BAGNEUX (92) : cimetière parisien

mardi 19 avril 2011
par  Philippe Landru

Ouvert en 1886 sur un lieu qui avait été le terrain de terribles combats pendant la Commune, le cimetière de Bagneux est le troisième plus grand cimetière de l’agglomération parisienne (après Pantin et Thiais). Malgré son éloignement, il est l’un des cimetières de la capitale où l’on se fait le plus inhumer. Il est souvent considéré comme le cimetière d’élection de la communauté israélite de Paris : ce caractère est à relativiser (il y a aussi beaucoup de tombes israélites à Pantin). En revanche, même si ce n’est pas une réalité absolue, on remarque que les Ashkénazes sont plus nombreux à Bagneux là où les Sépharades l’emportent à Pantin. De manière générale, si les populations chrétiennes et athées poursuivent leur évolution vers des crémations de plus en plus nombreuses là où encore beaucoup de populations juives y rechignent, il sera normal de voir augmenter la proportion de tombes israélites dans les cimetières parisiens.

Le cimetière de Bagneux est l’un de ces géants extra-muros qui déconcertent et découragent les moins motivés des taphophiles. Beaucoup d’éléments jouent contre lui :
-  Sa taille tout d’abord : 61 hectares sur 115 divisions, soit quasiment une fois et demi le Père-Lachaise ! Inutile de dire que les talons ne sont pas recommandés ! C’est d’autant plus vrai que même si le cimetière est très bien entretenu, l’intérieur des divisions est très boueux en cas d’humidité.
-  Son cadre : une surface plane en ondulation, monotone à la longue, donnant sur un site d’immeubles et de tours. Bref, un paysage de banlieue comme il y en a tant ailleurs, mais qui participe à la monotonie du lieu (à l’inverse, le cimetière offre aux résidents de ces immeubles un vaste lieu de verdure). Sa faible fréquentation compte tenu de sa taille peut rendre sa visite mélancolique.
-  Son éloignement : à moins d’habiter au sud de la ligne 13, c’est toujours un périple que d’y aller. En bout de ligne, il vous faudra encore marcher 5 minutes avant de joindre la porte la plus proche.
-  Les célébrités qui y reposent n’ont pas, pendant longtemps, été très médiatiques ! Beaucoup de « seconds couteaux » y résident (en cela, il nous intéresse). Pourtant, les choses changent : l’inhumation de Barbara, puis celles de Jacqueline Maillan, Claude Piéplu, et plus près de nous de Claude Berri, tendent à démarginaliser Bagneux. En outre, beaucoup de gens ne viennent pas au cimetière de Bagneux pour le visiter, mais pour aller voir une personnalité en particulier (c’est le cas de Barbara, mais aussi de Francis Carco, de Stéphane Sirkis…). A noter l’existence près de l’entrée d’un grand plan du cimetière indiquant les « principales célébrités » du lieu. Outre le fait qu’il n’a pas été réactualisé depuis très longtemps, il contient un très grand nombre d’erreurs (en particulier sur l’orthographe de l’identité des occupants, rendant la liste totalement inopérante). Heureusement, une mise à jour énergique a été faite en avril 2011.

Malgré ces préventions, Bagneux a également quelques atouts pour lui :
-  Sa végétation : les autorités ont veillé à couvrir ce cimetière d’un très grand nombre d’arbres d’essences différentes dont les noms ont été donnés aux avenues. Ces allées interminables sont donc ombragées en été. En outre, chaque division est « camouflée » par des rangées d’arbustes.
-  Son calme : on est évidemment loin ici des troupeaux du Père-Lachaise. En hiver, vous pouvez être amené à arpenter les 115 divisions sans jamais rencontrer une seule personne ! L’été, les chants d’oiseaux sont agréables. Les écureuils y sont nombreux.
-  La diversité des divisions : c’est là une des caractéristiques essentielles de Bagneux. Si les divisions du fond, plus récemment peuplées, sont généralement uniformes et sans grand intérêt, les divisions à Bagneux ne se ressemblent pas : peu de points communs entre les plus vieilles parcelles, proches de l’entrée principale, dotées de monuments vénérables et non exemptes de statues, médaillons et œuvres d’art ; les divisions militaires et leur alignement impeccable de croix similaires ; les divisions déshéritées, où de nombreuses reprises ont été faites et où quelques tombeaux très usés sont entourés de tas de terre ; et enfin les étonnantes divisions israélites, caractérisées par d’immenses et souvent impeccables tombeaux collectifs [1], égrenant des centaines de noms, parfois tous accompagnés de photographies. L’étude des prénoms d’origine ashkénaze est passionnante. Les ravages causés par la guerre sont ici évidents.

Il est intéressant de noter que ce type de tombeaux n’existe quasiment pas dans les divisions juives des cimetières intra-muros.

-  Sociologiquement, Bagneux est intéressant pour le regard qu’il porte vers des populations essentiellement modestes. Là où le Père-Lachaise, Montparnasse ou Passy sont des vitrines de la bourgeoisie parisienne, Bagneux est une fenêtre sur les coutumes funéraires plus populaires. Ici, tout est plus humble, des monuments au renom des célébrités. Quasiment aucune chapelle comme on en trouve intra-muros. En revanche, beaucoup plus de photographies, de petits témoignages, de « fauvettes et autres rossignols ». Dès le début du XIXe siècle, on pose devant l’objectif : Monsieur, Madame, le bébé, la famille, le chien… Mobilier funéraire « prêt-à-porter » à bas coût, épitaphes rappelant un attachement associatif, politique… Présence d’une culture ouvrière, naissance d’une culture de banlieue. Pour les plus récents, c’est le souvenir des maisons de retraite ayant toujours de jolis nom d’oiseaux même quand ce sont des mouroirs, ou du club de boules, de l’association de philatélie, QRZ de cibiste… A Bagneux, on est à la fois moins dans la discrétion et moins dans le tape-à-l’œil.

-  Les célébrités : peu de pointures donc, mais un bel aréopage de célébrités d’hier, bien oubliées de nos jours, que le taphophile se fait un plaisir de faire remonter à la surface. Quelques figures bien singulières également, tel l’inventeur du neman ou celui du scoubidou ! Surtout, et il faut en être conscient avant de lire cet article, Bagneux reste encore en grande partie une terra incognita. Régulièrement, l’un de nous débusque au hasard des tombes une célébrité mineure qui s’ajoute à la liste. Mais ceux que l’on a dissimulent tous ceux que l’on a pas. Bagneux, cimetière des relégués, ceux qui n’avaient pas assez de fortune, de relations ; qui n’avaient pas été assez prévoyants. Acteurs de troisième rang des années 30, écrivains dont on ne se souvient même plus d’une ligne, chanteuses oubliées des cabarets… En cela, ce cimetière est passionnant. En outre, on ne doit pas oublier qu’il présente, bien plus que le Père-Lachaise ou Montparnasse, l’avenir des cimetières urbains en France. Peut-être que dans un siècle et demi, on ira le visiter par charters tant le nombre de célébrités majeures aura gonflé. Dès lors, ceux qui y résident aujourd’hui et dont cet article se propose de présenter les plus connus, formeront la genèse de la nécropole.


Ils étaient à Bagneux !...


- L’extraordinaire photographe Eugène ATGET (1857- 1927), dont les innombrables clichés de la capitale nous permettent d’avoir un témoignage d’un Paris disparu. Inhumé à Bagneux, sa tombe semble avoir disparu.

- C’est également à Bagneux que fut inhumé l’anarchiste Jules BONNOT (1876-1912), qui durant quelques mois, entre 1911 et 1912, fit la Une des journaux à la tête de sa célèbre « bande », cambriolant et tuant à plusieurs reprises.

Comme l’indique les documents qui suivent (extraits du Petit journal), et qui proviennent de l’excellent blog consacré à la peine capitale « La veuve » (que vous pouvez trouver ici), il fut inhumé avec son complice Dubois dans la 21ème rangée de la 42ème division, à l’époque fosse destinée aux inhumations provisoires.

Aujourd’hui, la physionomie du lieu a bien changé et les fosses ont disparu. La 21ème rangée correspond à la bordure de la division.

- Marguerite PIERRY (Marguerite Peter : 1887-1963) : son allure sèche et autoritaire lui autorisa une carrière riche, des années 30 aux années 60, en rôles de femme du monde, de petite-bourgeoise ou de concierge, tant au théâtre au qu’au cinéma. Actrice fétiche des réalisateurs de farces et de vaudevilles, elle trouva ses meilleurs rôles grâce à Sacha Guitry. Elle reposait avec son compagnon, le comédien Marcel SIMON (Jules Simon : 1872-1958), ami de Feydeau, et second rôle de 1908 à 1949. Leur tombe se trouvait dans la 74ème division, mais elle a été reprise depuis.

- Plusieurs personnalités inhumées à Bagneux reposent désormais ailleurs. Ce fut le cas :

    • de l’écrivain Oscar WILDE (1854-1900), transféré en 1909 au Père-Lachaise.
    • du peintre Henri ROUSSEAU (1844-1910), le célèbre « Douanier Rousseau », qui fut transféré en 1947 au jardin de la Perrine de Laval, en Mayenne.
    • de la peintre et modèle Jeanne HEBUTERNE (1898-1920), compagne de Modigliani, qui se défenestra. Elle rejoignit ce dernier au Père-Lachaise en 1930.

J’ai fait le choix de présenter le cimetière par divisions. A l’intérieur de chacune sont présentés, à la manière des autres articles, les tombeaux notables, les célébrités les plus connues, puis les célébrités bénéficiant d’une aura moins large. Vous pouvez dès lors arpenter l’article en visiteur patient. Pour les plus pressés, un coup de [ctrl+F] vous permettra de vous rendre au plus vite vers la personnalité visée.


1ère division


Le monument aux combattants juifs morts pour la France (1939-1945).

- Le neuropsychiatre Henri BARUK (1897-1999), membre de l’Académie de Médecine, qui fut l’auteur de nombreuses publications (biographie et photo de sa tombe sur le site de mon ami Michel Caire).

- Le nouvelliste Ephraïm KAGANOWSKY (1898-1958).


2ème division


- Le poète russe Victor HOFFMANN (1884-1911), qui se suicida.

- Le romancier et dramaturge Albert JEAN (1892-1975), proche du Grand-Guignol. Il fut président de la Société des gens de lettres.

- Jean-Charles RODOLPHE-RADAU (1835-1911) : astronome et géodésien français d’origine allemande, il vint à Paris en 1858 après avoir travaillé à l’observatoire de Königsberg. Tout en étant rédacteur à la Revue des Deux Mondes, il réalisa en grande partie les calculs pour les cartes de l’ouvrage de D’Abbadie intitulé Géodésie d’une partie de la Haute-Éthiopie, paru entre 1860 et 1874. Il fut élu membre de l’Académie des sciences en 1897.


3ème division


- Le comédien Jean TEMERSON (Jean Temersohn : 1898-1956) : second rôle populaire des années 30 aux années 50. Ses deux meilleurs rôles furent sans doute le pianiste virtuose Tartinovitch, face à Fernandel dans Les cinq sous de Lavarède de Maurice Cammage, et le notaire Voltore qui guette la mort de Harry Baur dans Volpone. Le nom sur la tombe est peu lisible.


4ème division


Une division juive aux hauts tombeaux sévères, souvent ornés de médaillons en bronze. On notera, au chapitre des faits divers, la présence de Maurice Apte, qui faisait partie des victimes, en 1903, de l’incendie du métro Couronnes.

- BARBARA
- Marcel BLEUSTEIN-BLANCHET

- Le peintre abstrait Paul ACKERMAN (1911-1981).

- Le flûtiste Gérard SCHAPARAN (1955-2008).

- Le docteur Isidore SIMON (1906-1985), historien de la médecine hébraïque.

- Le réalisateur René STI (Adolf Ornstein : 1897-1951), qui tourna une dizaine de films entre 1926 et 1950, particulièrement avec Fernandel (Le bossu, La porteuse de pain, Ferdinand le noceur). Il réalisa également en association avec Fritz Lang la version française du Testament du docteur Mabuse. Son identité est très discrètement indiquée à la base de la stèle Rosenthal-Dermer.

- L’architecte et urbaniste Henri STOROGE (1908-1974).

- Jean-Jacques VITAL (Jean-Jacques LEVITAN : 1913-1977) : animateur de radio et comédien (La famille Duraton).

- Jean WALL (Jean Wallenstein : 1899-1959) : comédien de théâtre et de cinéma, il fut également metteur en scène de pièces. Il tourna dans une trentaine de films de 1931 à sa mort. Il repose de manière anonyme dans le tombeau Willard-Benguigui.


