Les Bourbon et Orléans

vendredi 8 février 2008
par  Philippe Landru

- Henri IV le Grand (1553-1610) : roi de Navarre, puis roi de France de 1589 à 1610. Avec lui monte sur le trône la dynastie des Bourbon, héritière du trône de Navarre. Il fut inhumé dans la basilique Saint-Denis (il est le dernier monarque pour lequel on procède à l’exposition de l’effigie) tandis que son cœur fut placé dans l’église Saint-Louis du collège des Jésuites de la Flèche. Un monument très postérieur (1840) rappelle sa présence à Saint-Denis, composé du moulage d’un buste d’après un modèle de B. Tremblay et d’un autre moulage imité du monument funéraire de Christophe de Thou. Quant à sa tête, elle connut après les profanations révolutionnaires d’étonnantes aventures avant de revenir, en 2011 seulement, à Saint-Denis rejoindre le corps. Sa première épouse, Marguerite de Valois, la fameuse « Reine Margot », sœurs des rois précédents, fut elle aussi inhumée à Saint-Denis où une plaque rappelle sa présence (une inscription gravée pour le musée des Petits-Augustins d’Alexandre Lenoir, datant de la fin du XVIIIe siècle), tandis que son cœur fut déposé aux Augustins réformés de Paris. Sa seconde épouse, Marie de Médicis, fut inhumée dans la cathédrale de Cologne, puis rapatriée dans la basilique Saint-Denis, tandis que son cœur était placé, comme pour celui de son mari, dans l’église Saint-Louis du collège des Jésuites de la Flèche, et ses entrailles dans la chapelle des Trois Rois de la cathédrale de Cologne. A Saint-Denis, la présence de la souveraine est rappelée par une épitaphe en vers commandée par Alexandre Lenoir. Les cœurs des souverains furent brûlés durant la révolution mais les cendres, conservées, furent replacées dans les niches des monuments.

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Cénotaphe de Henri IV - Saint-Denis.
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Carditaphe de Henri IV - La Flèche. Source : Stéphane.Thomas.
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Carditaphe de Marie de Médicis - La Flèche. Source : Stéphane.Thomas.
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Plaque funéraire de Marguerite de Valois - Saint-Denis.
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Epitaphe de Marie de Médicis - Saint-Denis.

- Louis XIII le Juste (1601-1643) : roi de France et de Navarre de 1610 à 1643. Il fut inhumé en la basilique Saint-Denis (où plus rien ne rappelle sa présence), son cœur fut placé dans la maison professe des Jésuites de la rue Saint-Antoine (actuelle église Saint-Paul-Saint-Louis) et ses entrailles dans la cathédrale Notre-Dame de Paris. Son épouse, Anne d’Autriche, fut également inhumée à Saint-Denis tandis que son cœur était déposé dans l’abbaye du Val-de-Grâce de Paris.

Voir également les reliefs du carditaphe de Louis XIII au Louvre

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Plaque carditaphe de Louis XIII - Saint-Paul-Saint-Louis.

- Louis XIV le Grand (1638-1715) : roi de France et de Navarre de 1643 à 1715. Il fut inhumé en la basilique Saint-Denis, son cœur fut placé dans la maison professe des Jésuites de la rue Saint-Antoine (actuelle église Saint-Paul-Saint-Louis) et ses entrailles dans la cathédrale Notre-Dame de Paris. A Saint-Denis, son monument cénotaphe fut réalisé entre 1841 et 1842. Il est orné d’un médaillon d’après François Girardon. Son épouse, Marie-Thérèse d’Autriche, fut inhumée à Saint-Denis tandis que son cœur était déposé dans l’abbaye du Val-de-Grâce de Paris. Un monument en provenance de l’église Saint-Séverin, rapporté en 1840, lui tient lieu de cénotaphe à Saint-Denis. Louis XIV se remaria morganatiquement avec Françoise d’Aubigné, marquise de Maintenon, qui fut inhumée dans la chapelle de la maison royale Saint-Louis de Saint-Cyr (78) qu’elle avait créée : elle fut tout d’abord enterrée dans l’allée centrale de l’église de la Maison Royale de Saint-Louis. Une longue épitaphe, composée par l’abbé Vertot, fut inscrite sur la dalle de marbre noir. Son tombeau et son corps furent profanés durant la Révolution. Ses restes furent à nouveau inhumés en pleine terre en 1802 et on lui édifia un nouveau tombeau, qui fut à nouveau détruit en 1805. Les quelques restes furent placés dans un coffre et relégués pendant trente ans dans le débarras de l’économat. En 1836, elle a droit à un troisième tombeau dans un mausolée de marbre noir placé dans un renfoncement du choeur de l’église. En 1895, son ancien tombeau est restauré et on y place toutes les reliques (ossements et bouts de tombeau) que l’on a pu y trouver. En 1944, après les bombardements qui ont détruit l’école, ses restes sont à nouveau déplacés pour Versailles. En 1969, ultime voyage, ils sont placés devant l’autel de la chapelle restaurée du jeune Collège Militaire de Saint-Cyr.

