BOURG (33) : cimetière

Visité en avril 2007
mercredi 31 décembre 2008
par  Philippe Landru

Proche de l’estuaire de la Gironde, le village de Bourg présente un cimetière tout en austérité (mais non dénué de beauté) en raison du contraste entre le sable jaune qui recouvre ses allées et l’aspect massif et sombre de ses tombeaux et de ses chapelles familiales, qui donnent l’impression d’être beaucoup plus vieux qu’ils ne sont réellement.
Caractéristique de ce cimetière (et peut-être de la région proche) : des tombeaux composés d’un sarcophage portant croix monté sur un socle de trois ou quatre degrés. Ils sont en tout cas nombreux dans ce lieu.

Parmi les tombes, celle d’un homme dont beaucoup de personnes connaissent le nom sans savoir forcément qui il était : Léo LAGRANGE (1900-1940). Avocat socialiste, il fut rédacteur au journal Le Populaire, organe de la SFIO. Elu député du Nord en 1932, il fut nommé sous-secrétaire d’État aux Sports et à l’organisation des Loisirs auprès du ministre de la Santé publique Henri Sellier sous le gouvernement du Front populaire, en 1936. Ce ministère est révolutionnaire, dans un gouvernement où pour la première fois de l’histoire, on songe aux « temps libre » et à l’épanouissement personnel. Il s’emploie à développer les loisirs sportifs, touristiques et culturels. Il est à l’origine de la création du billet populaire de congés annuels qui accorde 40% de réduction sur les transports ferroviaires, tandis qu’il encourage et impulse le mouvement des auberges de jeunesse. À la déclaration de guerre, en 1939, alors parlementaire, il rejoint volontairement le commandement militaire, avant d’être tué le 9 juin 1940. En son honneur, de très nombreuses salles de sports et de spectacles portent son nom, en particulier dans l’ancienne banlieue rouge de la capitale, ce qui explique qu’il ne soit pas totalement oublié. Une station du réseau métropolitain parisien porte également son nom sur la ligne 7, dans la commune de Villejuif.

Son corps, découvert dans une prairie sur le bord de l’Aisne le 17 février 1941, à la limite des communes d’Evergnicourt et d’Avaux, fut inhumé à Avaux-le-Château (Ardennes), mais une stèle commémorative fut élevée à Evergnicourt, après un différend entre ces deux communes. Ses restes furent transférés le 28 juillet 1947, d’Avaux à Bourg-sur-Gironde.


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