PANTIN (93) : cimetière parisien

visité en novembre 2001
jeudi 15 novembre 2012
par Philippe Landru

Un monstre ! Par quelque bout qu’on le prenne, le cimetière parisien de Pantin plonge le taphophile dans des abîmes de perplexité : son immensité (il est le plus grand cimetière de France avec ses 107 hectares), la tristesse qui s’en dégage (les jours pluvieux, c’est à se foutre une balle dans la tête !), l’absence quasi-totale de visiteurs, l’affreuse monotonie des tombes sans génie que certaines divisions proposent... Pourtant, l’administration a cherché et cherche encore à le rendre attractif : ses allées sont bordées par de nombreux arbres (il y en aurait 8000), dont elles portent le nom (marronniers, mûriers blancs, tilleuls de Hollande...). Certaines divisions, dont la 88, sont aménagées en secteurs paysagers... Pourtant, rien n’y fait : le cimetière de Pantin n’est tout simplement pas à taille humaine. Il faut beaucoup de courage pour s’y aventurer à pied, surtout si on veut en faire le tour. En outre, certaines divisions révèlent avec férocité l’origine souvent populaire de ses occupants : pauvres tombes dont plus aucune identité n’est visible, rongées par la pollution, se délitant littéralement sur des rangées entières, ou encore divisions semblant abandonnées sous les coups des herbes folles...

Equivalent, au nord de la capitale, de ce que sont Bagneux et Ivry pour le sud, ils se ressemblent sur bien des points : ainsi, la présence de la communauté juive francilienne est particulièrement visible dans certaines divisions, et avec elles les saignées de la Shoah inscrites sur les tombes. Plus récentes, la communauté chinoise bouddhiste propose ses tombeaux, souvent imposants, ornées de lions et de dragons.

Ouvert en 1886 pour faire face à l’accroissement de la population, il est assez peu commode à rejoindre dans la mesure où les deux stations de métro équidistantes (« Aubervilliers - Quatre chemins » et « Fort d’Aubervilliers ») ne sont pas proches de l’entrée principale, sise sur l’Avenue du cimetière parisien. Une autre entrée existe également de l’autre coté du cimetière, sur l’Avenue du Général Leclerc.

Tout cimetière -même Pantin- à un cœur historique : ici, cela correspond grosso modo aux 17 premières divisions. C’est là que l’on trouve l’essentiel de la statuaire, et un nombre important des célébrités présentes. Dans le domaine des notoriétés inhumées, Pantin n’est assurément pas de première grandeur (même Bagneux offre un catalogue beaucoup plus intéressant). Il apparaît comme un cimetière de relégation, à l’image de La Goulue, que Chirac finit par faire transférer au cimetière Montmartre. Les impécunieux (ou les imprévoyants) se sont retrouvés exilés loin des pelouses intra-muros !...

Et pourtant, malgré toutes ces préventions, Pantin reste un cimetière à visiter. Il offre les figures attachantes de certaines célébrités au visiteur. En outre, ici sans doute plus qu’ailleurs, il est l’image de la subtilité des composantes socio-économiques de Paris et de sa banlieue.

Dernière chose : Pantin reste en grande partie une terra incognita. Aucune liste exhaustive des célébrités inhumées n’existent (la conservation possèdent une feuille très incomplète). Bien des choses restent sans doute à découvrir à celui qui aura le courage de tenter un repérage systématique de ses tombes -sans compter toutes celles qui ont été reprises-. J’ai cherché à établir la liste la plus complète possible, mais j’invite chaleureusement toutes celles et ceux qui auraient des compléments d’informations à les apporter. Bonne visite !

Voir le plan du cimetière de Pantin à compléter avec le plan des 23 premières divisions du cimetière