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Cénotaphe de Louis XIV - Saint-Denis.
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Plaque carditaphe de Louis XIV - Saint-Paul-Saint-Louis.
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Cénotaphe de Marie-Thérèse - Saint-Denis.
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Tombeau de Madame de Maintenon (début XXe siècle) - Saint-Cyr.
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Plaque tombale de Madame de Maintenon (état actuel) - Saint-Cyr.

Ce qu’il advint des cœurs de Louis XIII et de Louis XIV, et de ceux des autres membres de la famille royale...

Les cœurs de Louis XIII et de Louis XIV avaient été placés dans de magnifiques reliquaires, œuvres de Sarrazin et de Coustou, en l’actuelle église Saint-Paul-Saint-Louis. A la révolution, ils furent, ainsi que ceux déposés au Val-de-Grâce, envoyés à la fonte à l’Hôtel des monnaies.

L’histoire qui suit, fort étonnante, est néanmoins sujette à caution : un internaute me précise « L’histoire des coeurs utilisés par Martin Drolling et Saint-Martin ne repose sur aucune base sérieuse, sinon les affabulations de Schunck reprises par Lenotre en 1905. Voir par exemple l’article de Suzanne Dagnaud dans les Cahiers alsaciens d’archéologie d’art et d’histoire, Strasbourg, 1957 »

Voici l’histoire :

Les cœurs furent vendus à l’encan. Deux peintres s’en portèrent acquéreurs : Martin Drolling et Saint-Martin. Le but pour eux était de les transformer en mummie, matière organique provenant de la macération des organes mélangée à de l’huile, donnant aux tableaux un glacis parfait. Drolling utilisa la totalité des cœurs en sa possession, en particulier pour l’élaboration de son tableau « intérieur de cuisine » qui fut longtemps exposé au Louvre, et qui se trouve aujourd’hui au musée des Beaux-Arts de Strasbourg.

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« Intérieur de cuisine » de Martin Drolling.

Saint-Martin, qui avait récupéré ceux de Louis-XIII et de Louis XIV, se servit avec modération du cœur du second et ne toucha pas à celui du premier. Il les remit plus tard à Louis XVIII qui le dédommagea d’une tabatière en or. Les restes des deux cœurs se trouvent désormais dans la basilique Saint-Denis. Reste à préciser que c’est à l’occasion de ces profanations que le cœur du fils aîné de Louis XVI disparut, ce qui alimenta ensuite grandement les rumeurs autour de la survie de Louis XVII : le cœur placé dans la basilique Saint-Denis à une date récente ne serait que celui de ce premier fils retrouvé, et non celui de Louis XVII. C’est du moins ce que prétendent les tenants de la survie du jeune roi.

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Débris monarchiques ! De g. à d. et de haut en bas : parcelle de corps de Louis XIV / coeur de Charles-Ferdinand, duc de Berry / parcelle de corps d’Henri IV / coeur de Louis XIII / coeur de Louis XIV / coeur de Louis XVIII / entrailles de Louise d’Artois, fille du duc de Berry. Le huitième emplacement, désormais vide, contenait le coeur de Louis XVII - chapelle des Princes, Saint-Denis.

- Louis de France « le Grand Dauphin » (1661- 1711) : fils de Louis XIV, il ne régna pas puisqu’il mourut avant son père. Il fut inhumé avec son épouse, Marie-Anne de Bavière, dans la basilique Saint-Denis tandis que leurs deux cœurs furent placés dans l’abbaye du Val-de-Grâce de Paris. Plus rien ne signale leur présence.

- Louis de France (1682-1712) : petit-fils de Louis XIV, il ne régna pas plus que son père et pour les mêmes raisons. Il fut le père de Louis XV. Il fut inhumé avec son épouse, Adélaïde de Savoie, dans la basilique Saint-Denis tandis que leurs deux cœurs furent placés dans l’abbaye du Val-de-Grâce de Paris. Plus rien ne signale leur présence.

