égard des hommes : primat du droit maternel sur les enfants, création d’une deuxième chambre de députés, exclusivement féminine, et d’une Cour suprême des Mères, pour contrebalancer la SDN. Case 7993.

- Paul REVEL (1922-1983) : peintre et graveur français, il s’installa à Paris en 1948 où il fréquenta brièvement divers ateliers (Fernand Léger, André Lhote) et exposa en 1949 au Salon des Indépendants deux toiles apparentées au Post-cubisme. Sa carrière se fit entre la capitale et le Midi, ponctuée par de nombreuses expositions.

- Marthe RICHARD (Marthe Crompton : 1889-1982) : ancienne

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prostituée, elle s’en sortit en épousant un riche industriel. Elle devint ensuite l’une des premières femmes à décrocher le brevet de pilote d’avion. Sa carrière « d’espionne » durant la guerre semble relever de la plus grande affabulation. Durant les années 30, elle fut la maîtresse d’Herriot. Sa biographie reste fantaisiste jusqu’en 1945 où elle est devint très respectable. En 1945, héroïne de la Résistance (bien que sa participation semble à démontrer !), conseillère municipale à Paris, elle s’engagea dans la lutte contre les bordels. Marthe Richard obtint gain de cause et passa à la postérité pour avoir suscité la loi de 1946 qui porte son nom, obligeant les maisons closes à fermer. Un personnage très romanesque en somme, qui inspira d’ailleurs le cinéma. Près de 70 ans après cette loi, le débat n’est toujours pas clos. Case 5629.

- Alain RIOU (1953-2004) : responsable associatif et homme politique français, il fut responsable du Carnaval de Paris et président du groupe Verts au Conseil de Paris. Case 53.

- Le journaliste et réalisateur Thierry ROGELIN (1971-2000). Case 18 313.

- La soprano ROLLA (Kate Rammelsberg : morte en 1925). Case 5432.

- Manuel ROSENTHAL

- Jacques ROUXEL

- L’avocat belge Emile ROYER (1866-1916), qui fut député socialiste de Tournai de 1908 à sa mort. Case 5789.

- L’écrivaine Nina RUBIA (1926-2001). Case 20 970.

- Le manager sportif Paul RUINARD (1876-1959), qui dirigea pendant près de 50 ans le célèbre vélo-club de Levallois, qui fut une pépinière du cyclisme français de l’entre deux guerres. De ce fait, il entraîna plus d’un champion. Case 2263 - Ces cendres ont depuis été inhumées au cimetière de Levallois-Perret (92).

- L’homme de lettres J.H. SABATHIER-GAZAN (1875-1958). Case 6220.

- La peintre Zlatka SABIONCELLO (1908-1996). Case 17 220.

- Sybil SANDERSON (1865-1903) : soprano américaine, elle s’installa en France où elle devint l’une des interprètes favorites de Massenet : elle créa en particulier les rôles-titres d’Esclarmonde et de Thaïs. Elle chanta également Gounod ou Saint-Saëns. Elle mourut prématurément de pneumonie. Case 1804, cendres relevées.

- Marie SASSE (1837-1907) : soprano belge, elle connut un grand succès à la fin du Second Empire. Elle fut en particulier la première Elisabeth de Tannhaüser à Paris en 1861, et la première Selika dans L’Africaine de Meyerbeer en 1865. Elle fut en revanche desservie par un caractère insupportable : pour cette raison, Verdi la refusa pour créer le rôle d’Amnéris dans Aïda (1871). Elle mourut pauvre et délaissée. Case 1589, cendres relevées.

- Jérôme SAVARY

- Le pianiste Konstanty SCHMAEHLING (1910-1987). Case 6743.

- Le graveur Théo SCHMIED (1900-1985), qui collabora avec des peintres dont il grava sur bois les illustrations. Case 1197

- L’architecte franco-suisse Claude SCHNAIDT (1931-2007) Case 1812.

- Le peintre et illustrateur russe Leff SCHULTZ (1897-1970). Case 13 551.

