HUYSMANS Joris Karl (1848-1907)

Montparnasse - 2ème division
mercredi 20 février 2008
par  Philippe Landru

Ecrivain français, il vécut la vie de Bohème à Paris. A partir de 1876, il fréquante Zola et les Goncourt : il est à l’époque fasciné par le naturalisme et l’impressionnisme. A partir des années 1880 pourtant, correspondant à la date de parrution de son œuvre la plus célèbre, A rebours, il s’en éloigne d’abord pour le satanisme (Là-bas, dont le héros est un adepte de la magie noire), puis pour le catholicisme, vis-à-vis duquel il fait une conversion remarquée (la Cathédrale).


Retour vers le cimetière Montparnasse


Commentaires

Logo de Baldomero Ortas
HUYSMANS Joris Karl (1848-1907)
lundi 12 décembre 2016 à 11h00 - par  Baldomero Ortas

Bonjour,
j’ai cherché en vain, section 2, la tombe de Huysmans.
Il y a y-il un plan précis ou un monument funéraire qui peut servir de repair pour la trouver ?
Cordialement
Baldo

Logo de le promeneur
lundi 12 décembre 2016 à 15h58 - par  le promeneur

a partir de la tombe ARDALAN -tombe surmontée de 4 colonnes avec une croix bleue sur la pierre tombale-avancer sur chemin circulaire de 2 rangées- la tombe de HUYSMANS est au bord de la rangée

Logo de Philippe Landru
HUYSMANS Joris Karl (1848-1907)
mardi 19 août 2008 à 15h12 - par  Philippe Landru

Je souhaite juste vous signaler aujourd’hui alors que je consulte votre site, décidément très intéressant, une petite erreur concernant « Là-bas », l’oeuvre de Huysmans dont vous parlez dans votre fiche sur cet écrivain : le narrateur du roman côtoie effectivement le satanisme et s’y intéresse d’autant plus qu’il découvre que ce dernier sévit toujours, au fur et à mesure qu’un travail écrit mènent ses recherches et ses rencontres sur ce terrain, dont il ne soupçonnait pas l’existence dans le monde qui lui est contemporain. Cependant il n’est, ni ne devient, un adepte du satanisme. Le roman en dénoncerait plutôt les horreurs et la folie humaine qui en découle.

Par ailleurs, il me semble que le roman « En route » serait par excellence, et spectaculairement, le journal d’une conversion et que « la Cathédrale » constitue plutôt le manifeste du catholicisme convaincu et affirmé haut et fort, qui succède... Dans ce roman, Huysmans se penche en effet sur le symbolisme et l’esthétique chrétiens.

Il peut être intéressant enfin de noter que « Là-bas », « En Route » et « La Cathédrale » constituent un cycle à proprement parler, à travers l’initiation et la conversion du même Durtal : le narrateur de « Là-bas » est en effet également celui de « En route », et de « La Cathédrale ».

Cet écrivain est la référence des symbolistes, et, me semble-t-il, même l’inclassable Proust se réfèrera à lui... Il est amusant notamment de constater que tous deux ont pris le grand personnage mondain et décadent, Robert de Montesquiou, pour modèle : en effet, ce personnage et homme de lettres avec qui Proust entretiendra des relations soutenues, lui aurait largement inspiré son Charlus dans la « Recherche du Temps perdu ». Il a également inspiré Des Esseintes, le personnage principal de « A rebours », un roman « décadent », le plus célèbre et le plus énigmatique de Huysmans, un manifeste, encore, davantage qu’un roman à proprement parler, et qui dérouta son lectorat.

J’espère que ces éléments pourront vous aider à compléter, si vous le souhaitez, la fiche de l’écrivain.