cimetière de VAUGIRARD

mardi 31 mars 2009
par  Philippe Landru

L’actuel cimetière de Vaugirard doit être distingué d’autres nécropoles parisiennes qui portèrent ce nom et qui font que beaucoup d’erreurs circulent sur le net. Il a existé trois cimetières de Vaugirard dans l’histoire :

-  Le premier était le cimetière paroissial de Vaugirard, à l’époque où cette partie du XVe arrondissement actuel n’était qu’un village détaché de la capitale. Attaché à l’église Saint-Lambert, il se trouvait à l’emplacement du carrefour que forme les actuelles rues de Vaugirard, Saint-Lambert et Desnouettes. Il servit plus de quatre siècles, et fut désaffecté en 1784. Il devint en grande partie l’actuelle place Henri Rollet. Il possédait une annexe (dit « cimetière d’en haut ») d’une superficie d’à peine 200 m² située approximativement entre les actuelles rue de Vaugirard, Cambronne et Blomet, mais cette annexe fut fermée dès 1650.

-  Le second cimetière de Vaugirard a une histoire beaucoup plus riche : né de l’interdiction faite par le Parlement de procéder à des inhumations dans les églises et dans les petits cimetières paroissiaux intra-muros, il ouvrit ses portes après des agrandissements successifs en 1784. Il s’étalait entre nos actuelles rues de Vaugirard et Lecourbe et fut destiné, à partir de 1791, à accueillir la population de la rive gauche. Déjà plein en 1810, il ne ferma ses portes qu’en 1824 avec l’ouverture du cimetière Montparnasse, dont ce second cimetière de Vaugirard peut être considéré comme l’ancêtre direct. C’est encore dans ce second cimetière que furent inhumés Chappe, Baudelocque, Clairon (pour n’en citer que trois) avant leur transfert dans d’autres nécropoles ; c’est également ici que Victor Hugo situe la scène de l’enterrement qui permit à Valjean d’échapper à Javert dans les Misérables… Un article sera ultérieurement entièrement consacré à cette nécropole aujourd’hui disparue : le boulevard Pasteur, le lycée Buffon et la rue de Staël ont pris sa place !

-  Le troisième cimetière de Vaugirard est celui qui est présenté JPEG - 40.4 ko dans cette fiche : il ouvrit ses portes au 318 rue Lecourbe en 1787 suite à la fermeture du premier cimetière de Vaugirard (le secon n’étant pas, stricto censu, un cimetière paroissial). Sa date de naissance est intéressante dans la mesure où elle en fait un des plus vieux cimetières de Paris encore en fonction ! Il n’occupait à l’origine qu’une mince bande de terrain qui fut élargie de nombreuses fois pour atteindre sa taille actuelle, modeste, d’un hectare et demi. Après l’annexion de 1860, il fut réservé aux seules inhumations perpétuelles (à l’exception des quelques mois du siège de Paris). JPEG - 42.9 ko

Aujourd’hui, cette petite nécropole mal connue se visite avec plaisir. Ce cimetière possède une pléiade de célébrités toutes plus oubliées les unes que les autres : cet article a pour but de les présenter un peu mieux. JPEG - 35.1 ko


Curiosités


-  Le cimetière de Vaugirard à la particularité d’abriter la tranchée gratuite des Invalides depuis 1882. Elle se trouvait à l’origine dans le second cimetière de Vaugirard où elle était séparée par un mur du reste du cimetière. On enterra par la suite les Invalides à Montparnasse, puis à partir de 1874 à Ivry. Comme ce cimetière était loin de l’Hôtel des Invalides pour les vieux compagnons du défunt, on rétablit cette tranchée à Montparnasse, puis en 1882 dans cet actuel cimetière. JPEG - 32.9 ko JPEG - 43.1 ko JPEG - 41.6 ko

-  Le cimetière possède un ossuaire contenant les restes des personnes inhumées dans l’église Saint-Lambert, qui furent transférés lors de la destruction de l’édifice en 1854. La dalle qui les recouvre indique « Sous cette pierre ont été religieusement déposés les restes des fidèles qui avaient été inhumés dans l’ancienne église de Saint-Lambert, bâtie en 1342, démolie en 1854 pour cause d’utilité publique et remplacée par l’église actuelle. L’administration municipale, fidèle interprète des sentiments de vénération des habitants de cette commune pour les cendres de leurs aïeux, les a réunis dans cette tombe le 13 juin 1857 ». JPEG - 60.4 ko

-  Le cimetière possède un grand nombre de caveaux de congrégations religieuses. De la même manière, plusieurs personnalités ecclésiastiques souhaitèrent s’y faire inhumer alors qu’elles n’avaient aucun lien avec le lieu (l’évêque de Saint-Flour en 1808, de Quimper en 1818, d’Arles en 1825). Cette « vocation » religieuse est l’une des deux caractéristiques essentielles de ce cimetière.

