Des tombes remarquables dans Grand Poitiers

Article de www.centre-presse.fr - 27 octobre 2014
mardi 28 octobre 2014
par  Philippe Landru

La période de la Toussaint approche. L’occasion de dresser un panorama des tombes remarquables visibles dans les cimetières de Grand Poitiers.

Saint-Benoît : en souvenir de Patrick Roy

Le célèbre animateur d’émissions de radio et de télévision (Le Juste Prix, Une famille en or et Succès fous) repose au cimetière de Saint-Benoît, tout comme Robert Sexé, reporter motocycliste, photographe et globe-trotter ayant probablement inspiré à Hergé son célèbre personnage de Tintin.

Ligugé : trois dates sur les pierres tombales

Dans le cimetière jouxtant la célèbre abbaye, on remarque la présence de pierres tombales portant la mention de trois dates. Il s’agit des tombes des compagnons d’Emmaüs, la communauté étant basée à la Matauderie, sur Ligugé, juste en bordure de Poitiers. Les tombes mentionnent donc l’année de naissance, mais aussi celle de l’entrée dans la communauté en plus de l’année de décès.

Poitiers : la grand-mère de François Mitterrand à Chilvert

« Ici repose Zelma Laroche, épouse de Théodose Mitterrand, décédée à Poitiers le 16 janvier 1897 à l’âge de 48 ans ». Telle est l’épitaphe de la grand-mère de l’ancien Président de la République François Mitterrand, visible au cimetière de Chilvert.

Croutelle : à l’époque du transport à cheval

Situé de l’autre côté de la RN 10 par rapport au bourg, le cimetière de Croutelle accueille les tombes de François Robin (dit Médard), ancien aubergiste de la commune, ainsi que celle de son contemporain Jean Robin, maître de poste décédé en 1856, « bon père, bon époux ».

Béruges : des coquelicots pour les aviateurs de la RAF

Le 18 août 1944, un Mosquito de la RAF s’est écrasé sur la commune de Béruges, lors d’une mission sur Poitiers. Les deux membres d’équipage, l’officier pilote F.J. Parkinson, et son navigateur A.J.Clark, sont morts dans le crash : ils avaient respectivement 21 et 22 ans. Leurs dépouilles, cachées dans la mairie pour échapper aux recherches des Allemands, ont été inhumées dans le cimetière communal. Un panneau officiel signale la présence de « tombes de guerre du Commonwealth » sur ce site. « Chaque année, l’ambassade de Grande-Bretagne à Paris nous demande de déposer une gerbe de coquelicots sur leurs tombes et d’envoyer une photo en justificatif », explique Norbert Silvestre, ancien élu en charge de la commission « cimetière ».

Stéphane Delannoy


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