MONTAUBAN (82) : cimetière urbain

Visité en août 2015
jeudi 7 juin 2018
par  Philippe Landru

Ville de garnison, la dimension militaire s’affiche au cimetière urbain par la présence de plusieurs divisions occupées par des tombes de soldats des différentes guerres (français, mais aussi polonais, sénégalais ou allemands).
Ici, on ne parle pas de divisions mais de « trapèzes » : en bordure des allées, des tombes et chapelles plutôt massives, et des sépultures beaucoup plus simples à l’intérieur.


Curiosités


- L’omniprésence de la brique rose dans les monuments donne au cimetière une esthétique particulière.

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Tombe de l’archiprêtre Pierre Fleys, ornée d’un médaillon.


Célébrités : les incontournables...


- Manuel AZAÑA


... mais aussi


-  Le Compagnon de la Libération Maurice BAYROU (1905-1996). Ayant entendu l’Appel du 18 juin, Maurice Bayrou fit partie de ceux qui rallièrent l’Oubangui-Chari à la France libre en août 1940. En juin 1941, il prit part à la campagne de Syrie et à la prise de Damas. Actif à Bir-Hakeim, il y fut grièvement blessé par balles. Après de longs mois d’hôpital en Libye, Syrie et Egypte, il rejoignit son unité et revint en France en novembre 1944. Il prit encore part aux opérations de réduction des poches de l’Atlantique. Elu député du Moyen Congo et du Gabon (1946-1959), il fut secrétaire d’Etat à la France d’Outremer, sénateur de Paris (1959-1977) et Vice-président du Sénat entre 1965 et 1968.

- Le médecin Benjamin BORIES (1852-1912), qui fut député du département de 1910 à 1912, inscrit au groupe des Républicains progressistes.

- La pianiste, compositrice et peintre Maguy CHUPIN (1898-1976).

- Le minéralogiste et chimiste Charles FRIEDEL (1832-1899), qui fut de 1856 à 1880 conservateur des collections de l’école des mines de Paris. Il donna son nom à la réaction de Friedel-Crafts (alkylation et acylation) avec James Crafts en 1877. Professeur de chimie à la Sorbonne, il fut élu membre de l’Académie des sciences en 1878. Cofondateur de l’École alsacienne (1874) et de École nationale supérieure de chimie de Paris (1896), il fit partie des fondateurs de la Ligue des Droits de l’Homme.

- Marcel GUERRET (1887-1958) : professeur de mathématiques au lycée de Montauban, il fut député socialiste de Tarn-et-Garonne en 1936. [1]

- Hugues PANASSIÉ (1912-1974) : critique et producteur de jazz français. Il fut un admirateur des premières formes du jazz, le style « hot », tel que joué par Louis Armstrong dans les années 1930 et tous les musiciens et chanteurs des années 1920, 30 et 40. S’il a largement contribué à la documentation concernant les premières heures du jazz, ses idées sont cependant controversées. Son traditionalisme l’a ainsi poussé à considérer le bebop comme une forme de musique distincte du jazz, le rejetant avec vigueur comme une musique « non authentique », suscitant de nombreuses controverses et une scission du Hot Club de France.

- Le chanoine Fernand POTTIER (1838-1922), qui fonda la Société archéologique de Tarn et Garonne en 1866 et la dirigea pendant 56 ans. En 1869, il lança le « Bulletin » de la Société dont il fut l’un des rédacteurs. Historien et archéologue.

- Le félibre Auguste QUERCY (1854-1899). Son apologie de la « lenga Maïrala » annonce l’œuvre des occitanistes du XXème siècle.

- Le médecin Léon ROLLAND (1912), qui fut sénateur du Tarn-et-Garonne de 1891 à 1912.

- Raoul VERFEUIL (Raoul Lamolinairie : 1887-1927) : élu en 1921 au Comité directeur du Parti communiste, il en fut exclu l’année suivante et retourna à la SFIO. Il fut l’auteur d’ouvrages politiques, collabora à divers journaux, et fit paraître un recueil de poésies.

- Pierre-Joseph VIALÈTES de MORTARIEU (1768-1849) : maire de Montauban rallié à Bonaparte, il l’accueillit dans la cité et obtint de lui la création du département de Tarn-et-Garonne avec la ville pour chef-lieu. Il fut fait baron d’Empire. Député au Corps législatif par le Sénat conservateur en 1811 et est de nouveau maire entre 1813 et 1815, puis de juillet 1815 à 1816, il fut président du conseil général de Tarn-et-Garonne en 1816-1817, puis en 1818-1819 et député de ce département de 1816 à 1822. En 1819, il fut nommé préfet de l’Ariège. Il fut peint par Ingres, natif de la ville.


[1caveau de la famille Busson trapèze G


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vendredi 14 février 2014

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