NANTEUIL-LE-HAUDOUIN (60) : cimetière

visité en mars 2013
dimanche 26 décembre 2021
par  Philippe Landru

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Sous cette dalle reposent les restes d’hommes, de femmes et d’enfants ayant vécu à Nanteuil entre le XIIe et le XVIIIe siècle : à la fin des années 1980, des fouilles archéologiques ont été menées sur le site de l’ancien prieuré Notre-Dame et Saint-Babylas. Durant plusieurs siècles, les moines de ce petit monastère mais aussi les seigneurs puis comtes de Nanteuil et leur famille ont été inhumés dans l’église et dans le cloître. Une fois les fouilles terminées, les restes retrouvés furent réenfouis à cet endroit.

Au cimetière de Nanteuil-le-Haudouin reposent :

- le Compagnon de la Libération Maurice CHEVANCE(-BERTIN) (1910-1996) : engagé dans l’armée, servant dans l’Infanterie Coloniale, il fut affecté successivement en Algérie, en Tunisie et au Tchad où le surprit la déclaration de guerre de septembre 1939. Recruté en août 1940 par Henri Frenay qui organise les premiers noyaux de la résistance dans la région de Marseille, il prit une part active au développement du Mouvement de Libération nationale (MLN). En juillet 1941, il assiste à la première rencontre entre Frenay et Jean Moulin à Marseille. Il participe ensuite à la création du mouvement Combat sous la direction de Frenay. Membre du Comité Directeur du mouvement dès sa fondation en décembre 1941, il est nommé ensuite directeur général du mouvement pour la zone sud. En janvier 1942, il est arrêté par la police de Vichy et incarcéré à Lyon, puis à Clermont-Ferrand puis obtient, grâce à un médecin favorable à la résistance, sa mise en liberté provisoire pour raisons de santé. Il lance le service de renseignements qui devint ensuite le SR des Mouvements Unis de Résistance (MUR) après la fusion de « Combat », de « Franc-Tireur » et de « Libération ». Il est nommé chef régional des MUR pour le Sud-est. Trahi par son adjoint et secrétaire Jean Multon, il est arrêté par la Gestapo à son domicile à Marseille. Sautant du premier étage, il parvient à s’évader malgré deux jambes brisées grâce à l’aide d’un agent de police. Pendant plusieurs mois, recherché activement, il prend le maquis. Arrivé à Paris en octobre 1943, en l’absence de Frenay resté à Alger, il s’occupe de la direction de Combat avec Claude Bourdet et Pierre de Bénouville, se chargeant plus particulièrement de la branche militaire du mouvement ; il est membre du comité directeur des MUR puis du MLN (Mouvement de Libération Nationale) qui lui succède. Il organise un commandement provisoire des FFI pour les régions Sud-ouest et Centre. Après la Guerre, il est élu député à la 1ère Assemblée nationale constituante puis représentant de la Guinée à l’Assemblée de l’Union française au titre de l’UDSR. Il repose dans son village natal.

- Jean-Pierre HANNIET (1937-2019) : instituteur, il anima diverses associations culturelles, une revue de poésie “Banderille” avant de se consacrer à une vie politique militante. Elu Conseiller général de l’Oise en 1970, il exerça des fonctions électives diverses vingt cinq ans durant et initia des ouvrages scolaires consacrés à l’éducation civique. Son épitaphe : Instituteur, politicien, poète.

-  L’architecte Amédée Alphonse LEJEUNE (1808-1890), qui fut architecte de l’ordre de la Légion d’honneur de 1838 à 1871. Napoléon III lui confia la restructuration des bâtiments des Loges afin de les unifier et de les rendre plus fonctionnels et harmonieux, ainsi que la construction de la chapelle de la cour d’honneur. Lejeune fut à l’initiative de la construction, en 1865, de l’aile administrative de la grande chancellerie de la Légion d’honneur, située rue de Solférino ; on lui attribue également la restauration du château d’Écouen, qui abrita la première maison d’éducation, en 1807.


Merci à Jules R. pour le complément photos.


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samedi 29 octobre

Je suis en train de remettre à jour toutes les rubriques qui listent le plus exhaustivement possible le patrimoine funéraire de tous les départements. Tous les cimetières visités par moi (ou par mes contributeurs) y sont portés, mise-à-jour des couleurs qui n’étaient pas très claires dans les versions précédentes (le noir apparaissait vert), rajout de tombes depuis les visites, photos de tombes manquantes... N’hésitez pas à les consulter pour y trouver la version la plus globale du patrimoine. Ces rubriques représentent les listes les plus complètes que l’on puisse trouver sur le net du patrimoine funéraire français.

Contrairement aux articles, vous ne pouvez pas interagir sur les rubriques : aussi, si vous avez une information nouvelle à apporter sur un département, merci de laisser votre message en indiquant clairement le département et la commune concernée sur un article dédié uniquement à cela : Le patrimoine funéraire en France : classement par départements

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vendredi 14 février 2014

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