SALLAUMINES (62) : divers articles sur le cimetière de Lens-nord

Article de Lavoixdunord.fr - 01 novembre 2011
jeudi 3 novembre 2011
par  Philippe Landru


Tranches de vies et mémoire des Lensois disparus dans les allées du cimetière de l’Est à travers les sépultures


Article de Lavoixdunord.fr - 31 octobre 2011

Dans le cimetière de l’Est, le plus grand de Lens, sur le territoire de Sallaumines, plus de 6 000 concessions sont comptabilisées. Entre les allées, des tombes, des sépultures qui, au-delà de leur aspect souvent remarquable, cachent des vies et des destins exceptionnels et parfois oubliés.

Christophe Lefèvre, agent communal à la médiathèque de Lens, s’est intéressé aux personnes enterrées ici. Il en a d’ailleurs consacré un numéro de la revue Gauheria. « Ce qui est intéressant dans les cimetières, mis à part l’esthétique des tombes, c’est les gens qui sont à l’intérieur, l’histoire de leur vie », raconte-il. Une bonne occasion, selon lui, de « parler de beaucoup de personnes dans un seul ensemble ». Bien sûr, toutes les sépultures ont leur histoire à raconter, chaque vie étant singulière en somme. Dans ce lieu de souvenirs, les pierres tombales, elles, racontent chacune une histoire.

Celle de Georges Weber, né en 1765, sous le règne de Louis XV, et mort en 1847. Il était le beau-père de Pierre-Philippe Lebrun, maire de Lens de 1816 à 1830 et de 1832 à 1835. Décédé douze jours après l’inauguration du cimetière, en 1843, c’est pour lui qu’avait été vendue la première concession.

Celle du caporal Alphonse Garbez aussi. Ce sapeur pompier lensois avait été grièvement brûlé en combattant l’incendie d’une manufacture à Paris en 1895. Il est décédé quelques jours plus tard. Une gerbe fut déposée sur sa tombe le 7 mai 1933, jour où l’on donna son nom à la nouvelle pompe des sapeurs pompiers lensois. Longtemps négligée, sa tombe est aujourd’hui restaurée. Sûrement parce qu’elle se trouve à l’entrée du cimetière, tout à côté de la sépulture des maires.

Il y a aussi des monuments qui étonnent dans le cimetière. Souvent parce que celui qui y est enterré devait déjà bousculer les normes. C’est le cas de la sépulture de Ferdinand Durieux. Une colonne cassée, qui peut avoir deux sens. Une vie brisée, mais aussi un symbole anticlérical, par le refus d’arborer la croix du Christ sur sa sépulture. Ferdinand Durieux, conseiller municipal et gérant d’un café rue de Paris, était selon certains, un libre penseur. Et il voulait manifestement le faire savoir, même après sa mort.

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Avec ses 48m², la concession des soeurs franciscaines de Lens est la plus grande du cimetière.

La plus grande concession du cimetière est celle des soeurs franciscaines de Lens. Elle a dû être totalement remise à neuf après la Première Guerre mondiale. Quarante religieuses y sont enterrées.

Parmi les autres sépultures qui attirent l’oeil, celle où un Christ immense est assis entre quatre imposants piliers. C’est le monument de Paul Imbrasse, l’un des plus importants propriétaires immobiliers de Lens au siècle dernier. Grâce aux bornes interactives installées à l’entrée du cimetière, vous pourrez sans mal retrouver ces monuments qui font aussi partie d’une histoire locale, d’un patrimoine.


Ces noms qui nous sont familiers, ces destins qui se redessinent à travers les tombes du cimetière de l’Est


Article de Lavoixdunord.fr - 01 novembre 2011

Il y a des noms qui sont familiers à tous les Lensois. Parce que les personnes qu’ils ont marqué l’histoire locale (sic). La plupart de ces personnalités sont enterrées au cimetière de l’Est, entre Lens et Sallaumines. Derrière ces noms connus, des vies parfois inconnues. Quel a été le destin de ces personnes dont le patronyme orne les sépultures ?

Dès l’entrée du cimetière, on remarque l’imposante sépulture des maires. Une tombe érigée en mémoire des maires, adjoints et conseillers municipaux de la ville de Lens. En fait, seul Émile Basly y est enterré. Le grand syndicaliste des mines, qui fut aussi député, a notamment à son actif l’un des mandats de maire de Lens les plus longs avec 28 ans de majorat, entre 1900 et 1928. Tous les maires disparus auraient dû y être inhumés. Mais ce n’est pas le cas.

Pourquoi ? Christophe Lefèvre, auteur d’un numéro spécial de Gauheria consacré au cimetière lensois, a son idée : « Les familles des maires ont accepté qu’ils donnent leur vie à la société, ces gens ont peut-être symboliquement voulu récupérer leurs corps. Ils étaient maires, mais c’était avant tout leur père ou leur frère ». Les tombes des anciens maires sont rassemblées plus loin. On y retrouve par les sépultures d’Alfred Maës, Henri Spriet, Paul Sion ou encore Ernest Schaffner. Parmi les autres tombes, celle de Casimir Beugnet, grand leader syndical dans le bassin minier, est remarquable de part l’obélisque qui la domine. Il n’y en a que trois de la sorte dans le cimetière. S’il y a bien un autre monument qui attire l’oeil, c’est celui de la famille Hornez-Rigaut. Un bloc irrégulier élevé où le lierre n’est pas sculpté dans la pierre, mais bien naturel, planté à côté et montant sur la sépulture « végétale ». Pas étonnant lorsqu’on apprend que c’était une famille d’entrepreneurs restée dans la mémoire grâce à leur entreprise de bâtiments. L’un des représentants de cette famille s’est illustré dans un autre domaine. André Hornez était aussi un célèbre parolier lensois qui a écrit des chansons populaires telles que C’est si bon ou Qu’est-ce qu’on attend.

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Le monument funéraire d’André Hornez, célèbre parolier lensois, est pour le moins original.

Cycliste et supporters

Élie Reumaux, ancien directeur des Mines de Lens, a lui aussi une sépulture particulière. Une tombe dessinée par Louis-Marie Cordonnier. Un architecte de renom à qui l’on doit les églises Sainte-Barbe et Saint-Pierre, ainsi que les Grands Bureaux des mines de Lens, aujourd’hui faculté Jean-Perrin.

Enfin, de grands sportifs reposent à Lens. Comme le cycliste Maurice Garin, premier vainqueur du Tour de France, en 1903. Ce dernier est ensuite devenu commerçant à Lens et vendait des vélos. La municipalité avait donné son nom au vélodrome municipal en 1964. Autre nom connu, celui d’Henri Trannin. Les plus anciens supporters se souviennent d’un gardien de but sang et or ou d’un directeur sportif au RCL dans les années 40 et 50. Les plus jeunes connaissent le nom de la célèbre tribune du stade Bollaert.


Commentaires

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SALLAUMINES (62) : divers articles sur le cimetière de Lens-nord
vendredi 28 août 2015 à 01h20 - par  Philippe Landru

Un internaute me communique une correction au sujet de cette dépêche : « Je voulais vous signalez que vous vous êtes trompé de cimetière en ce qui concerne la sépulture du parolier André Hornez [...] André Hornez est enterré au cimetière de Faverolles avec son épouse. C’est une ville de l’Eure-et-Loir où il a vécu les 30 ou 40 dernières années de sa vie. Par contre ses parents sont bien enterré au cimetière de l’Est de la ville de Lens qui est la ville où André Hornez est né. »

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