BOUÈRE (53) : cimetière paysager

Visité en décembre 2012
mardi 8 janvier 2013
par  Philippe Landru

A l’origine, il existait deux cimetières à Bouère : celui contre l’église où l’on enterrait les enfants et le cimetière de la Madeleine occupé aujourd’hui par la place du Prieuré et l’école de garçons.

Le cimetière paysager de Bouère, dont la création remonte à l’an 1778, se caractérise par un décor arboré propre aux jardins dits « à la française ».

Après avoir franchi la grille d’entrée en fer forgé, une longue allée bordée de pelouses et de buis mène à une croix centrale autour de laquelle sont organisés quatre carrés, d’égale grandeur, délimités par des haies de buis et agrémentés d’ifs taillés. Tous les végétaux composant ce décor datent de sa création.

Le cimetière a été classé Monument Historique le 27 décembre 2005.

La célébrité du lieu est le comédien Robert HIRSCH

Les tombes du cimetière sont modestes (certaines sont évidemment contemporaines), à l’exception d’une chapelle qui abrite le chef chouan Marin GAULLIER dit Grand Pierre (1766-1817). Fils d’un notaire royal, il dut son surnom à sa taille de près de 1,95m ! Chouan, il tint la campagne de 1794 à la pacification d’avril 1796. Retiré à Bouère, Grand-Pierre, exposé à des vexations continuelles et même décrété d’arrestation en 1797, se cacha, et, dès le premier appel des chefs royalistes, se mit de nouveau à la tête de sa division qui compta 2400 hommes. L’explosion de la machine infernale (24 décembre 1800) et les poursuites dont il fut l’objet à cette occasion forcèrent Gaullier à se cacher de nouveau. Lors des Cent-Jours, il reprit les armes. Louis XVIII le nomma Chevalier de Saint-Louis et lui donna une pension, et en 1817, des lettres de noblesse, pour lui et son fils.
Avec lui reposent son épouse et son fils, Pierre GAULLIER (1797-1860), qui rejoignit son père qui commandait une division royaliste dans la Sarthe, pendant les Cent-Jours. Admis sous la Restauration dans les gardes du corps, il fit la campagne d’Espagne en 1823.

On ne peut pas pénétrer dans la chapelle familiale, qui possède peintures et décorations.

Une tombe plus ouvragée, à pattes de lion, se remarque : c’est celle d’un officier d’infanterie (Marcelin Eucher Pourpe, +1878).



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