HOUILLES (78) : cimetière du Montoir

Visité en mars 2009
dimanche 29 mars 2009
par  Philippe Landru

Sous la forme d’une « ondulation descendante », le cimetière de Montoir est plus récent encore que le cimetière Bel-Air qui ne date pourtant que de 1862 ! Il faut dire que cette commune des Yvelines ne fut longtemps qu’un village, et qu’il fallut attendre les années 20 du XXe siècle pour la voir franchir les 10 000 habitants. Les populations qui ont peuplé la nécropole sont pour l’essentiel d’origine modeste : ici, pas de mausolée, pas d’oeuvres d’art... Très peu de végétation. Bref, un cimetière triste de banlieue dans lequel la dalle horizontale est la norme. Il se présente sous une forme étrange dans la mesure où sa partie basse communique avec un nouveau terrain qui est le nouveau cimetière de Montoir.

Bon, pas grand chose à se mettre sous la dent en somme !

Curiosités

Hormis Léon Frapié, une seule représentation artistique : un médaillon sur la tombe Chollet.

Célébrités : les incontournables...

Aucune

... mais aussi

- Léon FRAPIÉ (1863-1949) : instituteur et romancier réaliste français, il collabora d’abord à des revues et à des quotidiens, puis fut l’auteur de quelques romans. Il connut le succès avec La Maternelle, peinture émouvante et désabusée des mœurs enfantines dans une école des quartiers pauvres, qui reçut le prix Goncourt en 1904). Sa tombe est ornée d’un médaillon en bronze (en bas du cimetière, dans la section 10).

- Robert MANDROU (1921-1984) : historien français, disciple de Lucien Febvre, il fut l’un de ceux qui renouvella en profondeur l’histoire, menant ses recherches dans ce qu’il est aujourd’hui convenu d’appeler l’histoire des mentalités : après une longue période où seule l’histoire politique comptait, puis l’essor de l’histoire économique, Mandrou et quelques autres redonnèrent à la discipline sa dimension culturelle, ouvrant le champ à la psychologie sociale, autrement appelée l’histoire des représentations. De la Renaissance à l’Europe absolutiste, Robert Mandrou fut un moderniste qui ouvrit des domaines de réflexion essentiels sur les générations qui suivirent. Il s’opposa à Fernand Braudel sur l’héritage intellectuel de Lucien Fèvre.

Sa tombe est une simple dalle assez discrète sur laquelle figure une citation adaptée de l’Ecclésiaste (XII,12 et pas IV, 12 comme il est écrit !), à savoir « En plus de cela, mon fils, laisse-toi instruire par eux : Faire des livres est un travail sans fin, et que beaucoup d’étude fatigue le corps » (section 7).


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