5ème division


- Louis DELLUC
- Eve FRANCIS

- Auguste TRUELLE (1849-1928) : agronome et vulgarisateur scientifique français, il soutint une thèse sur la cidrerie qui lui valut la grande médaille d’or des thèses. Il s’établit alors à Trouville et y continua ses recherches sur le sujet. Ces travaux lui valurent d’être élu membre de l’Académie d’Agriculture. Son épitaphe le déclare « pomologue », c’est-à-dire…spécialiste des pommes !


6ème division


- Wilhelm NYLANDER (1822-1899) : botaniste et un entomologiste finlandais, il fut le premier professeur de botanique de l’université d’Helsinki de 1857 à 1863 avant de venir s’installer à Paris où il travailla comme attaché auprès du Muséum national d’histoire naturelle. Nylander est considéré comme l’un des principaux spécialistes des lichens de la deuxième moitié du XIXe siècle. Il en décrivit 3 000 espèces. Dans une division très verdoyante, le style nordique de sa tombe donne au cimetière des petits airs exotiques.


7ème division


- L’ancien métropolite orthodoxe de France Meletios Ier KARABINIS (1914-1993). Dans ce caveau repose également l’archiprêtre Panayotis SIMIYATOS (Pierre Simiaut : 1936-2001), qui fut recteur de Saint Stéphan de Paris.


8ème division


- Jules LAFORGUE

-  L’écrivain Alfred VALLETTE (1858-1935), qui fonda avec le vivier de la génération symboliste (Moréas, Charles Cros, Albert Samain…) le Mercure de France, qu’il dirigea avec sa femme, la romancière Rachilde, de 1890 à 1935. Il renonça alors définitivement à sa propre carrière littéraire pour se consacrer à sa tâche de directeur de la revue puis de la maison d’édition. Il est inhumé avec son épouse, l’écrivaine RACHILDE (Marguerite Eymery : 1860-1953), qui s’habillant et se coiffant à la garçonne, s’intéressa très tôt aux questions d’identité sexuelle et d’inversion, que reflète son roman le plus célèbre, Monsieur Vénus (1884), qui lui valut une célébrité immédiate et largement sulfureuse. Romancière prolifique, elle écrivit plus de soixante romans.


10ème division


-  Marcelle HENRY (1895-1945) : employée au Ministère du Travail, elle s’engagea dans la Résistance où elle joua un grand rôle. Arrêté, elle fut déportée. Elle revint des camps mais mourut peu de temps après des suites des mauvais traitements et des privations. Elle fut l’une des six femmes Compagnon de la Libération.


11ème division


- Léon DEUBEL (1879-1913) : poète pauvre, inadapté à la vie sociale, il se suicida en se jetant dans la Marne après avoir brûlé tous ses manuscrits. Il est considéré comme le dernier des poètes maudits. Il fut l’ami de Louis Pergaud, qui le considérait comme son maître littéraire. Etonnant que dans un tel contexte, sa tombe soit encore là !

- Ernest DUMONT (1877-1941) : parolier injustement oublié de la chanson française, il est inséparable du compère avec lequel il travailla, Ferdinand-Louis Benech, sans que l’on puisse savoir toujours avec exactitude qui composait la musique, qui les paroles. Ils furent des touche-à-tout qui, à leur époque, ont donné à la chanson française ce dont elle avait besoin : une quantité énorme de refrains populaires, faciles à retenir. Si la plupart sont oubliés de nos jours, on leur doit cependant quelques succès toujours fredonnés : Nuits de Chine (Nuits câlines...), Du Gris (immortalisé par Berthe Sylva), l’Hirondelle du Faubourg et Riquita (jolie fleur de Java), deux titres interprétés par Georgette Plana, ou encore la Femme aux bijoux (celle qui rend fou). Il faut de bons yeux pour déchiffrer sa tombe.

- Elisabeth LESUEUR, en procès de canonisation.

-  Le commandant Sylvain RAYNAL (1867-1939), qui s’illustra pour avoir résisté en 1916 face aux Allemands alors qu’il était avec ses hommes assiéger dans le fort de Vaux. Il dut néanmoins se rendre après un des sièges les plus terribles de la Première Guerre mondiale.


12ème division


- Le communard Gilbert LAVALETTE (1829-1905), qui fut membre du Comité Central de la Garde nationale en 1871, exilé loin du quartier du Père Lachaise où il résidait.

- Le peintre aquarelliste allemand Konrad STARKE (1870-1911). Son œuvre se compose essentiellement de paysages et de lithographies.

- Théophile CAILLEUX (1816-1890) : avocat belge de métier, ce passionné d’Homère bâtit une théorie très élaborée dans laquelle il plaçait les lieux de la saga non pas en Méditerranée, mais dans l’Atlantique : Troie en Angleterre, Ithaque en Espagne… Les découvertes qui suivirent de Schliemann ruinèrent ses aspirations à être pris au sérieux.


13ème division


-  Charles LAPICQUE (1898-1988) : ingénieur de formation, il se fit connaître comme peintre de la Nouvelle Ecole de Paris. Ses œuvres furent déterminantes, entre 1939 et 1943, pour le développement de la peinture non figurative. Féru de philosophie comme de sciences expérimentales, l’art était pour lui aussi bien une question de physique des couleurs que de métaphysique de l’âme. Par le jeu des perspectives et des espaces multiples, par le traitement peu conventionnel de la couleur, du gestuel et de l’abstrait, il aboutit à une nouvelle interprétation figurative de l’apparence. Avec lui repose son épouse, Aline Perrin, fille du Nobel de physique Jean Perrin.

- Le peintre polonais Wladimir de TERLIKOWSKI (1873-1951), ancien élève de Jean-Paul Laurens, qui fut un portraitiste et un paysagiste à l’œuvre fougueuse inspirée du fauvisme.


14ème division


-  L’écrivain anarchiste Georges DARIEN (Georges Adrien : 1862-1921), auteur de romans et de pièces de théâtre placés sous le signe de la révolte. En 1883, son insoumission durant son service l’envoie pour 33 mois à Biribi, un bataillon disciplinaire en Tunisie. Il en fit le sujet et le titre de son roman le plus fameux. Il fut admiré par Jarry et Breton.

-  La peintre Fanny ICART (1897-1970). La tombe est ornée d’un médaillon représentant Célestine Volmers.

- Joseph-Achille LE BEL (1847-1930) : chimiste français, il est considéré comme le précurseur de la stéréochimie moderne, c’est-à-dire l’étude de l’arrangement spatial relatif des atomes au sein des molécules. Il devint président de la Société Française de Chimie en 1892, puis membre de l’Académie des sciences en 1929.

- Le peintre Marius ROY (1833-1921), nommé maître de dessin à l’Ecole polytechnique, qui se spécialisa dans la représentation de la vie militaire dans ses aspects les plus simples.


15ème division


- Le peintre néo-impressionniste Victor BRUGAIROLLES (1869- 1941), que toutes les sources Internet font mourir en 1941 ! Cet ancien élève de Cormon se spécialisa dans la peinture des littoraux, marins (Hollande, Bretagne, Normandie…) ou fluviaux (rives de la Seine).

- Le Compagnon de la Libération Albert CHAVANAC (1909-1972) , qui servit en Syrie et en Libye avant de participer à la libération de l’Italie. Il fut également sénateur de Paris en 1968.

- Le suédois Per Ambjörn SPARRE (1828-1921), qui fut un touche-à-tout : député dans son pays, inventeur dans de nombreux domaines (machines à voler, bicyclette…), imprimeur de timbres… Il fut également un aérostier. Installé en France, il y mourut très âgé et se retrouve inhumé ici.


16ème division



Le double médaillon expressif de la famille Millner signé Xavier Ranel.

- Le peintre Raoul-Henri DREYFUS (1878-1966), ancien élève de Bouguereau, qui exposa au Salon.

- Roman GHIRSHMAN (1895-1979) : archéologue, explorateur et historien français d’origine ukrainienne. Il s’établit à Paris en 1917 afin d’étudier l’archéologie et les langues anciennes, s’intéressant particulièrement aux ruines archéologiques de l’Iran. Avec plus de 300 publications et 20 ouvrages, Ghirshman devint et reste un des experts les plus respectés sur le sujet de l’Iran ancien. Il était membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres.


17ème division


- Le peintre espagnol Fermin AGUAYO (1926-1977), dont la peinture, qui s’apparentait au départ au cubisme, évolua peu à peu vers la peinture figurative.

- L’occultiste François-Charles BARLET (Albert Faucheux : 1838- 1921), qui fut l’un des premiers membres de la branche française de la Société Théosophique. Il travailla dans l’ombre de Papus. Il collabora à de nombreuses revues, parmi lesquelles L’Anti-Matérialiste, revue spirite où il écrivit sous le pseudonyme de Glyndon. Compte-tenu de l’état de sa sépulture, on peut penser qu’il est moins visité que ses coreligionnaires des cimetières parisiens.

- La compositrice et professeur de musique Berthe GUÉRIN (1880-1915).


18ème division


- Le peintre Alfred THESONNIER (1898-1973) : enfant de l’Assistance publique, il fit les Beaux-arts de Dijon puis travailla à Paris. Il obtint des récompenses aux Salons des Artistes Français et des Indépendants. Il vint en Auvergne comme professeur à l’Ecole des Beaux Arts de Clermont-Ferrand et réalisa de très nombreux portraits de personnalités locales.


21ème division


La sépulture des intellectuels arméniens

- Lucienne BOYER

-  Robert CHAUVIGNY (1916-1963) : compositeur et chef d’orchestre proche d’Édith Piaf, dont il fit la connaissance à l’été 1944, il a fréquemment travaillé à ses côtés comme accompagnateur, et a notamment participé à la composition de la musique d’Hymne à l’amour. Il mourut peu de temps après elle.

- Justin GODART (1871-1956) : avocat lyonnais, il se lança en politique au début du siècle : député radical-socialiste de Lyon (1906-1926), puis sénateur du Rhône (1926-1940), il se consacra aux questions sociales. Ministre à cinq reprises entre 1915 et 1932 (en particulier sous les gouvernements de son ami et compatriote Edouard Herriot), il créa en 1929 l’Hôpital Foch à Suresnes. Résistant et défenseur des juifs qu’il cacha durant la Seconde Guerre mondiale (il ne vota pas les pleins pouvoirs à Pétain. Il reçut après la guerre le titre de Juste), il fut maire de Lyon entre 1944 et 1945. Il lutta toute sa vie pour le salut des plus fragiles, et milita pour la décolonisation.


22ème division


- Raoul COMBES (1883-1964) : botaniste français, il dirigea le laboratoire de biologie végétale de Fontainebleau (1937), de l’École pratique des hautes études (1937) et enseigna à l’École normale de Saint-Cloud (1937). Il était membre de nombreuses académies, dont celle des Sciences.

- Louis CROS (1908-2000) : inspecteur général de l’Instruction publique, fut un haut fonctionnaire très engagé dans ce qu’il convient de nommer la rénovation de l’enseignement. Directeur de l’Institut pédagogique national (dont il fut le fondateur). Il fut l’auteur de l’expression (et du petit ouvrage) l’Explosion scolaire.

- Jean LEC (1899-1964) : affichiste, dessinateur de mode, il devint finalement chansonnier et se produisit au Grenier de Montmartre et au Caveau de la République.

- Le peintre et sculpteur polonais d’origine juive Marek SZWARC (1892-1958), qui vécut à la Ruche avant la Première Guerre mondiale puis qui s’installa définitivement à Paris après la Seconde.


23ème division


- le clown ALEX
- Claude BERRI
- Anne-Marie CARRIERE

- Pierre DELARUE-NOUVELLIÈRE (1889-1973) : photographe et illustrateur (il illustra A rebours de Huysmans), ce passionné de train utilisa rapidement son talent pour illustrer les articles des revues concernant le chemin de fer (La Vie du rail) et le modélisme ferroviaire.

- Brigitte GROS (1925-1985) : sœur de Jean-Jacques Servan-Schreiber, elle travailla aux Échos puis en 1953, collabora avec son frère lors de la fondation de L’Express, originellement supplément des Échos. Maire de Meulan, elle fut sénatrice des Yvelines de 1973 à 1985 et vice présidente du parti radical. Elle fut l’auteure de nombreux ouvrages, dont Quatre heures de transport par jour, adapté à l’écran sous le titre Elle court, elle court la banlieue. Son identité est également portée sur la tombe de famille Schreiber au cimetière de Veulettes-sur-Mer(76).

