BALLANCOURT-SUR-ESSONNE (91) : cimetière

Visité en octobre 2009
dimanche 20 décembre 2009
par  Philippe Landru

Le cimetière de Ballancourt est divisé en deux parties distinctes séparées par un mur, correspondant simplement à l’extension contemporaine de la nécropole, encore en grande partie vide.

La partie ancienne a conservé un grand nombre de chapelles et de sépultures datant des débuts du cimetière. Elle est clairement dominée par une très grande chapelle qui est celle des anciens châtelains de Ballancourt.

Le domaine de Ballancourt changea souvent de mains, par héritages féminins, ce qui explique que plusieurs familles aristocrates en furent propriétaires : les Colbert ou les Bourbon-Busset par exemple.

C’est dans cette chapelle (fermée) que fut inhumé le général Jean-Baptiste Camille de CANCLAUX (1740-1817) : après avoir participé à la Guerre de Sept ans, il servit la Révolution. Envoyé pacifier la Bretagne, il s’y fit remarquer pour sa modération tout en remportant des victoires décisives contre les Chouans : il fut entre-autre vainqueur de Charette à la bataille de Montaigu. Il devint sénateur en 1804, comte d’Empire en 1808, puis Pair de France sous la Restauration. La caserne principale de l’École des Sous-Officiers d’Active (ENSOA) de Saint-Maixent-l’École (79) porte son nom.

Face à cette chapelle se trouve la sépulture d’une autre personnalité : l’académicien français Jacques de BOURBON-BUSSET (1912-2001).

Descendant des barons de Busset (branche aînée non dynaste des capétiens,issue des ducs de Bourbon), il fut officier durant la Seconde Guerre mondiale avant d’être nommé en 1944 président de la Croix-Rouge française par De Gaulle. Nommé directeur adjoint du cabinet de Robert Schuman en 1948, il se consacra à partir de la fin des années 50 à sa passion : l’écriture. Il fut membre du jury du prix de littérature historique Hugues Capet de l’Association Unité capétienne. Sa source d’inspiration fut son épouse, Laurence Ballande, avec laquelle il est inhumé. Il était en outre maire de Ballancourt-sur-Essonne.

Hormis cet enclos, le cimetière de Ballancourt offre peu de choses au taphophile :

- Les oeuvres d’art se résument à deux éléments :

    • Un unique buste sur la tombe d’un soldat.
    • Une belle composition de pierre et de fonte sur la tombe du docteur Pujol.

On notera enfin la tombe du jeune Charles Rouffaneau, mort à 32 ans dans « catastrophe du chemin de fer de Charenton » : Le 5 septembre 1881, à Charenton-le-Pont (94), le rattrapage d’un train omnibus par un rapide en gare avait fait 26 morts et de nombreux blessés.


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