- Maurice SCHWOB (1859-1928) : éditeur du quotidien nantais Le phare de la Loire, Il était le frère de l’écrivain symboliste Marcel Schwob et le père de l’écrivaine surréaliste et photographe Claude Cahun. Case 5779.

- Le photographe Hervé SELLIN (1953-2013). Case 16810.

- Le peintre Jean Alphonse SERATZKY (1844-1928). Cette plaque a désormais disparu Case 2177, cendres relevées.

- La cantatrice polonaise Janina SEYDEN (1991-1956). Case 10 459.

- SILVAIN (Eugène Charles : 1851-1930), sociétaire de la Comédie Française et son épouse Louise SILVAIN (1874-1930), également membre du Français. Leurs cases ont été relevées (constatée en 2015) Cases 4553 et 4554.

- Le peintre Howard SILVERMAN (1919-2004). Case 2259.

- Michel SOUVAIS (1946-2012) : personnage mondain plus qu’artiste, il chercha toute sa vie et dans tous les domaines une notoriété qu’il n’obtint jamais. Il fit valoir ses origines (il était l’arrière-petit-fils de la Goulue), et son rôle de « secrétaire bénévole » auprès d’Arletty à la fin de sa vie. On lui doit quelques ouvrages sur l’une comme sur l’autre. Case 22251.

- Isidore STRAUS (1845-1896) : médecin des Hôpitaux de Paris (Tenon), Pastorien de la première génération, proche collaborateur d’Emile Roux, il fut en 1888 le successeur de Vulpian à la chaire de Médecine Expérimentale de la Faculté de Médecine, qu’il transforma en chaire de Bactériologie. Case 5934.

- Le peintre polonais Stanislas STUCKGOLD (1868-1933), qui était également un ingénieur chimiste, fréquenta le Blaue Reiter avant d’évoluer vers une peinture plus naïve. Case 8374.

- La sculptrice SYAMOUR

- L’écrivain tchèque Emil SYNEK (1903-1993), auteur de nombreuses pièces de théâtre jouées à Prague. Il combattit le nazisme, puis le communisme, ce qui l’obligea à s’exiler en France en 1947. Il fut également auteur de films. Avec lui repose l’artiste dramatique tchèque Evza SYNKOVA (1906-1966). Case 9805.

- Le physicien polonais Pawel SZULKIN (1911-1987), recteur de l’Université technique de Gdansk, qui fut membre de l’Académie des Sciences de Pologne et représentant de la Pologne à l’UNESCO. Case 11224.

- André TAINSY (1911-2004) : comédienne de théâtre belge, elle tourna au cinéma des petits rôles dans une soixantaine de films, de 1944 à 2004. Case 6966.

- TARDY (Henri Lengellé : 1901-1971) : Tardy est un pseudonyme collectif de la famille Lengellé : le père Henri Jean-Baptiste, son fils Henri-Gustave Eugène, et de son petit fils Maurice. En 1901 Henri-Ermelie-Jean-Baptiste Lengellé (1869 - 1928) publia sous le pseudonyme de Tardy, nom de jeune fille de sa femme Gabrielle, l’annuaire des fabricants d’horlogerie bijouterie de France et des industries qui s’y rattachent. En 1919 son fils Henri-Gustave (1901-1971) le rejoignit et collabora à la rédaction des annuaires. A la mort de son père Henri-Gustave reprit la direction des publications Tardy et a partir de 1942, orienta les publications sur des sujets plus variés. Son fils Maurice a repris le flambeau. Cette famille de chercheurs, par ses nombreuses publications très sérieuses, a rendu de grands services à tous ceux qui s’intéressent à l’art et a ces techniques. Case 6810.

- Le dramaturge Georges de TERVAGNE (1908-2004), auteur de pièces et de vaudevilles. A cet emplacement se trouvent également les cendres de son épouse Simone de TERVAGNE (1911-1992), journaliste et femme de lettres auteure de nombreux ouvrages traitant de la voyance et du paranormal. Case 40 386.