- C’est dans cette division que le père d’Ubu, le poète et romancier Alfred JARRY (1873-1907), fut inhumé. L’existence de sa tombe est problématique : on lit à peu près partout que sa tombe, non renouvelée, a désormais disparu. On sait, grâce à une souscription faite par le Mercure de France [2], où elle se trouvait avec précision : 23ème division, 5ème ligne, 5ème place. Si on se rend à cet endroit, on trouve une tombe anonyme dans un triste état, mais qui ne semble pas avoir bougée depuis bien longtemps. Il y a quelques années, Vincent de Langlade amenait ses visiteurs sur cette tombe en la présentant comme celle de Jarry… Dès lors, que penser ? Cet espace délabré n’est-il pas tout simplement la tombe de Jarry, qui si elle ne fut pas renouvelée, n’en fut pas moins laissée… Si un visiteur du site à plus d’info…

- Le dramaturge juif russe Semeon JUSHKEVICH (1869-1927), auteur, à partir de 1897, de pièces antisémites qui connurent à la fois beaucoup de succès et d’oppositions en Russie. Sa tombe, qui selon la Conservation serait un cénotaphe, est ornée de son profil en bronze.

- Pierre MORHANGE (1901-1972) : né d’une famille juive, professeur de philosophie, il fonda la revue Philosophies et milita au Parti communiste. Il se démarqua du surréalisme et annonça un certain néo-réalisme dès son premier recueil La vie est unique, publié en 1930. Sa poésie porta le témoignage du traumatisme de la Shoah. Avec lui est inhumée son épouse, la peintre Mathilde MORHANGE-CONSTANTINOVSKY (1911-1994) ainsi que le peintre et sculpteur animalier Joseph CONSTANT (Joseph Constantinovsky : 1892-1969), qui fut également écrivain sous le nom de Michel Matveev (il reçut en 1936 le Prix des deux Magots pour le recueil de nouvelles Etrange famille).

- Le scénariste Steve PASSEUR (Etienne Morin : 1899-1966), qui signa les scenarii et dialogue de plusieurs films de Gance ou de Lherbier. Avec lui reposa son épouse, la comédienne Renée PASSEUR (Renée Griotteray : 1905-1975) qui incarna pour le cinéma, des années 20 aux années 60, des personnages excentriques. Ils reposaient dans cette division mais leur tombe a été reprise.

- Maurice RAICHENBACH (Maurycy Rajchenbach : 1915-1998) : juif polonais installé en France à 10 ans, il se mit à jouer au dames et devint en 1933, à 18 ans, le plus jeune champion du monde. Le « Mozart du damier » garda son titre jusqu’en 1939. Devant se cacher durant la guerre, le manque d’entraînement lui fit perdre son titre par la suite.


24ème division


- L’avocat, poète et écrivain bolivien Armando CHIRVECHES (1881- 1926), qui appartint à la génération marquée par la transition du romantisme au modernisme. Il s’installa à Paris pour des raisons politiques et mit fin à ses jours. Sur sa tombe, un livre-épitaphe en bronze reproduit les titres de ses principales œuvres.

C’est dans cette division qu’avait été inhumé le compositeur Georges MALEZIEUX (1872-1945), mais sa tombe fut reprise en 2008.


25ème division


- JEHAN-RICTUS
- Jules RIMET

- Agathon LÉONARD (Agathon van Weydeveldt : 1842-1923) : sculpteur d’origine belge naturalisé français, il s’enthousiasma et participa au mouvement Art nouveau, exposant de nombreuses pièces (médaillons, statuettes de bronze et céramiques) finement travaillées, notamment lors de l’Exposition universelle de 1900. Ses œuvres sont principalement centrées autour de la figure humaine, surtout féminine.

- Le comédien de théâtre et de cinéma Henri ROLLAN (Henri Martine : 1888-1967). Membre de la Comédie française, il fut également metteur en scène de théâtre. Sa carrière fut assez longue, puisqu’elle s’étala entre 1910 et 1966.


26ème division


- Gabriel BAUGÉ (1880-1960), qui composa des pièces de vaudeville.


27ème division


- André LEDUCQ (1904-1980) : il fut l’un des champions cyclistes les plus populaires de l’entre-deux guerres. Champion du monde et champion de France, il remporta de nombreuses courses, dont les Tours de France 1930 et 1932. Il mourut d’un accident de plongée sous-marine. Il est représenté sur son vélo sur sa stèle.

- André MALTERRE (1909-1975) : militant syndical, secrétaire général puis président de la CGC de 1956 à sa mort. Il milita pour la place des cadres dans l’entreprise et dans la société, pour une diminution de la pression fiscale, et pour une économie productiviste et moderne. Proche des Gaullistes, il s’opposa néanmoins à la politique mené par De Gaulle en Algérie.


28ème division


- Le sculpteur et graveur René ANDREI (1906-1987), auquel on doit en particulier l’un des seize hauts-reliefs du Mémorial du Mont Valérien (Sienne). Il repose sous un médaillon de Roger Baron.

- Le linguiste et philologue Charles BRUNEAU (1883-1969), qui travailla sur les dialectes wallons. Il reprit l’Histoire de la langue française de Ferdinand Brunot, à la mort de ce dernier, et en publia les tomes XII et XIII. Il enseigna dans des universités prestigieuses et fut recteur de l’Université de Bordeaux. Sa tombe est dans un état lamentable et son identité n’est plus signalée dessus.

- Henry COSTON (1910-2001) : journaliste, éditeur, publiciste et militant d’extrême droite. Antisémite doctrinaire, Coston se réclamait d’Édouard Drumont au point d’avoir voulu relancer La Libre parole à deux reprises. Collaborateur notoire, il fut condamné après la Guerre et gracié en 1955. Toute sa vie, dans ses ouvrages et articles, il s’en tint à cet antisémitisme forcené et à la théorie du complot. Il représente un trait d’union entre l’antisémitisme du début du XXe siècle issu de l’affaire Dreyfus et celui du Front National. Avec lui repose son épouse, Gilberte COSTON (1911-2002), éditrice également, qui travailla en collaboration avec son mari.

- Madame FRAYA (Valentine Dencausse : 1871-1953) : voyante française renommée, elle lut dans les mains de toutes les célébrités de la Belle Époque, de Sarah Bernhardt, à Jean Jaurès. Parmi ses prédictions demeurées, célèbres, elle prédit à Félix Youssoupov qu’il allait assassiner Raspoutine, annonça à Marcel Proust une réussite éclatante, et anticipa la Première guerre mondiale et la défaite de l’Allemagne (elle fut d’ailleurs convoquée et consultée en pleine nuit au ministère de la Guerre !). Elle annonça néanmoins qu’il n’y aurait pas de guerre en 1939 ! Sa tombe garde des adeptes, comme en témoignent les nombreuses plaques de remerciements qui s’y trouvent.

- Le collectionneur d’art Nicolas GOULANDRIS (1891-1957).

- Georges GUÉRIN (1891-1972) : devenu prêtre par vocation tardive, il fut nommé à Clichy-la-Garenne où il créa la JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne) à l’imitation du mouvement belge du cardinal Cardjin. Il fut incarcéré durant la guerre à Fresnes pour avoir maintenu, malgré l’interdiction des associations, la vie de la JOC.

- Le sculpteur Carlo SARRABEZOLLES

- Le sculpteur, plaquettiste, ciseleur et graveur-médailleur Emile VERNIER (1852-1927).


29ème division


- Jean VIGO

- Médéa FIGNER (1858-1952) : née à Florence, formée en Italie, cette mezzo (qui évolua en soprano) fut formidablement adulée sur toutes les grandes scènes de l’époque. Elle épousa le célèbre ténor russe Nicolaj Figner en 1889, et créa avec lui des rôles principaux de Tchaïkovski (dont La Dame de pique. Elle passa une grande partie de sa vie en Russie, le couple étant très aimé par la famille du tsar (sa tombe proclame qu’elle fut la « soliste de SM l’Empereur de Russie). En 1904, quittée par Figner, elle fit une dernière tournée en Amérique du Sud puis poursuivit sa carrière au Théâtre Mariinsky à Saint-Pétersbourg jusqu’à son spectacle d’adieu de Carmen en 1912. Elle quitta la Russie en 1930 et s’installa à Paris, où elle mourut à un âge très respectable.

- L’aviateur Jules ROSSI (1901-1966).


30ème division


- Ambroise VOLLARD

Un beau médaillon en bronze sur la tombe du danseur de tango René Ronald-Poigt.

- Le compositeur Pierre-Octave FERROUD (1900-1936), qui étudia avec Joseph Guy Ropartz puis Florent Schmitt, dont il fut très proche artistiquement. Il fut critique musicale pour plusieurs revues, et laissa des compositions de grande valeur. Il mourut prématurément, décapité dans un accident de voiture en Hongrie. Il était l’ami de Poulenc, et le traumatisme engendré par la nouvelle joua un rôle important dans la recherche mystique de ce dernier. Dans la même tombe repose le pianiste roumain Filip LAZĂR (1894-1936), qui fut également un compositeur avant-gardiste. Il appartenait à l’ensemble de chambre Triton qu’avait fondé Ferroud.

- Emile GAUTIER (1853-1977) : journaliste anarchiste, il fut impliqué dans le procès, dit « Procès des 66 » en 1883 à Lyon, pour lequel il fit de la prison. Renonçant à la politique militante, il collabora ensuite à divers journaux. Il fut
le premier à avoir employé l’expression « darwinisme social » dans son tract du même nom publié en 1880 à Paris.

- Le physicien Camille GUTTON (1872-1963), qui consacra toute sa vie à la science, alors nouvelle, de la radioélectricité et compta, dans la période 1920-1940, parmi la quinzaine de personnes qui constituèrent le « groupe central » de la Physique française. Il fut membre de l’Académie des Sciences.

-  Georges MADON (1892-1924) : pilote de chasse, il fut l’un des As de la Première Guerre mondiale. Il se tua à Bizerte lors d’une démonstration en écrasant volontairement son avion, en panne sèche, sur le toit d’un immeuble, afin d’éviter la foule.

- L’architecte Dimitrius ROTTER (Dumitru Rotter : 1878-1937), qui réalisa plusieurs églises en France (Paris, Nice, Corse...), dont l’Eglise Saint-Jean Bosco, dans le XXe arrondissement de Paris.


31ème division


- Marthe HANAU

-  Jacob KAPLAN (1895-1994). Grand rabbin de France de 1955 à 1980, il dut affronter bien des bouleversements liés à l’afflux de ses coreligionnaires rapatriés d’Afrique du Nord suite à l’indépendance du Maghreb. Il fut un interlocuteur important lors de l’affaire Finaly alors qu’il était grand rabin de Paris, en 1953. Autorité morale, il est fut en 1967 à l’Académie des sciences morales et politiques. Il mourut alors qu’il allait devenir centenaire.

-  Lazare RACHLINE dit Lucien RACHET (1905-1968) : Arrivé en France en 1906 pour échapper aux pogroms, il fut le co-fondateur de la Ligue internationale contre l’antisémitisme (LICA) (devenue LICRA) aux cotés de Bernard Lecache, Rachline devint rapidement très actif dans la défense des juifs. Engagé volontaire en 1939, il rejoignit la Résistance après 1940. En avril 1944, Rachline fut désigné par De Gaulle pour accomplir une mission clé : l’unification de la résistance pour la libération de Paris. C’est lui qui nomma Jacques Chaban-Delmas, qui n’était pas encore général, délégué militaire national chargé de la coordination militaire sur l’ensemble du territoire. Après la guerre, il fut fait Compagnon de la Libération mais ne fit pas signer le document. Avec Marcel Bleustein-Blanchet, rencontré dans la Résistance, il fonda le magazine Point de Vue.


32ème division


- Florence BLOT (Marguerite Digneffe : 1912-1994) : second rôle du cinéma, elle tourna de 1950 à 1992. On la vit souvent dans des compositions de bavardes pédantes et elle fut très employée dans Au théâtre ce soir. Elle incarna durant plusieurs années la marque Paic citron à la télévision. Elle fut l’inquiétante Mme Zy dans Le Locataire de Polanski. Elle repose dans le caveau moderne de la famille (Digneffe).