Curiosités


-  On pourrait croire que dans un cimetière de cette taille, les bustes et médaillons sont nombreux. Il n’en est rien : les notables qui, jusque dans les années 30 étaient intéressés par ce type d’ornements, ne se faisaient pas inhumer au cimetière de Pantin. En dehors des quelques célébrités qui en possèdent un (présentées plus loin), on trouve :
— Le chef de bataillon Jules Bertrand (1847-1913), qui possède un médaillon en bronze signé F.Bate, dans la 15ème division.
— Un masque mortuaire en bronze sur la tombe Marc Bilis (1872-1927), dans la 34ème division.
— L’industriel Amand Bonnet (1850-1908) dans la 3ème division : médaillon en bronze signé L.R. Piron.
— Frédéric Chatelus (1849-1914) dans la 15ème division : buste signé Jules Lamber.
— Le franc-maçon J.H.G Francolin (1855-1899), inhumé sous un buste de son condisciple, le statuaire Jules-André Meliodon.
— Une statue assez érodée d’un bébé, la petite Madeleine Fruneau (1898-1901) dans la 4ème division.
— Un médaillon en bronze d’une petite Madeleine Guerry dans la 3ème division.
— Un buste sur la tombe de Chrétien Lang (1849-1898) signé S. Bogifeniske, juste à l’entrée droite du cimetière, dans la 3ème division.
— Un buste de facture moderne sur la tombe de Wing Kong Pak (1920-1998), dans la 10ème division.
— Un médaillon en bronze sur la tombe d’Ernest Perron (1873-1925), dans la 21ème division.
— Un buste sur la tombe Rivoire (2ème division).
— Un médaillon en bronze sur la tombe d’Armand Thomas (1858-1925), dans la 21ème division (œuvre de Guilbert).
— Un médaillon en bronze sur la tombe de Salomon Wojakowski (1896-1964), œuvre de Helbert (34ème division).
— Le médaillon en bronze par Albert David sur la tombe de René Samson (1894-1949).
— Et surtout la tombe la plus impressionnante du cimetière : celle du soldat Germain Verlé « décédé le 1er novembre 1914 suite de ses blessures reçues au combat de Dornach à l’âge de 23 ans ». Il est représenté allongé, son fusil à la main, comme s’il rampait sur le champs de bataille. L’œuvre est du sculpteur Georges Meynial.

-  Quelques tombeaux intéressants à différents égards :
— Une ornementation étrange sur la tombe Toporski (7ème division) : un cœur ailé surmonté d’une étoile.
— Un tombeau reproduisant fidèlement un cercueil posé dans la 7ème division.
— Quelques vieilles tombes juives s’alignent dans la 10ème division, d’où pointent vers le ciel des tiges métalliques rouillées qui portèrent naguère des identités ou des tables de la Loi minérales.
— L’étrange tombeau massif de la 9ème division, portant pour seule inscription « à mes maîtres Déon et Dea ».
— Une tombe de la 37ème division qui semblera familière aux disciples de Kardec, puisqu’elle abrite la fille de l’un de ses disciples et reproduit, en plus petit, son tombeau. L’inscription indique qu’ « Elisabeth, arrivée sur le plan terrestre le 13 juillet 1943 est repartie dans la lumière le 13 septembre 1951 ».
— une tombe écrite en tamoul, présentant à la manière des martyrs deux jeunes hommes « mort pour Tamoul Eelam » : le mouvement des Tigres de libération de l’Eelam Tamoul est une organisation indépendantiste tamoule du Sri Lanka fondée en 1976 et dont le but affiché est de défendre les tamouls. Il demande l’autodétermination et la création d’un État, l’Eelam Tamoul, dans le nord-est de l’île. Reconnue comme organisation terroriste (l’attentat suicide est leur moyen d’action), ils utilisent l’enrôlement de force des enfants-soldats. C’est un membre de cette organisation qui assassina le Premier ministre indien Rajiv Gandhi.
— Plusieurs tombes de victimes d’accidents ou de monuments commémoratifs : celle aux « victimes de l’accident du 03 février 1951 », aux « victimes de l’accident du Cameroun de 1952 » (16ème division), à celles de l’accident du Mont-Cenis de 1954 (34ème division), de l’accident Saïgon-Le Caire de 1956 (126ème division)...

-  le cimetière de Pantin a été beaucoup chanté, paradoxalement plus que le Père-lachaise. Sans doute que son aspect « triste banlieue », son éloignement et son caractère populaire ont davantage inspiré que le très bourgeois cimetière du XXème. On citera : Berthe Sylva (le Ptit Bosco), Pierre Perret (Ils s’aimaient), Renaud (la Tire à dédé), Mano Solo (le Monde entier) ou encore Vincent Delerm (les Trottoirs à l’envers)...


Les célébrités : les incontournables...


- Jacques AUDIBERTI (32ème division)
- DAMIA (55ème division)
- Mic DELINX (4ème division)
- famille FRATELLINI (7ème division)
- FRED (149ème division)
- FRÉHEL (23ème division)
- HELNO (140ème division)
- Emmanuel LEVINAS (114ème division)
- Jean-Pierre MELVILLE (8ème division)

Le jeune poète Isidore DUCASSE (1846-1870), plus connu sous son pseudonyme de comte de LAUTRÉAMONT, et auteur des Chants de Maldoror, avait été inhumé au cimetière Montmartre dans une concession temporaire qui fut reprise : ses restes se trouvent désormais dans l’ossuaire du cimetière de Pantin.

C’est également dans ce cimetière, dans la 75ème division, qu’avait été originellement inhumée la célèbre GOULUE, danseuse du Moulin Rouge. Elle fut ultérieurement transférée au cimetière Montmartre : plus rien ne subsiste de son tombeau à Pantin.

Le très populaire chanteur juif tunisien et compositeur de musique arabo-andalouse Raoul JOURNO (1911-2001) fut inhumé dans ce cimetière avant son transfert au cimetière du Mont des Oliviers de Jérusalem - Israël.

