BAYONNE (64) : cimetière Saint-Etienne

Visité en août 2012
mercredi 16 décembre 2020
par  Philippe Landru

Le cimetière Saint-Etienne de Bayonne contient la tombe de personnalités qui attireront le taphophile.

- Le peintre Emile BETSELLÈRE (1847-1880).

- Léon BONNAT (1833-1922) : peintre académique et portraitiste français, il fut sans aucun doute le plus illustre dans sa catégorie. Adolescent en Espagne, il découvrit l’œuvre de Ribera et de Velázquez. Il en garda, outre un sens profond du naturalisme, le goût des ombres et une certaine fougue de la pâte. De retour à Paris en 1854, il devint l’élève de Léon Cogniet à l’Ecole des Beaux-Arts. Sa Résurrection de Lazare lui valut un deuxième prix de Rome en 1857. Délaissant les sujets historiques et religieux suite à un voyage en Italie à la fin des années 1860, puis en Grèce et au Moyen-Orient à la fin des années 1870, il peignit des scènes de genre et se consacra plus particulièrement au portrait. On lui doit ainsi environ 200 portraits : notre connaissance patrimoniale des « visages » des grandes figures des débuts de la République dépend en grande partie de son oeuvre.

JPEG - 4.7 ko
Gambetta
JPEG - 23.6 ko
Jules Ferry
JPEG - 46.5 ko
Lavigerie
JPEG - 43.9 ko
Ernest Renan
JPEG - 3.9 ko
Adolphe Thiers
JPEG - 6.1 ko
Victor Hugo

Il fut aussi l’auteur du martyre de saint Denis au Panthéon de Paris, des plafonds de l’Hôtel de Ville et du Palais de Justice de Paris, ainsi que des peintures pour de nombreuses églises.
Professeur à l’Ecole des Beaux-Arts, membre de l’Académie des Beaux-Arts, la liste de ses élèves donne le tournis : parmi eux, on compte Georges Braque, Gustave Caillebotte, Raoul Dufy, Othon Friesz, Henri de Toulouse-Lautrec... Il fut l’archétype de l’artiste bourgeois installé dans la société. Il légua après sa mort sa collection personnelle au musée qui porte à présent son nom à Bayonne. Il repose dans un sévère mausolée familial.

- Charles BOURBAKI (Charles-Sauter Bourbaki : 1816-1897) : fils d’un officier des armées impériales mis en demi-solde par la seconde Restauration, il choisit également la carrière militaire. Sous-lieutenant, il prit part à la conquête de l’Algérie, s’illustrant en particulier lors de la prise de Sétif. Il participa en outre à la prise de la smala d’Abd el-Kader sous les ordres du duc d’Aumale. En 1845, Louis-Philippe en fit son aide de camp mais Bugeaud, gouverneur de l’Algérie, le réclama pour lui confier le Bureau arabe de Blida. En 1851, Bourbaki fut nommé colonel des zouaves. Sa conduite lors de la bataille de l’Alma lui valut les galons de général. En 1857, il participa à la campagne de Kabylie qui établit définitivement l’autorité française sur la région. En 1865, c’est Napoléon III qui fit de Bourbaki son aide de camp. Lorsque le conflit franco-prussien éclata, l’empereur lui confia le commandement de la Garde impériale. Cette unité fut dirigée sur Metz où elle fut mise à la disposition de Bazaine. Le bouillant Bourbaki subit les conséquences des atermoiements de son chef qui laissa les Prussiens enfermer son armée dans Metz à la suite des combats de Borny, Rezonville, Gravelotte et Saint-Privat. Le gouvernement de Défense nationale lui confia le commandement de l’armée de l’Est. Bourbaki obligea les Allemands à se replier après le combat de Villersexel. Le général voulut poursuivre son avantage et obliger l’ennemi à lever le siège de Belfort, mais les soldats français étaient épuisés et le ravitaillement faisait défaut. Au bout de trois jours de bataille en janvier 1871, Bourbaki fut défait à Héricourt. Le 26, il décida de battre en retraite et tenta de se suicider, mais fut sauvé. Il donna son nom à une ville d’Algérie.

- Le général Joseph LAFONT (1874-1961), qui en 1940 devint chef-scout de la Fédération du Scoutisme Français. Il était un proche du Maréchal Pétain.

- Le cardinal archevêque d’Alger et de Carthage, Charles Lavigerie, qui contribua par la toast d’Alger au ralliement des catholiques français à la République ne repose pas ici : inhumé à l’origine dans la cathédrale Saint-Louis de Carthage, en Tunisie, son corps fut transféré après l’indépendance du pays dans la crypte de la maison généralice des Pères blancs qu’il avait fondé, à Rome. Ici repose en revanche les membres de sa famille, dont ses parents, dans un tombeau refait en 1955.


Commentaires

BAYONNE (64) : cimetière Saint-Etienne
jeudi 23 février 2012 à 17h01

ou est inhumé andré perchicot

Brèves

Qui est derrière ce site ?

vendredi 14 février 2014

Pour en savoir un peu plus sur ce site et son auteur :

- Pourquoi s’intéresser aux cimetières ?
- Pourquoi un site sur les cimetières ?
- Qui est derrière ce site ?