L’affaire Dominici

mercredi 15 août 2012
par  Philippe Landru

Dans la nuit du 4 au 5 août 1952, six coups de feu sont tirés et quelques heures plus tard, les corps de trois Anglais, Sir Jack Drummond, un scientifique renommé, sa femme Ann et leur fille Elizabeth âgée de 10 ans, sont trouvés par Gustave Dominici près de leur voiture, à quelques mètres de la ferme familiale (la Grand’Terre) et à quelques kilomètres du village de Lurs dans les Basses-Alpes (aujourd’hui Alpes-de-Haute-Provence). C’est le début de l’affaire Dominici, suivie par de très nombreux journalistes. L’affaire déchaîna les passions au début des années cinquante, partageant la France entre les partisans de la culpabilité de Gaston Dominici et les partisans de son innocence. Ce sera le procès de la France rurale contre les Parisiens, de ceux qui manient la langue contre ceux qui se taisent.

A 5 heures du matin, Mr Ollivier revient de sa nuit de travail à l’usine de Saint Auban en moto. Il est arrêté sur la RN 96 par Gustave Dominici qui lui fait cette déclaration : « il y a un cadavre là bas ». Le motocycliste prend la direction de la Gendarmerie d’Oraison à quelques kilomètres de là. Les gendarmes arrivent, font les premières constatations puis la police est prévenue. Le commissaire Sébeille arrive de Marseille à 14h. L’enquête va commencer.

Sir Jack Drummond et sa femme Lady Ann ont été tués par balle, à côté de leur voiture. Le corps de leur fille, Elisabeth, est retrouvé plus loin, en direction de la Durance. Elle a été tuée à coup de crosse de fusil sur le crâne. La vision de cette petite fille en pyjama sur un talus au bord de la Durance a marqué le commissaire. Puis, dans l’après-midi, les policiers trouvent l’arme du crime dans un trou d’eau : un fusil à répétition de marque « Rock Ola », fabriqué en Amérique à plusieurs millions d’exemplaires pendant la seconde guerre mondiale.

La famille Drummond fut inhumée à quelques kilomètres du drame, dans le cimetière de Forcalquier.

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Sépultures des Drummond
Elle se trouve au cimetière classé de Forcalquier, à quelques kilomètres du drame.
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Dalle de la famille Drummond
Sur la dalle, il est écrit : « Jack Drummond, Anne his wife and Elizabeth their daughter. 5th August 1952. They were lovely and pleasant in their lives and in their death they were not divided ».

L’omerta familiale

L’enquête avance lentement. Les premiers interrogés sont les membres de la famille Dominici. Gaston Dominici, 74 ans vit là avec sa femme, « la sardine », et un de leurs fils Gustave, sa femme Yvette et leur fils de 10 mois, Alain. Leur ferme est la plus proche du campement, ils ont certainement entendu quelque chose. Mais la famille se tait. Gaston Dominici a l’air d’un patriarche autoritaire et taiseux.

A la fin de la journée du 5 août, le commissaire Sébeille revient à la ferme des Dominici, la Grand’terre. Il y rencontre Gaston Dominici qui, après avoir répété qu’il n’avait rien vu, et rien entendu, lui donne une version du crime qui laisse Sébeille interloqué.

Arrivé à hauteur du campement des Drummond, Gaston Dominici montre avec sa canne, l’emplacement du corps de lady Ann, et dit a Sébeille « l’Anglaise est tombée là, elle n’a pas souffert ». Surpris, Sébeille montre sa stupéfaction à Gaston, qui poursuit par un vague « enfin je suppose… ».
Les jours suivants, le commissaire va interroger Gustave Dominici, dont les déclarations sont contradictoires, puis un ami de celui-ci puis un autre fils Dominici, Clovis, habitant non loin de là… Les soupçons se concentrent sur les habitants de la Grand’terre, mais personne ne parle, les déclarations sont floues et contradictoires.

Pendant un an, le commissaire Sébeille va étudier les déclarations et trouver de nouveaux témoins dont les révélations vont permettre d’étayer la thèse que les coupables viennent de la ferme des Dominici.