- Louis XV le Bien-Aimé (1710-1774) : roi de France et de Navarre de 1715 à 1774. Il fut inhumé nuitamment dans la basilique Saint-Denis où plus rien ne signale sa présence, hormis une pleureuse de J.G Moitte, fragment d’un monument composé en son honneur en 1841. Son épouse, Maria Leszcynska, fut inhumée à Saint-Denis (où une simple plaque signale sa présence) tandis que son cœur était déposé dans l’église de Bonsecours de Nancy (54), auprès des restes de ses parents.

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Monument dédié à Louis XV - Saint-Denis.
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Plaque mortuaire de Maria Leszcynska - Saint-Denis.
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Carditaphe de Maria Leszcynska - église de Bonsecours de Nancy. Source : Stéphane.Thomas.

- Louis, le Dauphin (1729-1765) : fils de Louis XV, il ne régna pas car il mourut avant son père. Il fut le père de Louis XVI, de Louis XVIII et de Charles X. Sa première épouse, Marie-Thérèse de Bourbon, fut inhumée à Saint-Denis. Il fut inhumé avec sa seconde épouse, Marie-Josèphe de Saxe, dans la cathédrale de Sens tandis que leurs deux cœurs étaient déposés dans la basilique Saint-Denis. Leur sépulture fut profanée en 1794 et leurs restes jetés dans une fosse commune du cimetière de l’Hôtel-Dieu, mais ces derniers furent retrouvés en 1814 et remis dans le tombeau qui occupe le chœur de la cathédrale.

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Tombeau de Louis de France et de Marie-Joséphe de Saxe - Cathédrale de Sens.

- Louis XVI (1754-1793) : roi de France et de Navarre de 1774 à 1793. Lui et son épouse, Marie-Antoinette de Habsbourg-Lorraine, furent après leur exécution inhumés au cimetière de la Madeleine de Paris. Leur corps furent transférés le 21 janvier 1816, date anniversaire de la mort du roi, dans la basilique Saint-Denis où ils furent placés sous des dalles portant leur nom tandis que sur le site du cimetière de la Madeleine était construite la Chapelle Expiatoire. A Saint-Denis, outre leurs deux tombeaux, une sculpture, œuvre de Gaulle en 1820, les représente en priants dans la nef de l’église.

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Tombeau de Louis XVI - Saint-Denis.
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Tombeau de Marie-Antoinette - Saint-Denis.
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Louis XVI et Marie-Antoinette en priants - Saint-Denis.
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Chapelle expiatoire de Paris, sur l’emplacement du cimetière de la Madeleine.
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Autel de la chapelle expiatoire, construit à l’emplacement où fut retrouvé le cadavre du roi.

-  Louis XVII (1785-1795) : roi de France et de Navarre (en titre seulement !) de 1793 à 1795. Je ne m’appesantirai pas sur les innombrables thèses concernant les tribulations de son cœur ni sur le grand nombre de « dauphins » qui se présentèrent par la suite. Il fut inhumé dans le petit cimetière Sainte-Marguerite de Paris (l’emplacement n’est pas connu mais une croix signale sa présence). Son cœur fut déposé en 2004 lors d’une cérémonie solennelle dans la basilique Saint-Denis, où une plaque avec médaillon signale sa présence.

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Cénotaphe de Louis XVII - cimetière désaffecté Sainte-Marguerite.
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Carditaphe de Louis XVII - Saint-Denis.
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Coeur de Louis XVII - Saint-Denis.

- Louis XVIII le Désiré (1755-1824) : roi de France et de Navarre en 1815, puis de 1815 à 1824, son règne ayant été interrompu par les Cents Jours. Inhumé en la basilique Saint-Denis, il fut d’ailleurs le dernier souverain français à l’être. Son épouse, Marie-Louise de Savoie, fut inhumée dans la chapelle du roi Henry VI dans l’abbaye de Westminster (le couple était alors en exil), puis transférée en 1811 dans la cathédrale Santa-Maria de Cagliari, en Sardaigne. Elle repose sous un tombeau datant de 1830. Il est à noter qu’elle ne porta jamais le titre de reine de France puisqu’elle mourut avant que Louis XVIII ne monte sur le trône.

