MALRAUX André (1901-1976)

cimetière de Verrières le Buisson puis Panthéon
dimanche 17 août 2008
par Philippe Landru

Bien qu’ayant arrêté ses études à 17 ans (il n’eut jamais son bac !), sa culture littéraire lui permit rapidement de travailler comme libraire. Il publia peu de temps après ses premiers articles et fréquenta le milieu artistique et littéraire parisien. En 1923, il partit pour le Cambodge à la suite de problèmes financiers, dans l’idée de rapporter des statues khmères : l’affaire tourna mal et, accusé, il passa quelques temps en prison. Libéré, il repartit pour Saïgon et s’engagea contre la colonisation en créant le journal l’Indochine, bientôt interdit par les autorités françaises. Après plusieurs voyages en Orient, André Malraux s’engagea contre le fascisme dès 1933 et commanda, en 1936, une escadrille lors de la guerre d’Espagne. Simple soldat, il fut fait prisonnier en 1940 mais s’évada rapidement. Il s’installa alors dans le sud de la France et ne s’engagea dans la Résistance qu’en 1944. Il fit une rencontre décisive en 1945, celle du général de Gaulle. Il devint en 1959 ministre d’État chargé des affaires culturelles, poste qu’il occupa 10 ans. On lui doit notamment la création des Maisons de la Culture. Au terme de sa carrière, Malraux rédigea ses principaux romans sur l’engagement et ses paradoxes : La Voie royale ou L’ Espoir.

Inhumé au cimetière de Verrières-le-Buisson (91), ses cendres furent transférées au Panthéon en 1996.

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Tombeau (devenu cénotaphe) de Verrières-le-Buisson


Commentaires

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lundi 26 novembre 2012 à 23h26, par  cp

Rappelons qu’André Malraux était aussi compagnon de la Libération… Alors que sa résistance ne commence qu’en février 1944 ! D’autres résistants bien plus précoces n’étant pas dans les petits papiers des intrigantes instances gaullistes ont été « oubliés » ; comme quoi…