JUVISY-SUR-ORGE (91) : parc de l’observatoire Camille Flammarion

Visité en septembre 2008
mercredi 31 décembre 2008
par  Philippe Landru

L’observatoire de Juvisy-sur-Orge est un observatoire astronomique fondé en 1883 par l’astronome français Camille Flammarion à Juvisy-sur-Orge. Ce dernier reçut cet ancien relais de poste en don d’un admirateur en 1882 : il en fit rapidement un observatoire. Sur le portail d’entrée, il inscrivit la devise ad veritatem per scientam (vers la vérité à l’aide de la science). L’observatoire fut fréquenté pendant plus d’un demi-siècle et les observations qui y furent réalisées par Camille Flammarion et les astronomes qui le secondèrent firent de la ville de Juvisy un haut lieu de la recherche scientifique jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.

En 1910, Camille Flammarion fit construire, par l’architecte Daniel Roguet, au-dessus de la porte d’entrée, un cadran solaire qui fut rénové en 1972 puis 1998. Il construisit aussi dans le jardin un laboratoire météorologique et constitua une très importante bibliothèque scientifique. À la mort de sa veuve, en 1962, l’observatoire fut légué à la société astronomique de France qui le loua pour 99 ans à la ville de Juvisy. En 1980, le monument fut classé, puis fut en 1996 inscrit à l’inventaire des monuments historiques. L’observatoire est actuellement en piteux état par manque de fonds. Il est fermé, mais le vaste parc qu’il abrite ouvre ses portes dans la journée pour les visiteurs.

Au fond du parc, dans un espace végétalisé scénarisé en forme d’étoile se trouve la tombe de Camille FLAMMARION (1842-1925).

Astronome français, frère de l’éditeur Ernest Flammarion, il s’illustra dans la vulgarisation des sciences positives. Ses découvertes scientifiques l’ont placé et le maintiennent encore au XXIe siècle au premier rang des vulgarisateurs français. Il mit à la portée du grand public les problèmes de l’astronomie, mais aussi de l’atmosphère terrestre et du climat.

Ancien « élève astronome » à l’Observatoire impérial de Paris où il était attaché au bureau des longitudes, il y demeura quatre ans avant d’être renvoyé par son directeur Urbain Le Verrier à cause de la publication de l’ouvrage : La Pluralité des mondes habités. En 1865, il devint rédacteur scientifique du journal Le Siècle. Durant ce temps, il fit de nombreuses conférences publiques sur les principaux sujets de l’astronomie populaire. En 1868, il entreprit quelques ascensions en ballon afin d’étudier l’état hygrométrique et la direction des courants aériens de l’atmosphère. En 1887, il fonda la Société astronomique de France, dont il fut le premier président et dont il dirigea le bulletin mensuel. Il ne s’aperçut pas en revanche de la révolution intellectuelle qui se préparait dans la théorie sur la relativité du jeune Albert Einstein. Sa position fut en cela révélatrice de celle des hommes de sa génération, formés selon l’esprit encyclopédique qui ne survécut pas aux mutations de la pensée scientifique après la première guerre mondiale.

Son nom a été donné à un cratère sur la Lune.

Camille Flammarion fut également un grand défenseur des sciences occultes : c’est lui qui prononça l’éloge funèbre d’Allan Kardec, allant jusqu’à affirmer que «  le spiritisme est une science pas une religion ». Il publia également un ouvrage (La Planète Mars et ses conditions d’habitabilité), dans lequel il montra, par des analyses détaillées et des observations, que celle-ci possédait des canaux et des mers, émettant même l’hypothèse que la planète rouge serait peut-être habitée par « une race supérieure à la nôtre ».

Sa tombe est une stèle égyptienne de Louqsor montée sur socle.


Commentaires

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JUVISY-SUR-ORGE (91) : parc de l’observatoire Camille Flammarion
vendredi 14 août 2015 à 22h45 - par  Daisy

Je confirme l’appréciation précédente ; j’ai lu (plutôt dévoré) ces deux ouvrages (en 1975) à la suite d’un événement troublant survenu à mon frère, le lendemain de l’enterrement de mon père et en rapport avec le décès de ce dernier. Ces faits là existent, il ne peut y avoir l’ombre d’un doute, et sont beaucoup plus répandus qu’il n’y paraît.

JUVISY-SUR-ORGE (91) : parc de l’observatoire Camille Flammarion
dimanche 16 décembre 2012 à 20h40

Il faut avoir lu « avant la mort » et « aprés la mort », rassemblement de tous les témoignages qu’il a reçus sur le théme de la survie et des phénomènes étranges et ô combien dérangeants mais que l’on ne peut mettre en doute à la lueur de toutes les précautions qui ont été prises.

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