CONFLANS-SAINTE-HONORINE (78) : cimetière

Visité en février 2021
vendredi 19 février 2021
par  Philippe Landru

Le cimetière de Conflans-Sainte-Honorine est modeste : pas de « grande pointure » ici, mais un cimetière banlieusard et son petit patrimoine funéraire qui rend la ballade attrayante. Un site plat quelconque, quasiment pas de végétation, quelques chapelles plus anciennes de vieilles familles de Conflans (les Wattiau, les Craponne, les Leprince...).


Curiosités


- Un obélisque permet de dater le cimetière : il indique qu’il fut élevé « en 1876 à la mémoire des habitants de Conflans dont les restes ont été transportés en 1847 dans ce cimetière ».

- Un monument aux morts qui se veut exhaustif et qui recense non seulement les morts des deux guerres mondiales, mais également de la guerre de Crimée (1855), du Mexique (1864), de la guerre franco-prussienne de 1870 ; des guerres coloniales (Sénégal 1860, Tonkin 1886), d’Indochine (a priori pas de morts en Algérie), mais également les victimes de la déportation, du STO, les fusillés, les victimes des bombardements, et même celles engagées dans les brigades internationales ! Une telle exhaustivité n’est pas si fréquente.

- Au confluent de la Seine et de l’Oise (d’où son nom), Conflans est la capitale française de la batelerie. Je m’attendais à trouver au cimetière un monument significatif de cette identité, mais il n’en est rien. Néanmoins, la promenade dans les allées permet de découvrir un très grand nombre de bateliers, dont l’activité est clairement signifiée sur leurs tombes individuelles ; proposant des photographies de péniches de toutes les époques.


Célébrités : les incontournables...


Aucune

C’est en Corse et non ici que furent déposés les restes du plus célèbre maire de la commune, Michel Rocard.


... mais aussi


- L’aviateur Léon BIANCOTTO (1927-1960), qui s’illustra dans la voltige aérienne. Il fut détenteur d’un impressionnant palmarès aux concours de voltige. En 1959, il établit le record du monde de vol inversé avec 1 h 16 min (ce record fut battu en 1974). Il mourut lors d’une séance d’entrainement préliminaire au championnat du monde à Bratislava. La stade de la ville porte son nom. Sa stèle est ornée d’un médaillon en bronze par Albert David.

- Le comédien de théâtre et de cinéma Frédéric DUVALLÈS (Frédéric Coffinières : 1884-1971) qui fit l’essentiel de sa carrière des années 30 aux années 50, essentiellement dans des rôles de comique débonnaire, et ce dans beaucoup de navets qui résistèrent peu au temps.

- La tombe cossue d’un quincailler, mais pas n’importe lequel : Eugène de HILLERIN (1855-1902), connu de tous les Parisiens qui s’intéressent à la cuisine. Spécialiste de la fourniture et de la vente de matériel de cuisine, Il fut le fondateur rue Coquillière d’une boutique qui demeure une référence pour s’équiper : de fait, tous les professionnels des métiers de bouche, restaurateurs, pâtissiers, charcutiers, traiteurs, y trouvent les ustensiles de qualité et d’usage indispensables à leur art. Sa notoriété et sa réputation dépassèrent même très vite les frontières. En 1912, la célèbre White Star Line, armateur du Titanic, passa commande d’un certain nombre d’ustensiles. Au milieu des années 90, des fouilles réalisées sur l’épave du paquebot permirent d’ailleurs de remonter un bain-marie à queue signé Dehillerin ! Au début des années 30, la maison fournit aussi les chambres froides du Normandie. L’Élysée et de nombreux palaces parisiens, dont l’hôtel Lapérouse, comptent également parmi les clients de Dehillerin.

- Le général Samuel L’HÉRITIER de CHÉZELLES (1772-1829), qui participa aux campagnes de la Révolution puis de l’Empire, dont il fut fait baron. Il fut maire de la commune.


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