-  La seconde est la présence de plusieurs jeunes partisans de JPEG - 34 ko l’extrême droite royaliste française, membres des ligues et/ou proche des camelots du roi et de l’Action Française, morts généralement de manière violente : Outre Marius André, Pierre Juhel, Georges Calzant et Eugène Marsan (présentés plus bas), on citera Marius Plateau, tué en 1923, le trésorier de la ligue Ernest Berger (assassiné en 1925 : sa tombe est ornée d’un buste en bronze par Maxime Real del Sarte), Marcel Langlois (tué dans une rixe l’opposant à de jeunes communistes), JPEG - 31.9 ko Jules Lecomte (ouvrier des usines Renault, il fut l’une des victimes du 6 février 1934), Tillet et Trullet (mort également dans une rixe rue Damrémont). Leurs funérailles furent l’objet, dans le contexte des années 20 où l’Action française avait une réelle audience, d’une JPEG - 76.1 ko orchestration autour du thème du martyr afin d’asseoir leur présence et leur représentation. A dates régulières, le cimetière de Vaugirard redevient donc un lieu de rassemblement et de commémoration pour l’extrême droite. JPEG - 44 ko

- Ce cimetière à pour particularité de posséder l’une des deux tombes connues dans les cimetières parisiens intra et extra-muros de l’un des survivants du Titanic : il s’agit de celle de Fernand Omont (1882-1948) ; l’autre étant celle de Ninette Aubart au cimetière Saint-Vincent de Montmartre.

-  Les œuvres d’art :

    • La tombe du commandant Anthony Cottes (+1913), dont la tombe est ornée d’un médaillon en bronze par Denys Puech et d’une sculpture de Raymond Sudre. JPEG - 34.8 ko JPEG - 32 ko
    • Un Bas-relief en bronze par Botinelly sur la tombe Luginbuhl. JPEG - 53 ko
    • Un ange sur la tombe Fisch par Jean Joachim. JPEG - 43.2 ko
    • Un bas-relief en pierre le représentant de profil sur la tombe du général Paul Echard. JPEG - 31.8 ko
    • Le tombeau Attanni, orné de deux beaux médaillons et d’une statue en marbre. JPEG - 32.9 ko
    • Une statue de femme en bronze sur la tombe Jacquin. JPEG - 33 ko
    • Un médaillon en bronze sur la tombe de l’ingénieur Paul Lebas. JPEG - 22.1 ko
    • Un buste sur la tombe de Ferdinand Monier. JPEG - 26.5 ko

Célébrités : les incontournables…


- Hector BIANCIOTTI
- Paul DOUMER
- Jean LARTEGUY


… mais aussi


-  Marius ANDRÉ (1868-1927) : écrivain, poète, journaliste et traducteur français. D’abord proche du Félibrige de Frédéric Mistral, il fut édité par Joseph Roumanille. Par la suite, il fut l’un des collaborateurs de L’Action française de Charles Maurras. Son épitaphe précise : « Ici repose Marius André qui chanta sa Provence natale et du Bosphore au Pacifique servit la France et le génie latin ». JPEG - 39.7 ko

-  Louis AUBERT (1877-1968) : compositeur, membre de l’Académie des Beaux-Arts, il avait fréquenté la classe de composition de Fauré au Conservatoire. Excellent pianiste, il composa essentiellement pour la voix. JPEG - 34.4 ko

-  Michel BAROIN (1930-1987) : haut fonctionnaire français, président de la GMF puis de la FNAC, il fut également grand maître du Grand Orient de France et maire de Nogent-sur-Seine. Il mourut dans un accident d’avion au Cameroun dans des circonstances mal élucidées. Ami proche de Jacques Chirac, il était le père de François Baroin, qui fut ministre à plusieurs reprises. La tombe est ornée d’une statue blanche de facture moderne de Pellan. JPEG - 35.7 ko

-  Le dramaturge Lucien BESNARD (1872-1955), qui fut également librettiste (l’Auberge du Cheval Blanc). Avec lui repose son gendre, l’architecte et décorateur Charles SANLAVILLE. JPEG - 33.6 ko

-  Le peintre lorrain Albert BETTANNIER (1851-1932). Sa tombe est ornée d’un buste en bronze par Paul Capellaro. JPEG - 5.1 ko JPEG - 39.5 ko

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-  Marguerite BOURCET (1899-1938) : écrivaine catholique, elle fut JPEG - 9.9 ko l’auteure de plusieurs romans, en particulier pour la jeunesse, ainsi que de plusieurs travaux sur la duchesse d’Alençon. Elle mourut prématurément d’un cancer. Avec elle reposent également son ami et collaboratrice, l’écrivaine Lucienne ELLA-BOUET DUFEIL (1905-1994). JPEG - 45.5 ko

-  Le sculpteur Jean-Baptiste BOYER (1783-1839), dont la stèle est ornée par un médaillon en marbre encadré par deux putti. La stèle de son beau-père, Antoine Fontange, lui est mitoyenne et est elle aussi ornée d’un médaillon. JPEG - 32.4 ko

-  Georges CALZANT (1897-1962) : avocat, journaliste et militant royaliste français, il se réfugia avec Charles Maurras à Lyon sous l’Occupation. Lorsque le journal de l’Action française fut interdit à la Libération, il fonda Aspects de la France, un hebdomadaire ayant pour objectif de défendre l’orthodoxie maurrassienne et de renouer avec le projet monarchiste des membres fondateurs de l’Action française. Dans sa sépulture repose également Pierre Juhel. JPEG - 33.2 ko

