TRINTIGNANT Marie (1962-2003)

Père-Lachaise - 45ème division
dimanche 17 février 2008
par  Philippe Landru

Fille du comédien Jean-Louis Trintignant, cette jeune actrice avait commencé sa carrière enfant derrière la caméra de sa mère. Chabrol lui confia en 1992 ce qui devait être son principal rôle, celui de Betty. Abonnée aux personnages marginaux dans la suite de sa carrière, elle fit la Une des journaux en raison de sa mort dramatique, des suites des coups portés contre elle par son compagnon Bertrand Cantat, chanteur du groupe Noir Désir.

L’émotion fut vive dans le pays, et l’affaire vira au sordide : une agonie suivie presque en direct, une surenchère judiciaire et médiatique, des lynchages sur les plateaux de télévision...

Marie devint après sa mort un symbole : celui de la violence conjuguale. Sa dépouille focalisa des débats où le pathos était omniprésent. Ses obsèques donnèrent lieu à une gigantesque manifestation : seules les personnes mortes jeunes et dramatiquement peuvent donner lieu à de telles cérémonies. En cela, Marie Trintignant rejoint Oussekine, Morisson ou Gabrielle Russier dans la mythologie du cimetière.

Trois ans plus tards, les passions sont retombées, le sonar émotionnel s’est affaibli... Tout proche, Bécaud attire maintenant davantage !
Reste la peine de la famille, des proches, et pour le cinéma, un sentiment d’inachèvement.

En 2010, son beau-père, le réalisateur Alain Corneau, est venu reposer auprès d’elle.


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Commentaires

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TRINTIGNANT Marie (1962-2003)
vendredi 20 avril 2018 à 22h58 - par  Cécile

15 ans... que je n’étais pas venue ! Je n’aime pas les cimetières mais hier mon cœur m’a poussé et je t’ai déposé 3 tournesols ! Je n’oublierai jamais ce seul soir où je t’ai rencontrée...

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TRINTIGNANT Marie (1962-2003)
mercredi 22 juin 2011 à 04h31 - par  troclet

repose en paix marie !

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TRINTIGNANT Marie (1962-2003)
vendredi 31 décembre 2010 à 16h49 - par  thierry

Ne jamais oublier
ni les coups
ni l’actrice qu’elle était et qu’elle allait devenir
un gout d’amertume fait que le pardon ou la « compréhension » parait impossible et improbable
le pire est que le martyr ne faitse souvenir et ne sert pas d’exemple pour que plus jamais ça