CORNEILLA-DE-CONFLENT (66) : ancien cimetière

jeudi 18 avril 2024
par  Philippe Landru

Cimetière non traité de manière exhaustive


Au cimetière repose George Daniel de MONFREID (1856-1929). Fils illégitime d’une chanteuse et d’un prince, il rompit avec sa culture bourgeoise et se lança dans la peinture. Côtoyant les post-impressionnistes a Paris, élève de Degas, ami d’Aristide Maillol, il exposa avec Paul Gauguin au Café Volpini, en face de l’entrée de l’Exposition Universelle de 1889. Pendant trois mois, critiques et amateurs se pressèrent devant ses toiles. Il devint le correspondant de Gauguin lorsque celui-ci partit pour Tahiti, lui servant d’intermédiaire avec les mécènes et marchands d’art parisiens.

Passant l’hiver a Paris, Monfreid profitait de la belle saison dans les Pyrénées Orientales, son pays d’adoption, passionné de cyclisme, de randonnée et de montagne, et trouvant dans la nature inspiration et évasion d’un triste quotidien. C’est dans ce midi catalan qu’il devint l’âme du cercle des artistes roussillonnais tels que Déodat de Séverac, Louis Bausil, Odilon Redon ou Etienne Terrus.

Père de l’écrivain Henry de Monfreid, désireux de mieux connaître sa descendance, il partit en 1923 pour Djibouti, Obock et Harrar en Abyssinie. Il participa à la vie de la jeune famille d’Henry, peignit quelques très beaux tableaux. Après quelques essais durant la guerre, il se mit de façon professionnelle à la gravure sur bois à partir de 1924. Peintre, graveur, artiste en vitraux, aquarelliste, sculpteur, muraliste, céramiste, George Daniel de Monfreid devint notable, membre du comité du Salon d’Automne


Merci à Florence Margail, Nicole Restaynt et Bernadette Bessodes pour les photos


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