AVON (77) : église

Visité en avril 2009
vendredi 17 avril 2009
par  Philippe Landru

Cet édifice religieux est l’un des plus anciens de la région, c’est vers 1100 que se situent les débuts de sa construction. Eglise paroissiale, elle devint église royale car les rois de France qui séjournaient successivement dans le modeste rendez-vous de chasse dit « de la Fontaine belle eau », venaient entendre la messe à Avon. Le robuste clocher date du XIIIe siècle, tandis que l’élégant porche fut édifié au XVIIe siècle.

A la limite de l’ancien chevet plat roman, la dalle d’accès au caveau où furent enterrés les religieux Trinitaires, curés d’Avon de 1693 à 1790.

Cette église possède une importante collection de pierre tombale : placées au sol, elles furent relevées en 1875 et fixées dans le bas-côté droit pour les sauvegarder. Il y en a une soixantaine.

Sous Charles X, pour des raisons de place et de salubrité, le cimetière entourant l’église fut d’abord transféré au fond de la rue de Condé avant d’être installé en 1880 au bout du chemin des Bellingants au lieu dit « les garennes d’Avon », où il se trouve actuellement.

A l’entrée de l’église, trois dalles funéraires attirent le regard : il s’agit de celles de :

- Jean de MONALDESCHI (+1657) : écuyer de la reine Christine de Suède, qui séjourna au château d’octobre 1657 à février 1658, il fut assassiné sur son ordre et devant elle dans la galerie des cerfs du château. le condamné avait reconnu l’avoir trahie en dénonçant son projet napolitain auprès des envoyés du roi d’Espagne.

- Etienne BEZOUT (1730-1783) : mathématicien français, il fut pensionnaire de l’Académie des Sciences et l’auteur de plusieurs ouvrages, dont le Cours complet de mathématiques à l’usage de la marine et de l’artillerie, qui devint plus tard le livre de chevet des candidats au concours d’entrée à l’École polytechnique. Il donna également son nom à plusieurs théorèmes.

- Edme Louis DAUBENTON (1730-1785) : cousin de Louis Jean-Marie Daubenton avec lequel il travailla sous la direction de Buffon, il devint naturaliste spécialiste des oiseaux.

Ils furent inhumés sous le porche de l’église. Les plaques, primitivement placées à l’extérieur, furent ensuite déposées dans l’enceinte de l’édifice.


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