DELINCOURT (60) : cimetière

Visité en mars 2002
samedi 28 février 2015
par  Philippe Landru

A la sortie du village, le cimetière de Delincourt à des allures bien classiques : quatre divisions organisées en croix ; la partie centrale étant le calvaire, le tout dans un quadrilatère entouré de ses murs d’enceinte.

Cimetière rural par excellence, on trouve peu de chose qui attire l’œil, hormis sans doute cette étonnant dialogue entre une vieille croix rouillée et des racines envahissantes, mais néanmoins taillées et laissées là dans une perspective esthétique fantasque.

Deux personnalités reposent cependant dans ce petit cimetière :

- Jean-Pierre HUTIN (1931-1996) : Journaliste à France-Soir puis chroniqueur à Radio France, il fut le créateur et le producteur du magazine de télévision 30 millions d’amis (fondé en 1976) et dirigea le magazine éponyme. Militant de la défense des animaux, il créa aussi la fondation à but non lucratif 30 millions d’amis. Il était le maître de trois bergers allemands célèbres : Mabrouk, Mabrouk Junior et Mabrouka, tous disparus, qui ont été les mascottes successives de l’émission. C’est son épouse, Réha Hutin, qui poursuit la mission au sein de la fondation. La tombe contiguë (Vesamet Kutlu) est celle de la mère de son épouse.

-  Pierre SCHAEFFER (1910-1995) : professeur, théoricien de la musique et compositeur, il fut à l’origine de la musique concrète et de la radiophonie expérimentale. En 1948, il définit la musique concrète comme un « collage et un assemblage sur bande magnétique de sons pré-enregistrés à partir de matériaux sonores variés et concrets », définition qu’il illustra avec son Concert de bruits (1948). Il composa la Symphonie pour un homme seul (1950) en collaboration avec Pierre Henry, puis l’opéra concret Orphée en 1953. Il fonda au sein de la Radiodiffusion, en 1951, le Groupe de musique concrète qui devient en 1958 le Groupe de recherches musicales (GRM), qui resta l’un des plus grands centres de musique électronique. Ses travaux théoriques suscitèrent l’admiration de jeunes compositeurs de musique électronique et le Traité des objets musicaux (1966) est un écrit majeur dans son oeuvre. Son identité est quasiment illisible sur sa tombe.

Un internaute m’avait également indiqué la présence dans ce cimetière du général Pierre GALLOIS (1911-2010), qui fut l’un des artisans principaux de la dissuasion nucléaire française, mais malgré mes recherches, je ne suis pas parvenu à trouver sa tombe.


Commentaires

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DELINCOURT (60) : cimetière
samedi 28 février 2015 à 12h05 - par  MARRY Ghislain - EVIGNY (Ardennes)

@Philippe :
Selon le plan que la municipalité m’a envoyé l’été dernier suite à ma visite du cimetière, la tombe du général GALLOIS se trouve le long du mur gauche . C’est la douzième tombe en descendant.

La sépulture de Pierre Schaeffer est bien celle que je pensais . Je n’ai trouvé aucune inscription, ni de plaques, ni de pots de fleurs, RIEN !
Elle correspond tout à fait à l’emplacement sur le plan.

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samedi 28 février 2015 à 13h59 - par  Philippe Landru

@ Ghislain : les noms de Pierre Schaeffer et de son épouse sont bien indiqués sur la tombe, mais ce type de granit pourri (le pire pour les taphophiles) rend leur lecture très difficile.

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vendredi 14 février 2014

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