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Tombeau de Louis XVIII - Saint-Denis.
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Tombeau de Marie-Joséphe de Savoie - Cathédrale de Cagliari. Source : Stéphane.Thomas.

- Charles X (1757-1836) : dernier roi de France et de Navarre, de 1824 à 1830. Mort en exil, il fut inhumé dans le couvent des Franciscains de Castagnavizza, en Slovénie. Son épouse, Marie-Thérèse de Savoie, fut inhumée dans l’église Sainte-Catherine de Graz, en Autriche, tandis que son cœur fut transféré en 1839 dans l’église Santa-Catarina de Naples.

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Tombeaux de Castagnavizza : de g. à d. : Louis « XIX » d’Angoulème, Charles X, Marie-Thérèse de France « Madame Royale ». Source : Stéphane.Thomas.

On pourra néanmoins signaler l’existence de :

- son fils, Charles-Ferdinand, duc de Berry (1778- 1820), qui ne régna pas et mourut assassiné. Il fut inhumé en la basilique Saint-Denis, où son cercueil est visible dans la chapelle des Princes. Son cœur fut déposé dans la chapelle de l’hospice Saint-Charles de Rosny-sur-Seine (78) tandis que ses entrailles étaient placées dans l’église Saint-Maurice à Lille. A noter qu’un monument, à valeur de cénotaphe, se trouve dans l’église Saint-Louis de Versailles (78). Son épouse, Marie-Caroline des Deux-Siciles, connue pour ses extravagantes tentatives pour faire monter son fils sur le trône, fut inhumée dans une chapelle du cimetière de Mureck, en Autriche.

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Cercueil du duc de Berry - chapelle des Princes, Saint-Denis.
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Tombeau d’entrailles du duc de Berry - église Saint-Maurice de Lille.
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Mausolée-mémorial du duc de Berry - église Saint-Louis de Versailles.

- Louis-Antoine, duc d’Angoulème (Louis XIX pour les légitimistes : 1775-1844) : frère du précédent, il épousa sa cousine Marie-Thérèse de France, « Madame Royale », fille de Louis XVI et de Marie-Antoinette. Tous deux furent inhumés au couvent des Franciscains de Castagnavizza, en Slovénie.

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Tombeaux de Castagnavizza : de g. à d. : Louis « XIX » d’Angoulème, Charles X, Marie-Thérèse de France « Madame Royale ». Source : Stéphane.Thomas.

- Henri, comte de Chambord (Henri V pour les légitimistes : 1820-1883), fils du duc de Berry, qui eût sans doute pu régner s’il avait accepté le drapeau tricolore ! Mort en exil, il fut inhumé avec son épouse, Marie-Thérèse d’Autriche-Este, au couvent des Franciscains de Castagnavizza, en Slovénie.

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Tombeaux de Castagnavizza : de g. à d. : Marie-Thérèse d’Autriche, Henri « V » comte de Chambord, Louise de Bourbon. Source : Stéphane.Thomas.

- Louis-Philippe Ier (1773-1850) : roi des Français de 1830 à 1848, il appartenait à la branche cadette des Bourbons, issue de Philippe, duc d’Orléans (d’où le nom de la lignée), frère de Louis XIV. Il fut le seul Orléans à ceindre la couronne (en abandonnant le titre de roi de France et de Navarre). Louis Philippe et son épouse, Marie-Amélie de Bourbon-Naples, moururent en exil et furent inhumés dans la chapelle Saint-Charles Borromée à Weybridge. Ils furent transférés le 09 juin 1876 dans la chapelle royale Saint-Louis de Dreux (28). Le roi repose sous un gisant, œuvre d’Antonin Mercié. En surface, un mausolée monumental représente le roi et la reine.

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Tombeau monumental de Louis-Philippe Ier et de Marie-Amélie de Bourbon - chapelle royale de Dreux.

Ses descendants sont les prétendants au trône de France pour les orléanistes, qui reconnaissent ce droit au comte de Paris, titre du fils aîné de la branche. Il s’opposent ainsi aux légitimistes, pour lesquels la couronne doit revenir aux descendants de Philippe V d’Espagne, fils de Louis XIV de France, qui avait abandonné ses droits à la couronne de France pour monter sur le trône de Madrid, abandon contraire aux Lois fondamentales de la monarchie française.

Tandis que la crypte du couvent de Castagnavizza est devenue un lieu d’hommage pour les légitimistes français, les derniers bourbons de la branche française s’y étant fait inhumer, la chapelle royale de Dreux est devenue le panthéon de la famille d’Orléans.

