MEUDON (92) : cimetière de Trivaux

Visité en septembre 2007
dimanche 25 juin 2017
par  Philippe Landru

Ouvert en 1922, le cimetière de Trivaux avait pour mission de remplacer l’ancien cimetière des Longs-Réages qui était arrivé à saturation. Encadré par la forêt, installé sur une pente douce, il revêt une dimension paysagère même si, pour l’essentiel, les tombes qui l’occupent n’ont pas grand intérêt. Quelques personnalités s’y firent néanmoins inhumer.


Curiosités


- On notera la grande quantité de tombes de confession orthodoxe : croix slave et caractères cyrilliques sont nombreux, donnant des airs de cimetière russe à certains endroits.

- Une imposante colonnade forme le monument aux morts.

- Très peu d’oeuvres d’art dans ce cimetière : quand il y en a, elles sont toujours de facture contemporaine.

- Une étonnante tombe : sous un glacis enchassé (où l’humidité est malheureusement parvenue à pénétrer), tout un quotidien a été placé (des lunettes, un mouchoir brodé, une bible, des photos... et un scrabble sur lequel les lettres forment des mots qui doivent sans doute se référer aux amis de la défunte).

- Une autre tombe non moins étonnante !

Célébrités : les incontournables...


Personne


... mais aussi


- Annick BEAUCHAMPS (Annick de Rauglaudre : 1940-1995) : comédienne et animatrice de télévision et de radio française, elle présenta de 1962 à 1965 à la radio l’émission Salut les copains aux côtés de Daniel Filipacchi sur Europe n°1, puis anima les après-midis de France Inter sous le nom de Madame Inter. Elle passa, lors de la création de TF1 en 1975, à la présentation de magazines destinés aux femmes (Une minute pour les femmes, À la bonne heure) et du jeu Réponse à tout aux côtés de Lucien Jeunesse. Dans les années 1980, elle présenta brièvement le journal de la nuit, TF1 Dernière, et diverses émissions avant de quitter la télévision en 1990. L’inscription de son identité sur la tombe est quasiment illisible.

- Jules Louis BRETON (1872-1940) : ingénieur chimiste et homme politique français, neveu du peintre et poète Jules Breton, il fut député du Cher de 1898 à 1921, puis sénateur de ce même département de 1921 à 1930. Il exerça plusieurs fonctions ministérielles : Sous-secrétaire d’Etat aux inventions de 1916 à 1917, puis ministre de l’hygiène, de l’assistance et de la prévoyance sociales en 1920, il se fit le rapporteur de nombreuses lois sociales. Partisan d’une politique de repopulation du pays, il créa la Médaille de la famille française ; on le surnomma le « Ministre de la natalité ». Il créa également le salon des Arts Ménagers. Il fut élu membre libre de l’Académie des sciences en 1920. Avec lui repose son fils, André BRETON (1897-1954), qui suivit ses traces en politique : il fut député du Cher de 1928 à 1936, puis sénateur de 1939 à 1940.

- Robert CHARPENTIER (1916-1966) : coureur cycliste français, il fut champion olympique en 1936 (sur route individuel, sur route par équipe, de poursuite par équipe).

- Maurice GARÇON (1889-1967) : avocat, essayiste, romancier et historien français, il fut l’un des grands ténors du barreau dont les plaidoiries passionnaient la France entière. Il fut à la fois défendeur dans certaines grandes affaires criminelles (il était l’avocat de Violette Nozière, de René Hardy...) mais aussi, et ce fut sa spécificité, avocat des grandes affaires littéraires : nommé avocat de l’Académie Goncourt, fréquentant l’élite littéraire de son temps, il assura la défense du jeune éditeur Jean-Jacques Pauvert qui, bravant la censure, avait publié l‘Histoire de Juliette du marquis de Sade. Passionné de littérature ésotérique, il écrivit plusieurs livres sur la sorcellerie et rassembla dans son appartement parisien de la rue de l’Éperon une bibliothèque spécialisée. Il fut élu à l’Académie française après la Seconde Guerre mondiale.

-  Le journaliste Hervé GHESQUIÈRE (1963-2017), qui connut une notoriété médiatique bien malgré-lui en étant retenu en otage en Afghanistan entre 2009 et 2011.

- Nathalie de GOLUBEFF (1879-1941), qui fut la maîtresse de D’Annunzio, et dont je n’ai pas retrouvé la tombe.

- André SCHOCK (1914-1973) : résistant français, il servit en Afrique puis fut chargé d’unir la résistance en Lorraine et en Champagne. Arrêté, il fut déporté à Dora d’où il revint. Il fut fait Compagnon de la Libération en 1945. Après la guerre, il fut élu membre (MRP) de l’Assemblée Constituante par le territoire de la Côte d’Ivoire, puis sous la même étiquette, conseiller de l’Assemblée de l’Union Française.


Merci à Olivier Camus pour le complément photo (Beauchamps, Ghesquière)


Commentaires

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MEUDON (92) : cimetière de Trivaux
samedi 8 septembre 2012 à 12h26 - par  Thierry.v

Bonjour Philippe, bonjour à tous,

Suite à la visite lundi dernier de ce cimetière, je poste 2 photos relatives à la tombe de Mme Annick Beauchamps, celle-ci manquent à ce reportage.

http://img580.imageshack.us/img580/6480/56140063.jpg
http://img805.imageshack.us/img805/7048/35926586.jpg

La particularité de ce cimetière est d’être sur une pente, ceci explique la forme particulière de la pierre tombale.

Je vais également faire un autre petit commentaire avec 2-3 tombes originales !