Le jeudi 12 Novembre 1953, après une reconstitution et la confrontation de plusieurs témoins, Gustave Dominici est longuement interrogé par la police. Le lendemain, vendredi 13 novembre, l’interrogatoire se poursuit. Gustave est questionné toute la matinée, mais ce n’est que dans l’après midi qu’il craquera : « C’est mon père qui a fait le coup… ». Il explique que son frère Clovis est également au courant.

Amené au tribunal de Digne, Clovis Dominici est confronté aux aveux de son frère, mais il croit que Sébeille bluffe. Toutefois quand Clovis se retrouve devant Gustave, il tombe dans ses bras et avoue à son tour. « Si Gustave a parlé, il n’y a pas de raison que je vous le cache plus longtemps, c’est notre père qui a fait le coup. » Le Commissaire Sébeille a donc en poche les aveux des deux fils. Il envoie chercher Gaston. Son interrogatoire commence.

Une affaire de famille

Apprenant que ses fils l’ont accusé des meurtres des Drummond, Gaston Dominici se met à hurler que les assassins sont ses fils, qu’ils veulent récupérer l’héritage. Plus tard, Gaston dit qu’il ne comprend pas pourquoi ses fils l’accusent.

Gaston reste ensuite seul avec un agent de police Guérino. L’agent Guérino parle le patois, une conversation s’engage entre lui et Gaston Dominici. Dominici parle de sa vigne, de sa terre… de ses problèmes avec sa femme. L’agent Guérino est étonné de recevoir des confidences qu’il n’a pas sollicitées. Puis Dominici se met a pleurer. Guérino, attendri, lui aurait dit : « Si vous avez quelque chose à dire, il vaut mieux le dire tout de suite, à votre age, on en tiendra compte »

Dominici : « Eh bé ouais, c’est un accident, ils m’ont pris pour un maraudeur … C’est moi qui ai tué les Anglais. Tout ça c’est à cause de cette saloperie d’éboulement. C’est pas trois morts qu’il y aurait eu si la micheline était arrivée. J’y ai été voir. J’ai pris mon fusil. Pourquoi je l’ai pris. Je suis allé au campement. L’Anglais ma sauté dessus. J’ai tiré...  »

Ces aveux sont faits 9 fois, mais rétractés 5 fois.

Parallèlement, les frères Dominici montrent aux enquêteurs où était cachée l’arme du crime. Gaston Dominici est arrêté. Par la suite, Gaston, Gustave et sa femme Yvette Dominici se sont rétractés, le premier ne cessant toutefois jamais de faire peser des soupçons sur le second, par des allusions souvent imprécises. Seul, Clovis Dominici restait sur sa position, ce qui le faisait mettre au ban de la famille.

Le procès de Gaston Dominici débute le 17 novembre 1954 à Digne (Basses Alpes aujourd’hui Alpes de Haute Provence). Déplaçant les foules, il a une ampleur internationale et mobilise plusieurs écrivains français. L’action de la justice dans le cadre de cette affaire est fortement critiquée par les commentateurs.

Jean Giono étudia en particulier les différences entre le langage de l’accusé (30 à 35 mots selon lui) et celui des accusateurs (plusieurs milliers de mots). Il écrivit Notes sur l’affaire Dominici.

Gaston Dominici, fruste et peu loquace, présente une défense malhabile. Au bout de 12 jours d’audience, et malgré l’absence de preuves, Gaston Dominici, 77 ans, est déclaré coupable sans circonstance atténuante, ce qui le condamne à mort. Devant les invraisemblances relevées durant le procès, une nouvelle enquête est ordonnée 15 jours après le verdict, à la demande de la défense. Elle n’infirmera pas le verdict.