En 1907, un crime défraya la chronique : le 27 janvier 1907, Albert Soleilland assassina, viola et écorcha la fillette de ses voisins, Marthe Erbelding, onze ans. Un « coup de folie » selon ses propres termes. Il déposa le « paquet », toujours en usant de ses mots, dans une consigne de la gare de l’Est, où il fut retrouvé après des semaines d’enquête.

Condamné à mort, il fut gracié par le président Fallières, farouche abolitionniste. L’affaire fut lourde de conséquences : un projet abolitionniste avait été déposé en novembre 1906 à la Chambre, et l’affaire semblait en bonne voie. L’affaire Erbelding faussa le dabat. Le Petit Parisien organisa un « référendum » sur la peine de mort : 1 400 000 lecteurs répondirent par lettre. Le couperet tomba : 74 % étaient favorables à la peine capitale. Le débat sur l’abolition eut bien lieu devant la Chambre en 1908, mais la peine de mort fut maintenue par 330 voix contre 201. Il retarda donc de plus de soixante dix ans l’abolition.

Les obsèques de la petite fille donnèrent lieu à un rassemblement immense : elle fut inhumée dans la 82ème division du cimetière, mais sa tombe fut reprise en 1960.

Rappelons que c’est dans c’est également dans ce cimetière que fut inhumé le jeune Ilan HALIMI (1982-2006), après avoir été kidnappé et torturé. Il fut transféré en février 2007 au cimetière Guivat Shaoul de Jérusalem - Israël.


... mais aussi


- Le directeur de casting Pierre AMZALLAG (1963-1999), qui repose dans la division 29bis.

- La comédienne et chanteuse Jeanne AUBERT (Jeanne Perrinot : 1900-1988), qui fut l’une des reines des revues de Rip et de Willemetz dans les années 30, enregistra plusieurs succès, et tourna jusqu’aux années 60. Elle est inhumée dans la 16ème division.

- Le pianiste François BABAULT (+1967), qui fit avec son Grand orchestre la joie des auditeurs d’émission radiophoniques dans les années 40 et 50, reposait dans la 132ème division. Sa tombe fut reprise en 1999.

- La comédienne Muriel BAPTISTE (Yvette Baptiste : 1943-1995), qui eut une carrière assez chaotique malgré son talent, car elle connut plusieurs traversées du désert. La dernière lui fut fatale car elle se suicida. On l’a vit dans plusieurs séries télévisées (Maigret, les Chevaliers du ciel...), mais on garde surtout le souvenir de son interprétation du rôle de Marguerite de Bourgogne dans les Rois maudits de Claude Barma. Elle fut inhumée dans la 115ème division.

- Le peintre Emile BERNARD (1868-1941), qui suivit avec Toulouse-Lautrec les cours de Fernand Cormon. Après une période pointilliste, il s’orienta vers une forme de symbolisme dépouillé : sa rencontre avec Gauguin fut décisive et il forma avec ce dernier l’un des piliers de l’école de Pont-Aven. Il fut également un grand ami de Cézanne. Il repose dans la 43ème division.

- L’écrivain Boris BOUIEFF(+1979), auteur de Pays de rigueur et de Ambassade aux ténèbres, inhumé dans la 54ème division. Sa tombe de terre pleine est toujours là, mais totalement anonyme.

- le politicien Emile Adolphe BOTTIEAU (1822-1887), qui fut un député de droite du Nord de 1871 à 1876, puis de 1885 à 1887, repose dans la 2ème division du cimetière.

- Joseph BOURDAIS (mort en 1947) : en 1919, ce brocanteur montmartrois acheta, pour 3 francs, une tête embaumée, lors d’une vente aux enchères à l’Hôtel Drouot. L’antiquaire, troublé par la ressemblance de celle-ci avec le visage d’Henri IV, passa sa vie à essayer de confirmer son intuition. Il mourut avant de pouvoir prouver son hypothèse. En 2010, une équipe dirigée par le médecin légiste Philippe Charlier sembla corroborer cette thèse, après des études très approfondies. L’affaire fit alors grand bruit, ce genre d’anecdotes étant rares. Une fragile photographie encastrée représente le dit Bourdais face à sa relique. Les quelques personnes qui connaissaient l’existence de cette tombe se turent pour pouvoir la protéger, mais le secret fut finalement éventé et des profanateurs stupides tentèrent en vain de s’emparer de la photo, ce qui eut juste pour effet de l’abîmer. Toujours pour ces mêmes raisons, je n’indique pas la localisation précise de cette tombe, au demeurant fort discrète. Merci de respecter ce silence.

- La peintre et écrivain Blanche BOURIELLO (1884-1961), qui participa à de très nombreux salons parisiens et avait son atelier à Montmartre. Inhumée dans la 115ème division, sa tombe a été reprise.

- Le peintre expressionniste Guy COLOMER (1919-2004), qui reçut de nombreux Prix et participa à de nombreux salons, repose dans la 16ème division.