- La journaliste Clara CANDIANI-TRIAS (Claire Mille : 1902-1996), connue en particulier pour l’émission Les Français donnent aux Français qu’elle anima sur Paris Inter puis France Inter de 1947 à 1981. Elle était la fille de l’écrivain Pierre Mille et la filleule de Jacques Maritain. Son mari, José Maria Trias, était un des créateurs du Secours Catholique. Elle ne repose avec aucun de ces derniers. JPEG - 61.4 ko

-  Le sculpteur Albert CHARTIER (1898-1992). JPEG - 51.7 ko

-  Adolphe CHÉRIOUX (1857-1934) : ancien président du Conseil municipal de Paris, il multiplia les actions en faveur de l’instruction et de l’enfance (fondation de l’orphelinat départemental de Vitry-sur-Seine). Son nom fut donné à des voies ou des établissements dans le XVe arrondissement et dans certaines communes de banlieue, mais également comme nom annexe de la station de métro Vaugirard. Sa tombe est ornée d’un médaillon en bronze par Charles Pillet. JPEG - 54.9 ko JPEG - 33.9 ko

-  La peintre Adeline CHÉRON (1863-1916). JPEG - 30 ko

-  Le chanoine Antoine CORNETTE (1860-1936) : vicaire à JPEG - 5.1 ko Saint-Honoré d’Eylau, il fut l’un des fondateurs des scouts de France à l’imitation des scouts de Baden Powell, d’obédience protestante. Contrairement à ce qu’on lit souvent, on ne peut lui accorder seul la paternité du mouvement. C’est pour faciliter l’acceptation du scoutisme par la hiérarchie ecclésiastique qu’il en fut déclaré le fondateur officiel. Sur sa tombe figure la grande croix des scouts de France. JPEG - 32.8 ko

- La peintre Marguerite CRISSEY (Marguerite Guepet : 1873-1945). JPEG - 4.5 ko JPEG - 51.2 ko

-  L’helléniste Marie Alphonse DAIN (1896-1964) : enseignant en philologie et en paléographie à l’École pratique des hautes études, directeur du catalogue des manuscrits grecs de la Bibliothèque nationale, il fut membre de l’Académie des inscriptions et belles-Lettres. JPEG - 34.7 ko

-  L’architecte Aristide DANIEL (1876-1938). JPEG - 45.5 ko

-  Le cardinal Jean DANIÉLOU (1905-1974) : ordonné prêtre JPEG - 8.7 ko en 1938, il fonda la collection « Sources chrétiennes » en collaboration avec Henri de Lubac, inaugurant ainsi le renouveau de la patristique catholique. À la demande du pape Jean XXIII, il participa comme expert au concile Vatican II. Créé cardinal par le pape Paul VI, il fut élu à l’Académie française en 1972. Sa mort subite suscita beaucoup de commentaires : on trouva en effet son corps chez une prostituée parisienne. L’Église catholique expliqua alors que le cardinal visitait fréquemment les malades et les prostituées ! Il repose dans le même caveau qu’Henri de Lubac. JPEG - 31.8 ko JPEG - 25.8 ko

-  Le général Edouard DAMESME (1807-1848), qui prit le commandement de la garde mobile durant les journées de juin 1848 et fut blessé lors de l’attaque du Panthéon. Il mourut des suites de son amputation.

- Louise DESREZ (1858-1923), qui fonda, pour combler un manque dans l’éducation des jeunes filles, l’école normale catholique au 90 rue de Rennes, dans le but d’assurer la formation d’institutrices chrétiennes. Cet établissement s’ouvrit peu à peu à des classes primaireset son développement sans cesse croissant l’obligea à envisager son agrandissement. C’est ainsi que l’Ecole Normale élit domicile au 159 rue de Sèvres. JPEG - 56.4 ko

- La relieuse d’art Hélène DUMAS ’1896-1995), qui travailla en collaboration avec Germaine de Coster, qui repose sous un beau tombeau d’inspiration Art-nouveau réalisé par Eugène Vallin, cousin de la famille. JPEG - 61.9 ko

- Jacques FRIEDMANN (1932-2009) : Haut fonctionnaire et grand patron, il JPEG - 5 ko occupa plusieurs postes de responsabilité dans l’administration. Il fut notamment membre des cabinets de Valéry Giscard d’Estaing en 1964, de Chirac en 1969 et de Pierre Messmer en 1972. Il a vainement tenté de rapprocher Jacques Chirac et Édouard Balladur pour la présidentielle de 1995. JPEG - 49.3 ko

-  Henri GIRAUD (1880-1942) : directeur, à la préfecture de la Seine, de la coordination entre les ministères des Travaux publics, de l’Armement et de la Défense nationale, il devint secrétaire général à l’Équipement nationale à partir de 1941 dans le Gouvernement Darlan. Sa tombe est ornée d’un bas-relief en bronze. JPEG - 37.3 ko

- Jean GOSSET (1907-1977) : professeur de Clinique chirurgicale à l’Hôpital Saint-Antoine, il était membre des Académies de médecine et de chirurgie. JPEG - 62.4 ko