- Claire SAUNIER (1908-1998) : engagée dans la Résistance sous le pseudonyme de « Corinne », elle assura la distribution de journaux clandestins pendant la durée de la guerre. Agent de liaison du journal « Franc-Tireur », elle devint aussi secrétaire générale adjointe du Mouvement de Libération nationale (MLN) et secrétaire générale de la branche féminine de ce mouvement, dirigée par Lucie Aubrac. A ce titre, elle participa à la lutte contre la déportation des prisonniers politiques. A la Libération, elle fut décorée de la médaille de la Résistance. En 1946, elle fut désignée par l’Assemblée nationale au titre du groupe de l’Union démocratique et socialiste de la Résistance, pour siéger au Conseil de la République. Elle compta ainsi parmi les 21 premières femmes entrant à la Haute Assemblée. Ses pairs la choisirent pour être secrétaire du Conseil.

-  Le poète et critique Robert de la VAISSIÈRE de LAVERGNE (1880-1937), qui fonda avec Tristan Derème et Francis Carco l’Ecole fantaisiste.


33ème division


- J.-H. ROSNY Ainé

- Le compositeur français d’origine russe Ivan WYSCHNEGRADSKY (1893-1978). Il fréquenta Scriabine, dont il reçut l’empreinte sur les plans musical et philosophique. Il fut un incontestable novateur, et son œuvre ne fut réellement reconnue qu’à la fin de sa vie. Quelques compositeurs (dont Messiaen, Boulez, Ligeti, Xenakis) ont utilisé épisodiquement l’ultrachromatisme, tandis qu’il a particulièrement inspiré des compositeurs comme Bruce Mather, Alain Bancquart et surtout Claude Ballif.


34ème division


- Edmond JACQUELIN (1875-1928) : coureur cycliste, il remporta le Championnat de France 1896 de vitesse. En 1900, il rafla le Grand Prix de Paris sur piste, le Championnat de France puis le Championnat du monde. Le tout Paris s’enthousiasma pour ses exploits. Il est néanmoins une parfaite illustration du fait que la notoriété n’est pas synonyme de postérité : alors que son prestige fut considérable au début du XXe siècle (il fut, entre 1895 et 1910, l’un des sportifs les plus célèbres), sa tombe désormais anonyme est laissée à l’abandon. Néanmoins, une association semble vouloir rénover le monument.


36ème division


Dans cette division repose la comédienne roumaine Elisa Popesco, dont l’assassinat en 1903 à l’hôtel Regina de Paris défraya la chronique.

-  La comédienne Junie ASTOR (Rolande Risterucci : 1911-1967) : couronnée par le prix Bianchetti en 1937, elle connut un début prometteur qui ne se concrétisa pas, et si elle tourna jusqu’en 1966, ce fut soit pour des petits rôles, soit pour des films médiocres. Directrice de deux cinémas sur les boulevards à Paris (dont l’Astor), elle mourut dans un accident de voiture [3]

- L’aviateur Pierre BURELLO (1894-1938), as de la Première Guerre mondiale, qui mourut prématurément dans un accident d’hydravion.

- Le sculpteur médailleur Raymond CORBIN (1907-2002), ancien élève de Dropsy à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts, auquel il succéda en qualité de professeur de gravure en médailles mais également au fauteuil de l’Académie des Beaux-Arts. Il fut un des maîtres de la médaille en taille directe (il créa la médaille de l’ordre du mérite sportif). Il fut également l’auteur du Maquis, haut-relief qui orne le Mont Valérien.

- L’artiste dramatique arménien Boris ESPÉ (1883-1932). Avec lui repose « l’artiste » Wyk SIMONIAN (mort en 1982).

- L’helléniste Jean MARCADÉ (1920-2012), qui fut professeur d’archéologie classique à la Sorbonne, et membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres. Il a principalement publié des ouvrages sur la sculpture grecque et sur les fouilles de Delphes, Xanthos et Délos.

- Le comédien belge Pierre MICHAËL (Pierre Baguette : 1932-2001), qui tourna pour le cinéma des années 60 aux années 80, mais qui fut également acteur de théâtre. Époux de l’actrice française Françoise Giret, il était le père de l’acteur français Jean-Pierre Michaël.


37ème division


- Henri COURTET

- Le médiatique professeur Pierre ABOULKER (1906-1976), urologue de l’hôpital Cochin, qui opéra le général de Gaulle de la prostate.

- Antoine BALPETRÉ (1898-1963) : comédien dont la filmographie s’étendit de 1933 à 1962. Il tourna pour Cayatte, Clouzot ou encore Bresson dans des rôles secondaires. Son tombeau est désormais quasiment illisible.

- André DANJON (1890-1967) : astronome français, il fut directeur de l’observatoire de Strasbourg entre 1929 et 1945, puis de l’observatoire de Paris entre 1945 et 1963. On lui doit la définition de l’année tropique, ainsi que la mesure du reflet de la Terre sur la Lune (balance de Danjon). Il donna aussi son nom à une échelle permettant d’évaluer l’apparence et la luminosité de la Lune durant une éclipse lunaire. Il était membre de l’Académie des sciences.

- Le médecin et physiologiste Noël FIESSINGER (1881-1946), appartenant à une illustre famille de médecins, lui-même membre de l’Académie de Médecine, qui fit grandement progresser les soins liés aux blessures de guerre suite à son engagement sur le front durant la Première Guerre mondiale. Il accumula les titres et les honneurs mais contribua, pendant l’occupation, à l’exclusion des juifs de la faculté de médecine de Paris et au soutien de thèses ouvertement antisémites.

- Le sculpteur Angioli NICCOLI (1908-1964), auteur de la pleureuse et du double médaillon de ses parents qui orne sa tombe.

-  Maurice de SEYNES (1914-1944) : pilote du groupe de chasse Normandie- Niemen, il se tua peu après un décollage : s’étant rendu compte qu’il était victime d’une fuite d’essence dans la cabine, aveuglé et intoxiqué, il chercha à atterrir à plusieurs reprises, mais en vain. Il reçut l’ordre de sauter en parachute, mais refusa, par solidarité avec son passager qui n’en avait pas, et s’écrasa au sol lors de sa dernière tentative d’atterrissage.

-  Le journaliste sportif Loys VAN LEE (1905-1982).


38ème division


- Le sculpteur roumain Constantza BUZDUGAN (1912-1965).

- L’historien médiéviste Alfred COVILLE (1860-1942), qui mena une carrière dans l’administration de l’Education nationale. Elu membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, il participa à l’élaboration de l’Histoire de France de Lavisse.


39ème division


-  Max d’OLLONE (1875-1959) : chef d’orchestre, compositeur et musicographe, il fut habile de manière très précoce. Elève de Massenet, il obtint tous les prix jusqu’au Premier Grand Prix de Rome en 1897 avec la cantate Frédégonde. Longtemps professeur au Conservatoire, il publia deux volumes sur le Langage Musical. Outre de la musique de chambre, on lui doit plusieurs opéras et ballets.

- Le peintre Louis-Eugène FABRE (1906-1979).

- Clarisse FRANCILLON (1899-1976) : romancière suisse, elle fut très engagée politiquement, et appartint à l’Union des écrivains socialistes. Elle publia une vingtaine d’ouvrages romanesques mettant en scène des femmes prises au pièges d’amours impossibles, dans le contexte étroit de la mentalité de la petite bourgeoisie. Elle fut également la traductrice de Malcolm Lowry. Sa tombe semble anonyme : son identité est en réalité portée sur la dalle, mais est devenue quasiment illisible.

- Gaston LEVAL (Pierre-Robert Piller : 1895-1978) : théoricien socialiste libertaire et militant anarcho-syndicaliste, il fut un historien de la révolution sociale espagnole de 1936 à laquelle il participa.

- L’économiste marxiste Eli LOBEL (1926-1979).

- L’actrices de cinéma muet Emmy LYNN (Emily Leigh : 1889-1978), qui tourna des années 10 aux années 40. Elle repose avec son époux Charles PEIGNOT (1897-1983), à l’origine de la fondation de l’Association typographique internationale. Il donna son nom à un Prix.


40ème division


- Le Compagnon de la Libération Martial BRIGOULEIX (1903-1943) : résistant en Corrèze, arrêté par la Gestapo, il fut fusillé au Mont Valérien. Il est inhumé dans cette division qui est l’un des carrés militaires du cimetière.


41ème division


- Joseph MEISTER

- Le musicologue Maurice CHATTELUN (1912-2002).

- Le compositeur de musique religieuse orthodoxe Jean LIAMINE (1899-1944).

- Le journaliste sportif Bernard PERE (1939-1999).


42ème division


- Georges BRUYERE (1893-1923) : ouvrier parisien et syndicaliste, il fut à l’initiative et l’un des créateurs, avec d’autres militants de Gauche tels que Barbusse, Souvarine, ou Vaillant-Couturier, de l’ARAC (Associations républicaine des Anciens combattants et victimes de guerre.


44ème division


- Francis CARCO
- Jean MARÈZE

- André FONTAINAS (1865-1948) : critique d’art (il collabora plusieurs années au Mercure de France) et poète symboliste belge, il passa une longue partie de sa vie en France. Dans l’ombre de Mallarmé, il laissa des témoignages précieux sur la génération des symbolistes.

- Le compositeur Mihai MITREA-CELARIANU (1935-2003) : originaire de Bucarest, il avait fréquenté le conservatoire de sa ville natale avant de compléter sa formation dans les stages du groupe de recherche de l’ORTF et les cours de Pierre Schaeffer au Conservatoire de Paris. Parmi ses principales oeuvres figurent le Chant des étoiles, qui obéit à l’esthétique du sérialisme, le cycle Convergences, musique de forme aléatoire, ou encore les Incantations de la nuit éclairée, un ensemble réunissant une trentaine de compositions.

- Joseph PANKIEWICZ (Józef Pankiewicz : 1866-1940) : peintre, graveur et enseignant polonais, il fut professeur aux Beaux-Arts de Cracovie. Ami de Pierre Bonnard qui l’inspira, il évolua du collorisme post-impressionniste vers le fauvisme. Installé à Paris, il devint directeur de l’Ecole polonaise des Beaux-Arts.

- Louis SALOU (Louis Goulven : 1902-1948) : comédien issu de la troupe des Pitoëff, il a imposé au cinéma une suite de personnages qui sont restés dans la mémoire des cinéphiles : le Comte de Montray des Enfants du paradis, l’officier prussien de Boule de Suif…Il se suicida.


45ème division


- Marcel MAUSS

- Isidore LEVY (1871-1959) : historien de l’Orient sémitique, auteur de nombreuses publications, il fut professeur au Collège de France.

- L’architecte Emmanuel PONTREMOLI (1865-1956) : Grand prix de Rome en 1890, il effectua nombre de relevés archéologiques et de restitutions de monuments antiques (Delphes, Pergame, Didyme...).Entre 1902 et 1908, il donna son œuvre la plus connue, la villa Kérylos à Beaulieu-sur-Mer (Alpes-Maritimes), villa dans le style de la Grèce antique construite pour Théodore Reinach. De cette époque date également le consulat général de France à Smyrne (Izmir), reconstruit à l’identique après le grand incendie de 1922. En 1911, il construisit à la demande d’Edmond de Rothschild la synagogue de Boulogne-Billancourt, en style byzantin. En 1912, il conçut l’Institut de paléontologie humaine (Fondation Albert Ier) à Paris. Architecte en chef du Muséum national d’histoire naturelle, il fit édifier en 1926 le bâtiment du vivarium du Jardin des plantes de Paris. Il fut l’un des grands professeurs d’architecture de l’École des beaux-arts de Paris, dont il fut nommé directeur en 1932.

- Moshe WALDMANN (1910-1996) et son épouse Ménuha RAM (Rywka Waldman : 1916-2000), qui firent partie des principaux animateurs de la culture yiddish à Paris (poèmes yiddish de Moshe waldman).


46ème division


- L’avocat, et écrivain Cyrille FLEISCHMANN (1941-2010), auteur de nombreuses nouvelles qui évoquent de manière à la fois gai et nostalgique le petit monde juif ashkénaze des années 1950 dans le Marais, à Paris, où il vécut.

-  Léon POLIAKOV (1910-1997) : historien français issu d’une famille juive russe, il s’installa en France après avoir fuit la révolution bolchevique, puis la montée du nazisme. En pleine clandestinité durant la Guerre, il fut l’un des fondateurs du Centre de documentation juive contemporaine destinée à recueillir les preuves documentaires de la Shoah, ce qui lui valut, après la victoire alliée, d’assister Edgar Faure, chef de la délégation française au Procès de Nuremberg. Il fut l’auteur du Bréviaire de la haine, première grande étude consacrée à la politique d’extermination des Juifs menée par les nazis. Il fut aussi le premier historien à mettre en cause l’attitude du pape Pie XII et du Vatican durant l’Holocauste. Il écrivit ensuite de nombreux ouvrages traitant de l’antisémitisme et du racisme.