- Le boxeur français Eugène CRIQUI (1893-1977), qui bien que gravement blessé à la mâchoire à Verdun, devint champion du monde en juin 1923 en battant l’américain Johnny Kilbane par KO à la sixième reprise. Il mourut aveugle dans l’indifférence générale, et fut inhumé dans la 21ème division du cimetière.

- La comédienne Dominique DAVRAY (Marie-Louise Gournay : 1919-1998) . Révélée dans le deuxième rôle féminin de Casque d’Or (Julie), elle joua au théâtre, tourna beaucoup pour le cinéma, sans jamais pouvoir dépasser le stade des faire-valoir. Après avoir jouer jeune les rôles de femmes de petite vertue, on l’a vit dans des rôles comiques, en particulier dans les films de De Funès. Elle repose dans la 153ème division.

- Le psychiatre et psychanalyste français d’origine biélorusse René DIATKINE (1918- 1998), qui impulsa un formidable essor à la psychiatrie de l’enfant, de l’adulte, aux traitements des psychoses et à l’ensemble de la psychanalyse. Il repose dans la 8ème division.

- Le compositeur Albert DOYEN (1882-1935), ancien élève de Widor, qui conscient de la valeur éducative de la musique, souhaita la répandre dans le peuple : en 1917, il fonda « Les Fêtes du peuple », une chorale d’ouvriers. Proche de Georges Duhamel, il partagea ses vues de l’unanimisme. Il repose dans la 4ème division sous un buste de G. Vallon.

- Jean DRÉJAC (Jean Brun : 1921-2003), qui fut l’un des grands auteurs- compositeurs de la chanson française. Parmi ses grands succès, on citera Ah ! Le petit vin blanc (en collaboration avec Charles Borel-Clerc, interprété par Lina Margy), Sous le ciel de Paris, Les Forains (sur une musique d’Henri Sauguet) et l’Homme à la moto (pour Edith Piaf bien sur !), ou encore la Chansonnette pour Yves Montand. Il repose dans la 19ème division, sous une dalle quelconque.

- Eugénie EBOUÉ-TELL (1891-1972) : institutrice originaire de Guyane, elle devint l’épouse du gouverneur général du Tchad puis de l’AEF Félix Eboué (inhumé au Panthéon de Paris). Après la mort de ce dernier en 1944, elle poursuivit son œuvre réformatrice en faveur des populations colonisées : sénatrice socialiste de la Guadeloupe de 1946 à 1952, elle devint ensuite vice-présidente de l’Assemblée de l’Union française. La fille qu’elle eut de Félix Eboué, Ginette (1923-1992), épousa Léopold Sedar Senghor, ce qui explique que dans ce même tombeau repose également Guy Senghor (1948-1983), à la fois fils de Senghor et petit-fils d’Eboué. Ils reposent dans la 21ème division.

- Henri FISZBIN (1930-1990), qui d’origine ouvrière devint député communiste de 1973 à 1978, puis de Nice de 1986 à 1988. Il fut une tête de liste de la gauche aux élections municipales de 1977 qui perdit de peu face à Jacques Chirac. Exclu du Parti communiste en 1981, il s’orienta progressivement vers le socialisme. Il repose dans la 104ème division du cimetière.

- Gabrielle FONTAN (Gabrielle Pène-Castel : 1873-1959) : étonnant destin que celui de cette comédienne de théâtre, qui enseigna également (en particulier à Reggiani ou a Dufilho), et commença une carrière au cinéma alors qu’elle n’était pas loin de la soixantaine, en 1927. Elle tourna pourtant dans plus d’une centaine de films. On l’a vit en particulier dans les Inconnus dans la maison, ou encore en Mère supérieure dans les Misérables de Le Chanois. Elle repose dans la 139ème division.

- Héliodore FORTIN (1889-1934). Etrange personnage que ce canadien amputé des deux mains (qu’il avait perdu dans un accident étant enfant), installé en France, auteur d’une « religion » syncrétique (mêlant des éléments empruntés à toutes les religions) qui ne lui survécut pas, le culte diviniste du Resurrectoir, dont il était le grand pontife. Il s’était confectionné un habit à sa mesure, qui faisait sensation quand il empruntait le métro parisien ! Il rédigea, pour les fidèles, une Bible des esprits libres et un catéchisme diviniste. Le Resurrectoir avait une devise : « Je donne tout ce que reçois » : l’œuvre eut effectivement une dimension sociale d’aide aux femmes et aux enfants nécessiteux après la Première Guerre mondiale, et fut financée par des généreux donateurs, mais la crise de 29 mit fin à la manne. Ce type d’expérience n’est pas sans rappeler l’existence d’autres individus, comme le Sar Peladan par exemple. Il repose dans la 41ème division sous un monument grandiloquent conçu en 1935 par Nicolas de Kalmakoff : un médaillon en bronze le représente de profil.