-  Le poète et chansonnier Edouard GRESSIN (1846-1901), auteur de chansons romantiques bien fanées aujourd’hui. Sa tombe semblait orné d’un médaillon qui a disparu. JPEG - 39.4 ko

-  l’abbé Nicolas GROULT D’ARCY (1763-1843) : bénédictin, principal du collège d’Autun, professeur à la Sorbonne et directeur de la Maison d’éducation de l’Ordre royal et militaire de Saint-Louis ; il fut un bienfaiteur de la commune en faisant don d’une partie de sa propriété pour l’ouverture d’une rue qui porte son nom dans l’arrondissement ainsi que de la seconde église Saint-Lambert. JPEG - 38.9 ko

-  Pierre JUHEL (1910-1980) : ancien camelot du roi, ce journaliste et militant royaliste français fut l’un des membres fondateurs du mouvement Restauration nationale. Cette organisation qui succéda à l’Action française de Charles Maurras se définit comme le « Centre de propagande royaliste de l’Action française ». Il repose dans le même caveau que Georges Calzan. JPEG - 41.5 ko

- La styliste Emmanuelle KHAHN (Renée Meziere : 1937-2017), fondatrice d’une entreprise portant son nom. Elle connut notamment le succès en créant des lunettes dans les années 1970. Elle fut surnommée « la Mary Quant française » (21ème division).

-  Le comte Florian de KERGORLAY (1769-1856) : Pair de France ultra royaliste, il fut député de l’Oise de 1815 à 1816, puis de 1920 à 1923. Il participa aux conspirations fomentées autour de la duchesse de Berry.

- Marius-Ary LEBLOND : sous ce nom de plume se dissimulent deux écrivains : Georges ATHÉNAS (1877-1953), historien, critique d’art JPEG - 6.9 ko et journaliste français, cousin du poète réunionais Léon Dierx, et son cousin Aimé MERLOT (Alexandre Merlot : 1880-1958), qui fut également conservateur du musée de la France outre-mer. Leur œuvre considérable, qui s’étale sur près de cinquante ans, touche à la fois au roman, au récit de voyage, à la critique littéraire, et fut couronnée de récompenses prestigieuses, en particulier le Goncourt pour En France en 1909. Ils théorisèrent le roman colonial, qu’ils opposèrent à l’exotisme de Pierre Loti dans leur manifeste écrit en 1926, Après l’exotisme de Loti, le roman colonial. Par le roman colonial, ils voulurent intéresser le public français à l’intimité des races présentes dans les colonies, à travers l’épanouissement de leur singularité culturelle. Paralèllement à l’écriture, Georges Athénas fut secrétaire du général Gallieni. Ils furent en outre les créateurs du musée colonial Léon Dierx à Saint-Denis de la Réunion. Il reposent ensemble dans tombe de la 2ème division, mais celle-ci ne mentionne pas leur identité ! [1] JPEG - 34.9 ko

-  L’architecte Adrien Jean-Joseph LENFANT (1852-1908). Dans le même caveau repose son frère, l’évêque de Digne de 1915 à 1917 Léon Adolphe LENFANT (1858-1917 : hormis son cœur, conservé dans la cathédrale Saint-Jérôme de Digne). JPEG - 48.5 ko

-  Le peintre Léon LOIRE (1822-1898), dont la tombe est ornée d’une palette. JPEG - 33.4 ko

-  Le cardinal Henri de LUBAC (1896-1991) : théologien JPEG - 5.5 ko jésuite, il enseigna à partir de 1929 à la faculté de théologie de l’Institut catholique. Pendant l’Occupation, rejoignant l’abbé Couturier, Mounier et l’équipe d’Esprit, il adopta au nom de sa foi une courageuse attitude de résistance intellectuelle et spirituelle. Après la Libération, il développa une grande activité théologique qui déboucha sur plusieurs publications de tout premier ordre, dont Surnaturel (1946). Ce dernier ouvrage attira sur lui des suspicions de « modernisme » qui aboutirent - après la parution en 1950 de l’encyclique Humani Generis fustigeant la « théologie nouvelle » - à son retrait pour dix ans de l’enseignement théologique. Ce n’est qu’en 1958 qu’il fut autorisé à reprendre ses cours. Il fut nommé par Jean XXIII expert du concile de Vatican II et redevint alors un théologien écouté et respecté, ce qui aboutit en 1983 à sa nomination au cardinalat par Jean-Paul II. Il est inhumé dans la même sépulture que le cardinal Daniélou. JPEG - 21.5 ko

- Léon LYON-CAHEN (1877-1967) : magistrat, il fut le Premier Président honoraire de la Cour de cassation et le président du MRAP de 1953 à 1962. Il fut au sein de cette association l’initiateur des propositions de loi qui aboutirent en 1972 à la loi Pleven réprimant le racisme. Sa tombe de famille signale l’existence de son fils, François LYON-CAHEN (1905-1944), avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation, qui mourut en déportation à Auschwitz. JPEG - 59.5 ko