- Le producteur de films René THÉVENET (1926-1998). Case 9746.

- Le Compagnon de la Libération André THOREAU

- Maurice TOESCA (1904-1998) : essayiste et romancier, il fut l’élève du philosophe Alain et devint docteur ès lettres. Il fut ensuite enseignant avant d’entrer dans l’administration, qu’il quitta définitivement en 1946 pour se consacrer à la littérature. Collaborateur de Gavroche, d’Esprit, du Figaro, de La Gazette des lettres et du Parisien libéré, il fut aussi essayiste, biographe, dramaturge, homme de radio et de télévision, et surtout romancier. Auteur d’une vingtaine de livres couronnés par de nombreux prix. Maurice Toesca travailla aussi beaucoup pour la télévision, adaptant plusieurs de ses ouvrages (La Valse du sous-préfet, Le Singe bleu, Ces messieurs du Bois-Doré), ainsi que des oeuvres de Mauriac, Maurois, Jules Renard ou George Sand. Producteur à l’ORTF à partir de 1959, il fut nommé membre du Haut-Conseil de l’audiovisuel en 1973. Case 1377.

- Henry TORRÈS (1891-1966) : avocat, figure emblématique de la gauche, il fut connu pour avoir, entre autres, défendu en 1927 l’assassin de Semen Petlioura, responsable de nombreux pogroms. En 1920 il rejoignit le Parti communiste français lors du Congrès de Tours puis, après sa fondation en 1929, l’Association juridique internationale. Dans les années 1920 il défendit nombre d’anarchistes comme Germaine Berton en 1923 à laquelle il obtient l’acquittement à l’issue de son procès pour l’assassinat, qu’elle avait reconnu, du responsable monarchiste de l’Action française, Marius Plateau. En 1924 il défendit l’anarchiste italien Ernesto Bonomini, assassin de Nicola Bonservizi l’un des représentants du fascisme italien en France. De 1932 et 1936, il fut député de la gauche indépendante des Alpes-Maritimes. En 1948, il fut élu sénateur de la Seine des Républicains sociaux. Réélu en 1952, son mandat prit fin en 1958. Il fut le mentor de Robert Badinter aux débuts de la carrière d’avocat. Case 3268.

- La peintre Christine TROUBLE (1929-2004). Case 19 020.

- Le cinéaste et photographe Michel TROUPLIN (1942-2004. Case 16 036.

- La compositrice et chanteuse Karin TROW (1935-2002), qui interpréta Weill et Ferré. Case 11 002.

- Le peintre paysagiste Fernand TRUFFAUT (1867-1955), qui peignit Paris et la Normandie. Case 2715.

- Le musicien et compositeur vietnamien Truong TANG (1936-1989). Case 20 116.

- Le journaliste socialiste Henri TUROT (1865-1920), qui devint conseiller municipal de Paris. Il voyagea beaucoup et fut l’auteur de plusieurs récits de voyages, qui firent beaucoup dans l’amélioration des connaissances, pour le grand public, des colonies françaises. Case 5683.

- L’écrivain René VAILLOT (1905-1994), auteur en particulier de biographies de quelques grandes figures du XVIIIe siècle. Case 25 203.

- Manuel VALADARES (1904-1982) : physicien portugais, il obtint son doctorat en 1933 sous la direction de Marie Curie. Rejeté par le gouvernement de Salazar, il s’installa à Paris en 1947 à l’invitation d’Irène Joliot-Curie et devint en 1957 directeur de recherches au CNRS. Il fut l’un des pionniers de la physique nucléaire. Avec lui repose son épouse, la sculpteure Maria VALADARES (1904-1985). Case 15 057.

- Pierre VALUDE (1891-1930) : député radical-socialiste du Cher de 1919 à 1928, il fut un éphémère Sous-secrétaire d’État aux Ports, à la Marine marchande et aux Pêches en 1926. Il fut codirecteur d’un journal parisien La Voix. Case 5202.

