LA BEZOLE (11) : cimetière

visité en août 2021
dimanche 17 octobre 2021
par  Philippe Landru

Le cimetière de La Bezole jouxte l’église : c’est important de le dire car dans ce paysage d’habitats dispersés, il n’est pas visible de google earth et on peut donc chercher un long moment avant de le trouver. C’est d’autant plus vrai qu’il est minuscule, composé simplement de quelques tombes.

A la proue du cimetière se dessine un enclos familial dans lequel repose le peintre Etienne DUJARDIN-BAUMETZ (1852-1913). Formé aux Beaux-Arts par Alexandre Cabanel en particulier, il participa en tant que volontaire à la guerre de 1870 ce qui influença sa carrière de peintre, car il se consacra à la peinture de sujets militaires. Il participa à l’amélioration de la condition des artistes par la création de la société libre des artistes français et par la revue l’Art Libre dont il fut cofondateur avec Numa Coste, Émile Zola, Paul Alexis et Marius Roux-Renard. Il mena également une carrière politique : député radical et anticlérical du parti républicain de 1889 à 1893, puis de la Gauche radicale de l’Aude jusqu’en 1912, il accéda à la présidence du groupe de la gauche radicale en 1896 ; sénateur de l’Aude de 1912 à 1913, il fut Sous-secrétaire d’État aux Beaux-Arts de 1905 à 1912. Ministre lors de la mise à jour des soubassements du Louvre, il l’était également lors du vol de la Joconde : gravement affecté par cette disparition, chansonné, perdu dans son honneur ; il mourut deux mois avant qu’on ne l’a retrouve !

Il décéda au château de La Bezole et repose auprès de son épouse, la peintre Marie PETIET (1854-1893), qui commença à exercer son art en réalisant des copies d’après Diego Vélasquez, Pierre Paul Rubens et Frans Hals. D’abord élève de Louis Hector Leroux, elle entra ensuite dans l’atelier de Jean-Jacques Henner, qui l’orienta vers l’art du portrait. L’ensemble de son œuvre est empreint de réalisme, de fraîcheur et de sensualité, mettant en scène la vie et les acteurs de la vie provinciale de l’Aude.

Leur tombeau ; dont il avait lui-même conçu le modèle, fut réalisé par le sculpteur Georges Colin. Devant l’enclos familial, sur un socle, une statue en bronze à la mémoire de Marie fut réalisé par Georges Loiseau-Bailly.

On remarquera également dans ce cimetière l’étonnante tombe Pettitit.


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