Une libération anticipée

Le 28 novembre 1954, Gaston Dominici devient le plus vieux condamné à mort de France. Une grande partie de l’opinion publique a le sentiment que justice n’a pas été rendue, puisque la preuve de sa culpabilité n’a pas été établie.En 1957, le président Coty commua la peine en peine de prison à perpétuité et, en 1960, le général de Gaulle libéra Gaston Dominici. Celui-ci, sur la fin de sa vie, devint l’ami d’un moine bénédictin du monastère de Ganagobie lequel reçut sa confession qu’il ne trahit jamais. Depuis sa libération jusqu’à sa mort, Gaston Dominici demanda sa réhabilitation et la révision de son procès. Gaston Dominici décéda en 1965, sans qu’on sache jamais son degré d’implication dans le triple meurtre de la famille Drummond.

Les Dominici impliqués dans l’affaire reposent tous dans le nouveau cimetière de Peyruis :

- Gaston (1877-1965), qui n’est pas cité nommément, repose avec son épouse Marie, dite la Sardine (1879-1974) dans un premier tombeau. Gustave (1919-1996), qui le premier avait dénoncé son père mais s’était ensuite dédit, repose dans ce même caveau. Son épouse est toujours vivante.

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Unique témoignage sur la tombe de la présence de Gaston Dominici et de son épouse : leur identité n’est inscrite nulle part.

- Dans un autre caveau, dans une autre partie du cimetière, repose le second fils-accusateur, Clovis (1905-1959) qui lui ne revint jamais sur son témoignage, et qui mourut sans aucune réconciliation avec le reste de la famille. Il semblerait qu’en un premier temps, il ait été inhumé dans l’ancien cimetière de Peyruis. Ses descendants l’ont transféré dans le nouveau cimetière : signe d’un apaisement des tensions, tant d’années après !...

- Bien qu’il ait été un personnage très secondaire de l’affaire, j’ai également retrouvé au cimetière de Lurs la tombe d’un troisième frère, celle de Marcel (1913-1999).

On ne saurait clore cet article sans citer le commissaire Edmond SÉBEILLE (1908-1988), qui fut chargé de l’affaire, et qui repose au cimetière Saint-Julien de Marseille (et pas à Saint-Pierre comme on le lit trop souvent).

ou encore l’avocat des Dominici, Emile POLLAK (1914-1978), qui repose lui au cimetière Saint-Pierre de Marseille (13).

L’affaire Dominici restera une affaire mystérieuse. Certains continueront de soutenir l’innocence du père Dominici derrière son petit fils Alain qui demande la révision du procès. Des thèses mettant en scène des agents secrets ont aussi été échafaudées. Plusieurs films et téléfilms ont été réalisés sur l’affaire, dont celui avec Jean Gabin et le téléfilm, plus récent, dans lequel Michel Serrault joue le rôle du patriarche.



Commentaires

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L’affaire Dominici
mardi 11 juillet 2017 à 20h12 - par  Jan Rossou

En lisant « L’affaire Dominici » je me demande comment Edmond Sébeille (en priorité) et les magistrats de la première enquête ont pu accepter qu’un témoin (c’est à dire Roger Perrin dit Zézé) - même âgé de 16 ans - leur mente de manière si éhontée, sans pousser plus loin les investigations à son sujet...

Jan Rossou
Pays Bas
janrossou@gmail.com

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L’affaire Dominici
lundi 10 juillet 2017 à 17h25 - par  Jan Rossou

Certains faits ne sont pas claires pour moi et, comme je crois, ne sont jamais verifiées, comme :

1. la présence de Roger Perrin à la Grande Terre la nuit du 4 août puisque ses alibis ont été reconnus comme faux pour la soiréé et la nuit du crime ;

2. les contradictions entre Germaine Perrin et son fils Roger ;

3. la bicyclette de Gustave appuyée contre le mürier le matin du crime ;

4. la venue de lady Drummond et de la fillette à la Grand-Terre(révélée par Roger Perrin, niée par Yvette, confirmée par Gustave et la mère de Roger, niée par les époux Barthe....)

Qui pourrait me dire la réalité ?

