CHAPDELAINE Auguste (1814-1856)

lundi 4 janvier 2010
par  Philippe Landru

Cela fait maintenant plus de quinze ans que j’avais rédigé cet article sur Auguste Chapdelaine, un de mes lointains cousins : je l’avais déposé sur la première version de mon site, qui possédais alors une partie généalogie (les plus anciens s’en rappeleront). Il fut ensuite amplement pillé. Je restaure donc cette fiche, en particulier parce que certains internautes m’ont posé des questions sur son « lieu d’inhumation ».

Peu de temps après sa mort, des articles et des biographies paraissaient sur Auguste Chapdelaine. Œuvre d’ecclésiastiques, ces différents témoignages sont précieux pour la richesse des informations qu’elles contiennent, mais elles ont le fâcheux défaut d’être des hagiographies où le destin d’Auguste s’explique par l’unique volonté divine. L’article qui suit ne se veut pas anticlérical, mais désire simplement apporter un nouveau regard « laïc » sur ce personnage, dont la postérité est bien plus fascinante que le destin lui-même. Pour rédiger cet article, je me suis aidé de la plaquette que Jean Béasse, prêtre du diocèse de Coutances et Avranches, rédigea à l’occasion de la canonisation d’AugusteChapdelaine.

L’enfance

Auguste Chapdelaine naît le 6 janvier 1814 dans la ferme parentale de « la Métairie », à la Rochelle-Normande. Il est le huitième enfant de Nicolas, un laboureur originaire de Montviron, installé depuis 1802 à la Rochelle avec sa femme Madeleine Dodeman. Auguste resta le benjamin puisque son cadet Alexandre, né en 1817, meurt à l’âge de deux ans.

BMP - 292 ko

Il fréquente l’école du village où il reçoit l’enseignement de base de tous les petits paysans. Ces biographes le décrivent à la fois comme obéissant, travailleur et solitaire. Son assiduité au catéchisme et son goût prononcé pour la religion semble précoce : à quinze ans, il fait part de son désir de devenir prêtre et de partir évangéliser des terres païennes. Cette vocation peut sembler exotique de prime abord : elle l’est beaucoup moins quand on connaît le contexte social et religieux de l’époque. Les Normands du Cotentin, et particulièrement les Chapdelaine, sont profondément catholiques : ils ont beaucoup souffert de l’anticléricalisme de la Révolution, et les témoignages abondent sur l’aide qu’ils offrirent aux prêtres réfractaires durant cette période.

BMP - 93.2 ko

La Restauration, appuyée par un gouvernement ultraroyaliste au conservatisme catholique poussé, tente de reconstituer un clergé fort ébranlé par la tourmente révolutionnaire : les vocations sont alors nombreuses, et de jeunes prêtres pas toujours bien formés dans des séminaires qui viennent de rouvrir mais à qui l’on demande avant tout un soutien sans faille au régime, affluent dans les campagnes. Dans ces populations, l’anticléricalisme a été vécu comme un traumatisme. Le retour aux préoccupations religieuses du nouveau gouvernement s’accompagne donc d’une explosion de foi mystique qui imprègne particulièrement les campagnes. Il sont nombreux, à partir de cette époque, à vouloir embrasser la carrière cléricale : Auguste Chapdelaine est de ceux-là. A Rome, les pontifes successifs prennent de plus en plus en considération les espaces nouveaux qui s’ouvrent à l’Europe, espace non encore atteint par le christianisme. La Congrégation de la Propagation de la Foi œuvre au développement des missions et à la formation d’un clergé plus adapté aux nouveaux défis du siècle. Les almanachs et les sermonnaires se font les témoins, souvent naïfs, de cette œuvre considérée comme civilisatrice : on y exalte des modèles de missionnaires faisant des merveilles dans des environnements hostiles. Et puis il y a l’imagination, celle d’un adolescent de quinze ans à l’horizon borné de sa commune qui voit sans doute inconsciemment dans ce service particulier un moyen de s’y soustraire.

On peut penser que l’annonce de la vocation d’Auguste ne fut pas mal accueillit : néanmoins, en 1829, les parents d’Auguste viennent de s’installer à « la Gouaiserie », une exploitation plus grande mais qui a besoin de plus de bras. Ses frères étant de santé fragile, Auguste semblant trop vieux pour entrer au séminaire, les conditions ne se prêtent pas à l’assouvissement de sa vocation : il doit rester à la ferme. En 1834, coup sur coup, deux des frères d’Auguste meurt : il n’est plus question pour son père de garder la Gouaiserie : tandis que la famille repart pour la Métairie, il donne son accord pour qu’Auguste entre au Petit séminaire de Mortain. C’est chose faite en octobre 1834 : Auguste a alors vingt ans.

