BAZOUGES-LA-PÉROUSE (35) : cimetière

Visité en décembre 2016
dimanche 22 janvier 2017
par  Philippe Landru

Visite, par un froid polaire, du cimetière de Bazouges !

Le gel donne un lieu au air fantomatique. Les toiles d’araignées et les plantes sont cristallisées ! D’ailleurs, c’est incroyable le nombre de toiles dans un cimetière, que l’on ne voit pas d’ordinaire... Aujourd’hui, le gel les dénoncent dans le paysage, sur les stèles, et donnent aux statues des postures improbables.

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On sent bien le froid mordant du petit matin !!!

Curiosités


- Une petite plaque à l’entrée du cimetière retrace brièvement l’histoire du lieu : on y apprend que le grand calvaire de l’entrée a été édifié en 1878, sculpté par un artiste de Lannion, Yves Hermot ; qu’autrefois on trouvait derrière un bosquet de grands arbres. On y apprend également que l’ancien calvaire fut foudroyé par la foudre au XXe siècle : sa base se trouve toujours derrière l’église.

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Le calvaire avant...
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... et maintenant
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La base de l’ancien calvaire.

- Au cœur du cimetière subsiste une assez vaste chapelle, qui n’est pas l’église principale du village. Il s’agit de le reconstruction tardive de qu’était l’ancienne chapelle Saint-Georges, tombée en ruines.

- La plus haute croix du cimetière se trouve sur la tombe de la famille Collin de la Contrie : y reposent les parents et l’épouse du chouan Louis Charles René Collin de la Contrie, mais non ce dernier, dont la tombe se trouve au cimetière du Tiercent (35), contrairement à ce qu’affiche la plaque à l’entrée du cimetière.


Célébrités : les incontournables...


Personne


... mais aussi


- Le pédagogue Michel BOUTS (1902-1993), qui fonda en 1942 une école sur le modèle des institutions anglaises et de l’École des Roches, dont il était ancien élève et où il travailla ensuite, l’École du Gai Savoir. Cette école fut successivement installée à Neauphle-le-Vieux, puis à Dingé, et enfin à Bazouges-la-Pérouse, de 1951 à 1977. Parmi ses anciens élèves, on compte entre autres le comédien Claude Rich. Il écrivit également six livres pour la jeunesse, cinq publiés dans la collection Signe de piste.

- Marie Joseph Anne DELFOSSE (1843-1910) : ancien zouave pontifical, maire de Bazouges-la-Pérouse de 1871 à sa mort, il fut député d’Ille-et-Vilaine de 1889 à 1893, siégeant à droite chez les monarchistes.

- La conteuse Adèle DENYS (1899-2002), une des plus fameuses « contouses de Bazouges », véritable figure locale morte à 102 ans. Elle consacra sa vie à la culture gallèse, contant, jouant, chantant inlassablement pendant des décennies afin de transmettre cette culture ancestrale à l’ombre du renouveau de la culture bretonnante. Auteure d’un livre de souvenirs paru de manière confidentielle dans les années 1970, Adèle Denys connut un succès commercial et médiatique lors de la réédition de son livre en 1999, sous un nouveau titre : Mémoires d’une centenaire.

- L’architecte Jean-Marie ANGER de la LORIAIS (1813- ?), ancien élève de Vaudoyer, qui travailla à la reconstruction de nombreuses églises de la région, dont celle de Bazouges. (voir aussi cet article).

- L’architecte et peintre Alexandre MINIAC (1885-1963), dont le style déclinant Art déco et régionalisme s’épanouit après la première guerre mondiale. On lui doit des édifices privés (nombre d’hôtels et villas sur la côte basque et notamment à Saint-Jean-de-Luz...) et publics (tels que la mairie de la « ville martyre » d’Albert, dans la Somme, et son beffroi de 64 mètres de haut. La ville de Douai lui est également redevable de son plan d’aménagement et de reconstruction après les dommages de la Seconde Guerre mondiale. Peintre aquarelliste, il fut également un illustrateur d’ouvrages.

- Le contre-amiral Paul ROMÉ (1917-2010), qui servait en Indochine quand il eut à défendre, au nom de Vichy, la colonie française contre les Américains (qui étaient entrés en guerre) mais aussi face aux velléités des Japonais. Il fut à l’origine de la victoire navale de Koh Chang, mais connu ensuite les prisons japonaises.

- Angèle VANNIER (1917-1980) : poétesse devenue aveugle, découverte par Théophile Briant qui l’encouragea à libérer en elle un imaginaire celtique, célébrée par Eluard et Darius Milhaud, elle écrivit en particulier un poème intitulé Le Chevalier de Paris qui fut mis en musique et chanté par Édith Piaf, puis par beaucoup d’autres. Cette chanson reçut le premier prix de la chanson française.


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vendredi 14 février 2014

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