NOGENT-SUR-SEINE (10) : cimetière

Visité en mars 2007
vendredi 30 janvier 2015
par  Philippe Landru

Les vieilles pierres du cimetière de Nogent-sur-Seine se dessinent sur fond de centrale nucléaire. Le lieu a effectivement conservé une bonne partie de son patrimoine funéraire, jusqu’aux entourages métalliques disparus dans tellement d’autres lieux. Pour un cimetière provincial de cette taille, on est surpris par la statuaire : il est vrai que les figures d’Alfred Boucher et de Paul Dubois (qui ne repose pourtant pas là) dominent la commune (un musée portant leurs deux noms leur est consacré à Nogent). D’autres personnalités secondaires achèveront de justifier une visite en ce lieu.


Curiosités


- Le sculpteur Paul Dubois est inhumé au Père Lachaise, mais il réalisa dans ce cimetière le tombeau de son père (qui était maire de cette commune). L’ouvrage, constitué d’un buste et d’une figure de la Douleur, fut fondu par Barbedienne.

- La tombe familiale Sassot est ornée d’une oeuvre d’Alfred Boucher : elle honore le mécénat du minotier Paul Just Sassot, propriétaire des moulins de Nogent, qui aida financièrement les artistes, dont Boucher, en particulier pour l’achat de la Ruche à Paris.

- Dans la partie militaire du cimetière repose le père de Georges Pérec. La croix de bois sous laquelle il reposait ayant disparu, on ne sait plus où exactement.

- Une plaque rend hommage au sculpteur Franck Petit, tombé dans l’Aisne en 1914 à 27 ans.


Célébrités : les incontournables...


- Alfred BOUCHER


... mais aussi


- L’architecte Paul BOESWILLWALD (1844-1931), élève d’Eugène Viollet-le-Duc, qui collabora avec celui-ci pour la restauration des remparts de la Cité de Carcassonne à partir de 1879. Comme son père, il fut inspecteur des monuments historiques. Il se consacra à la réfection de nombreuses églises (Toul, Laon...). Avec lui repose son fils, le peintre Emile Artus BOESWILLWALD (1873-1935), ancien élève de Léon Bonnat, qui exposa régulièrement au Salon de la Société des Artistes Français et participa également au Salon de l’Ecole Française de 1905 à 1920 et au Salon d’Hiver. Sa production est restée à l’écart des courants modernes qui bouleversèrent l’art à la charnière des XIXème et XXème siècles. Elle est le reflet d’un art garant des principes moraux de la bourgeoisie. Un grand nombre de ses oeuvres sont au musée de la ville. Cette famille était liée à celle des Dubois.

- Jean François Narcisse CARBONEL (1773-1855) : ancien élève de l’Opéra à neuf ans et de l’Ecole Royale de chant à sa création en 1783, il devint professeur de chant. Il composa la musique de romances genre à la mode depuis le XVIIIe. A partir de 1807, lorsque la reine Hortense revint à Paris après s’être séparée de Louis Bonaparte roi de Hollande, elle « monta sa maison » - avec l’accord de l’Empereur – et Carbonel y fut employé ordonnateur des arts pour la musique. A partir de 1814, suite aux restrictions budgétaires imposées à la famille impériale Carbonel redevint professeur et ce jusqu’en 1830, lorsqu’il se retira à Nogent.

- Le procureur général de Paris Louis GAUDEL (1875-1937), qui obtint la condamnation à mort de Violette Nozière. Il repose sous un médaillon en bronze par Michel Normand.

- Melle VALPREUX (Clémence-Eugénie Boucher-Morillot : 1892-1926), sociétaire de la Comédie française. Elle mourut en couches.


Commentaires

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NOGENT-SUR-SEINE (10) : cimetière
vendredi 10 juillet 2015 à 15h25 - par  bruno stevens

vous avez dans votre cimetière un grand peintre du XX ième siècle : Bernard Saby ( 1925-1975) ;
enterré dans le caveau de sa grand mère je crois, avec une inscription sur le coté de la tombe.
2015 marque les 40 ans de sa mort en 1975.
bruno stevens

Site web : bernard Saby

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vendredi 14 février 2014

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