BORDEAUX (33) : musée d’Aquitaine

Visité en août 2007
lundi 24 mars 2008
par  Philippe Landru

C’est au Musée d’Aquitaine qu’il faut se rendre pour admirer le tombeau de MONTAIGNE (Michel Eyquem de Montaigne : 1533-1592). Né d’un père gentilhomme enrichi par le commerce, Michel Eyquem de Montaigne jouît d’une excellente éducation : après avoir fait son droit, il devint conseiller à la Cour des aides de Périgueux mais s’y ennuya fort. Il fit la connaissance de La Boétie en 1557, rencontre qui l’ouvrit à de nouveaux horizons. Il se retira alors loin de la Cour et dédia ses journées à la méditation et à l’écriture. Il ne quitta ses terres que pour exercer sa fonction de maire de Bordeaux (de 1583 à 1585) ou pour voyager. Il fut l’auteur des Essais, dont le fil directeur est la conviction que tout homme porte en lui « la forme entière de l’humaine condition ». En s’analysant lui-même, Montaigne souhaitait instruire et mobiliser son lecteur en l’incitant à suivre son exemple. Le scepticisme de Montaigne, influencé par les guerres de religion, aboutit à une forme de sagesse interdisant de juger en matière de morale, de politique ou de religion.

Inhumé en l’église du couvent des Feuillants à Bordeaux, il y demeura jusqu’en 1880, date à laquelle le tombeau fut transféré au Palais des Facultés, actuel Musée d’Aquitaine, sa dépouille ayant quant à elle fait un détour par le dépositoire du cimetière de la Chartreuse de Bordeaux.

Le tombeau a reçu depuis ma visite un bon nettoyage.

Le musée possède également la statue orante du maréchal Alphonse d’Ornano.


Montaigne. La dépouille du philosophe du XVIe siècle « vraisemblablement » découverte


Article de Ouest-France - 20 novembre 2019

Un cercueil de bois, sur lequel le nom de « Montaigne » est peint en grandes lettres brunes, a été extrait en début de semaine du « tombeau présumé » de l’écrivain, dans les sous-sols du musée d’Aquitaine, à Bordeaux, autrefois couvent où avait été inhumé l’écrivain.

Le philosophe Michel de Montaigne repose « vraisemblablement » bien dans un musée de Bordeaux comme on le soupçonnait depuis un an, mais de nombreuses analyses à venir devront en apporter la preuve, ont annoncé mercredi les scientifiques et la Ville.

« Nous sommes vraisemblablement en présence de Michel de Montaigne » (1533-1592), a affirmé lors d’une conférence de presse Laurent Védrine, directeur du musée d’Aquitaine. «  Des indices archéologiques et historiques nous amènent à penser que nous sommes sur la bonne voie. Je le pense, mais je n’en suis pas sûr. Il faut le vérifier », a-t-il ensuite précisé.

"C’est un moment « historique et émouvant », a affirmé Fabien Robert, premier adjoint de Bordeaux dont Montaigne fut le maire de 1581 à 1585. Un cercueil de bois sur lequel le nom de « Montaigne » est peint en grandes lettres brunes, a été extrait en début de semaine du « tombeau présumé » de l’écrivain, dans les sous-sols du musée autrefois couvent où avait été inhumé l’écrivain. Le cercueil renfermait lui-même un « contenant en plomb » dans lequel ont été détectés grâce à une caméra endoscopique, un fémur, un os du bassin et, « en position isolée », un crâne, a détaillé Hélène Réveillas, archéo-anthropologue à la Métropole de Bordeaux qui dirige les recherches.

De nombreuses analyses devront être réalisées dans les mois qui viennent par l’équipe d’une quinzaine de scientifiques en charge du dossier : analyse de la structure de pierre du tombeau, étude du cercueil en bois, d’un cylindre renfermant une bouteille déposée à côté du cercueil, de vestiges de tissus.

Sans compter les « études biologiques », a ajouté la spécialiste, pour déterminer l’âge et le sexe des restes, la recherche d’ADN et les « indices » que l’on connaît par les archives : le philosophe souffrait de calculs rénaux, avait subi des fractures et son cœur a été extrait à la demande de sa veuve. Cette opération de fouilles, qui se poursuit jusqu’au 22 novembre, fait suite à de premières recherches sur le sort de la dépouille de l’écrivain, objet de multiples transferts.

Inhumé dans la chapelle du couvent des Feuillants, le philosophe avait ensuite été transféré au dépositoire du cimetière de la Chartreuse, à Bordeaux, avant d’être ramené en 1886 au site initial devenu entre-temps la faculté des Lettres et des Sciences puis le musée d’Aquitaine.


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