- Le peintre Henri-Jules Jean GEOFFROY (1853-1924). Ce peintre français, élève de Bonnat et de Levasseur, exposa pour la première fois au Salon de 1874. L’enfance demeura toute sa vie son thème de prédilection, et Jules Hetzel l’engagea pour illustrer la littérature de jeunesse. Sa tombe est un très beau bas-relief représentant une mère et ses enfants : elle se trouve dans la 2ème division.

- GEORGEL (Georges Job : 1884-1945). Ce chanteur français, imitateur de Mayol à ses débuts, finit par trouver un ton personnel et à imposer son répertoire. Ces deux plus grands succès furent la Vipère, et surtout Sous les ponts de Paris (de Jean Rodor et Vincent Scotto), qu’il créé en 1913. Il fut un « chanteur de charme » pour midinettes, et connut le succès jusqu’en 1930. A la fin de sa carrière, il lança un tout nouvel artiste, un certain Bourvil... Sa tombe se trouve dans la 42ème division.

- L’abbé Henri GODIN (1905-1944), aumônier jocistes de la région parisienne, publia en 1943, avec l’abbé Yves Daniel, un livre intitulé France, pays de mission ? qui constata la forte déchristianisation des milieux ouvriers en France. Ce livre fit sensation et fut à l’origine du mouvement des prêtres ouvriers. Il repose dans la 81ème division.

- La comédienne Madeleine GUITTY (1870-1936), qui commença sa carrière artistique par le théâtre, pour ensuite apparaître dans plus de 80 films de 1909 à 1936. D’un physique insignifiant, elle joua principalement les servantes, cuisinières, marchandes de poissons, propriétaires de baraques foraines, dans un nombre considérable de films. Elle repose dans la 57ème division.

- Constantin GUYS (1802-1892) fut un dessinateur, un peintre et un aquarelliste, surnommé par Baudelaire Le peintre de la vie moderne. Il a laissé, grâce à son œuvre, de nombreux témoignages sur la vie de son époque. Il illustra des journaux français et anglais. Sa tombe est dans la 14ème division du cimetière : le buste qui l’ornait a désormais disparu.

- Le boxeur Alphonse HALIMI (1932-2006) : originaire d’une famille juive de Constantine, il devint champion du monde de boxe (poids coq) en 1957, titre qu’il perdit en 1959. Cela ne l’empêchera pas de devenir champion d’Europe des coqs en 1959, titre qu’il reconquiert en 1962 à Tel Aviv, pour le premier combat de boxe professionnel organisé en Israël. Sa fin de vie fut difficile : doté d’une maigre retraite, il était atteint par la maladie d’Alzheimer, et mourut dans une maison de retraite à Saint-Ouen.

- Le poète et écrivain André HARDELLET (1911-1974), qui fut un écrivain de langue française à l’œuvre variée : poèmes, récits, chansons, romans, nouvelles ... Son œuvre, qui reçut à ses débuts l’aval de Pierre Mac Orlan, fut globalement couronnée par le prix des Deux-Magots en 1973. Il est surtout connu pour être l’auteur de la chanson Bal chez Temporel, interprétée par Guy Béart puis Patachou. Il repose dans la 9ème division du cimetière.

- La chanteuse JOCELYNE (Esther Journo : 1951-1972), qui sortit son premier disque alors qu’elle n’avait que 12 ans. Remarquée pour son sens du rythme et une voix très particulière, elle fut surnommée « la Brenda Lee française » par Salut les Copains. Elle figure d’ailleurs sur la fameuse photographie rassemblant en 1966 les Yéyés dans le cadre de la promotion de l’émission et du journal (elle se trouve à la gauche d’Hervé Villard). Elle mourut dans un accident de moto. Elle repose dans la 210ème division du cimetière.

- Le peintre et artiste graphique lituanien Vytautas KASIULIS (1918-1995), dont l’œuvre est emprunte de nostalgie et de lyrisme. Il fut inhumé dans la 115ème division.

- Véra KORÈNE (Rébéca Véra Korestzky : 1901-1996), Sociétaire de la Comédie Française, elle tourna entre 1933 et 1939 des films dans lesquels elle interprétait des mondaines au bord de l’adultère, ou des Slaves déchirées et pathétiques, dans des films assez oubliés aujourd’hui. Pendant la guerre, elle fit partie des artistes calomniées par les autorités parce que d’origine juive. Après 1945, elle monta sa propre compagnie théâtrale puis dirigea, jusqu’en 1978, le théâtre de la Renaissance. Elle repose dans la 86ème division.

- Le peintre polonais Stanisław Ludwik de LAVEAUX (1868-1894), installé en France 1889, qui dans le sillage de l’impressionnisme fut fasciné par la lumière nocturne qui occupe une grande place dans son œuvre. Il fut inhumé dans la 2ème division, peu de temps après l’ouverture du cimetière.

