ANGOULÊME (16) : ancien couvent des Cordeliers

Visité en juillet 2019
mardi 7 avril 2020
par  Philippe Landru

Le couvent des Cordeliers fut établi en 1230 grâce aux libéralités de Gui V de la Rochefoucauld. Ces Cordeliers d’Angoulême, franciscains ainsi dénommés en raison de la corde qui leur ceinturait la taille, vivaient de leur prêche et des aumônes. L’église fut édifiée à partir de 1260, le chevet agrandit au début du XIVe siècle et le vitrail refait au XIXe siècle. Elle constitue un des rares exemples de gothique en Charente. En 1791, les bâtiments furent vendus comme biens nationaux et transformés en hôpital, l’Hôtel Dieu.

Elle abrite le tombeau de l’un des premiers académiciens français, Jean-Louis GUEZ de BALZAC (1597-1654). Conseiller d’Etat et historiographe, il figure parmi les maîtres de la littérature épistolaire. Surnommé « le restaurateur de la langue française », il compte parmi les écrivains ayant le plus contribué à réformer la langue française. Il était le fils du maire d’Angoulême, Jean-Louis Guez, qui fut anobli et prit le nom du fief de Balzac, au bord de la Charente, où il fit bâtir son château. En 1624, il devint célèbre avec la publication d’un premier recueil de Lettres qui lui valut un concert de louanges dans toute l’Europe. Adressées à des grands, à des confrères (Chapelain, Conrart…), à des amis ; ces lettres portent à la fois sur des sujets de circonstance comme sur des questions politiques, littéraires ou morales. Son art de la satire mordante éclate dans Le Prince, pseudo-éloge de Louis XIII. Son naturel vaniteux s’accommodant mal tant des attaques incessantes contre ses ouvrages que des polémiques de la vie littéraire parisienne, il se retira dans sa terre de Balzac où il put satisfaire son humeur sombre en se livrant presque entièrement à des exercices de piété qui le firent nommer l’« ermite de la Charente ». Ceci ne l’empêcha pas de continuer à correspondre activement avec ses amis parisiens et de rester l’arbitre du bon goût en matière de style. Bien qu’ayant toujours répliqué par des railleries aux sollicitations de Chapelain et Boisrobert, il paraît avoir été inscrit d’office à l’Académie française en mars 1634, ce qui en fit un des premiers membres bien qu’il n’y ait probablement jamais siégé.

Ce tombeau fut édifié en 1853 sur les plans de Paul Abadie (père) et par le sculpteur Baleyre. On peut malheureusement difficilement le voir : non seulement l’église est fermée, mais on ne trouve aucune illustration de qualité du dit tombeau sur le net.

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La seule pauvre photo du tombeau trouvable sur le Net.

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