à suivre : les gouvernements révolutionnaires de 1792 à 1804


Commentaires

Les Bourbon et Orléans
vendredi 28 mars 2014 à 10h47

@cp
Louis X IV ou X VI  ?

H. Lallment

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vendredi 28 mars 2014 à 14h50 - par  cp

Je parlais du roi soleil, matricule XIV, dont j’ai encore entendu il y a peu un monarchiste exalté nous dire qu’il faisait lui aussi 1.90 m et plus... La représentation picturale des hommes puissants permet généralement d’apprécier la flagornerie des peintres du moment qui rehaussent le modèle pour faire sentir qui est naturellement le chef.

En face de Napoléon III le baron Haussmann fait petit sur certains tableaux alors qu’il frisait les deux mètres, à 30 ou 40 cm plus haut que Napo le... Petit. C’est une donnée générale que de vouloir faire croire que les rois et empereurs dominaient tout le monde, sur tous les plans, le physique étant au diapason de l’intelligence et le l’aura.

Même Rocco Siffredi nous est vendu avec des mensurations hors normes qui ne résistent pas à l’analyse la plus rigoureuse... Mais, de quoi je parle, moi !... On s’égare, là....

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Les Bourbon et Orléans
mercredi 26 mars 2014 à 13h30 - par  hugongerard

Il y a une chose qui m ’ a toujours enervé concernant Louis XVI , pourquoi certains cinéastes

dans les films historiques tournés sur Marie-Antoinette et le Dauphin représentaient-ils Louis

XVI , gros et petit alors qu il était mince et mesurait 1m90 . Une erreur qui aurait du être corrigée.

Site web : louisxvi
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mercredi 26 mars 2014 à 16h17 - par  cp

Quand Roberto Rossellini a sorti son film « La Prise de Pouvoir par Louis XIV », lui sont tombés sur le dos les monarchistes qui fulminèrent de voir le Roy campé par un acteur plutôt petit, voyant dans ce rapetissement la volonté d’abaisser la monarchie.

Rossellini alors se justifia en avançant qu’ayant expertisé des vêtement authentifiés comme ceux de Louis XIV, et également une armure garantie royale, il en ressortait que l’acteur Jean-Marie Patte avait un ou deux cm de plus que son modèle ! Autour de 1.60 m…

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mercredi 26 mars 2014 à 15h01 - par  MARRY Ghislain - EVIGNY (Ardennes)

@Gérard HUGON :
Dites Gérard, vous ne confondez pas le roi Louis XVI et le général De GAULLE ?

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Les Bourbon et Orléans
lundi 29 juillet 2013 à 01h46 - par  JMM

Bonjour Monsieur,

Lors d’une récente visite à la cathédrale St Denis, la guide expliquait que Louis XVI reposerait toujours à la Madeleine. En effet, après l’exhumation de Marie-Antoinette (qui n’est pas discutée) on n’aurait pas creusé assez profond pour arriver au niveau où le roi a été inhumé. La Chapelle Expiatoire abriterait donc toujours les cendres de Louis XVI.

Bravo pour votre remarquable travail.

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Les Bourbon et Orléans
vendredi 28 janvier 2011 à 13h27 - par  hugongerard

J ’ aimerais savoir ou a été érigéé la célèbre statue d ’ Henri iv sculpté par le baron François

Frederic Lemot ? .

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vendredi 28 janvier 2011 à 22h37 - par  MARRY Ghislain - EVIGNY (Ardennes)

Gérard, ne me dites pas que vous l’ignorez, ce serait de la mauvaise foi de votre part, surtout pour un amateur d’art sculptural avisé comme vous, d’autant que bon nombre de sites sur Internet s’accordent pour nous en informer.

Je pense, pour ma part, que vous voulez tester les connaissances (limitées) des internautes dans ce domaine artistique méconnu ! Pourquoi pas ? ça réveille les méninges, excite la curiosité, enrichit la connaissance, et c’est , comme le bon vin consommé modérément, un excellent rempart contre la sournoise maladie d’Alzheimer !

Pour en revenir à Henri IV de France, son altière statue équestre en bronze, réalisée par François Frédéric LEMOT avec le bronze des statues fondues de l’empereur Napoléon Ier déchu, trône sur le Pont Neuf à Paris et fut inaugurée le 25 août 1818.

