NÎMES (30) : cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Castor

visité en août 2007
mercredi 6 février 2008
par  Philippe Landru

La cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Castor de Nîmes fut bâtie au XVIIe siècle à la place d’une cathédrale romane, mais fut très remanié en style néogothique à la fin du XIXème siècle. La troisième chapelle du côté sud abrite le tombeau du cardinal de Bernis.

François-Joachim de Pierre de BERNIS (1715-1794), issu de la petite noblesse, entre au séminaire et publie ses poèmes, ce qui lui vaut de rentrer à l’Académie Française. Remarqué par Mme de Pompadour, il gravit les échelons : il est nommé ambassadeur, d’abord à Venise où il mène grand train avec Casanova, puis à Madrid.

Il participe aux négociations qui contribuent au rapprochement franco-autrichien par le traité de Versailles (1er mai 1756) qui engage la France dans la guerre de Sept Ans, puis il entre au Conseil du roi en avril 1757, comme Ministre d’État, puis comme Ministre des Affaires Étrangères. Après les victoires de Frédéric II à Rossbach (15 novembre 1757) et à Leuthen, il est disgracié pour avoir conseillé la paix. Il démissionne et est remplacé sur sa proposition par Choiseul.

Il n’entra réellement dans les ordres qu’en 1756, à l’âge de 40 ans ; promu cardinal en 1758, puis archeveque d’Albi en 1764, il est envoyé par Louis XV en 1769 à Rome, d’abord au conclave où sa mission est de contribuer à l’élection d’un pape anti-jésuite (le futur Clément XIV), puis comme ambassadeur, jusqu’en 1791.

Lorsque la Révolution éclate, il est toujours ambassadeur à Rome où il pousse le nouveau pape Pie VI à condamner la constitution civile du clergé. Il refuse de preter serment et se voit réduit à accepter une pension de la Cour d’Espagne. Privé de son archeveché et de ses abbayes, dépouillé de ses biens et pensions par la Révolution, il meurt à Rome et est inhumé en l’église Saint-Louis-des-Français jusqu’en 1805, date à laquelle sa famille fait transférer son corps en cette cathédrale, à l’exception de son cœur qui demeure dans la Ville éternelle.

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Carditaphe de Pierre de Bernis à Saint-Louis des Français - Rome, Italie.

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