La formation

BMP - 153.6 ko

Il fallut sans doute du courage - et une véritable vocation - à Auguste pour accepter de se retrouver avec des enfants bien plus jeunes que lui : il dut rattraper son retard scolaire, et ses registres de compositions qui furent conservés attestent des efforts qu’il fit. Après une scolarité médiocre, il parvint à améliorer ses résultats de manière très honorable. Durant cette époque, il perdit son père. En 1816, à vingt-cinq ans, il entra enfin au Grand séminaire de Coutances : là bas, il perfectionna ses connaissances théologiques et commença à se former pour les missions. Il y rencontra d’autres coreligionnaires dont certains devinrent également missionnaire.
Il reçut l’ordination sacerdotale en la cathédrale de Coutances le 10 juin 1843, à vingt-neuf ans. Malgré ses demandes répétées pour partir, la hiérarchie ecclésiastique semble vouloir différer son départ. Il retourne attendre son affectation auprès des siens à la Gouaiserie. Elle arrive le 23 février 1844 : il est nommé vicaire de Boucey.

Il rêvait de grands espaces à évangéliser : c’est pour lui une terrible déception. « Boucey est une petite commune de la manche, limitrophe de l’Ille-et-Vilaine. Qu’il y ait eu besoin d’un vicaire en 1844 surprend quelque peu, mais l’abondance des prêtres à cette époque, après l’appauvrissement dû aux troubles révolutionnaires, permettait alors ce qui semblerait de nos jours un gaspillage. A présent, non seulement il n’y a pas de vicaire ni même de curé résident, mais la commune n’est plus qu’une commune associée à Pontorson ». Auguste y découvrit une paroisse à l’abandon, le prêtre en titre étant devenu impotent. Il semble que, bien que se considérant en exil, il mit du zèle a relever la situation, s’occupant à la fois d’œuvres caritatives, d’éducation des jeunes et de réfection de l’Eglise. Il resta jusqu’en 1851 à Boucey, et y laissa à l’évidence un souvenir ému auprès d’une population relativement pauvres. En janvier 1851 effectivement, il reçut l’autorisation de quitter son diocèse : il fut accepté au Séminaire des Missions étrangères. Après ses adieux à Boucey, il passa une semaine à la Rochelle dans sa famille puis partit pour Paris : il ne devait plus jamais revenir.

La mission

Auguste se retrouve au Séminaire de la rue du Bac. Il suit l’année de probation obligatoire avant son départ, ses supérieurs ayant besoin d’examiner à la fois la solidité de sa vocation mais également sa santé physique, les Missions étrangères n’étant pas de tout repos. Au séminaire, il est fortement impressionné par la salle des reliques de plusieurs martyrs de la Congrégation, sans savoir que les siennes s’y ajouteront par la suite. Le 20 mars 1852, il apprend son affectation : la Chine. Il a alors trente-huit ans. Auguste écrit dans une lettre adressée au maire de Boucey : « La mission où je suis envoyé se compose du Kouang-Tong, du Kouang-Si et de l’île de Haïnan. Cette mission a été confiée à notre Congrégation il y a quatre ans ; elle ne compte encore que dix missionnaires pour une population de quarante à cinquante millions âmes : les chrétiens n’y sont pas nombreux...Dans ce pays comme dans tout le reste de la Chine, la religion est proscrite et la persécution est plus ou moins violente selon que le gouverneur et le mandarin de chaque province sont plus ou moins ennemis des chrétiens. ». Cette lettre atteste qu’Auguste était tout à fait conscient de la situation qui l’attendait : on ne saurait mieux résumer l’attitude de la Chine vis-à-vis du christianisme, qui était considéré là-bas, non sans raison, comme un outil de précolonialisme de la part des gouvernements européens. « Depuis longtemps, la dynastie Mandchoue, tombée en décrépitude, était mal supportée par les populations chinoises. Contraintes par la force, elle avait du traiter avec les Européens et ouvrir un certain nombre de ports au commerce étranger, ce qui n’avait pas augmenté son prestige...La cour de Pékin essaya d’organiser la résistance. Elle enjoignit notamment aux mandarins de surveiller activement les étrangers et de sévir impitoyablement contre tous les fauteurs de nouveautés. Outre les rebelles, la mesure atteignait les prêtres catholiques confondus à tort avec les révolutionnaires et qui furent gênés dans leur ministère, traqués dans leur retraites, souvent livrés au dernier supplice »