- La comédienne Ginette LECLERC (Geneviève Menut : 1912-1992), qui tourna plus de cent films pour le cinéma et la télévision. Elle avait connu la gloire lors de deux films : elle avait été la Femme du boulanger de Pagnol, mais également la femme sensuelle et boiteuse du Corbeau de Clouzot. Emprisonnée un an à la Libération pour avoir travaillé à Berlin pour la firme allemande Continental, elle ne retrouva plus ensuite de grands rôles. Elle avait déclaré : « En trente ans de carrière, je suis l’actrice qui a fait le plus longtemps le trottoir et qui a été le plus souvent assassinée ». Elle repose dans la 14ème division du cimetière.

- le chansonnier Eugène LEMERCIER (1862-1939), qui fréquenta toute la bohème de son époque, fut l’auteur d’un très grand nombre de chansons (l’Automobile du pape, On dirait qu’ c’est toi, A Saint-Sulpice...) et de plusieurs revues qui connurent du succès en leur temps, mais pour lequel la postérité a été ingrate !... Il repose dans la 55ème division.

- Le chanteur Moïse LIBER (+1956), dans la 39ème division.

- La pianiste de cabaret et chanteuse MAD RAINVYL (Madeleine Suzanne Roige : 1886-1953), qui connut le succès au music-hall entre 1917 et 1940. Elle tourna aussi pour le cinéma. Elle repose dans la 16ème division.

- La comédienne Ginette MADDIE (Marcelle Gourier : 1898-1980), qui tourna pour le cinéma de 1922 à 1958 une vingtaine de films qui sont pour la plupart aujourd’hui très oubliés (le Diamant noir, Au bonheur des dames...). Elle fut inhumée dans le même caveau que la chanteuse Damia, dans la 55ème division.

- Le chanteur de charme Emile MERCADIER (1860-1929), baryton à la diction impeccable, connut un grand succès sur les scènes parisiennes et marseillaises. Son plus grand « tube » fut la création de Quand les lilas refleuriront, chanson créée par Georges Auriol. Il repose sous un buste expressif de Auguste Maillard, dans la 14ème division.

- L’acteur Emile MILO (Emile Ducrot : 1889-1952), pionnier du cinéma puisqu’il fit sa carrière des années 10 aux années 20. Il repose dans la 97ème division.

- Le pilote de chasse Roger MOTTE (1912-1962) qui s’engagea en 1940 aux Forces aériennes françaises, participa à la libération de l’Europe puis aux combats en Indochine, et qui mourut en service commandé au dessus de Bernay-en-Brie, son avion ayant été prit dans la tempête. Il était Compagnon de la Libération. Il repose dans la 9ème division.

- le compositeur Georges MOUSIKAN (1886-1917), sous une stèle quasiment illisible de la 29ème division.

- Le restaurateur parisien Albert NIZARD (1929-1998), fondateur en 1957 du célèbre restaurant à couscous « Chez Bebert », enseigne reprise depuis sa mort par ses deux fils. Il repose dans la 86ème division.

- Le contrebassiste Pierre NICOLAS (1921-1990), qui fut pendant 30 ans l’ombre de Georges Brassens, en tant que contrebassiste, et qui travailla également pour Barbara, Patachou, Jacques Brel et Charles Trenet. Il repose dans la 82ème division.

- Le comédien PIERRE-LOUIS (Pierre-Adrien Amourdedieu : 1917-1987), qui joua dans un grand nombre de films de 1931 à 1976, mais toujours dans des seconds rôles (on citera sa participation à la Vache et le prisonnier de Verneuil, ou encore le Baron de l’écluse de Delannoy. Ami de Jean Nohain, il fut également animateur de télévision, notamment dans Mardi cinéma avec Pierre Tchernia. Il réalisa également trois films qui ne connurent aucun succès. Il est inhumé dans la 21ème division du cimetière.

- Le clown belge PIPO (Gustave Sosman : 1901-1970), qui joua le rôle du clown blanc, souvent face à l’Auguste Rhum. (Voir aussi l’article : On enterre aussi les clowns). Il repose dans la 78ème division.

- Reinette l’ORANAISE (Daoud Sultana : 1915-1998) : née en Algérie d’un père rabbin d’origine marocaine, elle devint aveugle suite à une variole mal soignée. Elle fut placée chez Saoud Médioni dit l’Oranais, chanteur et violoniste réputé dans l’art du haouzi, un dérivé populaire de la musique arabo-andalouse, qui remarqua son don et la baptisa Reinette. Celle-ci développa sa voix, apprit le luth, et débuta dans un café : très vite, ce fut le succès et elle fut invitée à jouer dans toute l’Algérie. La guerre d’Algérie l’obligea, en tant que juive française, à s’installer en France. Elle se produisait essentiellement dans les fêtes juives quand elle fut remarquée en 1980 par un journaliste de Libération qui la médiatisa : dès lors, ce fut le succès en France et à l’étranger (Bataclan, Olympia, concerts en Angleterre et en Espagne...). Elle repose dans la 89ème division du cimetière.

