NOUGARO Claude (1929-2004)

cendres dispersées dans la Garonne à Toulouse
dimanche 13 juillet 2014
par  Philippe Landru

Fils d’un chanteur d’opéra et d’une pianiste, Claude Nougaro baigna dès sa plus tendre enfance dans un univers musical varié. Il se lança dans le journalisme puis dans l’écriture de textes, qui devinrent vite des chansons. Il rencontra Brassens, Mouloudji et Audiberti, lequel devint son père spirituel. En 1959, Nougaro enregistra son premier 33 tours et partit en tournée pour la première partie de Dalida. Il rencontra le succès en 1962 avec son ode à sa fille récemment née, Cécile, ma fille. Entre 1964 et 1984, il découvrit l’Afrique, le Brésil et les États-Unis qui lui inspirèrent de nombreux succès (Bidonville, Nougayork) et lui assurèrent les faveurs d’un large public. Ce fut un artiste imprégné de jazz, de java, de rock et de world music.

Inéluctablement lié à la ville de Toulouse où il était né, il était assez logique que la ville rose accueille sa dépouille. Ses obsèques furent célébrées à Toulouse, en la basilique Saint-Sernin, dont le carillon joua à l’occasion les notes de la chanson Toulouse.

Crématisé, c’est du haut du pont St-Michel de Toulouse, de nuit, que sa famille vida les deux urnes contenant la totalité des cendres du chanteur. Ils avaient choisi le pont St-Michel plutôt que le Pont-Neuf pour que, dans son dernier voyage, le poète aperçoive, derrière sa fenêtre, la grande baignoire dans laquelle il avait « l’impression de se baigner dans la Garonne ».

Le cimetière de Salonique de Toulouse possède néanmoins un tombeau qui permet de matérialiser la présence du chanteur : celui de ses parents, dont Pierre NOUGARO (1904-1988), chanteur lyrique baryton qui prit dans les années 50 les fonctions de directeur du Théâtre de Besançon puis du Théâtre de Rennes. Il fut également second rôle au cinéma et à la télévision.


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