CLAUDEL Paul (1868-1955)

Parc du château de Brangues (38)
dimanche 19 novembre 2017
par  Philippe Landru

Dramaturge, poète, et essayiste ; membre de l’Académie française, l’année 1886 fut décisive par sa rencontre avec la foi en Dieu, lors d’une fulgurante conversion, la nuit de Noël à Notre-Dame.

Parallèlement à ses activités d’écrivain, il fut pendant près de quarante ans diplomate. De la Chine (1895-1909) à Copenhague (1920), en passant par Prague, Francfort, Hambourg (où il se trouvait au moment de la déclaration de guerre) et Rio de Janeiro, ses fonctions le conduisirent à parcourir le monde. C’est au titre d’ambassadeur de France qu’il séjourna à Tokyo (1922-1928), Washington (1928-1933), et enfin à Bruxelles, où il devait achever sa carrière en 1936.

Son œuvre est empreinte d’un lyrisme puissant où s’exprime son christianisme. Son œuvre principale, Le soulier de satin, lui apporta la gloire. Pour le grand public, qui ne le lit plus guère, il est surtout le frère de Camille Claudel ! Peut-être une justice posthume vis-à-vis de ce très chrétien Claudel qui ne fit pas grand chose pour sortir sa sœur de cet internement dans lequel la famille l’avait confinée.

Ce n’est pas au cimetière, mais dans le parc du château de Brangues qu’il avait acheté qu’il repose, sous une épitaphe chrétienne détonante, aux côtés de l’un de ses petits-fils, mort en 1938 à deux ans.


Merci à Monique Bonvallet pour les photos.


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