-  Jacques MARETTE (1922-1984) : Sénateur UNR de Paris JPEG - 5.7 ko de 1959 à 1962, il fut élu député de Paris en 1962 et siégea à l’Assemblée nationale jusqu’à sa mort. Il fut, de 1962 à 1967, ministre des Postes et des télécommunications dans le gouvernement Pompidou. Frère de la psychanalyste Françoise Dolto et oncle du chanteur Carlos, c’est sa soeur qui rédigea la première réponse type des Postes aux lettres au père Noël reçues, une de ses initiatives lors de sa première année comme ministre des Postes. JPEG - 37.5 ko

-  Eugène MARSAN (1882-1936) : écrivain, journaliste et JPEG - 4.4 ko critique littéraire, il devint vite un familier des milieux littéraires qui se constituaient en réaction au Symbolisme et au Naturalisme, autour de Jean Moréas, de Maurice Barrès et de Charles Maurras. Auteur mondain, nostalgique et réactionnaire, il tint pendant plusieurs années la critique littéraire de L’Action française, sous le pseudonyme d’Orion. JPEG - 35.2 ko

-  Marie MATHIEU (1864-1904), de l’Opéra. JPEG - 36 ko

-  Henri MOUTON (1869-1935) : biologiste à l’Institut Pasteur, il fut maître de conférence à la Faculté des sciences de Paris puis professeur sans chaire de physique-chimie à partir de 1927. Il collabora avec Aimé Cotton pour la mise en évidence de l’effet Cotton-Mouton (biréfringence). JPEG - 62.8 ko

-  Le peintre et caricaturiste Henry OULEVAY (1834-1915). Il fut peint par Carolus-Duran sur un double portrait où il figure (à gauche) aux côtés de Fantin-Latour. JPEG - 8.8 ko JPEG - 34.3 ko

- Henri POTTEVIN (1865-1928) : médecin et biologiste à l’Institut Pasteur, il JPEG - 18.5 ko se lança en politique à l’occasion de l’Affaire Dreyfus qu’il défendit. Maire de Castelsarrasin, député du Tarn-et-Garonne de 1914 à 1919, puis sénateur de 1920 à 1926, il resta fidèle au groupe de la Gauche démocratique, radicale et radicale-socialiste. JPEG - 46.8 ko

-  Emile REYNAUD (1844-1918) : photographe et BMP - 69.8 ko dessinateur, il fut l’inventeur du praxinoscope puis il mit au point en 1888 son théâtre optique, avec lequel il proposa au public du musée Grévin de véritables petits dessins animés, alors appelés pantomimes lumineuses. Avec lui naquit donc le dessin animé, qui connut un grand succès dès le début. L’arrivée des frères Lumière mit un terme à son succès, et une bonne partie de son œuvre fut malheureusement détruite. Victime d’une congestion pulmonaire, il entra à l’hospice des incurables d’Ivry où il mourut. Il fut enterré dans une fosse commune à Ivry et et ne possède donc pas de tombe. Souhaitant qu’il y ait un lieu à sa mémoire où l’on puisse se recueillir, la famille et l’association des Amis d’Emile Reynaud ont fait réaliser une plaque commémorative qui se trouve dans ce cimetière, sur la tombe de sa femme et de son second fils, André Reynaud ( [2]). JPEG - 38.4 ko

-  Jocelyn ROBERT (1867-1956), qui fut gouverneur de la Guadeloupe en 1924. JPEG - 41.9 ko

- Pierre SAKA (Pierre Sakalakis : 1921-2010) : après avoir débuté JPEG - 5 ko sa carrière en animant diverses émissions radiophoniques, notamment à Paris Inter et Radio Luxembourg, il se mit au début des années cinquante à écrire des chansons. Si aucun « tube » ne s’impose de ses multiples compositions, il écrivit pour une foule de vedettes de diverses générations, de Andrex ou des Soeurs Etienne à Dany ou France Gall, en passant par Dalida, Annie Cordy ou Richard Anthony. En 1972, il fut l’un des créateurs de L’oreille en coin sur France Inter, et signa plus de 3000 parodies dans le cadre de cette émission radiophonique. Il fut également l’auteur de plusieurs ouvrages sur la chanson française. JPEG - 51.8 ko

-  Jules SCAMARONI (1890-1938) : préfet de la Lozère en 1929, des Ardennes en 1930, du Morbihan de 1933 à 1936 puis du Loiret de 1936 à sa mort, il était le père du Compagnon de la Libération Fred Scamaroni. JPEG - 36.9 ko

- Jean Blaise Auguste THIBOUMÉRY (1799-1870), qui fut le dernier maire de Vaugirard entre 1848 et l’annexion de 1860. JPEG - 41.9 ko

-  Le capitaine de vaisseau Auguste THOMAZI (1873-1959), auteur de plusieurs ouvrages sur l’histoire de la marine. JPEG - 39.6 ko

-  Le chansonnier Christian VEBEL (Christian Schewaebel : JPEG - 2.5 ko 1911-2002), qui fut l’un des portes-parole de la nostalgie des pieds-noirs, et qui se produisit aux Trois baudets et aux Deux-Ânes. Il repose dans le caveau de son père, l’homme de lettres Joseph SCHEWAEBEL (1882-1918). JPEG - 34.9 ko

- Adolphe VINCENT (1896-1978) : avocat et un homme politique français, il fut JPEG - 25.3 ko député du Pas-de-Calais de 1936 à 1940. Quoique de Gauche, il fut un opposant au Front populaire. JPEG - 52.6 ko


Merci à Dominique Jeantet pour toutes les précisions concernant Marius-Ary LEBLOND.