- Le peintre chinois Yenson SANYU (1901-1966), qui repose dans la 92ème division.

- Betty SPELL (Léone Guimbellot : 1903-2006) : comédienne, elle débuta en 1925 dans plusieurs revues. Elle enregistra dans les années 40 plusieurs disques. Elle mourut à l’âge de 103 ans. Elle repose dans la 202ème division, dans une tombe au nom de Guimbellot-Moussy, mais sur laquelle son identité ne figure pas.

- Le Néerlandais Benedictus SPRINGER (1897-1960), qui devint en 1928 champion du Monde des échecs, titre qu’il perdit en 1937. Il donna son nom à un « coup ». Il décéda en France où il était venu assister à un championnat. Il reposait dans la division 29bis, ligne 20 fosse 1 du cimetière, mais sa tombe fut reprise en 1999.

- La chanteuse lyrique Rosine STOLTZ (Victoire Noël : 1815-1903). D’origine modeste, elle entame en 1837 une brillante carrière de dix ans à l’Opéra de Paris, où elle joue Halevy, Meyerbeer et Weber. En 1840, elle crée le rôle de Léonor dans La Favorite de Donizetti, écrit spécialement pour sa voix de contralto. Devenue la maîtresse du directeur de l’Opéra, elle joue de son influence pour éloigner ses rivales, en particulier Julie Dorus-Gras. Elle démissionne en 1847, disparaît quelques années (où elle a un fils avec Ernst II de Saxe Cobourg-Gotha). Elle réapparaît en 1850 et mène une carrière à l’étranger (notamment au Brésil où elle est la favorite de l’empereur Pedro II), puis fait un bref retour à l’Opéra. Elle a une liaison avec le mime Debureau, dont elle finance le théâtre. En 1878, épouse en secondes noces don Manuel-Louis de Godoy, prince de Bassano, prince de la Paix. Sa tombe n’existe malheureusement plus.

- Le champion d’échecs Savielly TARTAKOVER (1887-1956), né d’un père autrichien et d’une mère polonaise morts assassinés parce que juifs dans un pogrom, s’installa en France après la Première Guerre mondiale. Il participa à de nombreux championnats et gagna le championnat de France en 1953. Il écrivit plusieurs ouvrages, toujours respectés, sur les échecs. Il repose dans la 136ème division du cimetière. Sa tombe, en bordure, existe toujours mais est totalement anonyme.

- L’aviateur Jules VÉDRINES (1881-1919), qui fut détenteur de records et de performances (Il gagna la course Paris-Madrid en 1911, battit le record de vitesse pure en avion en 1912 avec 145,161 km/h, réalisa en 1913 la première liaison aérienne France-Égypte (avec escales) à bord de son monoplan Blériot, fut le premier pilote à se poser à l’aéroport international de Beyrouth au Liban...). Pendant la Première Guerre mondiale, il fut mobilisé dans l’aviation : il se spécialisa dans des missions difficiles, voire impossibles, comme aller déposer des espions français derrière les lignes allemandes puis venir les récupérer. Ainsi, le 19 janvier 1919, il se posa à bord d’un « Caudron G3 » sur le toit des Galeries Lafayette, relevant le défi lancé par le magasin qui avait promis un prix de 25 000 francs au premier pilote qui se poserait sur la terrasse de son immeuble et en repartirait. Il mourut avec son mécanicien Guillain lors d’un raid Paris-Rome. Dans le même tombeau repose son frère Emile Védrines (1887-1914), lui aussifut détenteur de record, qui se tua également en vol à Reims, et Fernand Védrines (1899-1928), tué en vol au Bourget. Tous sont inhumés dans la 15ème division du cimetière.

- L’écrivain Ilarie VORONCA (Eduard Marcus : 1903-1946), qui fut un poète et essayiste juif roumain qui s’installa en France et publia de nombreux volumes de poèmes et de prose en roumain illustrés par de nombreux artistes (Robert et Sonia Delaunay, Chagall, Brancusi, Brauner...). Il fut proche du mouvement surréaliste. Il se donna la mort. Un prix littéraire porte aujourd’hui son nom. Il repose dans la 110ème division : sa tombe, menacée, fut refaite grâce à l’action du Collectif Ilarie Voronca, rassemblant des personnalités françaises et roumaines.

- Le comédien Jean d’YD (Paul PERRET : 1880-1964), qui se fit remarquer au théâtre et qui tourna également beaucoup pour le cinéma de 1923 à 1958, son grand physique plutôt sec, son visage émacié, ses yeux fatigués soulignés par de larges poches et son sourire avare et désabusé le prédisposant souvent à des rôles peu sympathiques (Napoléon de Gance, la Passion de Jeanne d’Arc de Dreyer, les Misérables de Le Chanois...). Il est inhumé dans la 17ème division. Son identité n’est pas indiqué sur la tombe familiale !

