JUVISY-SUR-ORGE (91) : ancien cimetière

Visité en septembre 2008
mercredi 31 décembre 2008
par  Philippe Landru

Le cimetière de Juvisy est d’un ennui mortel : les reprises y ont été faites de manière maladive (alors que fondamentalement, il reste de la place). Aucun arbre pour donner un peu d’ombre et végétaliser le paysage... bref, un endroit aussi plaisant qu’un parking d’hypermarché un dimanche !

Curiosités

- un plan bienvenu sous une guérite permet de visualiser rapidement les quelques tombes dignes d’intérêt. Là encore, ça va vite : en terme de statuaire, il n’y a absolument rien.

- Une tombe (Kiavué) indique la présence d’un Compagnon de la Libération, mais l’Ordre de la Libération m’a confirmé que cette personne n’était pas inscrite sur la liste des Compagnons.

- Isolée, la tombe d’un officier prussien tombé en France en 1870.

Les célébrités

- Jean Nepomucen JANOWSKI (1803-1888) : journaliste polonais, rédacteur principal de la Gazette de Pologne en 1831, il fut le fondateur de la Société démocratique polonaise.

- Le peintre belge Camille LAMBERT (1874-1964) : installé à Juvisy après la Première Guerre mondiale, il aménagea alors sa maison et fit notamment construire un atelier d’artiste avec verrière. Très sensible à la vulgarisation de la peinture et du dessin, il organisa des cours particuliers et développe des cours municipaux. Il fit don de sa propriété à la ville, sous réserve que ses oeuvres y soient conservées, et ses cours officiellement reconnus. Sa volonté fut respectée, et l’école d’art est aujourd’hui très active.

- La principale célébrité du lieu demeure évidemment Raymond QUENEAU (1903-1976). D’abord adhérent au mouvement surréaliste, Raymond Quenaud se détacha de celui-ci en 1929 pour tracer son propre chemin littéraire et devenir un écrivain majeur du XXe siècle. Il s’intéressa particulièrement aux écrivains qu’il appelle les « fous littéraires » du siècle précédant, dont il compila les oeuvres, avant de se lancer lui-même dans l’écriture. L’auteur publia son premier livre Le Chiendent en 1933, et obtint le prix des Deux-Magots. A 33 ans, il devint membre du comité de lecture des éditions Gallimard. L’écrivain connut son plus grand succès avec Zazie dans le métro, publié en 1959, adapté au cinéma par Louis Malle un an plus tard. Fondateur de l’OuLiPo (Ouvroir de littérature potentielle) aux côtés de François le Lionnais, Raymond Queneau se passionna pour la dimension formaliste et ludique de la langue, ainsi que l’attestent les Exercices de style, Les Fleurs bleues ou Cent mille milliards de poèmes.


Commentaires

JUVISY-SUR-ORGE (91) : ancien cimetière
jeudi 22 septembre 2011 à 16h23

il est vrai que la municipalité de juvisy est tres vigilante en ce qui concerne la reprise de concessions.
deja qu’il est plus possible d’avoir des concession a perpetuité, mais même si il y a perpetuité, la reprise est possible si la municipalité declare la concession abandonnée, donc d’une facon ou d’une autre mes parents sont partis a la fosse commune, avant même avoir ete averti de la procedure de reporis, s’e’st qu’après que l’on est averti donc trop tard evidement

samedi 10 mars 2012 à 17h14 - par  Philippe Landru

Je ne suis en aucun cas le porte-parole des communes dans ce dossier, et je n’ai évidemment pas omis le fait que certaines communes faisaient n’importe quoi. Il y a cependant dans ce cas des juridictions qui condamnent les abus dans ce domaine, et les cas de procès de ce type sont au moins hebdomadaires.

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samedi 10 mars 2012 à 13h56 - par  juvisyen outré

bonjour,

vous avez écrit

« Les municipalités et les cimetières respectent la loi : c’est la loi qui est mal faite »

Est ce que la loi dit qu’il est possible de reprendre une concession avant d’informer la famille.
Qu’il y est une pancarte de reprise de concession, oui elles le sont généralement, mais que dire quand dans la commune des membres de la famille sont toujours présents et qu’aucun n’est informé.
je sais pour l’avoir vécu, un membre de ma famille a été relevé de son caveau, en moins de 4 mois entre la pose de la pancarte et la reprise effective de l’emplacement et cela sans qu’aucun membre de la famille résident dans la commune en soit informé.

