AISEREY (21) : cimetière

visité en août 2020
mercredi 18 novembre 2020
par  Philippe Landru

Dans le petit cimetière d’Aiserey se trouve la tombe d’un sculpteur dont j’ai régulièrement trouvé des traces lors de mes périples dans les cimetières : Henri BOUCHARD (1875-1960). Ancien élève de Lemaire et de Barrias, il remporta le Grand prix de Rome en 1901. Il voyagea en Méditerranée puis rentra à Paris et travailla dans le quartier Montparnasse à Paris où, dans la lignée de Jules Dalou ou de Constantin Meunier, il développa une approche naturaliste du monde des travailleurs. Pour répondre aux nombreuses commandes qui lui sont passées, il se fit construire en 1924 un atelier à Paris dans le quartier d’Auteuil, qui devint le musée Henri Bouchard, fermé en mars 2007, pour être transféré au musée de la Piscine de Roubaix. Il participa à l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de 1925. De 1928 à 1929, il fut professeur à l’École nationale supérieure des arts décoratifs, puis de 1929 à 1945, devint professeur et chef d’atelier à l’École des beaux-arts de Paris. En 1933, il devint membre de l’Académie des beaux-arts de Paris. Il fit partie en 1941 du voyage en Allemagne sur l’invitation de l’occupant allemand, avec onze autres artistes. En 1944, à la Libération, il fut reconnu comme collaborateur. Le Parquet classa ensuite le dossier après son étude.

Parmi ses œuvres majeures figure le Monument international de la Réformation à Genève.
Avec lui repose son épouse, la peintre Suzanne SCHNELLER (1894-1968). Il fut l’auteur du bas-relief qui orne sa tombe.


SES ŒUVRES FUNÉRAIRES


Pour s’en tenir à sa contribution à l’art funéraire, et sans tenir compte des très nombreux monuments aux Morts qu’il réalisa.


Au Père Lachaise


- Le gisant d’Albert Bartholomé (4ème division)
- La stèle de Gabriel Pierné (13ème division)
- Le buste Grossetti (94ème division)


En France


- Deux médaillons sur une tombe anonyme du cimetière de Pennedepie (14)
- Dans ce même cimetière, outre son propre bas-relief, il fut l’auteur de la statue de la tombe Thévenet.
- Le médaillon de la tombe de Paul Bouchard au cimetière de Beaune (21)
- Le bas-relief en pierre de la tombe Noirot au cimetière des Péjoces de Dijon (21)
- Le médaillon en bronze de la tombe Boyer au cimetière des Péjoces de Dijon (21)
- Les sculptures du Monument national de la Victoire face au cimetière de Mondement-Montgivroux (51)

- Les sculptures de la tombe Chedanne au cimetière monumental de Rouen (76)


Dans le cimetière repose également Martin LEJÉAS (1748-1831). En 1800, le gouvernement consulaire le nomma maire de Dijon, poste qu’il occupa deux ans. Élu en 1802 par le Sénat conservateur député de la Côte-d’Or au Corps législatif, il siégea parmi les zélés partisans du régime impérial jusqu’en 1807, époque à laquelle un décret de Napoléon l’appela au Sénat conservateur. Il faisait encore partie de ce corps en 1814 mais il n’assista pas à la séance où fut votée la déchéance de l’empereur. Aux Cent-Jours, il prit place à la Chambre des Pairs. Après Waterloo, il renonça à la politique. Sa fille épousa Maret, duc de Bassano. Dans cette même tombe repose Hugues de la Royère (1906-1941), qui avait épousé une Lejéas. Il était aide de camp du général Huntziger, secrétaire d’État à la guerre, et mourut tragiquement à ses côtés dans un accident d’avion alors qu’ils revenaient d’une tournée d’inspection en Afrique du Nord. Leur appareil fut pris dans une tempête de neige au-dessus des Cévennes et s’écrasa dans le Gard.


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