Le 29 avril 1852, ils sont six prêtres à participer à une cérémonie de départ qu’on imagine émouvante. Le 05 mai, ils embarquent à Anvers pour la Chine. Auguste, le plus âgé, est le directeur du groupe et le gestionnaire des finances communes, qu’il dépense avec beaucoup de parcimonie ! Le voyage à bord du navire de commerce hollandais « Henri-Joseph » est long et fort éprouvant : il passe le temps en essayant d’apprendre le chinois. Au bout de huit mois, ils arrivent le 5 septembre à Singapour, après avoir passé le Cap de Bonne-Espérance. Le 15 octobre, c’est à bord d’un navire portugais qu’ils embarquent pour la Chine où ils accostent le soir de Noël, sur la presqu’île de Macao. Après la traversée du large estuaire de la rivière de Canton, ils débarquent enfin dans l’enclave de Hongkong, anglaise depuis 1842. Ils sont accueillis à la Procure des Missions étrangères, avant-poste chrétien en Chine dans laquelle les missionnaires trouvent de l’aide pour leur futur mission, mais également une position de repli en cas de conflit. Auguste et ses compagnons y demeurent dix mois et demi, en profitant pour consolider leur connaissance du chinois.

Le 12 octobre 1853, il part enfin avec quelques chrétiens dans le but d’atteindre le Guangxi : il leur faut en réalité contourner la province pour éviter les pillards, traverser fleuves et montagnes à bord de sampans, de palanquins ou tout simplement à pied. Le voyage décrit est éprouvant, et couronné de peu de succès : s’ils ne rencontrent pas les petites communautés chrétiennes attendues, ils croisant bien le chemin de pillards qui les rançonnent. En février 1854, ils atteignent Kouy-Yang où ils se reposent dans une mission, accueillis

BMP - 57.3 ko

par trois confrères. En attendant de pouvoir pénétrer au Guangxi, il est chargé pastoralement de trois villages. Auguste a désormais quarante ans. Comme il le dit lui-même, et par désir, il s’est « chinoiser » : il porte la moustache, la tresse et la mouche au milieu du menton, s’habille comme un Chinois et se fait appeler le père Mâ. Son désir de se fondre parmi les populations est profond et louable. Il fait la connaissance de deux convertis du Guangxi qui maintiennent la foi catholique dans leur province : Jérome et Agnès Tsao-Kouy. Grâce à eux, il pénètre enfin dans « sa » province et y célèbre sa première messe le 8 décembre 1854. Dès le 17 pourtant, il est arrête par le mandarin de Si-Lin qui le traite convenablement, mais le maintien en captivité durant cinq mois. Auguste et ses compagnons sont relâchés plus ou moins clandestinement en avril 1855 : le premier apostolat du bienheureux n’avait duré que neuf jours !

Le martyr et la postérité d’Auguste Chapdelaine

En décembre 1855, Auguste repart pour le Guangxi : un nouveau mandarin, beaucoup moins « affable » que le précédent, a été entre-temps nommé sur Sy-Lin où Auguste pénètre clandestinement. Il réside dans des familles chrétiennes qui le cachent et lui conseillent de fuir. Il n’en a pas le temps et est arrêté dans la nuit du 25 au 26 février, sous le coup d’une dénonciation semble-t-il. Amené au prétoire avec d’autres chrétiens, il est accusé d’entraîner le peuple à la révolte. Sa mauvaise connaissance du chinois le dessert évidemment. Il réfute néanmoins l’accusation, tout comme il nie être l’amant d’Agnès Tsao-Kouy, arrêtée elle aussi. Les supplices succèdent aux réquisitoires : coups de planchettes sur les joues, croix de torture dans le dos... la liste est longue.

Finalement, Auguste et Agnès sont conduits à la « cage », dans laquelle les suppliciés sont enfermés, ne laissant dépasser que la tête, les bras et les pieds, le tout suspendu en l’air. Malgré sa robuste constitution, Auguste meurt dans la nuit du 27 au 28 février 1856 après une terrible agonie. Sa tête est coupée et ses restes jetés aux chiens. Un fidèle coupa clandestinement sa natte et la remit plus tard à la Procure de Hong-Kong : elle est aujourd’hui exposée, avec d’autres reliques (ses chaussons, sa longue-vue...) dans la salle des martyrs des Missions étrangères de la rue du Bac à Paris, cette même salle qui impressionnait tant Auguste lorsqu’il était encore au séminaire.

