SALVAN (Suisse) : cimetière

visité en août 2017
dimanche 8 juillet 2018
par  Philippe Landru

A quelque encablures du Mont-Blanc, limitrophe de la France mais en Suisse, la commune de Salvan offre un magnifique paysage de montagnes, de forêts et de prairies d’altitude. C’est pourtant dans ce cadre enchanteur que le 5 octobre 1994, la commune fut le théâtre du suicide collectif de 25 adeptes de la secte Ordre du Temple solaire.

Le petit cimetière local offre donc ce qu’offrent tous les cimetières de haute-montagne : les tombes de ces alpinistes et de ces guides, signalées par ses stèles qui imitent des versants, ornées de piolets et de cordes.

Alexis Bochatay, originaire du village, était cuisinier dans le Titanic et pérît en mer : un cénotaphe se trouve toujours dans le cimetière qui à l’origine jouxtait l’église paroissiale.

C’est ici que repose le romancier et cinéaste corse José GIOVANNI (Joseph Damiani : 1923-2004). Militant fasciste, ex-milicien, il fut poursuivi pour collaboration à la Libération, condamné à mort pour trois assassinats en 1948 (sa peine fut commuée en travaux forcés à perpétuité et il passa onze ans et demi en détention). À sa sortie de prison, sur les conseils de son avocat, il écrivit son premier roman, Le Trou (1957), qui raconte sa tentative d’évasion ; puis enchaîna avec vingt-deux romans, deux livres de souvenirs et trente-trois scénarios. Il réalisa quinze films (La Scoumoune, Deux hommes dans la ville, Le Ruffian…) et cinq téléfilms. Ses romans noirs, qui ont connu un grand succès, ont presque tous été adaptés à l’écran : Le Trou par Jacques Becker en 1960, Le Deuxième Souffle par Jean-Pierre Melville en 1966 et par Alain Corneau en 2007, Classe tous risques par Claude Sautet en 1960.


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