- Benoit REGENT (1953-1994) : acteur de théâtre, il tourna également pour le cinéma et fut nominé aux Césars en 1985 pour son rôle dans la Diagonale du fou. Son identité n’est pas évidente à voir sur sa dalle d’une très grande simplicité.


47ème division


-  famille DARTY

- Jacob BUCHMAN (1904-1994), qui créa en 1988 le Prix Mémoire de la Shoah, décerné par la Fondation qui porte son nom, et qui récompense un écrivain, un artiste, un historien, un étudiant ou un enseignant pour une recherche ou une thèse portant sur le génocide du peuple juif.

-  Le journaliste politique Naum VILNER.


48ème division


- Le réalisateur et scénariste Alexandre JOFFÉ (1918-1995), auteur de douze films dont cinq avec Bourvil (Fortunat, Les cracks).

-  Victor VICAS (1918-1985) : réalisateur français d’origine russe, on lui doit de nombreuses séries policières pour la télévision, dont de nombreux épisodes des fameuses Brigades du Tigre.

-  Corinne LUCHAIRE


49ème division


- Vadim KOSSOVOÏ (1937-1999) : poète russe, il fut un traducteur de la poésie française dans son pays (en particulier des oeuvres de Henri Michaux, Julien Gracq, René Char, Francis Ponge, ou encore Maurice Blanchot). Arrêté en 1957 pour activités « contre-révolutionnaires et antisoviétiques », il passa six ans au goulag. Il s’installa en France en 1981, travaillant comme directeur de recherche au CNRS.

-  Le manager sportif Charles MICHAELIS (1910-1984).

- Le musicologue russe Piotr SOUVTCHINSKY (1892-1986).


50ème division


Certains plans indiquent la présence de Marguerite Baldenseperger, qui fut la dernière « amitié amoureuse » de Clémenceau (elle avait quarante ans de moins que lui), dans cette division. Il s’agit en réalité d’une homonyme : l’amie de Clémenceau est inhumée à Saint-Dié, dans les Vosges.

- La femme de lettres et metteur en scène Anna BOUDAGHIAN (1880-1954).

- Serge FÉRAT (Sergueï Jastrebstoff : 1881-1958) : aristocrate aisé et cultivé, il suivit les cours de Bouguereau puis exposa au Salon plusieurs œuvres inspirées des Nabis. Influencé par le cubisme, il rencontra Picasso et Apollinaire (c’est ce dernier qui lui donna le pseudonyme de Férat). En 1913, il racheta avec ce dernier et sa cousine, la baronne Oettingen, la revue d’avant-garde Les Soirées de Paris que dirigea le poète, mais cette parution fut interrompue par la guerre. En 1917, il illustra et réalisa les décors et costumes de la pièce d’Apollinaire Les Mamelles de Tirésias. Ferat exposa dans de nombreux salonset réalisa des cartons de tapisseries. Il repose avec sa cousine, la baronne Hélène d’OETTINGEN (1887-1950), qui fut connue comme poète sous le nom de Léonard Pieux, comme romancière sous le nom de Roch Grey (cette identité apparaît sur sa tombe) et comme peintre sous le nom de François d’Angiboult. Elle tint dans les années 1910 un salon « artistico-littéraire » où se retrouva toute l’avant-garde russe et française. Ruinée par la révolution russe, elle vendit les toiles achetées au douanier Rousseau pour subvenir à son train de vie. L’épitaphe sur leur tombe, composée par cette dernière, proclame : Nous, hommes de l’art / nous n’avons pas d’âge comme les anges. / Et ce n’est pas l’âge qui nous fait mourir / mais l’appel urgent pour aller ailleurs, / appui que nous sommes des forces / qui ne fléchissent jamais.

- Le comédien belge JEAN-JACQUES (Jean-Jacques Guillaume : 1923-1994), que l’on vit essentiellement dans des pièces de boulevard où il jouait des homosexuels maniérés, caricature prisée par le public jusqu’aux années 90.

- Le peintre impressionniste russe Pëtr NILUS (1869-1943), qui s’installa en France en 1917 et qui exposa au Salon des Ambulants.

- Le peintre de nus Raymond PALLIER (1887-1943).


52ème division


- La psychanalyste Micheline ENRIQUEZ (1931-1987), qui rejoignit l’Ecole Freudienne dès sa fondation par Jacques Lacan, puis après la rupture au sein de l’Ecole Freudienne participa à la création du Quatrième Groupe. Elle mourut dans un accident de voiture.


53ème division


-  Billy BRIDGE


54ème division


-  Florent SCHMITT

- Demetre CHIPARUS (1886-1947). Sculpteur roumain émigré à Paris, où il étudia avec Antonin Mercier et Jean Boucher, il se fit connaître par ses petites sculptures chryséléphantine, particulièrement des danseuses. Il a également produit une vaste gamme de sculptures d’enfants.


55ème division


- Israelis « Izis » BIDERMANAS (1911 - 1980) : photographe lithuanien installé en France en 1930, il se fit connaître par ses cliches de bords de Seine à Paris. Préférant l’intimisme au sensationnel (quoique ayant travaillé à Paris Match), il fut l’un des grands photographes de la capitale, un habile portraitiste, mais également un amoureux du cirque qui sut, dans ses ouvrages photographiques, retranscrirent la magie mélancolique de ces lieux.

- Bella DARVI (Baila Wegier : 1928-1971) : actrice polonaise au destin assez tragique, sa beauté avait été remarqué par le producteur américain Daryl Zanuck qui l’a fit tourner dans quelques films (dont L’Egyptien) [4]. Brouillée avec lui, elle décide de rentrer en France pour y faire carrière : elle n’y connut qu’une filmographie sans envergure. Prise par la passion du jeu, elle dut tourner pour rembourser ses dettes. Ruinée, elle se suicida par le gaz. Son corps ne fut découvert qu’une semaine plus tard.

- La comédienne Esther GORINTIN (1913-2010), qui fit ses débuts au cinéma en 1998, à l’âge de 85 ans grâce au réalisateur Emmanuel Finkiel qui l’engagea pour jouer le rôle d’une vieille dame juive parlant russe, yiddish et français dans le film Voyages. Remarquée par des réalisateurs à la sortie de Voyages, elle tourna dans plus de dix films, notamment des rôles principaux (en particulier dans Depuis qu’Otar est parti... de Julie Bertuccelli). Elle incarna son dernier rôle en 2008 à l’âge de 95 ans. Elle fut inhumée dans le caveau de l’association des anciens combattants juifs dont son mari David faisait partie. L’identité de ce dernier est portée, mais pas la sienne.

- L’acteur Claude MELKI (1939-1994), surnommé le Buster Keaton français, remarqué par Jean-Daniel Pollet qui le fit tourner dans plusieurs de ses films. Il était l’oncle du comédien Gilbert Melki.

- Le sculpteur Michel MILBERGER (1920-1997).


56ème division


- Le réalisateur Henri CALEF (1910-1994), qui tourna une vingtaine de films entre 1975 et 1980 (Jericho, Ombre et Lumière…).

- L’astrophysicien Daniel GERBAL (1935-2006), qui fut directeur de recherche au CNRS.


57ème division


- Georges BOSKOFF (1882-1960), pianiste roumain de style romantique, qui fut apprécié pour ses interprétations de Chopin et de Liszt. Il avait étudié à Bucarest et à Paris puis enseigné à Bucarest et à Athènes. Il fut également compositeur.

-  Le comédien Joseph DENIS D’INES (1885-1968), issu du théâtre -il entra à la Comédie-Française en 1914, en fut sociétaire de 1920 à 1953, puis administrateur général par intérim en 1945- , mais qui tourna également pour le cinéma des années 10 aux années 50.

- Pauline DUPLESSIS KERGOMARD (1838-1925) : née Marie Pauline Jeanne Reclus dans une famille protestante (elle était la cousine d’Élisée Reclus), elle passa deux ans de sa vie adolescente chez son oncle, le pasteur Reclus, et sa tante qui tenait une école. Elle fut marquée par la pédagogie mise en œuvre dans cette école, sans programme et sans emploi du temps. Devenue institutrice, elle fut à l’origine de la transformation des salles d’asile, établissements à vocation essentiellement sociale, en écoles maternelles, formant la base du système scolaire. Elle introduisit le jeu, qu’elle considérait comme pédagogique, et les activités artistiques et sportives. Elle prôna une initiation à la lecture, à l’écriture et au calcul, avant 5 ans. Elle fut nommé par Jules Ferry inspectrice générale des écoles maternelles, poste qu’elle occupa jusqu’en 1917, multipliant les visites d’inspection dans toute la France, faisant acter par les programmes que le jeu est le premier travail du jeune enfant, et réclamant un mobilier adapté à leur taille, précédant ainsi Maria Montessori. De ce fait, de nombreuses écoles maternelles françaises portent son nom.

-  L’harmoniciste Claude GARDEN (1937-2004), qui joua avec les plus grands artistes.


58ème division


- Le peintre pointilliste Lucien NEUQUELMAN (1909-1988), qui repose avec la peintre Camille NEUQUELMAN (1908-1999).

- La poète Maïse PLOQUIN (Marie-Louise Ploquin : 1911-1994), qui repose sous une épitaphe désabusée : Partie sans regret ! On donna son nom à un prix biennal de l‘Académie française créé en 1985, qui récompense « l’auteur d’un recueil de poésie, en vers classiques ou libres, d’expression romantique ».


59ème division


- Le sculpteur Félix FEVOLA (1882-1953), dont Poissy, d’où il était originaire, abrite plusieurs œuvres (monument aux morts, tombeau de Léon Deliance, statue de Saint-Louis). A Paris, il réalisa le miroir d’eau et les fontaines du Palais de Tokyo pour l’exposition universelle de 1937. Sa tombe est ornée d’une tête d’enfant de sa composition.

- La comédienne Anicette FRAY (1915-1991).

- Le décorateur de théâtre Pierre GUFFROY (1926-2010), qui tourna avec les plus grands metteurs en scène de Cocteau(Le testament d’Orphée) jusqu’à Roman Polanski (Tess) en passant par Godard (Pierrot le fou), Milos Forman ou encore Luis Bunuel ( Le Charme discret de la bourgeoisie).


61ème division


-  L’ingénieur en aéronautique René COUZINET (1904-1956), constructeur de trimoteurs qui portent son nom. Il se suicida. L’aéroport de la Roche-sur-Yon porte son nom.
-  Jean PERGOLA (1890-1951) : pianiste et organiste concertiste, titulaire de la tribune de St-Germain l’Auxerrois (1920 à 1951), il fut professeur de piano et l’auteur de pièces instrumentales écrites principalement pour piano, de mélodies et d’un admirable Pater noster pour baryton et orgue.


62ème division


Surprenante à cet endroit, la tombe d’une roumaine issue des ateliers du cimetière de Săpînţa.

Dans cette division repose la jeune Lola Ouzounian, âgée de 17 ans lorsqu’elle fut abattue dans la salle du concert du Bataclan lors des attentats terroristes de novembre 2015 [5].

- Le sculpteur et peintre Maxime FILLON (1920-2003).

- Le journaliste américain Sandy KOFFLER, qui fut le fondateur et l’éditeur en chef du Courrier de l’Unesco de 1947 à 1977.

- Le ténor Henri LEGAY (1920-1992), qui interpréta essentiellement des rôles tirés du répertoire français, mais qu’y s’y signala par une carrière internationale.

- Le peintre Roger MARQUEROL (1920-2003).


63ème division


- Frida BOCCARA

- Le peintre juif lithuanien Rafaël CHWOLES (1913-2002), installé en France en 1969.

- Jean-Jacques GAUTIER (1908-1986) : romancier et critique dramatique français, il travailla beaucoup pour le Figaro avant et après la guerre. Il fut également secrétaire général de la Comédie française. Couronné en 1946 par le Goncourt pour Histoire d’un faits divers, il entra à l’Académie Française en 1972.

- Le médecin Alina MARGOLIS-EDELMAN (1922-2008)

-  La poétesse et peintre Lou STARA (Lucy Staraselski : 1905-1999).


64ème division


-  Le critique littéraire Renaud MATIGNON (1935-1998) qui officia au Figaro, et dont les chroniques, souvent mordantes, furent rassemblées en un ouvrage (La liberté de blâmer).


