BRASSEUR Pierre (Pierre-Albert Espinasse : 1905-1972)

Père-Lachaise - 59ème division
dimanche 28 septembre 2014
par  Philippe Landru

Membre de la famille d’artistes Brasseur (voir le cimetière de Maisons-Lafitte), il adopta le nom de sa mère, Germaine Brasseur, comme pseudonyme.

Après ses études, il échoua au concours d’entrée au Conservatoire, puis suivit des cours d’art dramatique dispensés par Harry Baur et Fernand Ledoux. Il publia grâce à Louis Aragon, Robert Desnos et Jacques Prévert ses premiers textes dans La Révolution surréaliste. En 1924, il fit à la fois ses débuts au théâtre chez Lugné-Poe au théâtre de l’Œuvre, et au cinéma avec Jean Renoir dans La Fille de l’eau. Il incarna d’abord principalement des personnages de gigolos, puis il rencontra Jacques Prévert qui donna un tournant important à sa carrière. Son premier vrai beau rôle, il le trouve dans son interprétation du peintre alcoolique de Lumière d’été de Jean Grémillon.

Il acquit la popularité du grand public par son interprétation dans Le Quai des brumes de Marcel Carné et surtout pour son rôle de Frédérick Lemaître dans Les Enfants du paradis, mais il était déjà renommé comme acteur de théâtre.

Sa véritable passion était de jouer sur les planches. Il triompha avec Le Sexe faible d’Édouard Bourdet, dans Kean, où il incarna le grand acteur anglais raconté par Alexandre Dumas père, dans Les Mains sales et Le Diable et le Bon Dieu de Jean-Paul Sartre, comme dans Tchao de Marc-Gilbert Sauvajon ou dans Dom Juan aux Enfers de George Bernard Shaw aux côtés de Paul Meurisse.

Aragon l’introduisit dans le groupe surréaliste et il fit la connaissance d’André Breton, Paul Éluard, Benjamin Péret, Raymond Queneau. Il fut également l’auteur de plusieurs pièces.

Marié à Odette Joyeux, il eut avec elle le comédien Claude Brasseur. Il épousa ensuite la pianiste Lina Magrini et vécut plusieurs années avec la chanteuse Catherine Sauvage.

Sa tombe, simple dalle, n’est pas simple à trouver : elle se trouve sensiblement au centre de la division.


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