- Le clown ZINO (Jules BAZIN : 1920-1969), inhumé dans la 50ème division.


Merci à Patrick Dettloff pour la photo de la tombe d’Emile Milo. Merci à Joël Chirol pour celles de Madeleine Guitty et Dominique Davray. Merci à Josiane Dussart-Devin pour celles de Voronca et Spell.


Commentaires

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mercredi 6 mars 2013 à 11h13, par  Jo-Elle

Bonjour, merci pour ce bel article et les jolies photos. Un avant goût pour moi avant d’y aller réellement
J’ai appris hier que mes ancêtres étaient enterrés là, section 8. Faisaient-ils partie des imprévoyants et des impécunieux ????

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samedi 2 février 2013 à 09h46, par  Leroy Jean

Je suis allé hier pour la première fois au cimetière de Pantin pour des obsèques et vu, sur la gauche de l’entrée principale, plusieurs divisions avec seulement de petites plaques de ciment au sol sans aucune inscription ; à quelles personnes correspondent-elles ? les pauvres des siècles derniers, des soldats non identifiés ? merci par avance pour votre réponse
J’en profite pour vous féliciter pour la richesse de ce site et toutes les informations sur ce lieu

Site web : divisions sans nom
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mardi 27 novembre 2012 à 19h15, par  HolyvieR

Je viens d’apprendre cet horrible fait divers : « Quatre personnes dont trois fossoyeurs employés par la Ville de Paris ont été arrêtés depuis lundi matin par la police. Ils sont soupçonnés d’avoir volé des dizaines de dents en or sur les cadavres enterrés au cimetière de Pantin ! » :-O :-/

Sources :
- http://www.metrofrance.com/paris/de...
- http://www.lexpress.fr/actualite/so...

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lundi 19 novembre 2012 à 07h55, par  bgiguet

tout le monde ne peut pas se payer st-germain de charonne (mon grand-père l’a tellement peint) ou le père-lachaise. Mes grands parents ont donc pris le chemin de Pantin...comme beaucoup de parisiens de conditions modestes... affreuse monotonie des monuments... oui mais faire dans l’originalité cela demande un budget considérable car il faut alors sortir de la standardisation marbrière

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jeudi 15 novembre 2012 à 18h07, par  Philippe Landru

@Bernard Fonquerne : Zardi n’est pas au Père Lachaise : il y fut seulement crématisé a priori, mais ces cendres furent reprises par la famille. Henri Attal a depuis été transféré au cimetière de Bercq-sur-Mer (62).

mardi 28 août 2012 à 23h28

Bonsoir

Serait-il possible de connaître la situation de la tombe de René Samson

Merci par avance pour ces informations.

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samedi 4 août 2012 à 15h13, par  Irène Tenèze

Bonjour et merci pour ce travail enrichissant. Je suis membre d’une association créée après 1945 « Les (anciens) Guerrilleros espagnols FFI » et je sais que des républicains espagnols anciens résistants FFI sont enterrés à Pantin dont Cristobal Errandonea et d’autres. Où trouver une liste ? Merci de me conseiller. Cordialement, Mme Irène Tenèze, irenete@wanadoo.fr

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dimanche 10 juin 2012 à 18h38, par  bernard fonquerne

le comédien henri attal du duo de choc zardi attal le célèbre tandem qui a joue dans les films de chabrol mocky hunebelle molinaro et bien d’autres ZArdi est au père lachaise et Henri Attal au cimetière de pantin il est mort en 2003 bernard fonquerne

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mercredi 13 juillet 2011 à 18h02, par  AD

Un cimetière aussi grand ce n’est pas très humain, ou devrai-je dire pas humain du tout ,mais ce qui est encore moins humain c’est de ne pas fournir de voiturette électrique au visiteur qui j’imagine doivent marché pendent de longues heures avent de trouver la tombe sur laquelle il veulent se recueillir

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mardi 23 novembre 2010 à 11h53, par  Michele

Bonjour,
pourriez vous m’indiquer le numéro de la division dans laquelle se trouve la sépulture des deux jeunes tamoul que vous montrez dans votre intéressant article ? Merci beaucoup

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vendredi 8 octobre 2010 à 01h04, par  MARC

Allée des Marronniers, repose CHRISTIAN BIRR. GRAND COIFFEUR PARISIEN / 1953- 2000
sans doute la tombe la plus fleurie du cimetiere par ses clientes qui viennent toujours 10 ans apres son déces.

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samedi 17 avril 2010 à 14h24, par  Claude Vercey

Bonjour,

Nous relayons par l’I.D n° 255 sur le site Décharge : www.dechargelarevue.com l’appel à contribution pour éviter que la tombe de ce poète disparaisse

cordialement