- Marie van ZANDT (1858-1919) : soprano américaine d’origine hollandaise, elle fit ses débuts sur la scène de l’opéra de Turin dans le rôle de Despina du Cosi fan tutte de Mozart. Elle débuta à Paris en 1880 dans le rôle-titre de Mignon, le célèbre opéra d’Ambroise Thomas. Elle est surtout connue pour avoir créé le rôle-titre de l’opéra de Léo Delibes, Lakmé. Case 5890.

- Le tapissier d’art bulgare Maryn VARBANOV (1932-1989), qui s’installa à Paris mais travailla également en Chine. Case 243.

- Robert VERNAY (Robert Viandon : 1907-1979) : ancien journaliste de cinéma, il passa à la réalisation et tourna une trentaine de films entre 1932 et 1965. Ses deux titres les plus connus furent Le comte de Monte-Cristo (1943) et Le Capitan (1946). Il fut également scénariste, et s’impliqua dans des feuilletons radiophoniques comme « Ca va bouillir », avec Zappy Max. Il fut enfin le réalisateur de la série des Aventures de Bob Morane pour la télévision en 1964. case 10 632.

- Le cinéaste H.W. VICTOR (1894-1952). Case 24 776.

- Robert VIDALIN (1903-1989) : acteur de théâtre (il appartint aux troupes de l’Odéon et de la Comédie française, il tourna également un peu pour le cinéma. Durant la guerre, il fut l’une des voix, à la BBC, des Français parlent aux Français. Avec lui repose le comédien Jean GOSSELIN (César Gosselain : 1919-2000), qui tourna pour l’essentiel dans les années 40 et 50. Case 20 079.

- Henri VILLAT (1879-1972) : Mathématicien, il fut un spécialiste de la mécanique des fluides qu’il enseigna dans de nombreux établissements, dont la Faculté des sciences de Paris et à l’École normale supérieure de Fontenay et à celle de Sèvres. Élu Membre de l’Académie des sciences en 1932 (section de mécanique), il en devint président en 1948. Case 14 323.

- Daniel VINCENT

- Emile VUILLERMOZ (1878-1960) : critique musical, connu également sous les pseudonymes de Gabriel Darcy ou Claude Bonvin (il fut critique dans plusieurs journaux : L’Excelsior, L’Illustration, L’Eclair…), il fut également en 1916 le fondateur de la critique cinématographique en France. C’est lui, avec René Jeanne, qui pensa à un festival international du cinéma en France pour concurrencer la Mostra de Venise devenue trop politisée sous l’influence de Mussolini. Il soumit l’idée au ministre Jean Zay qui fut intéressé : de là allait naître le Festival de Cannes. Il fut l’auteur de cinéphonies, ancêtres en noir et blanc du clip. Case 6534.

- Le mime Georges WAGUE (1874-1965), qui débuta à l’Opéra en 1916 et interpréta pendant 28 ans les rôles de mime avec Argentina et Ida Rubinstein, ou qui joua encore avec Colette. Jusque dans les années 20, il tourna dans un certain nombre de films muets, en particulier pour Louis Feuillade. Case 9060, ses cendres furent relevées et déposées dans son actuel tombeau, dans la 13ème division du cimetière Montparnasse.

- Le compositeur Jules WALTER (1856-1924), auteur de musiques de salons très prisées à la fin du XIXe siècle. Sous le pseudonyme de Joël Tiska, il composa également des musiques populaires qui furent interprétées par les chansonniers de l’époque. Case 5637.