65ème division


- Maurice DUGOWSON (1938-1999) : réalisateur et scénariste français, il fut l’auteur de quelques films dont F…comme Fairbanks, avec Patrick Dewaere. Il fut également le réalisateur de direct pour l’émission Droit de réponse, animée par Michel Polac, et pour laquelle il obtint un sept d’or.

- La comédienne Evelyne KER (Evelyne Rozenkiern : 1936-2005) : si elle triompha au théâtre dans le rôle de Gigi, la pièce de Colette, le reste de sa carrière, tant au théâtre qu’au cinéma fut plus confidentiel (A nos amours). Elle repose dans une tombe collective israélite.

- Le poète Armand OLIVENNES (Armand Olievensztein : 1931-2006), arrivé en France dans les années 30 car né juif dans une Allemagne nazie. Sa production est considérable, mélant poèmes, théâtre, contes, fables enfantines… Il était le père de Denis Olivennes, l’actuel directeur d’Europe1 (avril 2011). Avec lui repose son frère, le psychiatre Claude OLIEVENSZTEIN (1933-2008), qui s’intéressa parmi les premiers en France aux traitements de toxicomanes à l’hôpital Marmottan. Grâce à lui, Marmottan devint une référence internationale où nombre de spécialistes se formèrent dans le domaine de la psychiatrie des toxicomanies.

- Le peintre et sculpteur Zisman SILBERTAIN (1924-1998).


66ème division


-  Anna LANGFUS (Anna-Regina Szternfinkiel : 1920-1966) : écrivaine d’origine juive polonaise, elle connut les ghettos de Lublin et de Varsovie, dont elle parvint à s’évader. Elle connut l’arrestation par la Gestapo, l’exécution de son mari et la torture mais survécut. Réfugiée en France après la guerre, elle produisit plusieurs romans et pièces de théâtres dont la difficulté de survivre à la Shoah ne furent pas absents. Elle obtint plusieurs prix, dont le Goncourt pour Les bagages de sable en 1962.

- Abram NEIMAN (1893-1967) : inventeur et industriel d’origine juive bessarabe, il s’installa en France après l’avènement du nazisme. Il est principalement connu pour l’invention qui porte son nom, le neiman, de protection antivol par blocage de la colonne de direction dans les véhicule automobiles.

-  famille ZEMOUR : dans le caveau reposent quatre frères issus de l’immigration pied-noir : Roland (1925-1947), William (1930-1975), Gilbert (1935-1983) et Edgard (1937-1983) ZEMOUR. Surnommés les Z, ils furent tous rois de la pègre parisienne et tous assassinés.


67ème division


- Le journaliste et écrivain Roger ASCOT (Roger Askolovitch : 1928-2011), dont l’œuvre est centrée sur le destin des Juifs de France, partagés, entre l’amour de leur pays d’adoption, le traumatisme d’une trahison pétainiste et la forte nostalgie d’Israël. Il fut le père du journaliste Claude Askolovitch.

-  La pianiste Hélène CALEF (1949-2008), qui fut la fondatrice du trio Jean Françaix qui contribua à faire connaître la musique de chambre.

- Le journaliste Jean-Pierre CHAPEL (1935-2010).

- Le médecin Emile PAPIERNIK (1936-2009), qui fut à l’origine du premier plan Périnatalité de 1971, promu par Robert Boulin, ministre de la Santé, qui permit de réduire la mortalité infantile. Il fut ainsi à l’origine du congé maternité supplémentaire pour les femmes malades ou fatiguées. Il devint en 1972, à 36 ans, chef de service de gynécologie-obstétrique à l’hôpital Antoine-Béclère de Clamart. Il ouvrit un des tout premiers services d’interruption volontaire de grossesse après le vote de la loi Veil de 1975, et décida symboliquement de pratiquer lui-même la première IVG du service.C’est dans son service à Clamart que naquit le premier bébé-éprouvette français, Amandine, en 1982.


68ème division


Bas relief sur la tombe de la peintre et sculptrice Germaine Chaloub (1910-1996)

- Michel EMER
- Jacqueline MAILLAN

- L’architecte Bernard LAFAILLE (1900-1955), qui fut l’inventeur du « V » Laffaille (poteau en béton armé en forme de V) afin de répondre aux nécessités économiques par une mise en oeuvre plus rapide, grâce à la préfabrication. Cette technique fut très utilisée par la SNCF pour ses rotondes de chemin de fer.

- Le Compagnon de la Libération Lucien LIMANTON (1919-1954), qui participa à la bataille de Bir Hakeim et à la libération de l’Italie.


70ème division


-  Stéphane SIRKIS

- Le sculpteur suédois Adam SJÖHOLM (1923-1999).

- L’écrivain et journaliste Alain SPIRAUX (Maurice Szpiro : 1926-2008). Son œuvre se situe entre deux pôles. D’une part, le judaïsme et de l’autre, le fantastique. Au cours de dix romans, six pièces de théâtre radiophoniques, deux recueils de nouvelles et autant de poèmes, il a prouvé que l’on pouvait concilier les deux genres. Alain Spiraux a également travaillé pendant plus de trente ans dans le journalisme du spectacle et a animé, durant cinq ans, l’émission “Donnez-nous de vos nouvelles” sur “Radio Communauté juive”.


71ème division


- La comédienne de théâtre Marianne GRENT (Suzanne Leiri : 1920-2005).

- Le Compagnon de la Libération Michel LEGRAND (1918-1955), qui s’engagea dans la Résistance alors qu’il servait auprès des Tirailleurs sénégalais, dont il prit part au ralliement aux FFL. Il servit ensuite, avec les parachutistes, en Syrie et en Libye. Parachuté en Bretagne en 1944, il prit une part importante à l’organisation des maquis dans cette région. Engagé en Indochine en 1947, il mourut prématurément d’épuisement dans un hôpital à Saïgon. Sur sa tombe fut placée en 1988 une plaque déposée par la promotion de l’Ecole Militaire Interarmes qui avait pris son nom.

- Bernard LENTERIC

- Le réalisateur et scénariste Edouard LUNTZ (1931-2009) : d’abord assistant de Jean Grémillon, Nicholas Ray ou Pierre Prévert, il se montra particulièrement sensible aux questions de l’enfance et de l’adolescence, qui structurèrent une œuvre consacrée à ceux que la société exclut ou regarde avec suspicion. Le travail de ce cinéaste singulier, développant une identité esthétique forte, entre cinéma-vérité et poésie, apparaît aujourd’hui fondateur dans la construction d’un regard purement cinématographique sur les banlieues françaises. Il fut lauréat du Prix Jean-Vigo en 1960 pour son court métrage Enfants des courants d’air.


73ème division


- Jean et Frédéric PAULHAN

- Jean-Claude CARLIER (1938-1964) : capitaine de l’équipe de France de volley-ball.

- L’aviateur Antoine PAILLARD (1897-1931).

- Le journaliste Léon ROLLIN (1882-1962).


74ème division


- Emmanuel FOUGERAT (1868-1959) : peintre de scènes typiques, de portraits et de nus, dans un style figuratif, cet ancien élève de Magnan et de Jean-Paul Laurens fut nommé directeur de l’école des Beaux Arts de Nantes, et fut fondateur et conservateur du musée. Avec lui repose son épouse, la musicienne Judith FOUGERAT (1873-1958).


75ème division


- Michel HANUS (1936-2010) : psychiatre, psychologue et psychanalyste français, il dirigea la Société de thanatologie et fut le fondateur de la Fédération européenne « Vivre son deuil ». Il fut l’auteur de nombreux ouvrages sur la mort et le deuil, du point de vue génétique, psychanalytique et psychothérapeutique.


76ème division


- Félix BRUN : amputé des deux jambes durant la Première Guerre mondiale, il fut député communiste du Rhône de 1936 à 1940. Il fut également le président de l’A.R.A.C. (Associations républicaine des Anciens combattants et victimes de guerre). Une rue de Lyon, dont il fut également conseiller municipal, porte son nom.

-  Jacques MONOD (1918-1985) : acteur de théâtre (il fut engagé par Louis Jouvet au théâtre de l’Athénée et y resta jusqu’à la mort de ce dernier, avant de devenir l’assistant de Jean Mercure), il tourna également au cinéma à partir des années 50 : sa stature et sa voix imposante l’amenèrent à jouer des personnages de commissaires, de juge ou de procureur. Il joua également pour la télévision.


77ème division


- Jean GIRAULT


78ème division


- Le violoniste virtuose Jules BOUCHERIT (1877-1962), ancien élève de Jules Garcin, qui obtint en 1902 le deuxième prix du conservatoire et joua aux côtés de Jacques Thibaud aux Concerts Colonne. Durant l’occupation, il cacha chez lui de jeunes musiciens juifs poursuivis par les nazis, ce qui lui valut à titre posthume la médaille des Justes. Parmi ces jeunes figuraient la violoniste Denise Soriano (1916-2006), qu’il épousa en 1956, mais qui ne repose pas dans ce tombeau. Jules Boucherit eut de nombreux élèves qui sont devenus célèbres, parmi lesquels Ginette Neveu, Manuel Rosenthal, ou encore Ivry Gitlis.

- Le peintre et aquafortiste belge Arthur GREUELL (1891-1966), qui subit l’influence de Van Dongen et de son ami Edouard Goerg. Après une période active à Paris, il revint en Belgique, où il concentra son activité sur l’art graphique, illustrant dans un style art-déco plusieurs ouvrages (Les Fleurs du Mal, Les Chansons de Bilitis…). Greuell retourna à Paris, se consacrant alors entièrement à la peinture et y resta jusqu’à sa mort. Il exposa au Salon d’Automne dès 1936, fut membre du Salon des Indépendants et exposa dans le monde entier. Il a peint de nombreux portraits de vedettes du music-hall, du théâtre, de la danse et du cinéma, d’une manière décorative. Il fut également chargé de plusieurs commandes dont un Saint Antoine de Padoue pour l’église de Saint-Julien-le-Pauvre.


79ème division


- Le sculpteur Lucien BRASSEUR (1873-1960), second prix de Rome en 1902 et premier Grand Prix en 1905, fut inhumé dans une tombe de cette division jusqu’à son transfert dans le caveau familial du cimetière Saint-Roch de Valenciennes (59). Sa tombe à Bagneux est donc appelé à disparaître.

- Le peintre EDY-LEGRAND (Édouard Warschawsky : 1892-1970), qui réalisa des illustrations publicitaires et littéraires avant de s’installer au Maroc où il s’imposa comme un peintre orientaliste. Il repose sous une tombe totalement anonyme.


80ème division


- Le peintre et lithographe néerlandais Théo VAN ELSEN (Conrad Theodor Van Elsen : 1896-1961).


82ème division


- Le romancier corse Pierre BONARDI (1887-1964), qui proche des milieux autonomistes corses dès l’avant-guerre, se rapprocha du PPF de Jacques Doriot pendant la guerre. Il fonda en 1955 Parlemu Corsu, une Académie régionaliste et littéraire pour la défense du dialecte et des traditions corses. Ses ouvrages et ses romans accordent systématiquement à la Corse une place centrale. Il a également écrit des romans coloniaux et des œuvres érotiques.


83ème division


- Les pionniers de l’aviation Julien (1893-1932)et Gilbert (1914-1937) RISSER, mort de leur passion.


84ème division


- Jean-Christophe AVERTY
- Claude PIÉPLU

- L’avocat royaliste Jean EBSTEIN-LANGEVIN (1921-1998).

- Le peintre polonais Stanislaw ELESZKIEWICZ (1900-1963).

- Antoine GOLEA (Siegfried Goldman : 1906-1980) : musicologue français d’origine roumaine, ancien élève de Enesco, il s’installa à Paris définitivement en 1929. Chroniqueur à plusieurs revues (Télérama, à Diapason, à Témoignage chrétien…), il fut l’auteur d’une Histoire du ballet, et l’un des plus grands défenseurs de la musique sérielle. Il fut en outre l’un des membres fondateurs de l’Académie Charles-Cros. Avec lui repose son épouse, la soprano Colette HERZOG (1923-1986).

-  Le journaliste TRENO (Ernest Raynaud : 1902-1969), qui dirigea le Canard enchaîné de 1953 à sa mort.


88ème division


-  La peintre cubiste Maria GUTTIEREZ GUETO y BLANCHARD (1881-1932), qui appartint à l’Ecole de Paris. Elève de Van Dongen, amie de Juan Gris et de André Lhote, elle eut une vie difficile (elle était handicapée par une très lourde difformité physique, provoquée par une chute de sa mère enceinte, et connut toute sa vie des problèmes d’argent). Elle mourut de la tuberculose.