Renseignement pris au près du service compétent, " Il n’y a plus aucun membre connu de cette famille donc on ne peut pas les prévenir

Ce qui est faux puisque plusieurs membres de cette famille sont connus non seulement des élus mais aussi des services municipaux... donc il y a bien non respect de la loi.

Sur un post il est indiqué qu’un ancien combattant mort pour la France a été relevé et déposé a la fosse commune, est qu’il n’y a pas une loi qui stipule que les combattants mort pour la France bénéficient d’une sépulture « inviolable et pour l’éternité »

dans le pire des cas, ce soldat aurait du être déposé au carré militaire du cimetière et avec les honneurs militaires qui lui sont dus.
et cela n’a pas été le cas.
Chose étrange, s’est encore a Juvisy que cette triste affaire s’est déroulée.

Ce n’est donc plus un cas isolé, et pour conclure je vous livre tel quel la remarque d’un responsable du service compétent de la municipalité.

« On va quand même pas en faire une affaire d’état, et puis s’était a vous de vous bouger »

bonne journée.

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jeudi 22 septembre 2011 à 23h02 - par  Philippe Landru

Dans le cas de vos grands parents, je ne connais évidemment pas l’historique, mais vous ne pouvez pas dire que les cimetières ne préviennent pas. Les municipalités et les cimetières respectent la loi : c’est la loi qui est mal faite. Dans l’état actuel, quand une concession arrive à expiration (où qu’elle menace), on envoie une lettre pour prévenir... à la dernière adresse connue ! (J’imagine : à l’adresse de vos grands-parents !). Imaginez ce que cela donne lorsque le Père Lachaise écrit à la dernière adresse connue... en 1848 !!!! Une fois le courrier fait, il se passe plusieurs années avant que la tombe ne soit reprise (on laisse déjà une année aux descendants pour se faire connaître). Après, la reprise est autorisée. Evidemment, si vous ne vous rendez pas au cimetière, vous ne pouvez pas prendre connaissance de la plaque de reprise qui vous alerterait, et vous n’avez évidemment pas pu recevoir la lettre envoyée à l’adresse de vos aïeux. Il est en revanche vrai que certaines municipalités ont la main plus ou moins lourde sur les reprises. Certaines municipalités rêveraient de grands cimetières-parkings dans lesquels les concessions seraient interchangeables (il y a toujours de l’argent à se faire dans ces transactions), et puis détruire le patrimoine funéraire, ça fait « plus propre » comme diraient plusieurs individus dans certaines mairies dont nous tairons le nom par charité sans doute bien trop clémente. Il est également vrai que les cimetières évoluent au gré d’une société qui recherche le rentable et le court terme. Néanmoins, ne généralisons pas : la découverte du patrimoine funéraire fait de plus en plus de progrès, et de plus en plus de communes le prennent en compte, le médiatisent, et ne traitent plus leur cimetière selon une gestion uniquement comptable.

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JUVISY-SUR-ORGE (91) : ancien cimetière
mardi 12 juillet 2011 à 08h31 - par  David Tong

Concernant Queneau, précisons qu’il fut aussi membre de l’Académie Goncourt ...

JUVISY-SUR-ORGE (91) : ancien cimetière
mardi 29 juin 2010 à 10h49

il est aussi a savoir que la fosse commune a reçu les restes d’un soldat mort pour la France, ( son nom est inscrit sur les plaques des « morts pour la France » de la première guerre mondiale, mais il faut de la place alors on vire nos soldats morts pour la France pour le prix d’une concession limitée dans le temps.

on voit bien la l’hypocrisie de ses elus, honorer et encenser nos soldats morts pour la France et ce que l’on fait de leurs dépouilles pour quelques euros de plus dans les finances de la communes.

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vendredi 14 février 2014

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