NÎMES (30) : cimetière Saint-Baudile

Visité en août 2007
dimanche 23 mars 2008
par  Philippe Landru

Le cimetière Saint-Baudile ouvrit ses portes en 1836, conclusion d’un projet datant de 1778. Il ne doit pas être confondu avec le cimetière protestant.

C’est une très belle nécropole, relativement bien ombragée dans sa partie ancienne. L’ocre de la pierre lui donne une certaine chaleur. Le cimetière a un aspect un peu « fatigué » : tombes envahies par la végétation, usure des matériaux... La grande période des monumentaux tombeaux de la notabilité locale est passée...


Cusiosités


La statuaire est assez présente dans le cimetière, le plus souvent sous la forme de pleureuses.


Les célébrités : les incontournables...


Aucune figure incontournable.


... mais aussi


- L’historien et numismate Henry BAUQUIER (1873-1952), qui fut une des grandes figures de la protection du patrimoine de la ville et qui créa le Musée du vieux Nîmes.

- Le peintre d’histoire Melchior DOZE (1827-1913), qui se spécialisa dans la peinture religieuse. La cathédrale de Nîmes et les musées locaux possèdent ses oeuvres.

- L’architecte Charles-Etienne DURAND (1762-1840), qui restaura la Maison carrée de Nîmes et réalisa plusieurs temples protestants dans la région.

- Georges-Alfred GIZOLME (1840-1912), qui fut préfet du Gard de 1876 à 1879.

- Le félibre LAFORÊT (1877-1937), disciple de Mistral, dernier des poètes dans la tradition de la littérature populaire Provençale et Occitane, dont l’épitaphe est en provençal (extrait de son oeuvre Li ferigoulo) .

- Marguerite LONG (1874-1966) : Pianiste de renommée internationale, elle excella dans le répertoire français de l’époque moderne mais aussi dans Chopin et les romantiques. Elle intrepréta l’oeuvre de ceux qui furent ses amis : Gabriel Fauré, Claude Debussy, ou encore Maurice Ravel, ce dernier lui ayant d’ailleurs dédié son Concerto en sol qu’elle créa en 1932. Elle fut la co-fondatrice avec Jacques Thibaud (violoniste célèbre, membre du trio qui comptait Pablo Casals et Alfred Cortot) du concours international Long-Thibaud auquel elle voua une partie de sa carrière. Elle fut en outre un professeur réputé, comptant parmi ses prestigieux élèves Samson François.

- Le commandant Henri MARMET (1859-1892) qui combattit au Sénégal et à Madagascar et qui fut tué au Dahomey. Sa tombe possédait un buste en bronze de J.Brémond, mais celui-ci a disparu.

- Le général de division Pierre Hugues Victoire MERLE (1766-1830), qui sous les ordres de Moncey, se distingua en 1794 par la prise de Tolosa. Gouverneur de Braunau, il participa à la bataille d’Austerlitz. En 1808 encore, il s’empara de Vallalolid et poursuivit la campagne d’Espagne. Il fut fait baron d’Empire. Il épousa par la suite la cause des Bourbons. Sa tombe est ornée d’un médaillon très abimé.

- Le torero NIMENO II (Christian Montcouquiol : 1954-1991), qui fut l’une des plus grandes vedettes de la tauromachie française du XXe siècle. Frère de Nimeno I, il participa à un très grand nombre de corridas en France, en Espagne et en Amérique latine. Blessé gravement aux cervicales et paralysé en 1989, il récupéra l’usage de ses membres à l’exception de son bras gauche. Ne pouvant plus exercer son métier, il se pendit dans son garage. Un très grand nombre d’arènes dans le monde l’honorent, portant parfois son nom. Une statue de lui orne la place des arènes de Nîmes.

- Le « poète boulanger » Jean REBOUL (1796-1854), qui fut visité par les plus grandes pointures de la littérature.

- Le félibre Louis ROUMIEUX (1829-1894) : poète comique, il fut l’un des rares a réussir à percer dans la culture provençale. Proche deFrédéric Mistral, il participa activement à la renaissance de la culture provençale.


Merci à Bernadette Bessodes pour le complément photos.


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