Jan Rossou
Pays Bas
janrossou@gmail.com

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L’affaire Dominici
vendredi 7 juillet 2017 à 21h34 - par  Jan Rossou

Maintenant j’ai 77 ans. Depuis ma jeunesse cette histoire a attirré mon attention.et c’est pourquoi j’ai lu plusieurs livres concernant cette histoire (p.e. « Dominici, c’était une affaire de famille » et « l’affaire Dominici, la vérité sur la crime de Lurs »).
Mais en lisant ces livres je me demande :

1.Le jeudi 7 août 1952, vers 10 heures du matin, il y avait foule sur les lieux du crime. Aussi Gaston Dominici était là comme la police (Romanet Louis,Bouchier Raymond, capitaine Albert). C’était la pagaille, il y avait des dizaines de personnes qui allaient et venaient entre l’automobile des Anglais et les endroits où avaient été découverts les cadavres. Nombreuses traces ont été perdues.Pourquoi la policie n’a pas empêchée cela ?

2. Le matin du crime il y avait une énorme flaque de sang à côté de puisard, non loin des portières arrière de la Hillman. NI les gendarmes ni Sébeille n’ont cru bon de faire analyser ce sang. Pourqoui ? On pouvait tout au moins délimiter un groupe sanguin et le comparer avec celui des victimes. Qui a perdu tant de sang ici ?

3 Scotland Yard avait offert de venir aider.On a nié cela. Pourquoi ?

Jan Rossou
Pays Bas
janrossou@gmail.com

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L’affaire Dominici
samedi 3 septembre 2016 à 17h23 - par  jacques12

Alain le petit fils, avant qui’il soit trop tard devrait insister auprès de sa maman Yvette pour que enfin
elle lui dise la vérité la vraie : Celle qui donnerait le repos et le pardon peut-être pour l’ éternité à ses âmes tourmentées par leurs gestes et leurs mensonges sur l’ acte horrible commis dans un moment
ou la main du mal avait pris le pouvoir sur ces hommes travailleurs de la terre . Alain fait éclater et force cette vérité .Le destin a frappé cette famille Drummond au bord d’ une route , qui était aussi ton destin Alain .

Site web : lebré jacques
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L’affaire Dominici
mercredi 11 février 2015 à 00h27 - par  chouchoute du 05

Bonjour , j’aimerais retrouver des personnes de la famille de Gaston Dominici , et plus particulierement : Yvette Dominici , pour qu’elle me parle de mon grand pere ,si elle se souvient ..... je vis dans les Hautes Apes , merci de bien vouloir m’aider a rentrer en contact avec yvette Dominici ,si elle est toujour vivante .

Site web : Affaire Dominici
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L’affaire Dominici
mardi 27 janvier 2015 à 00h03 - par  chouchoute du 05

Bonsoir ,mon grand pere ,d’origine italienne avait a peut près le meme age que Monsieur Gaston Dominici ,et mon père avait deux ans de moins que Gustave Dominici , ont connus la Famille Dominici . mon père ,m’avait , dit ,qu’il aller souvent dan les basses alpes , pour faire le commerce de cheveaux ,et aller sur la tombe de mon arriere grand pere a forqualquier . mon grand pere et mon pere , rester parfois 4 a 5 jours , et ils dormaient dans des fermes , ils etaient bien recus surtout dans la famille dominici . Gaston ,etait un brave homme ,il ne fessait du mal a personne ! voilà , tout ca parceque il etait d’origine italienne , mon arriere grand pere et ma famille vivaient le meme sort dans les Hautes alpes , c’etait mal vu d’etre d’origine italienne , a l’epoque !!!!

Site web : Affaire Dominici
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L’affaire Dominici
mardi 3 juin 2014 à 22h08 - par  jan rossou

Sedert enkele jaren bezoek ik met mijn vrouw, als wij op vacantie zijn in de Provence, de plaats waar de moorden hebben plaatsgevonden, de graven van de familie Dominici en van de Drummonds.
Het is een triest gegeven dat men de ware moordenaar nimmer heeft kunnen traceren. Maar er zijn nog 2 personen, die het kunnen weten (als ze tenminste nu nog in leven zijn) : de ex-echtgenote van Gustave (Yvette) en de kleinzoon van Gaston : Roger.

Tenminste als het een kleinzoon van Gaston is. Men vertelt ook dat het een kind zou zijn van Gaston en zijn dochter Germaine. In dat geval zou het een kind en tevens kleinkind zijn.