- Le peintre Philippe WATY (1956-2012), qui fut l’un des graphistes officiels du groupe Actuel. Il participa à un grand nombre d’expériences culturelles et artistiques dans les années 80 dans le sillage des bandes des Halles, du Palace... Case 8530

- Léon WERTH (1878-1955) : Très proche d’Octave Mirbeau, ce romancier et essayiste se manifesta par son anticléricalisme, son esprit très indépendant, antibourgeois et libertaire. Il manqua de peu le prix Goncourt en 1913 pour son roman La Maison blanche. En 1914, il partit pour le front, où il combattit pendant 15 mois avant d’être blessé. Il resta marqué par cette guerre, devenant un pacifiste convaincu. Il en tira un récit, Clavel Soldat, pessimiste et violemment anti-guerre. Paru en 1919, l’ouvrage fit scandale. Écrivain inclassable, à la plume acide, il écrivit dans les années de l’entre-deux guerres aussi bien contre le colonialisme (Cochinchine en 1928), à contre-courant de la mode coloniale de cette période, que contre le stalinisme dont cet homme de gauche dénonça tôt l’imposture. Il critiqua aussi le nazisme montant. Relisez la préface du Petit Prince de Saint-Exupéry, dont il était l’ami : c’est à lui que l’aviateur dédicace son ouvrage, où plutôt « À Léon Werth quand il était petit garçon » ! A la case 5942 repose son épouse, Suzanne CANARD-WERTH (1888-1949) qui fut sculptrice Case 5930.

- Le sculpteur Friedrich WESSBECHER (1950-1997). Case 20 200.

- WOLS (Wolfgang Schulze : 1913-1951) : photographe, peintre et graphiste, Wols est considéré comme un pionnier et un représentant important du tachisme et de l’Art informel en Europe. Il s’intéressa très tôt à la photographie, et suivit une formation artistique au Bauhaus : Paul Klee, Otto Dix et George Grosz l’influencèrent énormément. En 1932, il rencontra Max Ernst, Tristan Tzara, Miro, Calder, au cours d’un premier séjour à Paris. Il fréquenta le milieu surréaliste. Tout en commençant à peindre des aquarelles, il devient photographe de métier. Il connut son premier succès avec une commande pour le pavillon de la mode à l’Exposition universelle en 1937. En septembre 1939, il fut interné au camp des Milles, comme ressortissant allemand. Son mariage lui permit d’être libéré en octobre 1940. Il se réfugia ensuite à Dieulefit. Alcoolique, il consentit à une désintoxication en 1951 et mourut la même année, vraisemblablement d’une intoxication alimentaire. Avec lui reposent les cendres de son épouse, Grety WOLS (Hélène Dabija : 1898-1984). Case 21 058.

- Richard WRIGHT

- Le magicien YANCO (Jean-Louis Conte : 1928-1990), qui proposa dans les cirques des numéros étonnants combinant décors et costumes orientaux. Case 20998.

- Achille ZAVATTA

- Le batteur ZED (Philippe Leffray : 1966-2000), du groupe de punk rock Parabellum, mort électrocuté. Case 20254.

- L’écrivain Michel ZERAFFA (1918-1983). Case 17 290.

- Armand ZIWES (1887-1962) : enseignant et résistant, il mena également une carrière dans la haute administration. Préfet du Gers en 1945, éphémère préfet de police de Paris en 1947, il fut également l’auteur de plusieurs ouvrages. Case 4396.

- Le poète Socrate ZERVOS. Case 23 629, cendres relevées.

- Le comédien Jean-Pierre ZOLA (1916-1979), qui tourna des années 50 à sa mort dans de nombreux films. Il fut en particulier M. Arpel, le beau-frère de M. Hulot dans Mon oncle de Jacques Tati. Case 20732.


Commentaires

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Effacer la mort ?
dimanche 30 octobre 2011 à 20h32 - par  Dupont francois