90ème division


- L’évêque catholique arménien Grégoire BAHABAN (1901-1966).

- Le comédien Bernard MUSSON (1925-2010), qui fut l’un des «  troisièmes couteaux » les plus importants du cinéma français avec plus de 250 films à son actif, tout en menant une longue carrière au théâtre. Il fut notamment l’un des acteurs fétiches de Luis Buñuel et de Jean Rollin.


91ème division


-  Marcel PLANCHE (1898-1965) et Jeanne LE BONNIEC (1891-1968) : couple d’auvergnats qui accueillit Georges Brassens qui avait fuit le STO en 1944. Il s’installa dans l’inconfort de leur demeure, impasse Florimond dans le 14ème arrondissement de Paris, et y resta…jusqu’en 1965. Il finit même par acheter la maison pour ses protecteurs. Ils formèrent un étrange ménage à trois pendant plus de vingt ans. Ils furent l’inspiration de plusieurs chansons de Brassens (chez Jeanne, la cane de Jeanne, et la fameuse Chanson pour l’Auvergnat).


92ème division


- Christian BLACHAS

-  Le pianiste et compositeur Pierre MAILLARD-VERGER (1910-1968), ancien élève de Paul Dukas, Grand Prix de Rome en 1939.


94ème division


- Jean EUSTACHE

- GUS (Gustave Joseph Viseur : 1915-1974) : accordéoniste belge, il aborda tous les genres du répertoire musette (valse, tango, paso-doble, ...) et a été l’un des premiers accordéonistes de jazz. Évoluant dans les milieux parisiens dès 1930, il forma son langage musical aux côtés des guitaristes manouches, et enregistra son premier disque en 1937. Il accompagna Édith Piaf en 1940. Il est le seul accordéoniste à avoir été membre du célèbre Hot Club de France.

- La peintre expressionniste polonaise Mela MUTER (Maria Melania Mutermilch : 1876-1967) : installé à Paris en 1901, elle devint vite une personnalité de Montparnasse et dès 1902, participa au Salon des Beaux-Arts. Elle fut l’auteur de nombreux portraits de ses amis (Satie, Clemenceau, Ravel, Barbusse, ou encore Rainer Maria Rilke avec lequel elle eut une liaison).


95ème division


- Le peintre et graveur sur bois breton Pierre ABADIE LANDEL (1896-1972).


96ème division


-  GRIBOUILLE (Marie-France Gaite : 1941-1968) : chanteuse d’origine lyonnaise, elle monta à Paris où elle se fit progressivement connaître, se produisant au Bœuf sur le toit. Son apparence androgyne et sa voix grave ainsi que ses chansons personnelles et ambiguës lui gagnèrent le public lesbien. On la comparait à Barbara. Elle décéda d’un excès de barbituriques et d’alcool.

-  L’acteur grec Tzavalas KAROUSOS (1904-1969).

- L’archéologue Charles VIROLLEAUD (1879-1968), qui fut directeur du Service archéologique près le haut-commissariat de France en Syrie et au Liban et professeur à l’École pratique des hautes études. Il participa notamment aux fouilles d’Ougarit. Il fut élu membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres en 1941.


97ème division


-  Le flûtiste Roger BOURDIN (1923-1976), l’un des grands maîtres de cet instrument au XXème siècle, qui fut soliste aux Concerts Lamoureux et qui ne dédaigna aucune forme de musique, de ses interprétations classiques au jazz en passant par la variété ou la composition de musiques de films. On lui doit en particulier le solo de flûte d’Il est 5 heures, Paris s’éveille. Sa tombe est en train de s’enfoncer irrémédiablement dans le sol !


98ème division


- L’écrivain Nicos ANDREOU (1902-1977).

- L’écrivain Marc BERNARD (1900-1983), qui fut lauréat du prix Interallié pour Anny en 1934 et du prix Goncourt en 1942 pour Pareils à des enfants. Fervent défenseur d’une littérature prolétarienne, il fonda en 1932 « Le groupe des écrivains prolétariens ».

- Louis BUGETTE 1904-1975) : un autre second rôle de cinéma, issu du music hall, qui tourna de 1949 à 1972.

- La peintre Baladine KLOSSOWSKA (Elisabeth Dorothea Spiro : 1881- 1969), qui fut la mère de l’écrivain Pierre Klossowski et du peintre Balthus. Elle fut également le grand amour de Maria Rilke.

- Boris de SCHLŒZER (1881-1969) : écrivain, musicologue et traducteur français d’origine russe, il émigra en France après la Révolution d’Octobre. Il participa à la Nouvelle Revue française, et surtout traduisit de nombreux auteurs russes. Passionné de musique, il écrivit des monographies sur des compositeurs, parfois en collaboration avec sa sœur Tatiana, qui fut l’épouse d’Alexandre Scriabine.


99ème division


- Le diplomate belge d’origine italienne Arturo ALFANDARI (1888- 1969), qui développa dans les années 30 une langue artificielle fondée sur une simplification de l’Esperanto, le Neo. Celle-ci ne survécut pas à son auteur.

- André PETIOT (1886-1973) : compositeur et musicologue, il appartint aux Concerts Colonne.


103ème division


- Le peintre russe Serge FOTINSKY (1885-1971), qui s’exila en France après la révolution russe de 1905 à laquelle il participa.


105ème division


- Le photoreporter Philippe LETELLIER (1936-1970), qui fut tué lors d’une mission.

- Le Compagnon de la Libération Pierre SONNEVILLE (1911-1970), qui fut commandant de sous-marin durant la guerre.


106ème division


-  Marcel DALIO

- Le comédien Henri CZARNIAK (1937-1986), qui tourna de 1965 à sa mort des rôles de truands un peu brutes.

- Le musicien Bernard HAULTIER (1926-2002) : chef d’orchestre, violoniste, clarinettiste, compositeur et directeur artistique des éditions musicales Hortensia, il fut également pédagogue et compositeur. On lui doit en outre plusieurs ouvrages didactiques.


107ème division


-  Charles DENNER


108ème division


- Le grand reporter Michel GORDEY (1913-2005), qui fut longtemps l’un des piliers du France-Soir de Pierre Lazareff, et un très bon connaisseur de l’Union soviétique et des Etats-Unis. Né en Russie, il fut longtemps interdit de séjour dans son pays d’origine, il finit par pouvoir y revenir à la fin des années 50 et par en ramener un grand reportage, publié ensuite dans la collection « Air du temps », chez Gallimard, sous le titre Visa pour Moscou.

-  Mihail et Aleksander SALKIND

- Le pianiste Efraïm TCHERNIAVSKY (1892-1971).


109ème division


- Ginette MATHIOT

C’est dans cette division qu’avait été inhumé le comédien SINOËL (Jean Biès : 1868-1949), qui fut un irremplaçable second rôle du cinéma des années 30 et 40. Il ne mesurait que 1,53 mètre ! Sa tombe fut hélas reprise en 1997.


113ème division


- Robert SELLER (1889-1967) : acteur français, il tourna pour le cinéma entre 1928 et 1963, en particulier dans de nombreux films et pièces de théâtre de Sacha Guitry. Sa tombe n’est quasiment plus lisible.


115ème division


- Bernard FRANK

- Michel BERNHOLC (1941-2002) : musicien et arrangeur français, il travailla avec de très nombreux artistes et dirigea les enregistrements de Starmania. On lui doit la musique des Bronzés (1er opus) de Patrice Lecomte. Il se suicida.

- Hersch FENSTER (1892-1964) : formé à Vienne, il fut dans un premier temps journaliste. Il s’installa à Paris en 1922 et fit la connaissance des artistes émigrés à Paris. Il arriva à échapper, avec sa famille, à la déportation et se réfugia en Suisse. Dès ce moment, il conçut le projet d’honorer la mémoire des artistes morts en déportation. Au terme d’enquêtes très poussées, d’un travail inlassable, il parvint à reconstituer leurs itinéraires et publia en 1951, à compte d’auteur, Undzere Farpainikte Kinstler (Nos artistes martyrs).

- La poétesse yiddish Perl HALTER (+1974), inhumé avec son époux l’imprimeur Salomon Lewi HALTER (1905-1963). Ils étaient les parents de l’écrivain Marek Halter. Leur tombe est ornée de deux plaques reproduisant leurs traits au crayon et signés Marek Halter.

- L’étonnant Joseph JOANOVICI (ca1905-1965) : ferrailleur français d’origine juive roumaine, fournisseur de métal pour les Nazis, mais également pourvoyeur de la Résistance, il fut peut-être également un agent du Komintern soviétique pendant l’Occupation. Ses activités le rendirent milliardaire, mais il fut condamné en 1949 pour collaboration à 5 ans de prison. Libéré sous conditions, il tenta vainement de s’installer en Israël avant de retourner derrière les barreaux. Il retrouva sa liberté en mai 1962 en raison de son état de santé et mourut ruiné le 7 février 1965 !


Reposeraient également à Bagneux (divisions à confirmer) :


- l’illustrateur Jacques CARELMAN (1929-2012)

- La comédienne Solange CERTAIN (+2014).

- Le peintre et graveur Charles FORGET (1886-1960) qui, de 1910
à 1960, peignit, dessina et grava sur des eaux fortes des milliers de
lieux de Paris et de France.

- Le philosophe juif russe Jacob GORDIN (1896-1947).

- Le réalisateur Sébastien GRALL (+2013)

- Le socialiste Daniel MAYER (+1996) a donné son corps à la sciences. Il existe cependant une tombe de famille sur laquelle son identité est évoquée « pour mémoire ». Elle se trouve dans une division juive, derrière un grand tombeau « table de la loi » (pour mémoire, on peut la voir , à00.52 -Orsay qui est indiqué est évidemment une erreur)
- L’acteur Jacques RICHARD (1931-2002), qui tourna des années 50 à 1989, et fut également une voix de doublage.

-  André RICHIR (1887-1962) : sculpteur et mouleur de formation artistique, il se spécialisa dans le moulage de pièces anatomiques et devint un maître en la matière. Ses moulages, que l’on peut à peine distinguer des originaux, sont visibles au Musée Fragonard de Maison-Alfort.

- La peintre suisse Martha STETTLER (1870-1946).

- le peintre Michel TYSZBLAT (+2013).


Si vous avez le moindre complément d’information (photo, numéro de division, célébrité ou monument non répertoriés...), n’hésitez pas à me le faire parvenir. Merci par avance.

Merci à Marie B. et à Herbert pour le complément photographique.
Merci à Nicolas Badin pour la tombe des Zemour, à Louis Mallet pour la tombe Scharapan.
Merci à Ghislain Marry et à Herbert pour les localisations de tombes.
Merci à Milij Chwoles pour la photo de la tombe de son père.
Merci à Michel Schreiber pour les tombes Wall, Joffé et Seller.
Merci à Jean-Philippe Amoros pour la tombe Chauvigny.


[1Les carrés juifs des cimetières parisiens de Bagneux et de Pantin regroupent un grand nombre de tombeaux collectifs où sont enterrés les membres de « Sociétés ». Celles-ci peuvent être religieuses, athées, voire parfois politiques. Ils peuvent réunir des sociétaires originaires d’un même village (Europe de l’Est essentiellement). Il en existe également beaucoup de symboliques, les défunts ayant disparu lors de la Shoah.

[2N°252 Tome LXX 16 décembre 1907

[3Un correspondant (Quentin Stinat) m’envoie l’article suivant qui relate l’accident : John Simone, associé de Jean Thépenier pour l’importation des Maserati en France se rendait à l’usine de Modène en compagnie de sa compagne Junie Astor, une actrice qui avait connu son heure de gloire avant guerre en jouant aux côtés de Gabin dans les Bas Fonds. Une étape était prévue à Nice où le couple possédait un appartement. Au moment de l’accident, survenu après Ste Magnance, la Mistral roulait à 200km/h. Elle s’apprêtait à doubler une file de voitures et s’est donc déportée sur la voie du milieu. Le conducteur de la dernière voiture jaugea mal la vitesse à laquelle arrivait la Maserati et entreprit lui aussi de doubler. Simone n’avait plus le temps matériel de freiner, il se déporta sur la 3ème voie, alors qu’il arrivait en haut de la côte. Un camion conduit par Gilbert Amat de Cavaillon arrivait en face, la Mistral fut laminée sous le poids lourd. Le
chauffeur de ce dernier serra au maximum vers la droite pour tenter d’éviter l’accident, il perdit le contrôle de son camion qui se renversa en travers de la N6. Derrière le camion, une 404 de Paris roulait trop près, elle partit en tonneaux (c’est la Peugeot montrée en photo). John Simone et Junie Astor furent tués sur le coup, dans la 404, les passagers furent tous blessés gravement. Seul le pékinois de Junie Astor fut sain et sauf. L’enquête des gendarmes détermina l’entière responsabilité du conducteur qui entreprit le dépassement devant la Maserati..
. A noter que John Simone repose dans cette même tombe : officier de renseignement dans l’US Air Force, il s’était employé à recueillir et analyser les activités concernant les pays occupés par l’armée allemande et particulièrement en France. Ses actions avaient contribué à l’élaboration des plans des Alliés pour la libération de l’Europe.