Aanvankelijk was de plaats bij de brug vlak. Jammer is dat men die plaats volgestort heeft met puin en er nu allerlei gewassen zijn gaan groeien. Alleen de brug met het kruis (daar geplaatst i.v.m. de moord op de dochter van Sir Jack Drummond en welk kruis bij ons laatste bezoek nog vol hing met knuffels) herinnert nog aan de brute moord. Het is alsof men deze plaats onherkenbaar wil maken. Jammer !!!

Jan Rossou
Tilburg - Nederland

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L’affaire Dominici
mercredi 14 mai 2014 à 01h01 - par  marie claude soulet nee sanmarty

le 4aout 1952 j,habiter la geandarmerie de forcalquier j,etai tres jeune a cette epoque 7ans j ;etai la plus jeune des filles d, un des geandarmes qui ont effectuer l,arrestation de gaston dominici et de toute la famille qui ont etaient en interogatoire dans une piece a quelques metres de la chanbre que j,occupee avec ma seour de 7 ans mon ainee cette nuit la il fesait chaud les fenetres etant ouvertes la clim n,exixter pas les journalistes etants tres nombreux dans la cour de la geandarmerie ont offer de payer pour avoir la disponibilite de placer des micros dans notre chanbre ce que ma mere a reffusait mon pere etant un geandarme d,une honnetetee exempaire nous avont assister aux obobseques de la famille drumont et par la suite ont c,est souvent recuellis sur la tombe de la petite elisabeht

Site web : affaire dominici
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vendredi 6 février 2015 à 08h32 - par  Joceline, Hildegarde, Stevia, Pétunia

Bonjour,
Nous voudrions faire un exposé sur l’affaire Dominici.
Nous sommes en classe de Seconde et notre exposé devra etre complet, concret, affectueux et courgette.
Nous sommes 4 élèves et notre exposé devra être prêt pour le 10 avril.
Pourriez vous nous aider s’il-vous-plaît.

Cordialement,
Joceline, Hildegarde, Stevia, Pétunia

Site web : Exposé Dominici
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L’affaire Dominici
mardi 30 juillet 2013 à 10h29 - par  FAYDIT

J’ avais l’ âge de la petite Anne à l’ époque des faits. J’ ai été d’ emblée malgré ma jeunesse marqué par cette affaire. Je suis de ceux qui pensent que Gaston est coupable. Je connais parfaitement l’ endroit, j’ y ait de la famille qui produit de la Lavande depuis des générations. Et si « chez c’ est gens là on ne parle pas Monsieur » ( A des étrangers ) En privé ils parlent. Le verdict est sans appel. Il n’ existe pas à ma connaissance, une personne du crû qui pense que Gaston est innocent. Une bonne bouille de Grand Père ne fait pas un innocent. Le grand Père carburait entre 8 et 10 litres de vin par jours... Il y a suffisamment de sites sur cette affaire sur le Web et notamment l’ expérience vécue du juge CARIAS pour se faire une opinion impartiale sur les différents acteurs de ce drame. Toutes les grandes affaires judiciaires ont leurs zones d’ ombres.
Elles permettent les affabulations les plus fantasques et pour certains de s’ enrichir au détriment de la vérité.

Site web : artiale
L’affaire Dominici
mercredi 24 juillet 2013 à 18h54

je suis passe devant la maison des dominici . devant cette croix en menoire de cette famille j ai ete tres emue . Mais on ne sera jamais ce qu il s est vraiment passe . .......

