PONTGIBAUD (63) : cimetière

Visité en août 2019
lundi 22 février 2021
par  Philippe Landru

L’histoire de Pontgibaud est marquée par l’exploitation minière, en particulier celle du plomb argentifère, la commune et ses voisines sont en effet située sur une importante zone polymétallique. Les filons furent exploités dès l’époque romaine. L’époque de plus grande exploitation se situa dans la seconde moitié du XIXe siècle ; la mine, qui employa 800 personnes en 1880, était la plus importante mine d’argent en France. Sa fermeture en 1898 fut une catastrophe pour l’économie locale. Le paysage de la commune et de ses environs reste marqué par cette activité : présence de trous de mines et de ruines de bâtiments miniers, présence d’importants terrils stériles.

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Cheminée de l’ancienne fonderie, conservée à proximité du cimetière.

Curiosités



- Les fonderies de Pontgibaud employèrent des ingénieurs britanniques. Certains décédèrent ici et sont rassemblés dans un carré dit « cimetière des Anglais ». Tous les ans, à l’occasion de la sainte Barbe (patronne des mineurs), l’association « La route des Mines » organise une cérémonie afin de leur rendre hommage.

- sur la colline derrière le cimetière se dresse la chapelle funéraire des comtes de Pontgibaud. Pour en savoir plus.

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Ci git Mr Boutarel Antoine Alexandre lieutenant colonel décédé à Pongibaut (sic) le 29 octobre 1821

Célébrités : les incontournables...


Aucune


... mais aussi


- Le physicien Charles BOUHET (1895-1980).

- Aimé COULAUDON (1906-1968) : député socialiste du Puy-de-Dôme de 1936 à 1940, résistant, il fut une grande figure littéraire locale, auteur de nombreux ouvrages sur la région.

- Emile COULAUDON « Colonel Gaspard » (1907-1977), frère du précédent, fait prisonnier puis évadé en 1940, il entra dans le mouvement de résistance « Combat » créé par Henri Frenay dont il fut, à partir novembre 1942, chef des groupes francs pour la région de Clermont-Ferrand. Il devint par la suite l’un des principaux chefs de la Résistance sur tout le département, dirigeant et réalisant alors, avec des équipes spécialisées de nombreux sabotages. Il fut l’un des principaux instigateurs des terribles batailles du mont Mouchet. Il fut fait Compagnon de la Libération.

- Le prêtre Joseph ENJELVIN (1795-1861), curé de Pontgibaud. Converti à 22 ans au catholicisme, il s’adonna à la prédication et à la composition d’ouvrages. Il est statufié en gisant sous un dais.

- Anna GARCIN-MAYADE (1897-1981) : peintre, elle fit ses études à Paris où elle fréquenta Maurice Utrillo et Suzanne Valadon. Elève de Renoir, elle devint ensuite professeur de dessin à Epinal. Résistante, dénoncée en 1941 par deux de ses élèves, elle fut déportée à Ravensbrück, où elle peignit les scènes de la vie du camp.

- Gabriel MONTPIED (1903-1991) : résistant, chef action des Mouvements unis de la Résistance (MUR) de Clermont-Ferrand, sous le nom de Monique, il fut maire de Clermont-Ferrand de 1944 à 1973. Il fut sénateur socialiste du Puy-de-Dôme de 1952 à 1974.

-  Henri VIDAL (1919-1959) : acteur français, il fut élu, grâce à son physique avantageux, Apollon de l’année 1939. Repéré par Édith Piaf, il débuta au cinéma, à ses côtés, dans le film Montmartre-sur-Seine en 1941. René Clément mit à profit son talent d’acteur dans Les maudits en 1947, puis, il rencontra le succès en interprétant, avec talent, des drames comme La jeune folle d’Yves Allégret, Quai de Grenelle de Emil-Edwin Reinert ou Les salauds vont en enfer de Robert Hossein. En 1950, il épousa Michèle Morgan et tourna plusieurs films à ses côtés. Dépressif, il sombra dans l’addiction à la drogue et mourut d’une crise cardiaque à l’âge de 40 ans. Il repose dans le caveau familial.


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vendredi 14 février 2014

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