RAMONVILLE-SAINT-AGNE (31) : ancien cimetière Saint-Agne

visité en août 2021
jeudi 21 juillet 2022
par  Philippe Landru

Dans l’ancien cimetière de la commune se trouve le caveau de famille des LATÉCOÈRE où repose en particulier Pierre-Georges (1883-1943).

Il reprit l’entreprise familiale de menuiserie et de mécanique générale qui produisit en un premier temps du matériel roulant pour les tramways et du matériel ferroviaire à destination de l’Est de l’Europe et des colonies françaises. Il participa à l’effort de guerre et investit à Toulouse dans deux usines : l’une fabriquant des obus, l’autre des cellules d’avion à partir de 1916 : il fut ainsi le premier à avoir fait de Toulouse un site aéronautique. En 1918, Latécoère imagina une ligne aérienne de fret et de courrier reliant la France au Sénégal en passant par l’Espagne et le Maroc. Celle-ci s’ouvrit grâce au courage de ses premiers pilotes, souvent anciens pilotes de guerre et véritables pionniers de l’aviation, considérés à l’époque comme des héros. En 1919, Il fonda les Lignes Aériennes Latécoère, puis sous le nom de Compagnie générale d’entreprises aéronautiques (1921-1927), l’idée d’une ligne aérienne transatlantique consacrée au service postal se réalisa au fil des années 1920. En 1924, la ligne fut prolongée jusqu’à Dakar où les tribus maures posèrent des difficultés, capturant les aviateurs contraints à un atterrissage forcé sur leurs territoires et ne les rendant que contre de fortes rançons. C’est chez Latécoère et sous les ordres du chef d’exploitation Didier Daurat, que Jean Mermoz, Antoine de Saint-Exupéry, Henri Guillaumet et Marcel Reine, entre autres, firent leurs premières armes dans l’aviation commerciale, construisant ainsi leur propre légende. En effet, dans les années 1920, chaque vol était une aventure risquée qui pouvait être fatale. Le quotidien et les exploits de ces pilotes nous ont été rapportés, entre autres, par l’écrivain Antoine de Saint-Exupéry — lui-même pilote chez Latécoère puis au sein de l’Aéropostale — dans ses romans Courrier sud ou Vol de nuit. A la suite de difficultés financières, dues à la crise financière de 1929, la compagnie fut mise en liquidation judiciaire en 1931 et ses actifs repris par l’État français en 1933 au sein d’un nouvel ensemble dénommé Air France.

On remarquera encore dans ce cimetière la tombe Gobessi.


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