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L’affaire Dominici
jeudi 23 mai 2013 à 21h45 - par  Hagesa

J’étais à Lurs le mois dernier, en camping-car. Je me suis arrêté près de la ferme de la Grande-Terre, en toute discrétion. Je suis allé sur la tombe des Drummond à Forcalquier. Je n’ai pas osé me rendre sur celle des Dominici à Peyruis, de peur de rencontrer quelqu’un et que l’on y voie une curiosité malsaine. Je n’ai aucun jugement à donner ni à exprimer, même après avoir lu un excellent ouvrage sur cette affaire. Je garde pour moi ce que j’en pense. Un jour peut-être, la vérité se fera jour. Il n’y a qu’une chose que je ne m’expliquerai jamais, c’est le massacre de la petite Elisabeth et toutes les conditions qui y sont liées. Si seulement les recherches ADN avaient existé à cette époque et que la scène de crime avait été protégée sans faille, l’enquête aurait abouti. Beaucoup d’erreurs ont été commises, comme dans la triste affaire Villemin. On ne peut pas refaire le monde, ni réécrire le passé, mais qu’un jour, si quelqu’un sait, qu’il parle pour soulager sa conscience afin que reposent en paix pour toujours les innocents de cette affaire.

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L’affaire Dominici
mercredi 13 mars 2013 à 13h55 - par  Jan Rossou

Qui a une photo de la tombe d’ Edmond Sébeille pour moi ?

Jan Rossou
Acaciastraat 19
5038 HE Tilburg Pays Bas
janrossou@gmail.com

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L’affaire Dominici
jeudi 7 mars 2013 à 20h48 - par  Jan Rossou

Deze zaak heeft steeds mijn interesse gehad. Ik heb diverse keren Lurs, La Grande Terre, en de graven van de Drummonds en Dominici bezocht. Het is jammer te moeten constateren dat men de plek, waar de moorden zijn geschied, wil doen vergeten, aangezien men daar, zoals ik dat vorig jaar heb gezien, heel veel grond heeft gestort, zodat er kleine heuveltjes (nu begroeid) zijn verschenen.
Ik heb o.a. het boek gelezen, geschreven door Edmond Sébelle en ik moet zeggen dat die man het bij het juiste eind had. Hier kan geen sprake zijn van spionage of iets dergelijks.
Het betreft hier gewoon een laffe moord m.i. gepleegd door Gaston Dominici (en waarschijnlijk geholpen door zijn zoon Gustave).
Dit jaar bezoek ik samen met mijn vrouw wederom de plek, waar men de dochter Elisabeth heeft gevonden en waar nu een kruis zat vol met knuffels. Mijn vrouw wil daar ook een paar knuffels bijhangen.

Jan Rossou
Acaciastraat 19
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janrossou@gmail.com

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L’affaire Dominici
samedi 29 décembre 2012 à 16h42 - par  Gérard Henri

J’ai contacté le site Le crime de Lurs ou l’Affaire Dominici dont je suis membre et l’info concernant le transfert des cendres des Drummond en Angleterre leur semble « ...Rocambolesque »
Quand au commissaire Sébeille il semble etre inhumé au Cimetière des Saint-Pères à Marseille

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mardi 12 mars 2013 à 19h31 - par  Philippe Landru

@Gégé : De mon coté, je n’ai rien à proposer...

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mardi 12 mars 2013 à 11h39 - par  Gégé 71

Bonjour ,
j’ai récupéré une photo de la tombe du célèbre commissaire.....elle n’est pas très bonne ...Si vous en avez une autre ????? Merci

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dimanche 30 décembre 2012 à 16h55 - par  titeuf

à MARSEILLE le cimetiere de st Julien ou repose le commissaire SEBEILLE se trouve Avenue FERNANDEL dans le 12 eme arrondissement de la ville

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samedi 29 décembre 2012 à 18h12 - par  titeuf

le commissaire Edmond SEBEILLE repose a MARSELLE au cimetiere de Saint JULIEN

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L’affaire Dominici , les Drummond et Sébeille
vendredi 28 décembre 2012 à 20h00 - par  Gérard Henri

Sur le site , mais sur le cimetière fe Forcalquier , on signale la crémation et le transfert des cendres de la famille Drummond en Angleterre , ceci est-il confirmé ????
Toujours pas de lieu d’inhumation du célebre commissaire ......