Agnès mourut peu de temps après Auguste du même supplice. Jérome, quant à lui, fut arrêté et décapité en 1858 pour avoir refuser d’abjurer le catholicisme. La petite communauté chrétienne d’Auguste se dissocia alors très vite. Les conséquences internationales de sa mort furent en revanche considérables : le traité commercial de 1844 régissant les relations commerciales entre la France et l’Angleterre d’une part, la Chine de l’autre, prévoyait effectivement qu’aucune atteinte physique ne pouvait être commise contre un Européen en Chine. La mort de Chapdelaine fut le prétexte que les deux nations attendaient pour accroître leurs monopoles : le 23 octobre 1856, les Anglais, puis les Français, firent bombarder Canton. La ville fut ensuite assaillie par les troupes coalisées. A Tien-Tsin, en mai 1858, une convention de paix fut signée : elle prévoyait « la liberté de prédication du catholicisme en Chine ainsi que l’abrogation des lois chinoises rendues contre les chrétiens ». Lorsqu’en 1859, les représentants européens se rendirent en Chine pour la ratification du traité, ils furent reçus à coup de canon : un corps expéditionnaire franco-anglais envahit dès lors la Chine et une nouvelle convention de paix fut signée, plus avantageuse encore pour les Européens. On ne peut accuser Auguste Chapdelaine de l’avoir voulu, mais il est évident que sa mort fut le prétexte à une avancée considérable du colonialisme en Chine.

Quel bilan peut-on dresser de ce parcours ? Assurément, la vie d’Auguste Chapdelaine ne fut pas inutile pour les catholiques et les autorités religieuses : quelques années après sa mort, les témoignages de sa vie et de son martyr affluèrent pour servir la cause d’une béatification, ce qui fut fait par le pape Léon XIII en 1900. Auguste Chapdelaine, puis le Père Chapdelaine, devint donc le bienheureux Chapdelaine. Les nombreuses tractations en vue de sa canonisation aboutirent, le 1er octobre 2000, et Jean-Paul II en fit un saint. Toutes les biographies ou les articles rédigés sur lui le furent par des ecclésiastiques ou des catholiques qui insistèrent sur les vertus du personnages, transformant le récit de sa vie en hagiographie. Quel regard nouveau l’historien peut-il en revanche avoir sur ce destin ?

Indubitablement, Auguste Chapdelaine avait de grandes qualités humaines : sa bienveillance, sa patience, son courage et son honnêteté ne peuvent être mises en doute. Ce qui apparaît constant dans cette vie est l’attente prolongée : celle de pouvoir suivre sa vocation, d’entrer au Petit Séminaire, aux Missions Etrangères, celle de partir pour la Chine... Une fois là bas, une attente encore longue l’attendit avant de pouvoir rejoindre sa province. L’attente de toute une vie pour quelques mois à peine d’apostolat, achevé tragiquement. Quoi qu’en disent les autorités catholiques, la tentative d’Auguste Chapdelaine fut vaine : locale, son œuvre - trop courte - d’évangélisation ne survécut pas à sa mort et à celle de ses compagnons. Elle offrit par contre au monde catholique un nouveau témoignage de renoncement et de foi vive.

Auguste Chapdelaine fut en tout point, et même après sa mort, un instrument de son milieu, de sa religion, de son époque, de son pays... Jeune, il était destiné, en dépit de sa vocation, aux travaux agricoles et peut-être ne serait-il jamais devenu clerc si la mort de ses frères n’avaient pas tout bouleversé. Produit de son époque, il le fut tant par son zèle missionnaire que par la destination exotique dont il rêvait. Instrument, il fut à la fois celui de l’Eglise (avec d’autres, il enrichit la page du martyrologe du catholicisme au nom de la propagation plus qu’aléatoire de cette religion en Extrême-Orient), de la Chine (les autorités se servirent de sa religion pour attaquer les valeurs colonialistes de l’Europe), de son pays enfin, qui prétextant de son assassinat, attaqua la Chine. Il n’était pas le premier à mourir pour sa foi en Chine, mais sa mort était « providentielle » dans le contexte commercial agressif des relations entre l’Europe et la dynastie Mandchoue.

