COURBEVOIE (92) : cimetière nouveau « des fauvelles »

visité en juin 2003
mercredi 17 mars 2010
par  Philippe Landru

En 2003, j’avais visité le cimetière de Courbevoie que j’avais trouvé affreux : plat et sans verdure, il était presque anachronique (malgré sa facture assez moderne) au milieu de constructions récentes qui rappellaient que la Défense n’était pas loin. La monumentalité environnante le rendait étouffant.

J’y suis retourné plus récemment : force est de constater que mon jugement de l’époque était en grande partie exagéré. Entre temps, la végétation a poussé (il est vrai que cette même année 2003, la municipalité a décidé de lui donner une dimension paysagère). En outre, je ne l’avais pas assez exploré et une étude plus minutieuse m’a permit d’y découvrir un grand nombre de tombeaux intéressants.

Finalement, je reviens donc sur mes commentaires de l’époque : le nouveau cimetière de Courbevoie est agréable à visiter !

Le terrain fut acquis en 1886 au lieu-dit les Fauvelles pour remplacer le vieux cimetière trop petit (qui demeure dans le centre-ville, et qui est devenu un parc très agréable).

Si très peu de personnalités y reposent, le cimetière est néanmoins assez riche dans le domaine de la statuaire, et contient en particulier trois oeuvres du sculpteur Victor Ségoffin, qui réalisa de nombreuses oeuvres funéraires dans les cimetières parisiens.


Curiosités


- Le site tout d’abord : entouré de bâtiments tous très récents, la vieille entrée du cimetière et le pavillon de la conservation, sans oublier les vieilles tombes (plus on va vers le fond, plus elles sont récentes) demeureront bientôt l’un des ultimes témoignages du Courbevoie ancien.

- La tombe Mendes de Leon précise qu’elle abrite la dépouille de Victorine Mendes de Leon, qui fut la « soeur de du célèbre chorégraphe Marius Petipa, et de Lucien Petipa, chorégraphe et maître des ballets de l’Opéra de Paris ».

- Au centre du cimetière, un impressionnant monument aux morts est organisé en rothonde autour d’une gigantesque statue de poilu par Georges Bareau.

- Plusieurs oeuvres se signalent :

    • La tombe du philanthrope Charles-Denis Ségoffin (1826-1890), ornée de son buste et d’une statue de la Charité signé Victor Ségofin (son fils ?).
    • Le tombeau du conseiller municipal Hector Lhuillier (1837-1897), orné d’un médaillon en bronze par Victor Ségofin.
    • Le médaillon en marbre de Silvain Boyer (1842-1891).
    • Un médaillon en bronze sur la tombe du jeune résistant Georges Ribordy, tué à Saint-Prix (95) en 1944.






- Une tombe anonyme sur laquelle se trouve une petite hélice d’avion.

- Quelques tombes de facture beaucoup plus contemporaine.


Célébrités : les incontournables...


- ARLETTY
- Auguste FAUCHON


... mais aussi


- Le graveur Joseph COCHEFER (1849-1923) : sourd, il fut le fondateur en 1879 de la Société d’appui fraternel des sourds-muets de France. Sa tombe est ornée de son profil en bronze par lui-même.

- L’aéronaute Maurice MALLET (1861-1926), qui fit en 1879 sa première ascension à Issy-les-Moulineaux en compagnie de l’aéronaute Triquet. Aux côtés d’autres aéronautes connus de l’époque, il multiplia les ascensions et atteignit l’attitude de 7000 m en 1887. Jusqu’en 1900, il multiplia les parcours de longue distance. Il devint par la suite sous-directeur de l’École française de la navigation aérienne avant de créer une société qui devint rapidement l’une des plus importantes du monde en matière de construction de ballons (elle fut à l’origine de la Société Zodiac). Avec l’essor de l’aviation, elle diversifia ses fabrications en s’orientant vers la construction d’aéroplanes, puis de kayaks gonflables et, plus tard, de canots pneumatiques. Le médaillon en bronze qui orne sa tombe fut réalisé par J-L. Blanchot.

- L’architecte de la ville de Courbevoie Rodolphe MERIAUX (1898-1943), « tué dans l’exercice de ses fonctions au bombardement aérien du 15 septembre 1943 ».


Commentaires

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COURBEVOIE (92) : cimetière nouveau
mardi 23 août 2016 à 18h44 - par  Roger Rousselet

A l’entrée, on trouve maintenant une borne de recherches, malheureusement elle est couverte de poussière, le stylet pour taper les lettres est attaché avec un trombone, et -comme sur les autres bornes- quand le soleil frappe... mieux vaut attendre un jour de pluie...ou venir la nuit.

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