Site web : Les DRUMMOND
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L’affaire Dominici et l’affaire Janet Marshall
lundi 20 août 2012 à 21h54 - par  Euzebe

Une autre affaire de meurtre d’une citoyenne britannique (Miss J. Marshall) sur le territoire français, trois ans après le meurtre des Drumond a présenté en son temps quelques similitudes avec l’affaire Dominici et on n’a pas manqué de relever quelques similitudes troublantes. Ceux que cette affaire intéresserait peuvent se reporter à cette adresse extrèmement bien documentée :

http://andre.sehet.pagesperso-orange.fr/dedetextes/janetmarshall.htm

Quant à Miss Marshall, elle repose dans le petit cimetière de La Chaussée Tirancourt (Somme)

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L’affaire Dominici
lundi 20 août 2012 à 10h57 - par  GRIFFON

L’ affaire la plus médiatique des années 60 ? Diantre comment vous y allez !
Et l’ affaire Marie Besnard ...C’ est quoi d’ après vous ?

Site web : Marie Besnard
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jeudi 25 août 2016 à 09h57 - par  Gilles

L’affaire Dominici est bien celle qui a le plus passionné les foules dans les années 50, 60 et 70. Traitée dès le début comme un feuilleton d’autant plus facile à écrire que les gens du coin étaient des taiseux (Jean Giono, l’immense écrivain qui habitait à quelques kilomètres de là décrivait la Grand’ Terre comme « la montagne du silence » et disait que pour 2 à 3’000 mots écrits dans les journaux 30 ou 35 appartenaient aux principaux acteurs et témoins de cette tragédie), elle a tenu en haleine le public notamment en raison de ses nombreux rebondissements dus à des témoignages changeants et souvent reniés par leurs auteurs. Le fait que les théories les plus diverses ont fleuri pour tenter d’expliquer ce drame y a également contribué. Enfin l’influence des journalistes, parfois malhonnête comme lorsque l’auto proclamé expert du dossier Jacques Chapus est allé jusqu’à créer de toutes pièces un faux journal des victimes pour accuser Gaston Dominici qu’il détestait), qui vivaient des jours très confortables grâce à ce triple meurtre, a aidé à faire de ce banal fait divers l’affaire criminelle la plus célèbre de ces décennies. Cette célébrité a parfois permis aux Dominici de s’en tirer à bon compte, parfois ce fut le contraire. Ceux qui connaissent bien le dossier savent que le ou les coupables étaient bien à la Grand’ Terre et que le vieux Gaston, pour attaché qu’il ait pu être à l’honneur et à l’honnêteté et malgré des côtés attachants pouvait être un redoutable personnage. Seule Yvette connaît encore toute la vérité mais une chose est certaine : quelle qu’ait été leur part d’implication et donc de responsabilité, Gaston, ses fils Clovis et Gustave, Yvette l’épouse de ce dernier, son petit fils, Paul Maillet et, sans doute, un autre témoin, étaient tous au courant de ce qui s’est passé cette nuit là et ont protégé le ou les meurtriers, ce qui les rend complices du crime. Dans ce pays où on ne parle pas, les langues se délient parfois au coin du feu, en hiver, au détour d’une banale conversation ou d’une partie de belote. L’alcool y contribue parfois. Les gens du coin savent. Peut-être pas tout, mais ils savent. Le dire aux « étrangers » aurait épargné beaucoup de souffrance à beaucoup de monde et aurait rapporté moins d’argent aux vautours de la presse de l’époque qui est le seul véritable bénéficiaire de cette double tragédie familiale. Peut-être que quelqu’un, toutes ces années après, finira par le comprendre et aura le courage de libérer sa conscience pour le bien de tous. Le mensonge est une prison et il n’y a que la vérité pour s’en libérer.

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L’affaire Dominici
lundi 20 août 2012 à 10h06 - par  Gérard Henri

Merci philippe ,

Cette affaire est certainement la plus médiatique des années 50 ,et ,60 après fait encore regulièrement parler d’elle , avec meme des forums sur le Net ...Il ne vous reste plus qu’à retrouver la scépulture du commissaire Sébeille ( Marseille ??) personnage incontournable et aussi connu que les Dominici.....

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L’affaire Dominici
jeudi 16 août 2012 à 20h27 - par  Christophe M.

Affaire passionnante s’il en est...
Merci Philippe de l’avoir traitée sur le site et de l’avoir si bien documentée.
Christophe.

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