MUSSIDAN (24) : cimetière

visité en juillet 2017
vendredi 28 juillet 2017
par  Philippe Landru

Le cimetière de Mussidan est divisé de part et d’autre de la rue (parties ancienne et nouvelle). Les vieilles tombes sont envahies par les herbes folles, dans le cadre de plus en plus fréquent de l’abandon des herbicides.

Le 11 juin 1944, un détachement de la Gestapo de Périgueux, renforcé par un peloton de la Brigade nord-africaine de la sinistre bande Bonny-Lafont, fusillèrent 52 personnes à Mussidan, parmi lesquelles le maire de la commune, en représailles à une attaque par des résistants d’un train blindé en gare de Mussidan et un accrochage avec un convoi de la 11e Panzerdivision de la Wehrmacht. 115 habitants furent déportés et 602 retenus en otages.

La tragédie est perceptible sur les plaques : si la mention « tué par les Boches » se trouve parfois ailleurs, je n’en ai jamais vu autant dans un même cimetière, à part peut-être à Oradour-sur-Glane.

Pas de vedette ici. La seule personnalité est le félibre Auguste CHASTANET (1825-1902), botaniste et poète français de langue occitane, qui fut l’auteur de plusieurs recueils de prose et de vers. Il fonda une école littéraire : lou Bournat (la Ruche) dou Perigord. Sa plaque est très discrète dans une tombe collective très végétalisée.

Le cimetière possède aussi la tombe assez ruinée de l’aviateur Amédée Lacour, qui fut éjecté de son appareil en 1912, âgé de 28 ans, lors d’une démonstration aérienne à bord d’un monoplan à une hauteur de 150 mètres.


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