CHARMES (88) : cimetière

lundi 17 septembre 2012
par  Philippe Landru

Cimetière non traité de manière exhaustive.

Des célébrités d’inégales notoriétés reposent au cimetière de Charmes :

- Maurice BARRÈS (1862-1923) : après des études de droit à Paris, Maurice Barrès connut à 26 ans un succès précoce avec le premier tome de sa trilogie Le Culte du moi. Habitué des cénacles littéraires, il confirma son talent avec la suite de son premier opus avec Un homme libre en 1889, et Le jardin de Bérénice en 1891. Le second axe de sa quête fut résumé par l’expression « La terre et les morts » qu’approfondirent les trois volumes du Roman de l’énergie nationale : Les Déracinés (1897), L’Appel au soldat (1900) et Leurs Figures (1902) qui témoignent de l’évolution de Maurice Barrès vers le nationalisme républicain et le traditionalisme, l’attachement aux racines, à la famille, à l’armée et à la terre natale.

Il se lança alors dans la politique : sa volonté d’anticonformisme et son esprit de rébellion le poussèrent à devenir boulangiste, et il fut élu député de Nancy en 1889. Il s’imposa ensuite comme chef de file des antidreyfusards, et s’orienta vers un nationalisme traditionaliste. En 1894, il fonda son propre journal, La Cocarde. Fondateur de la Ligue de la Patrie française en 1898, il ne cacha pas dans ses textes ses penchants antisémites et xénophobes. Nommé député de Paris en 1906 - il le resta jusqu’à la fin de ses jours - il entra à l’Académie française la même année, et succèda à Paul Déroulède à la tête de la Ligue des patriotes en 1914.

Adversaire de Jaurès et des pacifistes lors de la première guerre, il vit en 1920 son projet visant à instituer une fête nationale pour Jeanne d’Arc adopté par la Chambre des députés.

Avec lui repose son fils, Philippe BARRÈS (1896-1975). Correspondant en Allemagne pour le Matin avant d’en devenir à partir de 1935 le rédacteur en chef, il démissionna en 1938 et occupa des fonctions analogues à Paris-Soir. Hostile au national socialisme, il se mit dès juin 1940 au service de la France libre et rédigea en 1941, en exil à New York, la première biographie du général de Gaulle.

De retour en France, il fonda en octobre 1945 le journal Paris-Presse avec Ève Curie et collabora à partir de 1949 au Figaro puis à L’information financière. S’engageant en politique, il fut élu député de Meurthe-et-Moselle sous l’étiquette du RPF en 1951.

Repose enfin le fils de Philippe, Claude BARRÈS (1925-1959). Engagé dès l’âge de 17 ans dans la Résistance, il intervint également en Indochine en 1947, puis en Corée. Envoyé en Algérie, il fut tué en donnant l’assaut, au Djebel Harraba, sur la frontière tunisienne.

- L’aviateur Marcel GOULETTE (1893-1932), qui se lança dans l’aviation coloniale et Le 26 novembre 1929, fut le premier à poser un appareil sur l’île de La Réunion. Il effectua plusieurs raids aériens couronnés de succès, faisant régulièrement parler de lui dans les journaux de l’époque, pour avoir établi plusieurs records du monde de vitesse ou de distance. Marcel Goulette mourut en service commandé. Il s’envola pour Brindisi, mais son avion heurta par surprise le sommet des Apennins et s’écrasa au cours du vol de retour.


Merci à Michel Cornille pour les photos.


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