Cette « instrumentalisation » de la vie d’Auguste Chapdelaine est sans aucun doute l’un des aspects les plus passionnants du personnage : bien des années plus tard, lors de sa canonisation en 2000, elle fut encore la raison du conflit opposant les autorités chinoises au Vatican.

Loin de ses remous, le souvenir d’Auguste Chapdelaine est encore vif dans l’Avranchais : de nombreux vitraux des églises locales (cathédrale d’Avranches, église de Boucey, de Montviron...) le représentent dans sa dernière messe ou dans son martyr. La petite église de la Rochelle dans laquelle il fut baptisée possède un autel qui lui est consacré. De nombreux bustes de lui ornent les édifices religieux de la région, ainsi que sa maison natale. Une association, chargée de perpétuer son souvenir, s’est même créée. Plus étonnant, sa mémoire est également très présente au Canada, où les lointains « cousins » Chapdelaine, souvent très catholiques, étaient et sont toujours fiers de cette parenté lointaine, que les registres d’Etat civil ne permettent néanmoins pas de déterminer.


Commentaires

Logo de christine Lambert
CHAPDELAINE Auguste (1814-1856)
samedi 11 février 2017 à 19h45 - par  christine Lambert

En réponse à Frédéric pour me joindre au sujet de notre parenté via Auguste Chapdelaine, mon adresse mail : info@studio-equilibre.com.Ma grand-tante s’appelait Augustine en souvenir de son oncle.
Cordialement,
Christine.

Logo de dubjak
CHAPDELAINE Auguste (1814-1856)
samedi 29 octobre 2011 à 07h57 - par  dubjak

Merci de votre contribution fort intéressante à la vie d’Auguste Chapdelaine
Je vous signale que la famille Chapdelaine était semble t’il apparentée à d’autres familles de la région qui envoyèrent également des missionnaires aux Missions Etrangères de Paris puis de là en Extrême Orient (Deguette, Gassot...) sans qu’il soit toujours facile de savoir si ces missionnaires se connaissaient avant leur mission d’une façon « familiale » ou étaient des condisciples de séminaires et plus ou moins amis (selon leurs âges).
Il est vrai que la vie d’Auguste Chapdelaine et son martyre fut à l’époque une source d’inspiration et le resta pour des générations et fut sans doute instrumentalisée à plusieurs reprises

Logo de dubjak
CHAPDELAINE Auguste (1814-1856)
samedi 29 octobre 2011 à 07h46 - par  dubjak

Merci de votre article intéressant à lire
Je vous signale que la famille CHAPDELAINE était apparentée à d’autres familles de la région et que d’autres missionaires (cousins, neveux, etc..) partirent également aux MEP pendant cette période, plus ou moins apparentés (voir familles Deguette, Gassot,..) Donc votre remarque sur le recrutement catholique après la Révolution est juste, et est valable pour d’autres régions de France
J’ai effectué depuis la canonisation d’Auguste Chapdelaine en 2000 un travail aux Missions Etrangères de Paris de retranscription de ses lettres et de celles d’autres missionnaires plus ou moins clairement apparentés, qui permet à tout le moins de comprendre ce contexte d’expansion religieuse mélée de politique en Chine et dans d’autres pays d’Extrême Orient (l’alliance du sabre et du goupillon) dont ils furent sans doute les instruments... à tord ou a raison.

Logo de carrat anik
CHAPDELAINE Auguste (1814-1856)
vendredi 29 juillet 2011 à 11h58 - par  carrat anik

Bonjour.
Je vous remercie pour votre article qui va nous permettre d’étoffer nos recherches généalogiques car par ma mère, je suis apparentée à Auguste Chapdelaine.
C’est en remontant dans l’arbre généalogique qu’elle a découvert cette parenté.
Encore merci.

CHAPDELAINE Auguste (1814-1856)
lundi 7 juin 2010 à 01h07

Bonjour, j’ ai retrouvé trace de recherches effectuées par une amie il y a longtemps et ma grand-tante(augustine !) m’ avait parlé de mon aieul, Auguste Chapdelaine, merci de votre site qui m’ a permis de retrouver sa trace.Etes-vous vous aussi de « la famille » ?
Cordialement,
Christine

vendredi 14 janvier 2011 à 15h35

bonjour je suis aussi de la famille de auguste chapdelain
donne moi vos coordonne pour que l’on puisse prendre contacte

frederic