Meme mort,vous ne pouvez reposer en paix pour l’éternité,que vous soyez crématisé ou inhumé,on vous enverra promener pour faire place nette.Il est loin le temps ou perpétuité signifiait éternité.Ramener à 50 ans puis à 30 ans par décret,il ne s’agit ni plus ni moins que de remplir les caisses de l’état,et vu le nombre de nos abonnés au Boulevard des étendus,j’aimerais en connaitre le montant des recettes,qui visiblement ne servent pas à entretenir nos souvenirs et ces lieux de receuillements.Personnellement,je trouve cette pratique honteuse dans la mesure ou vous achetez le terrain ou emplacement pour y reposer.Malheureusement,ici en Belgique,meme propriétaire d’un quelconque terrain,ce qui se trouve en dessous appartient à l’état...cqfd.Dès lors,pourquoi ne pas utiliser une technique scandinave qui consiste à placer le corps du défunt (congelé quelques instants)pour le rendre plus cassant,puis déposé dans un cerceuil écologique qui en se dégradant sous terre donnera naissance à un arbre ou une plante.Par la force des choses,le cimetière fera place à un parc arboré (à méditer) ou pour gagner de la place,il y à deux solutions,soit en construisant une sorte de HLM,comme il en existe une chez vous en France,soit en enterrant à la verticale plutot qu’à l’horizontale.Ne croyez surtout pas que je me moque un seul instant en écrivant ces lignes,ce n’est ni le lieu,ni dans mon genre de le faire,le seul vrai souvenir est celui qui reste gravé dans nos coeurs,je terminerais par une petite citation de Pierre Dac qui disait " finalement,la mort n’est qu’un manque de savoir-vivre.

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Le columbarium du Père Lachaise : R à Z
vendredi 29 octobre 2010 à 15h36 - par  jack

assez d’accord avec l’analyse de Philippe Landru : nos sociètes modernes tentent d’effacer la mort. Pour exemple, l’utilisation du marbre et sa surface lisse, la décrépitude de l’art funéraire, la fin de l’épitaphe, même plus de photos. On meurt plus chez soi, mais à l’hôpital et lorsque la mort arrive l’on place le corps dans un salon funéraire, histoire de ne pas gener. Je nes uis pas certain que nos vies soient assez pleines pour prétendre effacer la mort !!! Mais d’en doutons pas : la mort n’en saura rien.

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Le columbarium du Père Lachaise : R à Z
dimanche 28 mars 2010 à 23h07 - par  MARRY Ghislain- EVIGNY ( Ardennes )

Bonsoir.
« Cendres relevées » : que signifie cette expression ?
Pour quelle(s) raison(s) les cendres d’une personne crématisée, déposées au columbarium, sont-elles relevées ?

Quelle est la destination finale de ces cendres relevées ?

Merci pour la réponse. Bien à Vous.

Un internaute profane.

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lundi 29 mars 2010 à 05h58 - par  Philippe Landru

Il en va du columbarium comme du reste du cimetière : les emplacements pour les urnes sont achetés pour une durée déterminée (trentenaire pour la plupart). Quand les concessions arrivent à expiration, si la concession n’est pas repayée, les cendres sont reprises et l’emplacement, désormais vide, est attribué à quelqu’un d’autre. Les cendres sont dès lors dispersées sur le jardin du souvenir ou un endroit prévu à cet effet. C’est la raison pour laquelle les cases du columbarium du cimetière sont sans cesse réatribuées, et cela sera encore plus vrai dans l’avenir. Quoiqu’en disent les tenants de la crémation, cette pratique, dans nos sociétés modernes, a non seulement pour but de prendre le moins de place possible, mais également de faire disparaître toute trace du corps le plus rapidement possible. C’est ainsi que les personnalités les plus anciennes du columbarium n’occupent plus leur emplacement. Si rien n’est fait pour considérer ces cases cinéraires comme un patrimoine, il y aura bientôt au Père Lachaise une rupture de la continuité funéraire : d’une part un conservatoire de l’art funéraire du XIXe siècle, d’autre part une antichambre éphémère avant la disparition définitive des défunts. Il existe bien évidemment des partisans de cette approche radicale, désireux de laisser toute la place aux vivants. Cependant, considérer que les morts du XXe et XXIe siècle sont moins importants que ceux du XIXe relève d’une méconnaissance de ce qu’est la place d’un cimetière, du travail de deuil, du souvenir, et au-delà du patrimoine funéraire.

Brèves

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vendredi 14 février 2014

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