ATTIA Jo (Joseph Brahim Attia : 1916-1972)

cimetière d’Orsay (91)
dimanche 25 mars 2012
par  Philippe Landru

Ancien des bataillons d’infanterie légère d’Afrique (les Bat d’Af), fameuses compagnies disciplinaires, du côté de Tataouine, ce fut, pour lui, une école du vice et du crime. Il fit la rencontre de Pierre Loutrel, futur Pierrot le fou.
Durant la Seconde Guerre mondiale, Attia commença à travailler pour les nazis. Il fit partie de la bande de la rue Lauriston de sinistre mémoire, mais mena un jeu trouble, s’étant rapidement rapproché de la Résistance. Aussi, en 1943, fut-il déporté à Mauthausen, où il aida de nombreux déportés à éviter la mort. À peine libéré des camps, Attia commença une cavale à travers l’Allemagne et la France, Jusqu’à Paris, où il retrouva Pierrot le fou. À ce moment, commença le gang des Tractions avant. Les hold-up se succédèrent à un rythme de folie, jusqu’au jour où Pierrot se blessa mortellement et fut clandestinement enterré par ses amis.
Après cela, Attia devint une barbouze pour le compte du gouvernement français. Il fut soupçonné d’avoir été impliqué dans l’affaire Ben Barka.


Commentaires

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ATTIA Jo (Joseph Brahim Attia : 1916-1972)
dimanche 25 mars 2012 à 17h02 - par  cp

Ses « relations » lui valurent la plus grande indulgence de la justice, d’où son surnom : « Le roi du non-lieu ».

S’agissant de « Pierrot le Fou », ses complices de holdup ont soutenu qu’il s’était tiré une balle dans le bas ventre, rapport à son arme coincée à la ceinture, et durant leur fuite lors de l’attaque d’une bijouterie.

Cependant d’aucuns suggèrent que l’état croissant d’excitation du personnage, du fait de son alcoolémie quasi permanente, et donc devenu dangereux pour ses collègues, ces derniers auraient « perdu » une balle lors de la fusillade, afin de se débarrasser de lui !

Enterré dans une île (Depuis engloutie) de la Seine, vers Triel-sur-Seine, il avait dans un premier temps été clandestinement hospitalisé, puis récupéré mourant, pour pas que la police le prenne…