Un internaute féru d’arts et d’Histoire

Les Bourbon et Orléans
samedi 21 août 2010 à 15h42

bonjour, savez vous ou a été enterrée charlotte élisabeth de bavière dite princesse palatine ? et si le tombeau est encore visible ? merci

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Les Orléans
dimanche 6 juillet 2008 à 19h36 - par  Y IRASTORZA

Article très complet et très intéressant. Je voudrais toutefois savoir quel etait le lieu ou reposaient les corps des Orléans avant la Révolution et que s’est-il après ? A-t-on reuni les restes à Dreux ou sont-ils ailleurs ?
Merci pour la réponse.

Y Irastorza

Site web : Les Orléans
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mercredi 8 avril 2009 à 09h51 - par  Philippe Landru

Il en existe plusieurs, dont beaucoup romancés. Je les ajouterai à ce site quand je rédigerai l’article sur la basilique St Denis. Un peu de patience donc... Merci

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jeudi 26 février 2009 à 16h11 - par  IRASTORZA

Je vous remercie beaucoup de ces précisions sur les restes des Orléans, je pensais qu’ils avaient avant la Révolution un lieu précis comme les Condé ou les Conti.
Avez-vous des précisions sur la profanation de Saint-Denis ou plus exactement sur celle des reines de France, des Valois (je ne connais que le témoignage d’un révolutionnaire sur les restes des derniers Bourbons).
Par avance, je vous en remercie.

Yves Irastorza

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samedi 19 juillet 2008 à 15h42 - par  rafael

bonjour monsieur,
En lisant l’article sur les Orleans, je souhaitais savoir ou se trouve la sepulture de la veuve de Ferdinand d’Orleans, duc de Montpensier lui meme enterre dans la chapelle royale St Louis de Dreux en 1924.
Elle s’appelait Marie Isabelle Gonzalez de Olenata e Ibarreta, 3eme marquise de Valdeterrazzo (1897 1958)
je sais qu’elle a épousée le duc de Montpensier à Randan en 1921 et qu’elle est décédée à Madrid. Elle s’etait remariée secretement à son secretaire M. Huarte.

J’avoue que, suite à la visite du domaine de Randan, cette duchesse dont la famille d’Orléans donne un aspect assez noire m’a intriguée.

Merci d’avance pour toutes les personnes qui peuvent me donne un quelconque renseignement.

Sinceres salutations,

DUQUENNE RAPHAEL

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mercredi 9 juillet 2008 à 02h51 - par  Philippe Landru

Bonsoir. Je suppose que lorsque vous parlez des Orléans, vous désignez la branche des Bourbons-Orléans, c’est-à-dire les descendants de Philippe, frère de Louis XIV. Donc :

- Philippe Ier d’Orléans (1640-1701) : Inhumé dans la basilique de Saint-Denis, son cœur fut placé dans l’abbaye du Val de Grâce et ses entrailles dans l’église de Saint-Cloud. Son coeur fit partie de ceux achetés par Drolling.

- Philippe II « le Régent » (1674-1723) : Inhumé dans la basilique de Saint-Denis, cœur dans l’abbaye du Val de Grâce et entrailles déposées dans l’église de Saint-Cloud. Son coeur fut retrouvé après la Révolution et déposé en 1841 dans la chapelle royale de Dreux.

- Louis II (1703-1752) : inhumé au Val de Grâce.

- Louis-Philippe Ier (Philippe III)(1725-1785) : inhumé au Val de Grâce, son coeur se trouve toujours dans l’église de Seine Port.

- Philippe IV « Egalité » (1747-1793) : son corps décapité fut inhumé au cimetière de la Madeleine à Paris (là où se trouve actuellement la chapelle Expiatoire) : rien n’y rappelle sa présence.

Tous les corps et les coeurs des Bourbons Orléans ont disparu à la Révolution. Plus rien ne signale leur présence à St Denis (pour les deux premiers d’entre-eux). Seuls existent donc encore les coeurs du Régent (à Dreux) et celui de son petit fils à Seine Port.

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Les Bourbon et Orléans
mardi 29 avril 2008 à 11h52 - par  embs anne

quelles sont vos sources relatives à votre texte sur le traitement des coeurs de Louis XIII et Louis XIV ? les archives (quelle série ?) quelle publication ?
merci.

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mercredi 9 juillet 2008 à 03h04 - par  Philippe Landru

Il en existe plusieurs. La plus précise demeure

HILLAIRET Jacques, les 200 cimetières du Vieux Paris, ed. de Minuit, 1958