Bon week-end à tous. :-)

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MEUDON (92) : cimetière de Trivaux
mardi 5 juin 2012 à 17h27 - par  BELLET PIERRE

Je suis surpris de ne pas trouver la tombe de Monsieur Henri Bailly de . Ce déporté resistant fut à l’origine du concours scolaire de la Résistance.

Je suis également surpris de ne pas trouver la présence de la tombe de Madame Yvonne Hagnauer, Directrice de la Maison d’enfants de Sèvres, élevée à la dignité de JUSTE pour son action en faveur des enfants juifs pendant la guerre..

Pierre BELLET 06 60 85 20 47
au nom des jeunes qui font des recherches historiques sur la 2ème guerre mondiale

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MEUDON (92) : cimetière de Trivaux
mardi 1er novembre 2011 à 15h23 - par   Katherine Noel

Autres personnalites :

Allée B4 -Tombe 146 - Famille BALFET

Pasteur de l’ Eglise Protestante Réformée de France
Auteur : Frantz Balfet ; Faculté libre de théologie protestante de Montauban.
Dissertation : Thèse de Théologie : Faculté libre de théologie protestante de Montauban : 1914.
Titre : Pionnier de la mission du Lesotho Samuel Rolland (1801-1873).
Aumonier pendant la Guerre de 1914-1918.
Pasteur dans le Tarn, l’Hérault, les Yvelines puis a Douvaine en Haute Savoie pendant sa retraite.
Avec son épouse, Marthe, née Capelle, il a fini ses jours Au Chatelet, Meudon.en 1967

Leur fille aînée Jacqueline Balfet, assistance sociale y est inhumée en 1973, puis leur fille Helene Balfet, chercheuse au CNRS, au Musée de l’Homme de Paris et professeur de l’Université d’Aix en Provence y repose depuis 2001.

MEUDON (92) : cimetière de Trivaux
mardi 14 juin 2011 à 01h44

Nathalie de GOLOUBEFF : Division E 8 (1ère ligne EST et 9 tombes en partant du SUD). Son nom est à peine lisible.

Dans la division K, dix tombes à gauche d’Annick Beauchamps, se trouve la sépulture de la danseuse-étoile Lycette DARSONVAL (1912-1996).

H. Lallmant

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mardi 27 juin 2017 à 00h02 - par  cp

Lycette briseuse de ménage non constitué.
Les premiers jour de la libération de Paris en 1944 voient se dessiner de beaux avenirs pour les ambitieux ayant donné beaucoup d’eux-mêmes les quatre années précédentes. Prenons deux valeureux camarades de détentions s’étant évadés d’un stalag et liés à la vie et à la mort. Ils s’apprêtent à épouser deux sœurs montées de leur province et liées à la résistance. L’aînée a fini par résister mais à été très proche du grand manitou vichyssois du cinéma contraint de l’occupation. Sa secrétaire, mais plus selon des moqueurs. Donc les sœurs Gouze se préparent à épouser Roger-Patrice Pelat et François Mitterrand. Double mariages, une affaire qui roule. Seulement voila, Christine Gouze (Dite Gouze-Renal par la suite) apprend que Roger-Patrice Pelat la trompe avec une danseuse ! « Ciel, mon presque mari ! ». Annulation de la moitié des agapes, François épouse Danielle, qui doit se marier, vu qu’elle est enceinte.
La fredaine de Roger-Patrice Pelat avec Lycette Darsonval, Fille de Joseph Perron, Tailleur, et de Mme, née Alice Truffaut, ne durera pas, et elle ne s’est jamais mariée…

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mercredi 21 septembre 2011 à 18h51 - par  QUESNEY

J’AURAI TANT AIME RENCONTRER CETTE GRANDE DAME POUR QUI MA MAMAN A TRAVAILLE ;GRACE A INTERNET JE RETROUVE SA TRACE. MAIS BEAUCOUP TROP TARD HELAS POUR MOI. MAIS J’AI COMMANDE SON LIVRE « MA VIE SUR LES POINTES » ;J’ATTENDS SA RECEPTION AVEC IMPATIENCE .

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MEUDON (92) : cimetière de Trivaux
jeudi 2 décembre 2010 à 17h37 - par  Christophe Carrère

Cher Monsieur,
Mon grand-père paternel, le commissaire divisionnaire Marcel Carrère, ainsi que son épouse, Madame Simone Carrère, reposent aussi dans ce cimetière. Chevalier de Légion d’honneur en 1967. Il s’est distingué par des saisies de drogue en quantité impressionnante et a donc largement contribué à mettre un terme à la French Connection.
http://www.ina.fr/economie-et-societe/vie-sociale/video/CAF96031115/l-affaire-de-la-drogue.fr.html
Marcel Carrère était le chef de l’OCRTIS, Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants, de 1966 à 1971.
On trouve quelques informations complémentaires sur lui dans les livres suivants :
Jacques Follorou et Vincent Nouzille, Les parrains corses, Fayard, 2004, p. 220.
Charles Gillard, Echec au roi de la drogue, Buchet Castel, 1970, p. 328.
Annales de l’Assemblée nationale, Documents parlementaires, Imprimerie des journaux officiels, 1971, p. 1176.
Je lis aussi à son sujet dans La Revue internationale de criminologie et de police technique de 1969, volumes 23 à 24, p. 172 : « Les spécialistes du FBI le considèrent comme le meilleur spécialiste du monde car ses services ont saisi plus d’une tonne de drogue en moins de trois ans. »

Site web : MARCEL CARRERE

Brèves

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vendredi 14 février 2014

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