JARNAC (16) : cimetière des Grands-Maisons

visité en juillet 2020
dimanche 18 octobre 2020
par  Philippe Landru

Bien sur, ce cimetière est avant tout celui où repose François MITTERRAND (dans la partie ancienne).

C’est dans le caveau de sa famille maternelle Lorrain qu’il repose, avec ses parents, une de ses soeurs (Colette), et son frère, le général Jacques MITTERRAND (1918-2009), qui fut en particulier commandant adjoint des Forces aériennes stratégiques de 1965 à 1967.
Derrière cette chapelle se trouve la tombe son grand-père.

Néanmoins, François Mitterrand n’est pas l’unique intérêt taphophilique du lieu.

Le « petit juge » Jean-Michel LAMBERT accapara également l’actualité durant plusieurs années.

La partie ancienne du cimetière se signale par d’imposants caveaux de familles (typiques de Charente) dont l’austérité n’est atténuée que par la résurgence de la végétation depuis l’abandon des produits phytosanitaires.

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Un buste abîmé sur la tombe Bonniot de Fleurac

Y reposent également :

- le linguiste Jean-Henri BURGAUD des MARETS (1806-1873). Il aborda différents genres littéraires, mais ce sont surtout ses études sur les dialectes et patois qui lui valurent sa notoriété.

- Adrien DUBOUCHÉ (1818-1881), négociant, collectionneur d’art et mécène ; il consacra son temps libre aux céramiques. Nommé en 1865 directeur du musée de Limoges, il fit un don de près de 400 objets à ce musée, créa une école d’art qu’il installa dans les bâtiments du musée afin que les artistes puissent s’inspirer des collections qui y étaient exposées. À la mort de son ami Albert Jacquemart, spécialiste de la céramique orientale, il racheta sa collection et en fit don au musée, lui apportant ainsi 600 nouvelles pièces. À la demande de la Ville de Limoges (dont il fut maire) qui souhaitait le remercier d’un geste si généreux, le Conseil d’État décida que le musée porterait son nom. Sa chapelle est ornée d’un médaillon par Martial Adolphe Thabard.


C’est en revanche au fond de la partie contemporaine du cimetière que se trouve la tombe du Compagnon de la Libération Raymond TOURNIER (1916-1998). Militaire de carrière, il tenta de rejoindre la France libre à bord d’un avion mais fut emprisonné à la forteresse d’Alep, accusé d’« attentat à la sûreté de l’Etat » et condamné à mort par la Commission d’armistice allemande de Beyrouth et le tribunal de Riom. Il s’évada et rejoignit les FFL en Palestine, où il prit l’uniforme de la Royal Air Force et reçut pour mission essentielle la protection du canal de Suez et du port d’Haïfa. Il participa aux opérations de Libye. Il combattit après la Guerre en Indochine puis en Algérie.


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