DÉON Michel (1919-2016)

Montparnasse - 8ème division
dimanche 7 juin 2020
par  Philippe Landru

Né sous le nom d’Édouard Michel, il adopta Michel Déon comme nom de plume avant d’en faire son patronyme légal.

Généralement rattaché au mouvement des « Hussards ». Il fut notamment l’auteur entre autres ouvrages des Poneys sauvages, d’Un taxi mauve ou encore du Jeune homme vert.

Ancien secrétaire de rédaction à L’Action française auprès de Charles Maurras, il voyagea toute sa vie. Parallèlement à la composition de ses livres, il poursuivit une carrière de journaliste, d’éditeur pour la maison Plon et de critique aux Nouvelles Littéraires ou au Journal du Dimanche. Vivant entre la Grèce et l’Irlande, il fut élu en 1978 à l’Académie française.

Sa mort donna naissance à une polémique : sa famille chercha un cimetière parisien pour l’accueillir mais se heurta au refus de la mairie de Paris, appliquant simplement le règlement voulant que l’on ne peut se faire inhumer à Paris que si l’on y vit, qu’on y est mort où que l’on dispose d’un tombeau de famille (Michel Déon n’entrant dans aucune de ces catégories). L’occasion fut belle pour la droitosphère de faire un procès d’intention à Anne Hidalgo, maire de Paris, incriminant « sa mauvaise volonté politique » à accueillir un écrivain marqué à la droite de la droite. Le petit monde littéraire parisien s’indigna également de ce refus, faisant fi du règlement des cimetières qu’elle ne connaissait pas forcément. Face au tollé, la mairie finit par céder. Michel Déon repose donc à Montparnasse par passe-droit.

Absolument rien ne signale pour l’instant son identité sur sa tombe, au coeur de la division.


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Commentaires

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DÉON Michel (1919-2016)
dimanche 7 juin 2020 à 12h33 - par  cp

Moui, bon, mais même Josy (Madame, ou mademoiselle Savigneau comme disait fielleusement Polac !) posait la question...
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« alors que fait susan sontag au cimetière du Montparnasse. Tout ça ne tient pas debout. Et toute regle a des exceptions. »
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Le traitement à la gueule de la cliente y a aussi sa place ! Moi, c’est plus le côté exilé fiscal académique irlandais que je critiquerais !