SAINT-ÉMILION (33) : cimetière

visité en juillet 2017
vendredi 28 juillet 2017
par  Philippe Landru

Le terroir autour de Saint-Emilion est déconcertant : les vignes sont délimitées par des murets de pierres assez hauts : c’est donc à travers un labyrinthe de vignes, par des petites routes si étroites qu’elles sont en sens-unique, que l’on accède à la nécropole.

L’église autour de laquelle se trouve le cimetière est l’église Saint-Martin de Mazerat. Elle est située dans la commune de Saint-Émilion depuis la fusion des deux paroisses en 1790. Saint-Martin-de-Mazerat est l’église du cimetière de Saint-Émilion et un monument intime pour les Saint-Émilionnais. Jusqu’à la Révolution, Saint-Émilion était entourée de remparts. Il y avait les habitants de la ville, qui vivaient à l’intérieur des remparts, et ceux de la campagne, qui résidaient à l’extérieur, à Saint-Martin-de-Mazerat. Quand il y avait un enterrement, si c’était celui d’un habitant de la ville, c’était la cloche de la collégiale qui sonnait du début à la fin. Si c’était quelqu’un de la campagne, c’était la cloche de la collégiale qui sonnait au début, avant que celle de l’église de Saint-Martin ne prenne le relais à mi-chemin. C’était comme cela que l’on savait si l’enterrement concernait un habitant originaire de la ville ou bien de la campagne. Cette église, des XIe et XIIe siècles, est désormais désaffectée.

On pourrait s’attendre, vue la prétention de certains « châteaux », à des tombeaux imposants et clinquants : il n’en est rien. Si on sent l’opulence des richesses des propriétaires viticoles, c’est par le niveau de conservation des sépultures anciennes qui est ici remarquable. Ainsi, les tombes de l’allée centrale de la partie ancienne du lieu ont conservé leurs grilles d’entourage, ce qui est plus que rare ailleurs.

On ne trouve dans le cimetière quasiment aucun ouvrage d’art.
Un périmètre, signalé par une statue, honore les morts à la guerre.
Près de l’église, un beau monument de nature ecclésiastique fort détérioré.

Le vin, bien évidemment, règne en maître et se signale par des marques d’attachement de toutes sortes sur les plaques. L’amateur des crus -nombreux- de la région y retrouvera les tombeaux familiaux de toutes familles qui attachèrent leur nom à leur vigne.

En outre, où que le regard porte, le cimetière est totalement ceinturé par les vignes.

Dans le cimetière repose Gabriel COMBROUZE (1865-1946), exploitant viticole et maire de la commune de 1896 à 1944. Il fut député de la Gironde de 1906 à 1924, inscrit au groupe de la Gauche démocratique, puis à celui de la Gauche radicale.


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