[1Complément d’information par Dominique Jeantet : Leur tombe est une ancienne concession, reprise, d’où le nom de « famille Vincent » qui figure desus et qui n’a rien à voir avec eux. Et sur un côté de cette tombe, figure une petite plaque de cuivre d’un certain Louis Athénas décédé en 1983, avec un symbole d’écrivain... après vérification dans les registres il se trouve qu’absolument aucun Louis Athénas n’est enterré ici et après vérification sur internet il n’y a aucun écrivain du nom de Louis Athénas... un mystère quant à cette petite plaque !

[2je joins à cet article la réponse apportée par son arrière-petite-fille à mes questions concernant la sépulture d’Emile Reynaud :

Bonjour,

Je fais suite à votre message concernant la tombe d’Émile Reynaud. Effectivement, Émile Reynaud est décédé à l’Hospice d’Ivry-sur-Seine pendant la guerre de 1914-18, ses deux fils étaient à la guerre et il a été enterré dans une fosse commune à Ivry, donc il n’a pas de tombe. Souhaitant qu’il y ait un lieu à sa mémoire où l’on puisse se recueillir, la famille et l’association ont fait réaliser la plaque commémorative dont vous parlez, qui se trouve au cimetière Vaugirard sur la tombe de sa femme et de son second fils, mon grand-père André Reynaud.

Espérant avoir répondu à votre attente,

Cordialement,

Sylvie Saerens

Arrière-petite-fille d’Émile Reynaud


Commentaires

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cimetière de VAUGIRARD - tombe OMONT
jeudi 13 juillet 2017 à 13h11 - par  PIETRI

Bonjour Philippe,

Ayant décidé d’aller explorer le cimetière de Vaugirard, j’ai bien sûr préalablement consulté votre site sur lequel j’ai lu avec intérêt que ledit cimetière abrite la sépulture de Fernand OMONT, l’un des rescapés du naufrage du Titanic.

Toutefois, faute d’une photo et d’un numéro de division j’ai compris assez vite, une fois sur place, que la recherche risquait d’être assez longue et je me suis rendue à la Conservation avec, je dois le dire, une vague appréhension de ne pas y être très bien reçue, eu égard aux commentaires laissés par Monsieur Boyer de Bouillane lorsqu’il a fait la même recherche.

Crainte totalement infondée ; j’y ai été accueillie avec une extrême gentillesse par Madame l’Agent Conservateur du site qui m’a non seulement indiqué l’emplacement de la tombe (division 9 – 1ère ligne – ordre 2 – cadastre 2) mais qui m’y a accompagnée ; grâce lui en soit rendue, car comme il n’existe pas de panneaux indiquant le numéro des divisions et que les allées séparant les divisions sont fort étroites, il est souvent difficile de savoir exactement dans quelle division on se trouve.

Cette charmante dame a bien voulu, par la même occasion, attirer mon attention sur la sépulture d’Yvonne Lefébure et de son époux Fred Goldbeck dans la division 8, et sur celle d’Emmanuelle Khanh dans la chapelle cinéraire située contre le mur de la division 21. Et lorsque je suis revenue la voir un peu plus tard, car je n’arrivais décidément pas, malgré la photo copiée sur votre site, à retrouver la tombe de Marius André, elle m’a informée après consultation des registres, que cette concession avait été reprise et que les restes du défunt reposent dorénavant à l’ossuaire du Père Lachaise.

Je la remercie donc très vivement de son amabilité, du temps qu’elle a bien voulu me consacrer et des découvertes que j’ai faites grâce à elle.

Mireille P. -

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cimetière de VAUGIRARD
lundi 24 octobre 2016 à 10h11 - par  cp

Et pour compléter le tableau pipeule de Jacques Marette, il n’a pas été que le frère de, et donc l’oncle de, il a aussi été le gendre de Jean Dutourd, en étant le premier mari de sa fille Clara, jeune journaliste précocement décédée après un second mariage...

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cimetière de VAUGIRARD
lundi 24 octobre 2016 à 09h22 - par  Raviart Françoise

Bonjour Nicolas. Oui, mon mari est bien le petit-fils de Georges ! J’ai correspondu plusieurs années avec votre tante Anne-Marie pour des questions de généalogie. Ce serait un plaisir de reprendre cet échange.. Très amicalement.

Site web : Nicolas Badin
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cimetière de VAUGIRARD
mardi 27 septembre 2016 à 08h59 - par  Raviart Françoise

Je réponds bien tardivement au message de juin 2015 concernant la tombe de la « Famille Arthur Dumas » dans laquelle repose la relieuse Hélène Dumas, ma tante. Cette tombe a été dessinée par Eugène Vallin et réalisée en 1914 après le décès de son père (et donc mon grand-père) Arthur Dumas dans l’accident de chemin de fer de Melun du 4 novembre 1913. El Merci à Philippe Landru pour son admirable travail de mémoire.

