NOHAIN Jean (Jean-Marie Legrand : 1900-1981)

Père-Lachaise - 89ème division
samedi 23 février 2008
par  Philippe Landru

Dans le même tombeau reposent un père et ses deux fils :

- FRANC-NOHAIN (Maurice Étienne Legrand : 1872- 1934) : avocat et sous-préfet, il devint écrivain, librettiste et poète. Il choisit Nohain comme pseudonyme en hommage au cours d’eau traversant le lieu de ses vacances d’enfance. Il publia ses poèmes dans la revue le Chat noir, et participa au cénacle parodique des « Amorphes », créé par Alphonse Allais où se côtoyèrent des écrivains comme Jules Renard, Alfred Jarry ou Tristan Bernard. On lui doit également le livret de l’Heure espagnole de Ravel.

- Jean NOHAIN (Jean-Marie Legrand : 1900-1981) , son fils, fut le plus populaire de la famille. Il reprit en hommage le pseudonyme que son père s’était choisi. Il s’illustra durant la guerre au sein de la division Leclerc, transforma la radio en un outil de résistance, mais c’est en tant que parolier (de Jean Sablon, Henri Salvador, Maurice Chevalier, et surtout Mireille) qu’il acquit la notoriété (c’est ainsi qu’on lui doit les paroles de Couché dans le foin, le Petit chemin, Papa n’a pas voulu, Puisque vous partez en voyage) . Il organisa par la suite des émissions de variétés très populaires, dont les mythiques « 36 chandelles ».

- Claude DAUPHIN (1903-1978), frère du précédent, prit lui le nom de sa mère. Il joua sans discontinué dans plus de 80 films en 40 ans de carrière. Il commença sa carrière dans des films de Duvivier ou d’Allégret dans des rôles de jeune premier gouailleur. Son interprétation la plus marquante fut sans doute celle de Leca dans Casque d’Or de Becker, mais on le vit également dans le Locataire de Polanski ou dans la Vie devant soi, avec Signoret, l’un de ses derniers rôles.


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Commentaires

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NOHAIN Jean (Jean-Marie Legrand : 1900-1981)
lundi 22 octobre 2012 à 15h28 - par  Gilbert RICHARD

Libre à chacun de raconter ce à quoi on veut croire, me concernant je peux vous confirmer ici toute ma reconnaissance, ainsi qu’une fidélité qui a toujours été sans faille. Prochainement « un petit chemin » me conduira à la 3999, pas très loin... Bon repos, bien mérité (j’en suis le premier témoin). G.R.

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