[4Son nom de scène était une combinaison des noms de Darryl et de son épouse Virginia.

[5Ligne 9, tombe 23.


Commentaires

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BAGNEUX (92) : cimetière parisien
dimanche 11 février 2018 à 21h39 - par  cp

Léo Hamon, (1908-1993). 52eme division. Il ne faut pas le chercher pour le trouver. Et avoir de la chance pour tomber dessus. Il semble tourner le dos à tous les autres résidents. Archétype du « gaulliste de gauche ». Ce licencié ès lettres, agrégé de droit public et grand résistant n’avait rien à voir avec la frivolité mais alimenta la chronique quand en 1969, ministre et porte-parole du gouvernement, il convola avec une jeunesse qui avait été sa secrétaire occasionnelle ! Il sortait d’un récent veuvage (Marié de 1927 à 1966) et plutôt que cultiver l’art d’être grand-père, il fut à nouveau père deux fois. Sous Pompidou, un cas remarquable. Edgar Faure en 1980 aussi épousa une dame de 34 ans...
De son premier mariage, Léo Hamon eut deux enfants dont la comédienne Lucienne Hamon. Epouse de Robert Enrico, et mère de Jérôme Enrico, tous deux réalisateurs. L’hommage le plus fervent à Hamon a été celui de Roland Leroy dans l’« Humanité » ! Ce qui a dû bien plaire aux gaullistes pur sucre...

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BAGNEUX (92) : cimetière parisien
mardi 13 juin 2017 à 13h41 - par  cp

Dans la 84eme division repose aussi l’historien Emmanuel Chadeau (1956-2000), auteur de travaux sur la préhistoire de l’aviation sous l’angle de l’économie. Et moult biographies sur ses héros.
Si peu de choses ont filtré sur la fin d’existence de Jean-Christophe Averty, des fleurs décomposées maculant sa pierre tombale surnage (3 mois après !) le ruban plastifié d’une couronne offerte par une maison de retraite laissant à penser qu’il a fini ses jours à Beaumont-sur-Oise...

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Divers
mardi 27 octobre 2015 à 18h26 - par  moi à

@Philippe

Michel TYSZBLAT 1936-2013 Division 79 9° ligne et 17° tombe en partant de la gauche
Jacques RICHARD 1931-2002 Division 62 12° ligne et 11° tombe en partant de la gauche.

Méfions-nous des coordonnées de la Conservation : Pour Jacques RICHARD, ils indiquent
la 11° ligne, mais sur le terrain, c’est bien la 12°.

H.Lallment

Site web : nt
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BAGNEUX (92) : cimetière parisien
lundi 22 juin 2015 à 13h10 - par  Rothlisberger

Bonjour
Merci pour vos précisions ; dès que j’y retourne je vous tiens au courant .
Ps : en allant chez Gibert 2 jours plus tard je tombe sur le roman Echec au porteur de Noël Calef bien en évidence ...ne me dites pas que ce n’est que c’est le hasard....:-)
Bien à vous....

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BAGNEUX (92) : cimetière parisien
dimanche 21 juin 2015 à 17h39 - par  H. Lallment

@Philippe

Jacques CARELMAN 1929-2012 : Division 62. 4° ligne Nord / 4° tombe Est
Solange CERTAIN (= Zlata KNOPLIOCH) : Division 69. 2° ligne Nord / 2° tombe Est.
Sebastien GRALL : Division 22. 6° ligne Nord / 5° tombe Est.

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BAGNEUX (92) : cimetière parisien
dimanche 21 juin 2015 à 17h12 - par  H. Lallment

@Röthlisberger

Noël CALEF est bien dans la 55° division.
Il faut compter 22 lignes (en partant de la 47° division), y compris la deuxième ligne dont les tombes sont orientées perpendiculairement par rapport aux autres lignes. La ligne 22 est l’avant-dernière ligne de la division (ceci pour mieux vous orienter). Et partez bien de la gauche (c’est-à-dire en partant de la 54° division). En 13° position, tombale blanche dont les noms et le médaillon sont en relief, peu détectables au premier abord, ce qui pourrait expliquer votre recherche infructueuse.
Me tenir au courant SVP !

H. Lallment

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BAGNEUX (92) : cimetière parisien - Noël Calef .
jeudi 18 juin 2015 à 19h52 - par  Rothlisberger

Les dates données antérieurement par une personne , correspondent bien à Noël Calef ..
Je ne sais pas s’il y a eu confusion de sa part...?
Je suis en train de lire un livre de cet auteur et en apprenant cette info , je voulais lui rendre un petit hommage ..
Merci.

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BAGNEUX (92) : cimetière parisien
jeudi 18 juin 2015 à 19h25 - par  Roger Rousselet de Colombes

N’y-t-il pas confusion avec le réalisateur Henri Calef qui lui, est dans la 56è Div. de Bagneux ?

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BAGNEUX (92) : cimetière parisien
jeudi 18 juin 2015 à 16h37 - par  Rothlisberger

Bonjour
Je suis allé aujourd’hui au cimetière de Bagneux et je n’ai pas trouvé la tombe de Noël CALEF (alias Maurice Derblay)
nous avons fait la division 55 ...sans succès...
Merci pour toutes vos infos...

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BAGNEUX (92) : cimetière parisien
samedi 23 mai 2015 à 15h29 - par  Roger Rousselet de Colombes

En ce qui concerne le comédien Jean Lescot, à Bagneux il se trouve dans la 79è Div. 8è ligne et tombe 22. Division qui accueille actuellement de nouveaux locataires ; à saisir !..

BAGNEUX (92) : cimetière parisien
vendredi 28 novembre 2014 à 19h08

@jmp

Noël CALEF 1907-1968 Division 55. Compter 22 lignes ; ensuite partir de la gauche et compter 13
tombes.

J’attends vos remerciements.

H.Lallment

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vendredi 28 novembre 2014 à 22h35 - par  jmp

Köszönöm szépen, Lallment H. ùr ! Hüvelyk Matyi !

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BAGNEUX (92) : cimetière parisien
vendredi 28 novembre 2014 à 18h02 - par  jmp

Où est enterré Noël Calef, auteur de « Ascenseur pour l’échafaud » ? (frère d’Henri Calef)
Merci !!

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BAGNEUX (92) : cimetière parisien
mercredi 18 juin 2014 à 21h16 - par  Joëlle

Bonsoir, merci pour cette impressionnante visite photographique. Je puis vous confirmer avec certitude que l’acteur Jacques Richard, né le 10 mai 1931 et décédé le 08 août 2002, est enterré à Bagneux. J’ai d’ailleurs été à deux reprises sur sa tombe, très simple et très sobre. A l’image de ce grand acteur - quoique considéré comme second couteau - de ma jeunesse. Avec mes meilleurs messages,

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BAGNEUX (92) : cimetière parisien pas si commun...
mardi 6 mai 2014 à 22h38 - par  Laurence Poyer

Merci pour ce site. Mes grand-parents sont là et finalement ils ne sont pas si seuls ! Sentiment que j’avais parfois en venant les voir au milieu d’inconnus ...J’y ai trouvé des personnalités qu’ils aimaient et admiraient... peut-être qu’eux aussi ont fini par les croiser .... je viendrai les saluer tous la prochaine fois ...

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BAGNEUX (92) : cimetière parisien
vendredi 1er novembre 2013 à 22h04 - par  Sindelar

J’ai demandé à la Conservation la localisation d’Eugène Atget et ils m’ont repondu qu’il a été dans la 4ème division entre 1927 et 1932. Je n’ai pas bien compris qu’est qui c’est passé en 1932, je ne suis pas français et je ne comprenais pas tout ce qu’ils me disaient.

BAGNEUX (92) : cimetière parisien
jeudi 31 octobre 2013 à 01h49

merci pour ce site passionnant.
j’ ai fait mes premier pas hier dans ce lieu.
j’ai hâte d’y retourner pour visiter toutes les belles tombes.
mkf

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BAGNEUX (92) : cimetière parisien
dimanche 27 octobre 2013 à 10h57 - par  cp

La pierre ne ment pas. Aussi il conviendra de faire naître Bella Darvi en 1926, comme sa tombe en supporte l’inscription, et non en 1928.

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dimanche 27 octobre 2013 à 11h53 - par  cp

Bah, une ex starlette aura toujours tendance à plus se rajeunir qu’à se vieillir ! Sur le site « Gens du Cinéma », on lit :

Naissance : 23 octobre 1926
Lieu : SOSNOWIEC (Pologne)

Est invoqué un extrait de décès sans doute rédigé sur des éléments d’état civil tenant la route. Elle aurait débarqué à un an en France, avec sa famille. Dont on suppose qu’elle partage la tombe. Une mère et une sœur, d’après la photo de la tombe ?... Dans les vieilles encyclopédies de cinéma, on trouve 1928 (Même dans elle américaine d’Ephraïm Katz, longtemps une référence) et puis 1926 émerge, sans doute grâce à internet et au reste.

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dimanche 27 octobre 2013 à 11h41 - par  Philippe Landru

@cp :Pour Darvi, je n’ai aucune certitude, mais contrairement à ce que vous affirmez, la pierre ment TRES souvent (pour des tas de raisons différentes).

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BAGNEUX (92) : cimetière parisien
samedi 26 octobre 2013 à 09h12 - par  dullin

’’et enfin les étonnantes divisions israélites, caractérisées par d’immenses et souvent impeccables tombeaux collectifs [1], égrenant des centaines de noms, parfois tous accompagnés de photographies. L’étude des prénoms d’origine ashkénaze est passionnante. Les ravages causés par la guerre sont ici évidents.
Il est intéressant de noter que ce type de tombeaux n’existe quasiment pas dans les divisions juives des cimetières intra-muros.
négatif :
il en existe beaucoup au cimetierre du Montparnasse.

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samedi 26 octobre 2013 à 10h19 - par  Philippe Landru

@Dullin : il en existe, mais pas énormément, et aucun avec la densité de ceux de Bagneux.

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samedi 26 octobre 2013 à 10h01 - par  cp

Quant à la dimension de certaines tombes juives, il me vient le souvenir d’une visite à Bagneux durant laquelle je suis tombé sur une sépulture dont la dalle était déplacée sur le côté, et l’on ne voyait pas le fond du caveau tant il était profond ; on distinguait les « étagères », innombrables, avec un effet optique de trémies, et pourtant le soleil était haut dans le ciel. Un aveugle errant dans ce cimetière aurait pu y laisser la vie…

BAGNEUX (92) : cimetière parisien
vendredi 18 octobre 2013 à 14h07

Bonjour, êtes vous-sûr que Nicolas J. Goulandris était un collectionneur d’art ? N’y a-t-il pas confusion avec Nicholas P. Goulandris (décédé en 1986) et fondateur du « Musée d’Art cycladique Nicholas P. Goulandris » à Athènes ?

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BAGNEUX (92) : cimetière parisien
jeudi 15 mars 2012 à 21h36 - par  Charlotte

bonjour, merci pour cette documentation sur le cimetière de Bagneux.
depuis bientot 30 ans je le traverse à chaque fois que j’utilise mon vélo pour aller au travail.
et je ne manque pas de faire quelques détours. Je suis très attachée à l’atmosphère de ce cimetière, que je trouve bien plus émouvant et intéressant que les célèbres cimetières parisiens, probablement grace au calme et à la solitude de ce grand espace.
j’aime sa diversité, ses écureuils, pic verts, (petits lapins !) et tous ses beaux arbres que l’on peut admirer au gré des saisons, je ne le trouve pas monotone du tout, il y a toujours quelque chose à découvrir.
je vais imprimer votre doc qui m’accompagnera pour pour visiter plus attentivement chaque section.

et puis les gardiens du cimetière sont sympas !
merci encore, une ch’ti de Lille, Charlotte.

Brèves

Qui est derrière ce site ?

vendredi 14 février 2014

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