Site web : Françoise RAVIART
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mercredi 28 septembre 2016 à 20h49 - par  nicolas Badin

Bonsoir Françoise,
avez-vous un lien de famille avec http://www.patrimoinehospitalierdunord.fr/biographies/page44.html ?
cordialement

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cimetière de VAUGIRARD
vendredi 2 septembre 2016 à 18h15 - par  Daniel C

Edouard GRESSIN serait-il mort de mort violente ? Sa colonne brisée semble y faire penser.

C’est en cherchant un site sur les cimetières en Belgique que je suis tombé sur le vôtre. L’histoire de Belgique étant tellement proche de celle de la France, je n’ai pu m’empêcher d’y jeter un coup d’oeil. J’y suis resté scotché. ! Quelle mine !
Je ne peux que vous féliciter et vous souhaiter de continuer longtemps !

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samedi 3 septembre 2016 à 17h47 - par  MARRY Ghislain - EVIGNY (Ardennes)

ERRATUM : quelle au lieu de qu’elle !

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samedi 3 septembre 2016 à 15h47 - par  MARRY Ghislain - EVIGNY (Ardennes)

En 1901, à Paris, qu’elle était l’espérance de vie chez les hommes ?
55 ans n’était-il pas un âge « normal » pour passer de vie à trépas ?
Surtout avec l’alcoolisme mondain, le tabagisme forcené, la nourriture riche en graisse et en sucre, le manque d’exercices physiques, la pollution, etc, etc.

Je pense qu’une colonne tronquée ne sied pas sur la tombe de ce poète-chansonnier qui n’est pas passé à la postérité !

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samedi 3 septembre 2016 à 11h26 - par  Pincettes

La colonne brisée n’est pas symbole d’une mort violente mais de la vie soudainement interrompue par le destin. On la trouve généralement sur la tombe de jeunes gens morts prématurément.

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cimetière de VAUGIRARD
lundi 22 juin 2015 à 04h50 - par  langelier fabrice

Philippe descouturelle, je n Ai aucune precision concernant la tombe de la relieuse Helene Dumas que j Ai rencontre UNE fois lorsqu’Elle respirait encore le Bon air Parisien, c est le caveau de la famille Dumas donc, cette tombe a du etre concue entre 1910 et 1930 a la mort d un parent ou d un aieul. Helene est morte en 1995, heure a laquelle personne ne se rapellait du modern’styl ou autre style de cette époque. J Ai malheureuselment loupe cette tombe lors de mon dernier passage dans cet arrondissement de paris. Dommage. Merci de votre interet.

cimetière de VAUGIRARD
samedi 16 mai 2015 à 19h41

@Philippe / Dominique Jeantet
Georges Athénas et Aimé Merlot (=Ary-Leblond) se trouvent bien dans la tombe Vincent. Vérifié, ce jour, sur place, avec la Conservation. Leurs épouses y reposent également.
H. Lallment

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cimetière de VAUGIRARD
samedi 3 mai 2014 à 17h33 - par  Frédéric Descouturelle

Bonjour,
Je suis spécialiste d’Eugène Vallin, menuisier nancéien ayant appartenu au mouvement de l’Ecole de Nancy et je suis intrigué par le monument Hélène DUMAS (1896-1995) du cimetière de Vaugirard.
Je n’ai aucune information concernant une tombe parisienne par Vallin qui meurt en 1922, mais ce monument est peut être conçu à une date antérieure ?
Puis-je vous demander si vous avez des détails pour cette attribution ? Vous évoquez un lien de famille.
Meilleures salutations,
Frédéric Descouturelle

cimetière de VAUGIRARD
mardi 27 décembre 2011 à 16h17

Pour compléter l’article sur la tombe de Louise Desrez, je précise que l’Ecole normale catholique a déménagé une nouvelle fois de la rue de Sèvres au 5 de la rue Blomet vers les années 1933-1936. Elle se trouve encore aujourd’hui à cette adresse.
Une ancienne élève (de 1956 à 1968 !)

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cimetière de VAUGIRARD
mardi 22 novembre 2011 à 23h12 - par  Pelucchi

Le long du mur sud du cimetière, la quatrième tombe à partir du fond aux noms de Grégoire (Des jumeaux fille et garçon )est particulièrement émouvante avec cette épitaphe :« Ensemble vous nous les aviez donnés,ensemble vous nous les avez repris .Mon dieu que votre volonté soit faite ».Lui est mort à la fin de la guerre 14, elle un mois après lui.Merci encore pour votre très beau site.Pelucchi.

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cimetière de VAUGIRARD
vendredi 26 août 2011 à 21h42 - par  Jon

Ou-est-ce que de Lubac, SJ, au cimetière ? Desolé, je parle anglais, mais je peux utiliser un traduictioniser.

Site web : de Lubac ?
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vendredi 26 août 2011 à 23h38 - par  Philippe Landru

Henri de Lubac is in the same grave as cardinal Danielou. This grave is in left border of the central path. The cemetery is not very big, and it is not difficult to find it.

cimetière de VAUGIRARD
lundi 20 juin 2011 à 16h21

Article très intéressant et bien fait.

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cimetière de VAUGIRARD
mercredi 29 décembre 2010 à 00h06 - par  Hervé OLEON

Salut Philippe,
pour info complémentaire, c’est aussi à Vaugirard, au niveau du carré militaire des Invalides que se trouve (malheureusement elle n’est plus matérialisée, et l’a-t-elle vraiment été un jour ?) la tombe d’un des ancêtres de ma mère, le général Jean-Baptiste DALESME (1763-1832), baron d’Empire, Grand Officier de la Légion d’Honneur, Gouverneur de l’île d’Elbe et Commandant militaire des Invalides de 1830 à 1832. Son nom est gravé sur la face nord de l’Arc de Triomphe. Il fut pendant près de 20 ans le second du maréchal Jourdan, originaire de Limoges comme lui. Si tu le souhaites je te fournirai davantage d’infos à son sujet. Il est mort le 13 avril 1832 de suites du choléra qui frappait alors Paris. J’ai en ma possession le discours prononcé lors de son inhumation. A priori, il n’a pas été enterré en fosse commune mais en fosse individuelle, dans le carré militaire des Invalides. Aurais-tu des références permettant de localiser celui-ci avec précision ? Où se trouvait-il exactement par rapport à l’ossuaire actuel des Invalides ?

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cimetière de VAUGIRARD
mercredi 10 novembre 2010 à 13h15 - par  BERTRAND Damien

Monsieur LANDRU,

Étant un fin connaisseur de la catastrophe du Titanic et de ses passagers, je me opermets de vous signaler qu’un autre survivant du naufrage est enterré dans un cimetière parisien autre que Mme AUBART.
Il s’agit de Monsieur Alfred Fernand OMONT qui est inhumé au cimetière de Vaugirard, rue Lecourbe.
La survivante Dorothy GIBSON, célèbre actrice de l’époque est inhumée au cimetière de Saint Germain en Laye.

Amitiés.

Damien BERTRAND.

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dimanche 21 mai 2017 à 18h29 - par  Philippe Landru

C’est une belle découverte que celle-ci : jusqu’à présent, la seule survivante du Titanic connue inhumée dans un cimetière parisien était Ninette Aubart à Montmartre. Je vais donc l’ajouter à la fiche sur Vaugirard.

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dimanche 21 mai 2017 à 17h05 - par  BOYER DE BOUILLANE Emmanuel

Re-bonjour ,

Je suis retourné au C.Vaugirard et j’ai pu voir une gardienne beaucoup plus aimable que celle de la dernière fois .
Il y a donc bien un rescapé du Titanic enterré là . Je lui ai donné les références de la Cité de la Mer à Cherbourg et elle m’a accompagné jusqu’à la sépulture ; les inscriptions ne sont plus très lisibles , néanmoins j’ai pu faire des photos .
Fernand OMONT 1882/1948 .
J’ai juste oublié de noter la division , mais le site n’étant pas très grand on retrouve facilement l’endroit .

Emmanuel .

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dimanche 14 mai 2017 à 16h52 - par  BOYER DE BOUILLANE Emmanuel

Bonjour ,

Je suis un passionné de tout ce peut apporter au niveau historique la visite d’un cimetière . Travaillant à la Ville de Paris j’ai eu l’occasion de les fréquenter .
Et là je me consacre au C.Vaugirard ...
Je me suis pris la tête avec la gardienne qui ne voulait pas me donner l’emplacement de la tombe que je cherche : celle du survivant du Titanic « Alfred Fernand OMONT » . M’indiquant que cela ne servirait à rien car il y a un Alfred et pas un Fernand , ou le contraire ... Bref j’insiste et elle me donne un emplacement mais je ne suis pas arrivé à trouver la tombe ...
Pour faire court elle me parlait aussi de quelqu’un lui demandant une tombe d’un certain LANGLOIS .
Et bien sûr elle ne pensait pas au camelot du roi , elle a répondu à la personne que ce n’était pas à Vaugirard , m’indiquant au passage qu’il y a des enquiquineurs partout ...

Je n’ai pas insisté , voyant qu’elle n’était pas bien disposée .

Au passage c’est en allant sur le site du Musée de la Mer à Cherbourg que j’ai vu qu’il y avait bien un certain Alfred Fernand OMONT inhumé au C.Vaugirard . Mais où ?

Emmanuel
Boyer de Bouillane .

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jeudi 11 novembre 2010 à 14h28 - par  Philippe Landru

Merci beaucoup pour ces informations : je les ajouterais prochainement aux deux articles sur St Germain en Laye et Vaugirard.

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cimetière de VAUGIRARD
mardi 12 janvier 2010 à 14h09 - par  Brigitte Hermann

1.Melle Clairon a-t-elle vraiment été inhumée au second cimetière de Vaugirard avant de se retrouver au père Lachaise ? on lit par ailleurs qu’elle a d’abord été inhumée à Saint-Sulpice.

2. Pourquoi un point d’exclamation après « l’Église » dans l’article sur le cardinal Daniélou ?

merci pour votre site si riche et intéressant.

Brèves

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vendredi 14 février 2014

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